Où va l'écologie ?



Ecologie


Ce qu'avaient prévu ses précurseurs est arrivé : l'écologie est aujourd'hui récupérée, dénaturée, vidée de sa substance. Je le constate régulièrement dans les faits et lors de discussions.
En tenant compte de l'évolution du mot qui dans le langage courant se confond avec écologisme (militantisme en faveur d'un équilibre entre l'homme et son environnement) on peut définir l'écologie
─ comme une science, branche de la biologie.
─ comme une méthode de pensée, globale ou systémique (Edgar Morin) s'appuyant sur les principes de l'écologie scientifique.
─ comme une philosophie qui étudie les rapports avec la nature ( Thoreau) et les hommes (Illich ) et qui propose une éthique ( le principe responsabilité de Hans Jonas)
S'appuyant sur ces bases théoriques, l'écologisme est entré dans le champ politique pour défendre les valeurs qui en découlent : respect de la vie, respect des autres, convivialité, solidarité, frugalité. Malheureusement pour elle, l'écologie politique à l'origine généreuse et idéaliste, a vite été rattrapée par la réalité politique ( conflits liés aux ambitions personnelles, professionnalisation des responsables, problèmes liés aux alliances, etc...) avant d'être récupérée par les partis traditionnels.
Les idées défendues par les écologistes ne pourront progresser que par une alliance de tous les acteurs qui contribuent à leur développement : scientifiques dont les connaissances sont nécessaires à la prise de décisions justes, équitables et utiles aux écosystèmes, philosophes, associations, citoyens, responsables politiques et économiques plaçant l'intérêt général devant le profit.
Cela nécessite une vision nouvelle de la société dont il n'existe pour l'instant aucun modèle et qu'il faut donc inventer sur les bases de la convivialité et du respect de l'environnement.
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