Regard sur l'agriculture





Le salon de l’agriculture reste le rendez-vous incontournable que tous les personnages politiques qui comptent ne voudraient pas manquer.
Temps fort de communication pour une corporation qui compte d’un côté des industriels parfaitement intégrés à la société productiviste et de l’autre des hommes et des femmes qui tentent, avec beaucoup de difficultés, de préserver une agriculture naturelle, ayant le souci de préserver l’environnement et la santé des consommateurs.
Ces deux mondes si éloignés l’un de l’autre ont pour mission de nous nourrir. Leur rôle est donc indispensable. La façon dont ils ont évolué au cours de ces cinquante dernières années nous a conduit à une situation intenable, celle que décrit Isabelle Saporta dans son ouvrage Le livre noir de l’agriculture — Comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement.
L’abandon des méthodes traditionnelles au profit d’une agriculture productiviste s’est révélé désastreux du point de vue économique ( 57 milliards d’€ dépensés par l’Europe en 2010) et environnemental et sanitaire : pollution des rivières, utilisation d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires dans les élevages. Tout cela pour obtenir des produits au goût médiocre.
Le salon de l’agriculture a beau faire des efforts pour nous présenter des animaux qui ont fière allure. Nous avons tous en tête ces images insoutenables de poulets serrés les uns sur les autres, de truies et de porcelets enfermés dans des espaces réduits.
Le retour à une agriculture naturelle n’est pas une utopie. C’est une nécessité.

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