LA BRIDE SUR LE COU n°2


(La bride sur le cou: décontracté, détendu, lâché, libre 
- Le Robert, Dictionnaire des synonymes) 



PARTAGER, COOPÉRER

  Très peu de Français sont satisfaits de la situation actuelle du pays. Le non respect des promesses du Président et les dernières mesures gouvernementales - notamment la loi sur le travail - ont créé un climat de colère et de défiance que rien ne pourra désormais apaiser.
    La France, comme d’autres pays, n’a pas su se préparer au changement d’ère. Le mal n’est pas nouveau : depuis les années 1960 qui ont vu apparaître les premiers signes du désordre écologique et une envie plus forte de démocratie, aucun dirigeant n’a été assez visionnaire pour préparer le monde du 21e siècle. Seul, au 20e siècle, pendant la courte période du Front populaire, le gouvernement avait lancé des idées nouvelles en matière d’éducation et en prenant des mesures en faveur du temps libre et des loisirs.

   Si personne ne met en doute l’action du général de Gaulle pour rendre à la France sa liberté, sa vision de la société, en ce qui concerne la démocratie, les femmes, les mœurs, était celle d’un homme du 19e siècle. Quant à François Mitterrand, malgré son attachement aux arbres et son goût pour les promenades dans la nature, il n’a jamais considéré que l’écologie était un enjeu essentiel pour l’avenir de l’humanité. Et que dire de ses successeurs ? Je laisse aux historiens le soin de juger leur action.

   Nous voici donc en 2016 dans un monde qui continue de vivre et d’agir selon de vieilles règles qui ont pu faire illusion au début de l’ère industrielle mais dont on mesure aujourd’hui le bilan catastrophique. Rappelons brièvement les  principes sur lesquels s’appuie le vieux monde : l’économie est ce qui compte le plus, le profit est le moteur qui l’anime et les financiers en sont les maîtres; prétextant la concurrence, le patronat demande à l’État de payer le moins de charges possible et veut que les salariés consentent à des sacrifices (sur les conditions de travail et les salaires).

   Cette vision archaïque - qui est celle de la loi sur le travail - ne peut donner aucun résultat positif.
Pour préparer le futur, nous devons dès maintenant jeter les bases d'une nouvelle société - que j'appelle conviviale - en tenant compte des réalités constatées :
- Il y aura de  moins en moins de travail dans les prochaines décennies car on ne pourra plus produire autant que pendant les années de croissance.
- Il n’est plus possible de détériorer la planète comme on le fait depuis 150 ans.
Le temps de la compétition et de la concurrence aura donc une fin: dans tous les domaines, c'est l'idée de coopération qui s'imposera.
Coopérer, cela s’apprend dès l’enfance à l’école, cela est déjà une réalité dans les coopératives de production et d’achats qui sont bien adaptées à l'économie du futur, une économie de proximité.
Il y a beaucoup de richesses dans de nombreux pays, mais celles-ci sont mal réparties. Le temps des injustices criantes aura lui aussi une fin : la société de demain sera celle du partage (partage du travail, des connaissances, des biens produits...)

   La coopération et le partage ne sont pas des utopies car ils existent déjà. L’enjeu des prochaines années est de démultiplier les initiatives existantes.


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