Nous n'avons qu'une Terre n°3




«Soyons le changement que nous voulons voir dans le Monde » 
(Gandhi)
Ces chroniques sont une contribution à la construction d’un futur possible autour de l’idée d’un monde soutenable pour tous.





AVANT LA COP 22

   Tant qu’on n’aura pas tiré la leçon des erreurs du passé, l’amélioration de l’état de la planète sera impossible.
Dans les deux précédents billets de cette rubrique, j’ai déjà eu l’occasion de rappeler quelques points incontournables sur cette question. Revenons aujourd’hui sur la question centrale : l’écologie.
  À son sujet, beaucoup d’idées fausses circulent. L’une d’elles est de limiter l’écologie aux problèmes environnementaux. Toutes les choses étant liées, on ne peut agir sur l’environnement si l’on ne change pas les buts et les modes de production et de  commercialisation : changer l’économie s’avère donc nécessaire.
Les choix à faire demandent que des décisions soient prises. Pour que celles-ci défendent l’intérêt général, il faut un système démocratique irréprochable qui représente toutes les opinions et ne soit pas influencé par les lobbies.
Le développement soutenable est basé sur ces trois piliers (environnement, économie, démocratie). Il a échoué parce que la société industrielle et mondialisée est incompatible avec les principes fondamentaux de la société soutenable.

   Une autre erreur est de croire que l’écologie devrait être défendue par tous les partis. Les programmes de ceux-ci proposent en effet des options en complète contradiction avec les exigences écologiques. Il suffit d'écouter les propos du précédent président de la République pour en être convaincu : remise en cause du réchauffement climatique, de l'agriculture bio, etc...
  Les partis traditionnels sont favorables au productivisme et insuffisamment démocratiques. Les Verts auraient pu être le moteur du changement, leurs choix électoraux ont affadi leur action et entamé leur crédibilité.
Aujourd’hui, l’espoir est entre les mains des citoyens motivés qui s’appuient pour agir sur les informations fiables fournies par les scientifiques indépendants des lobbies.
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   C’est dans ce contexte que la COP 22 se déroulera au Maroc (à Marrakech) du 7 au 18 novembre.    Les précédentes conférences ont été décevantes. 

   La ministre de l’Environnement du Maroc, Hakima El Haite, a bien défini les enjeux de cette COP. Elle a rappelé que celle de Paris n’avait abouti qu’à des promesses, sans fixer de ligne de route pour le financement des actions. Elle attend des pays développés un engagement concret permettant de prendre  " une autre voie en matière d’énergie."
« Il faut que la COP22 soit celle de l’action. » a-t-elle déclaré.
C’est le souhait de tous ceux qui veulent que l’avenir de l’humanité soit préservé.








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