PAYSAGES

Paysage sicilien : vue sur l'Etna


Paysage : voilà un mot du langage courant qu'on utilise sans trop se poser de questions. Chacun de nous a en tête un paysage familier ou exceptionnel qu'il a apprécié pour sa beauté, sa rareté ou son immensité. Personnellement je pourrais citer les paysages variés du Teide qui changent selon l'altitude à laquelle on se trouve, les chutes du Niagara, impressionnantes, et le bruit permanent des remous de l'eau, la vue sur l'Etna et les odeurs mêlées de soufre et de fleurs, mais aussi le bocage boulonnais et les caps de la Côte d'Opale avec leur odeur d'algues et d'iode et les picotements de la bruine ou du vent sur le visage.

Un paysage ne se regarde pas seulement. Il s'adresse à tous les sens : l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goût.



Longtemps considéré comme un objet d'études pour les géographes qui mettaient en avant la notion de territoire, d'environnement naturel modifié par l'homme, le paysage a vu sa définition évoluer à partir des années 1970, en prenant en compte sa complexité. Cette approche écologique fait donc intervenir des éléments relevant de la biologie, des sciences sociales, de l'archéologie, de la géologie...
La Convention européenne du paysage, signée en 2000, définit le paysage comme " une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ".

Le paysage est aujourd'hui un patrimoine commun qu'il s'agit de préserver. J'aurai l'occasion de revenir bientôt sur cet aspect de la question.

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