Pays-Bas : Au-delà des clichés




CARNET DE VOYAGE n° 2

   Bien qu’ils soient proches géographiquement de la France, les Pays-Bas restent un pays que beaucoup de gens connaissent mal.
  En arrivant du nord de la France, après avoir traversé la Belgique et ses plaines interminables, qu’on se dirige vers la Zélande ou la Hollande du Sud, on est frappé par l’omniprésence de l’eau. Cette eau contre laquelle les Hollandais ont lutté depuis des siècles pour éviter les inondations et pour agrandir leur territoire restreint (en créant des polders).
   Dans les environs de Dordrecht et de Rotterdam, on découvre un paysage dont la beauté est due à la rencontre de deux grands fleuves, la Meuse et le Rhin qui forment un impressionnant delta commun.
   Le pays comptant un bon millier de moulins, on a de fortes chances d’en apercevoir quelques-uns, souvent solitaires ou regroupés, comme ceux de Kinderdijk. Ces moulins font partie, avec les digues et les fortifications, des dispositifs mis en place pour lutter contre les inondations ; ils servent à drainer en permanence les polders.

   Les moulins, avec les canaux, les tulipes du printemps, les énormes fromages de Gouda et les vélos qu’on voit partout contribuent à donner une image traditionnelle des Pays-Bas. Mais ce serait une erreur de penser que ce pays reste tourné vers le passé. Il prépare depuis longtemps l’avenir. Avec leurs digues et leurs moulins, les Hollandais se sont préparés depuis longtemps à la montée des eaux que provoquera le réchauffement climatique et le vélo que les gens de tous âges utilisent pour aller en cours ou au travail est aussi un engagement écologique.

  La modernité est visible dans l'architecture. Dans toutes les villes, des tours à l’aspect futuriste côtoient les vieilles maisons mitoyennes en briques rouges qui longent les rivières et les canaux.
Un peu partout, dans les communes et au niveau de l'État, on prépare le monde de demain.


Le vieux Rhin à Alphen



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