Une bastide : Monflanquin

Premier juillet. La grande migration estivale va commencer et, comme chaque été, des millions de touristes vont se retrouver au milieu des embouteillages, avant d’ atteindre les plages du Sud où ils vont s’ agglutiner pendant quelques semaines.  
Il aura suffi de quelques décennies pour que la création des congés payés, véritable avancée sociale, aboutisse au développement d’ une industrie touristique soucieuse avant tout de rentabilité.
Pourtant, il y a  tant de choses à découvrir en dehors des sentiers battus, tant de beaux paysages, de villages pittoresques, de monuments méconnus …



J’étais, la semaine dernière dans le Tarn- et- Garonne, parcourant ces villages et ces petites  villes que j’ affectionne particulièrement. 
Parmi elles, il y a Monflanquin, une bastide née au 13e siècle de la volonté d’ Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX ( Saint-Louis). 
Ces bastides, villes nouvelles qui ont vu le jour vers 1200 jusqu’ à la seconde moitié du  XIVe siècle, sont nombreuses dans le Sud-Ouest. Elles  ont représenté un concept nouveau en matière d’ urbanisme. Elles répondaient à des besoins démographiques et politiques  : l’ Aquitaine était un duché marqué par les conflits entre les rois de France et d’ Angleterre. Elles avaient aussi une vocation économique : l’ objectif était d’ assurer la prospérité de leurs habitants.
La place  centrale, de forme carrée, a gardé l’ aspect qu’ elle avait il y a huit siècles. On s’y promène, à l’ abri du soleil, sous les larges arcades. On flâne dans les ruelles rectilignes qui ont conservé leurs pavés irréguliers. On s’ arrête devant l’ église qu’orne  une étonnante tour. De là, on découvre un paysage verdoyant, d' une profonde tranquillité. On passe délicieusement du présent au passé.



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