FOULES

Certes, toutes les foules ne sont pas tristes. Il y a des foules heureuses lorsque les gens se rassemblent pour partager un moment joyeux : pour écouter un artiste, regarder un événement sportif…
Mais dans les villes modernes — que Verhaeren, visionnaire,  appelait déjà «  tentaculaires » —  on croise trop souvent des gens brisés par un monde de moins en moins humain.




LA FOULE

Soudain la  ville qui broie 
m’ apparut froide hostile
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Ici des passants oppressés
que le malheur détruit
trimballent leur ennui

Là des hommes des femmes pressés
courent en haletant
vers un train en partance.

Et dans la gare immense
et laide couleur de suie
il y a le regard  
perdu  obsédant
de  tous ces anonymes 
qu’aucune espérance n’ anime

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