Lire et relire : Jack LONDON



 Jack London est un auteur qu’on a souvent lu dans l’enfance et l’adolescence et qu’on a tendance à oublier ensuite. Le Fils du loup, Croc-Blanc sont des livres qui plaisent à la jeunesse, mais il serait dommage de ne pas explorer davantage à l’âge adulte l’œuvre abondante de London. D’autre part, relire les ouvrages qu’on connaît permet de découvrir des choses qui avaient pu échapper au jeune lecteur.

Jack London : sa vie

   Une fois encore, voici un écrivain dont la biographie permet de mieux comprendre l’œuvre. Il n’est pas question de retracer ici la vie détaillée de Jack London : on peut la retrouver dans la plupart des livres qu’il a écrits ou sur Internet. Limitons-nous aux faits essentiels. 

   Il est né à San Francisco en 1876 et a eu une enfance misérable. Son père, un astrologue, a rapidement abandonné Flora, sa mère. Celle-ci épouse quelques mois plus tard John London qui considère Jack comme son fils.
À huit ans, Jack travaille dans un ranch puis il fait plusieurs métiers : maçon, menuisier, épicier, agriculteur, cheminot. À quinze ans, le voilà pêcheur d’huîtres en contrebande, puis matelot et membre d’une patrouille de pêche chargé d’arrêter les délinquants…
Pendant cette période, Jack London a beaucoup lu, notamment Marx et Spencer. Il paie ses études en nettoyant son école et en remplaçant le concierge.
Il a dix-neuf ans quand il écrit son premier livre politique : Optimisme, Pessimisme et Patriotisme.
   À partir de 1900, les livres vont se succéder à un rythme régulier: Le Fils du Loup, L’appel de de la forêt, Avant Adam, et beaucoup d’autres.
Parallèlement à l’écriture, il s’engage dans le Parti Socialiste qu’il quitte en 1916 parce qu’il le trouve trop réformiste !
Le 22 novembre 1916, sa femme le trouve inanimé ; on essaie en vain de le ranimer. La veille, il avait pris une forte dose de somnifères.


Un livre : L’amour de la vie

  Parmi ses nombreux ouvrages, je propose de lire ou relire L’amour de la vie, considéré comme l’un de ses meilleurs livres. Celui-ci comprend huit nouvelles qui entraînent le lecteur dans les contrées rudes du Grand Nord où les hommes luttent contre le froid et l’adversité pour gagner leur vie.
Dans l’une de ces histoires, Loup brun, Jack London démontre sa bonne connaissance du comportement animal.
Un couple – Walt et Madge - vivant dans un petit cottage de montagne (lui est un poète « marchand de beauté ») a recueilli un chien qui ressemble à un loup ; son nom est vite trouvé : ce sera Wolf. Ce chien n’est pas sociable et ne se laisse pas approcher. Il s’échappe à plusieurs reprises et parcourt des distances énormes, en allant toujours vers le Nord,
  Un jour, un homme venant du Klondike, Miller, se présente au cottage. Le chien vient se frotter contre les jambes de l’homme. Quand celui-ci prononce le nom Brown, le chien réagit et il obéit à ses demandes. Il n’y a aucun doute : Miller était son ancien maître.
Une discussion âpre s’engage pour savoir qui gardera le chien. Miller propose que la décision soit prise par le chien.
Jack London montre dans cette nouvelle que sa qualité littéraire n’est pas seulement dans le style. Il sait entretenir le suspens : il faut atteindre la dernière phrase pour savoir ce que fera le chien.



Commentaires