TRAVAIL ET RETRAITE



Au lendemain des manifestations qui ont montré que de nombreuses personnes étaient attachées à la  question des retraites, il apparaît que le problème n’a pas été posé de manière satisfaisante par ceux qui proposent une réforme censée préparer l’avenir.
Cela n’a rien d’étonnant : nous sommes dans un système inégalitaire qui a une vision purement économiste. Celle-ci s’appuie sur des données contestables, ne traite pas les questions dans une perspective globale  et laisse de côté l’aspect humain, pourtant essentiel.
Traiter le problème des retraites uniquement sous l’angle comptable ne peut qu’aboutir à l’échec, au gâchis. La première décision, basée sur le bon sens et le respect humain serait de proposer une retraite à la carte qui tienne compte de l’histoire de chaque salarié. 
Comment peut-on par ailleurs faire une réforme des retraites sans réfléchir parallèlement sur la nature du travail dans le monde d’aujourd’hui ? Le malaise est si profond que de nombreux travailleurs, dans tous les secteurs, qu’ils soient dans le public ou le privé, n’ont qu’une hâte en fin de carrière : prendre leur retraite car ils en ont assez du stress, du manque de considération, de l’ambiance délétère des bureaux ou des usines.
Ces personnes pourtant n’aspirent pas toutes à l’inactivité. De nombreux retraités donnent de leur temps à des associations, à des clubs et ils y sont heureux car ils y trouvent un épanouissement, une liberté que le travail ne leur avait pas procurés.
Enfin on ne peut parler du travail sans remettre en cause sa répartition actuelle. Une société qui depuis  plusieurs décennies ne peut offrir un emploi à 10% des gens en âge de travailler est une société malade.

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