Un mot, une idée n°81 : Arme(s)

Un mot une idée : Dans cette rubrique, il s’agit à partir d’un mot de développer une ou plusieurs idées au gré de l’inspiration.



Arme : instrument ou dispositif servant à tuer, blesser (une personne, un animal) ou réduire un ennemi.
(Le Robert)

   Ce mot - arme - est hélas toujours présent dans l’actualité.
Chaque semaine, dans la rubrique des faits divers, on peut lire le récit d’actes brutaux commis par des individus qui ont blessé ou tué des personnes en utilisant une arme à feu : fusil, revolver, mitrailleuse Kalachnikov… Parfois l’« arme » utilisée est une barre de fer, un marteau, un objet tranchant détourné de son utilisation normale ( un couteau de cuisine par exemple).
Il ne faut pas déduire de ces faits que l’homme est par nature belliqueux  mais plutôt se tourner vers la psychologie. On sait que les pulsions humaines agressives touchent un certain nombre de personnes.

   Quelle que soit l’arme utilisée, la société apporte une réponse claire à ce genre d’acte : il est interdit de tuer un être humain (et certains êtres non humains) ou de mettre la vie d’autrui en péril. L’auteur du crime sera jugé et condamné à une peine, sauf si la légitime défense est reconnue.

   Certaines armes tuent en toute impunité. C’est le cas du fusil de chasse qui permet -jusqu’à maintenant - de tuer des animaux considérés comme gibier. On sait qu’aujourd’hui dans de nombreux pays, il y a un débat autour de ce « loisir » que rien ne justifie plus. L’argument des chasseurs qui parlent de « contribution à la régulation des espèces » est une grosse plaisanterie.
S’il s’agit d'exercer son adresse, il existe pour cela des sports qui ne tuent personne !
   Dans les abattoirs, le pistolet tue tous les jours un grand nombre d’animaux d’élevage. La cruauté qui règne dans ces lieux est inadmissible.
Des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour que cela cesse.

  Et puis, à une autre échelle, il y a les armes utilisées par des groupes dans les guerres civiles et les actions terroristes, et par les états. Ceux-ci consacrent des budgets importants pour se défendre ou attaquer.
  Dans ce domaine, depuis des milliers d’années les armes n’ont cessé de se perfectionner.
À la lance, la hache, l’épée, le fusil, le canon, ont succédé les chars, les avions de guerre puis les armes chimiques et la bombe nucléaire capable d’anéantir une région entière et de tuer des personnes par milliers.
Cette menace qui pèse sur l’humanité est la honte d'un monde qu'on dit civilisé. Dernièrement, on apprenait que l’Assemblée générale de l’ONU pourrait convoquer en 2017 une conférence internationale afin d’aboutir à un traité d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires. Le gouvernement français s’oppose à cette initiative et souhaite au contraire « moderniser son arsenal. » 
  Au nom du « réalisme politique » les états se permettent d’oublier la morale et  provoquent dans des bombardements la mort d'enfants, de femmes et d'hommes.       La production et la vente d’armes enrichissent les pays. Dans ce secteur qui détruit la vie, la France occupe une place de choix, avec les États-Unis et la Russie. La vente d’avions de guerre à des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme, comme les Émirats Arabes Unis ne leur pose aucun problème. Au contraire, chefs d' États et ministres se réjouissent de ces contrats juteux.

 Il faudra bien qu’un jour on se pose la question du fondement de ce droit qu’ont les États d’ôter la vie de millions de personnes.
Dans l’immédiat l’interdiction des armes nucléaires est la première étape indispensable.






















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