Démocratie ( 2 )


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A l’occasion du 40e anniversaire de la mort du général de Gaulle, la presse est à nouveau revenue sur le bilan de son action politique et sur l’influence exercée aujourd’hui par sa pensée.
Si  on limite la  réflexion à la question de la démocratie, on pense d’abord, évidemment, aux conséquences  durables que la constitution voulue  par le général a eu sur la vie politique française depuis 1958 et plus encore depuis 1962, année de l'élection du Président de la République au suffrage universel.
La vie démocratique de notre pays souffre aujourd’hui d’une organisation qui s’apparente de plus en plus, dans son fonctionnement, à un régime monarchique ( hormis le fait que le président, lui, est élu). Différents événements l’ont montré ces dernières années, et récemment encore.
Dans une démocratie idéale, le peuple est souverain et il détient le pouvoir collectivement. Sous la Ve République, l’influence du président  est excessive, surtout comme c’est souvent le cas, quand le Parlement n’est pas en mesure de rééquilibrer les orientations présidentielles. Pis encore, cette présidentialisation paralyse la vie démocratique : les grands partis fonctionnent l’œil constamment rivé sur l’élection présidentielle qui entraîne  une  bipolarisation étouffante pour les petits partis et un affaiblissement du débat. Le système électoral actuel est un frein à l’émergence d’idées nouvelles. Il se traduit dans les hémicycles par une représentation injuste des courants de pensée. Tant que la proportionnelle intégrale ne sera pas la règle, la démocratie ne sera pas suffisamment vivante.
Renouveler nos institutions est un préalable  à la  rénovation de notre démocratie.

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