Des vies : Chiens et chats, première partie



   Évoquer des vies, celles des êtres qui peuplent la terre, humains et non-humains aux origines communes, avec leur propre caractère et leurs différences, tel est le but des billets de cette catégorie.  

Freerangestock.com - photo Will Harford


CHIENS ET CHATS

Introduction

   Au cours de ces dernière décennies, deux sciences ont fait d’énormes progrès: la paléoanthropologie et l’éthologie. Peu à peu, nous comprenons mieux comment nos lointains ancêtres vivaient et la frontière qui séparait il y a quelques siècles l’homo sapiens et les êtres non humains devient de plus en plus ténue.
  S’appuyant sur les recherches scientifiques les plus récentes, le discours des antispécistes commence à atteindre un public plus large que celui des militants des droits des animaux.
   Il appartient désormais à la littérature et en particulier à la poésie de s’approprier ce nouveau regard sur le monde animal non-humain. Depuis une vingtaine d’années, j’ai pris ce chemin. Dans la Rumeur du temps, j’ai publié de nombreux textes qui dénoncent l’action néfaste de certains humains à l’égard des animaux : la chasse qui brise le destin des oiseaux migrateurs, la corrida tradition cruelle, l’abattoir où l’on envoie les vieux chevaux, le goéland (espèce protégée) que le citadin ne veut voir près de chez lui ; d’autres  décrivent la grâce du cygne, les incertitudes du papillon, la patience du héron...Mon intention est de regrouper prochainement ces textes - éparpillés au milieu d'un millier d'autres - qui prennent le parti de l’animal.



   Depuis l’enfance, les chats et les chiens m’ont accompagné. Aucun n’avait de pedigree ; cela ne les empêchait pas d’avoir une certaine élégance et d'être très attachants. Les uns m’avaient été offerts, les autres avaient été abandonnés. Le commerce des animaux est, comme leur présence dans les zoos et les cirques, une exploitation appelée à disparaître

   Certains chats  ont vécu près de moi trop peu de temps, emportés par la maladie, disparus sans laisser de trace ou écrasés par une voiture...
   Cinq d’entre eux - trois chiens et deux chats - ont été des compagnons « de longue durée». Pendant toutes ces années, j’ai vu en eux des signes de joie, de tristesse, d’affection, des preuves d’intelligence. Le premier d’entre eux fut un chien au poil ras et noir. Il me fit comprendre que le chien est un être mystérieux. Ce sont ces observations que vous trouverez dans les semaines qui viennent.

(à suivre)

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