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lundi 23 décembre 2024

le billet N° 24

 


                     Une année s'achève.  

Elle a été triste pour  beaucoup de  gens. 

Nous vivons la fin d'une époque et l'ère nouvelle reste à inventer.

Imaginer un avenir vivable pour tous demande au préalable de tirer les leçons des erreurs des siècles passés et de remettre en cause les idées reçues, les mythes sur lesquels  la mondialisation s'est développée.

 J'écris dans ce blog depuis  2009 et j'ai toujours cherché à rester optimiste. Ce sera encore la même chose pour 2025 mais  le Billet, un regard sur le monde connaîtra quelques  changements.

 Les chroniques seront reprises et il y aura trois nouveaux billets :

- les grandes figures  de l'émancipation

- la culture sur toutes ses formes

- et chaque mois, un regard sur  ce qui s'est passé.

                                   ****

       Bonnes fêtes de fin d'année

                  

     Après une petite pause, le blog reprendra le 9 janvier

                                                          






lundi 16 décembre 2024

les fêtes n°23

 

                                                                      




 
Barbara W.H      



Chronique n° 23


L'esprit de la fête fait partie de l'histoire des hommes.

  Dans un passé lointain, la fête était une pause au milieu des durs travaux. C'était une brève période de défoulement, de frénésie, une évasion hors de soi-même.

 À une époque marquée par le cycle des saisons qui imposait sa loi et laissait souvent craindre de mauvaises récoltes et de longues périodes de disette, les jours de fête étaient des moments où l'on n'hésitait pas à gaspiller, à faire des d'excès de toutes sortes. Ainsi célébrait-on les feux de la Saint-Jean et en  hiver Noël. 

Lorsque la religion chrétienne s'est imposée dans le monde occidental, les fêtes païennes se sont adaptées au monde chrétien, le religieux se mêlant au profane, les prières aux festins.

Cette conception de la fête s'est prolongée pendant des siècles.

Puis est venu le temps  de la société de consommation avec ses excès pour une partie de la population pendant que d'autres vivent dans la misère et n'ont même pas un toit.

  Comment se dérouleront dans quelques jours les fêtes de fin d'année ?

 Il est possible  que les repas soient moins pantagruéliques, ce qui finalement n'est pas une mauvaise chose !


lundi 9 décembre 2024

foie gras n°22

 

                                                                     

                                                    Barbara W.H.



Chronique n°22



Derrière l'apparence banale de la boîte métallique qui remplit, à l'approche des fêtes, les rayons des supermarchés se cache un produit soulevant de nombreuses questions : le bloc de foie gras.

Beaucoup de gens le défendent au nom de la tradition, de la gastronomie et de l'économie.

Oui, la tradition existe. Il y a 4500 ans, les Égyptiens connaissaient déjà la technique du gavage et de nombreux pays l'ont utilisée pendant des siècles. Ils avaient alors une excuse : personne ne savait à l'époque que l'animal est un être sensible qui connaît la souffrance tout comme l'être humain ; or le gavage qui consiste à forcer l'animal à se nourrir en lui enfonçant un long tube jusqu'à l'estomac provoque douleur et maladie.

La tradition ne se justifie plus quand elle donne la mort, quand elle fait souffrir.

Oui, le foie gras fait partie des produits qui font la réputation de la gastronomie française et il se trouve sur les tables de nombreuses familles, notamment lors des réveillons de fin d'année.

La plupart des foies gras vendus par la grande distribution proviennent d'élevages industriels. Ce type d'élevage a augmenté les souffrances car le gavage mécanique utilisé de nos jours se moque éperdument du bien-être animal. C'est un véritable supplice qui est subi par les oies et les canards. Il arrive fréquemment que leur foie atteigne une taille dix fois supérieure à la taille normale.

Oui, le foie gras représente un atout économique non négligeable.


L'argument économique, toujours avancé pour s'opposer à l'argument écologique ou éthique, ne tient pas la route. Toute production nocive à la santé, à l'environnement, contraire à la morale, devra s'arrêter un jour pour préserver l'intérêt général ou respecter l'éthique. Aux emplois qui disparaîtront dans un secteur se substitueront d'autres emplois. Il suffira de préparer à temps les reconversions nécessaires.

Alors peut-on encore regarder le bloc de foie gras avec envie et puis le déguster ? Je réponds clairement non, car ce foie gras est un concentré de souffrances.

Le plaisir humain ne peut naître de la douleur d'un être sensible.























lundi 2 décembre 2024

féminisme n°21

 

                                                                 

                                                   Barbara W.H.

      

       

     Chronique     n° 21     


                                   Le féminisme

             

    L’émancipation féminine pour laquelle se sont battues les pionnières du mouvement féministe a permis aux femmes  d’acquérir des droits qui étaient réservés aux hommes. 

   Sappho  était  née au VIIe siècle de notre ère. Elle peut être considérée comme la première femme célèbre à avoir réussi à  échapper à la domination masculine.

La plupart de ses poèmes ont disparu. Mais ceux dont on dispose  permettent de dire que Sappho  chantait la féminité, la jalousie, le désir, la sensualité. 

                                   *

   La domination de l’homme sur la femme  a été la règle pendant de longs siècles en Occident et à travers le monde. En France, la Révolution de 1789 a été faite par des hommes.  Les femmes en ont été écartées. 

Le féminisme s’est développé à la fin du 19e siècle. Il avait pour  but  d’atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. 

Une nouvelle vague féministe apparut à la fin des années 1960 avec la création du MLF(Mouvement de Libération des Femmes) et du Women’s Lib. Les revendications de ces militantes concernaient essentiellement le  contrôle de leur corps par les femmes, la revendication de la légalisation de l’avortement et de la contraception.

  L’émancipation féminine a été une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation.  Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité. 

Une avancée qui hélas n’a pas touché tous les pays !

 

lundi 25 novembre 2024

chronique n°20

 

                                                                

                                                      Barbara W.H.


Chronique n° 20


                   Vers une société  soutenable


 Notre constitution vieille d'une soixantaine  d'années (1958) et faite sur mesure pour le général de Gaulle donne un pouvoir exorbitant au président. Un chef d’État moderne en aurait proposé une nouvelle.  

 Les droits de l’Homme qui ont longtemps été un symbole fort de la France sont mis à mal. La gestion de la question migratoire montre un manque flagrant d’humanité. 


Mais, dans le cadre de l’avenir de la planète, pour imaginer les chances de voir la société évoluer favorablement, on ne peut se contenter d’observer ce qui se passe en France. C’est le monde entier qui est concerné. La façon dont l’Europe traite les problèmes cruciaux, les  pays qui sont gouvernés par des dirigeants irresponsables, les régimes dictatoriaux où le peuple ne peut s’exprimer, voilà des signes qui montrent que les conditions ne sont pas réunies pour s’orienter dans des délais courts vers des politiques radicalement différentes, l'essentiel étant de prendre des mesures qui permettraient de limiter les dégâts de la planète.
L’ampleur des décisions à prendre pour aller vers une société soutenable et émancipatrice est telle qu’on peut penser que la seule solution possible est une révolution écologique, sociale et internationale.

Plus le dérèglement écologique s’aggravera, plus cette révolution risque d’être violente.

lundi 18 novembre 2024

solidarité.n°19

  

Barbara W.H.


Chronique n° 19



Solidarité


  Le vieil homme presque centenaire qui plante un arbre tout en sachant qu'aux lourds après-midi d'été il ne profitera pas de son ombre nous donne une leçon d'optimisme et de solidarité.

   Après moi le déluge, disait Louis XV. Il ne fut pas le seul à avoir un comportement égoïste. Les générations qui ont suivi − surtout à partir des années 1950 − se sont peu souciées de la planète qu’ils laisseront à leurs enfants et petits-enfants. Le geste du vieillard qui décide de planter un arbre montre son esprit solidaire. Il le plante avant tout pour les autres.

  Chacun de nous, même s'il n'en a pas conscience, est solidaire des autres. Nous sommes liés à ceux qui nous ont précédés, ancêtres anonymes, savants, inventeurs, écrivains, qui ont contribué à la marche en avant de l'humanité.

  Nous sommes liés à ceux grâce à qui nous vivons au quotidien, employés, paysans de notre région, d'Afrique, de Colombie et d'ailleurs. Le pain, la pomme, le gâteau que nous mangeons, le café que nous buvons, les meubles qui nous entourent, le journal que nous lisons, tout cela est le fruit du travail de milliers de personnes. 

  La solidarité qui nous lie à elles nous oblige à agir pour que ceux grâce à qui nous pouvons vivre ne soient pas les victimes d’exploitations inadmissibles. C’est le principe même de l’économie solidaire et du commerce équitable.


L’économie alternative, soutenable, équitable et solidaire, existe déjà sous différentes formes. Il y a l’économie conviviale, présente dans les activités sociales d’entraide, d’animation, de culture, basée sur le don, le bénévolat, le parrainage qui consiste par exemple à donner un peu de son temps pour aider des chômeurs à retrouver un travail.

Oui, la solidarité existe !


lundi 11 novembre 2024

réussir la transition n° 2

                                                         

                                                      Barbara W.H.
  

Chronique n° 18



                                     

           Comment réussir la transition



La France n’est pas la seule à négliger les questions écologiques. Les dirigeants de la plupart des pays ne placent pas l’écologie dans leur priorité. Il n’est pas étonnant que les conférences sur le climat se soient limitées jusqu’à présent à des discours alors qu’il fallait prendre des mesures d’urgence.


Dans ce contexte peu encourageant, l’espoir vient  des  jeunes  et des citoyens qui agissent en France et à travers le monde pour lutter pour  le climat.  Cela montre qu’il y a heureusement des gens qui ne se résignent pas à voir l’état de la planète se dégrader à grande vitesse.

Les manifestations sont une première étape. Mais que sera la suite ? Comment obtenir les décisions nécessaires dans un délai assez court ? Comment dans le même temps réussir à convaincre le maximum de personnes de changer leurs habitudes, de réduire leurs déplacements en avion et en voiture, de manger moins de viande (même si l’on note une diminution de la consommation) parce que la production industrielle de celle-ci est un désastre pour l’environnement, de boycotter les produits issus de l’agriculture intensive qui gaspille l’eau, pollue l’air, les rivières et les mers ? Comment concilier les libertés individuelles avec la nécessité d’agir ? Autant de questions qui demandent une réponse.

Les révolutions violentes ne sont plus acceptables. Nous savons qu’il faut changer d’ère. Comme je l’écrivais dans La société conviviale " il nous reste à inventer la méthode qui permettra de réussir la transition vers une société répondant aux besoins des siècles futurs". 

Le changement radical sera une révolution écologique s’appuyant sur des formes d’action pacifiques telles que la désobéissance civile.



lundi 4 novembre 2024

transition I n°17

 

                                                         

                                                    Barbara W.H.
    

Chronique n°17




Les périodes de transition (I)




Les périodes de transition ont toujours été marquées par le doute, l’incertitude, l’exploitation par des esprits conservateurs de la peur du futur en imaginant des scénarios catastrophiques. Nous avons droit à toutes ces manifestations depuis que nous avons changé de siècle.

Au Moyen-Âge, on annonçait la fin du monde ; de nos jours - parmi d’autres sornettes - c’est le fantasme du grand remplacement que portent quelques « intellectuels » persuadés que la civilisation française (et plus globalement occidentale) est appelée à disparaître à cause de l’immigration.

Bien sûr, même si elles ne sont basées sur aucun élément scientifique, toutes les théories fantaisistes doivent être combattues car elles polluent le débat démocratique et entretiennent un climat malsain de préjugés et de haine.

Un autre fait caractérise les périodes de transition : elles s’étalent sur un temps assez long, plusieurs décennies, voire plus d’un siècle. Ainsi, le passage du Moyen-Âge à la Renaissance que les historiens ont fixé à l'an 1453, ne s’est pas fait brutalement ; il a été préparé par des évolutions successives dès la moitié du quatorzième siècle.


En ce qui concerne notre époque, la société fraternelle, juste et émancipatrice imaginée par les philosophes du 18e et du 19e siècles n’est toujours pas mise en place. Pourtant il existe dans notre pays une demande forte d’évolution sociale et d’amélioration de la démocratie que le parlement actuel   ne représente pas.

D’autre part, la transition que nous vivons offre une particularité que les précédentes n’avaient pas : elle réclame des décisions urgentes pour lutter contre le désordre climatique. Nous avons seulement quelques décennies pour éviter que le processus devienne irréversible. Or cette lutte ne sera gagnée que si un changement radical en ce qui concerne la production, la consommation, le mode de vie, se produit.

( à suivre)



lundi 28 octobre 2024

où va le monde n°16

 

                                                         

                                                      Barbara W. H.

Chronique n° 16

        

                               Où va le monde ?


     Lorsque je  donnais des conférences sur l’écologie et sur les enjeux de la transition devant des publics variés : des étudiants, des personnes voulant créer leur entreprise et qui devaient dans ce cadre participer à un module sur la question, d’autres qui venaient pour s’informer, il arrivait qu'on me demande si mon regard sur l'avenir du monde est optimiste ou pessimiste. Je répondais : ─ J'essaie d'être lucide.    

  Je rappelais que l'état de la planète, tel qu'il se présente aujourd'hui n'incite pas à l'optimisme : le dérèglement climatique est en marche, l’appauvrissement de la biodiversité, l'avancée de la désertification, la pauvreté dans les pays du Sud et la malnutrition qui touche de plus en plus de gens, la permanence des conflits dans certaines zones, la montée de la précarité dans les pays riches, voilà des signes inquiétants. 

   Il faudrait être inconscient pour ignorer ces menaces. Ceux qui ne veulent pas entendre les mauvaises nouvelles afin de ne pas voir la tranquillité de leur quotidien perturbée sont des irresponsables. 

   Pourtant, je refuse la résignation et j’espère que nos maigres forces de fourmis pourront vaincre l'indifférence et la rapacité des pollueurs. C'est une forme d'optimisme.   Tout porte à penser que la jeune génération est prête à relever le défi. 

revolution n°16

 

                                                              

Barbara W.H.

    

Chronique n° 16





                       
Révolution  - deuxième partie

 



   Notre constitution vieille de soixante ans et faite sur mesure pour le général de Gaulle donne un pouvoir exorbitant au président. Un chef d’État moderne en aurait proposé une nouvelle.  

 Les droits de l’Homme qui ont longtemps été un symbole fort de la France sont mis à mal. La gestion de la question migratoire montre un manque flagrant d’humanité. 


Mais, dans le cadre de l’avenir de la planète, pour imaginer les chances de voir la société évoluer favorablement, on ne peut se contenter d’observer ce qui se passe en France. C’est le monde entier qui est concerné. La façon dont l’Europe traite les problèmes cruciaux, les  pays qui sont gouvernés par des dirigeants irresponsables, les régimes dictatoriaux où le peuple ne peut s’exprimer, voilà des signes qui montrent que les conditions ne sont pas réunies pour s’orienter dans des délais courts vers des politiques radicalement différentes, l'essentiel étant de prendre des mesures qui permettraient de limiter les dégâts de la planète.
L’ampleur des décisions à prendre pour aller vers une société soutenable et émancipatrice est telle qu’on peut penser que la seule solution possible est une révolution écologique, sociale et internationale.

Plus le dérèglement écologique s’aggravera, plus cette révolution risque d’être violente.


lundi 21 octobre 2024

revolution n°15

 


                                                                 

                                                   Barbara W. H.
 


Chronique n°15


               

Comme beaucoup d’autres, le mot révolution prête à confusion car il a plusieurs sens qui vont du mouvement d’un astre au renversement d’un régime par la force, en passant par une simple évolution ou une transformation (la révolution industrielle).


Cette multitude de sens a permis à l’ancien ministre E. Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, de prendre ce mot pour titre d’un livre, sans risquer d’apparaître comme le nouveau Danton ou le Robespierre du 21e siècle.

Le mot révolutionnaire est plus clair : le révolutionnaire est celui « qui apporte des changements radicaux et soudains » lit-on dans le Robert.

Ces deux adjectifs sont importants : la radicalité s’oppose au réformisme, la soudaineté à l’évolution lente.

La Révolution éclate toujours pour mettre fin à un régime qu’une partie de la population juge insupportable à cause du manque de liberté, de la corruption des dirigeants, de la misère du peuple. C’est ce qui s’est produit à Cuba au milieu du 20e siècle. Un mouvement est né pour chasser du pouvoir le dictateur Batista. À sa tête, deux révolutionnaires indiscutables : Che Guevara et Fidel Castro.

Le premier connut un destin tragique. Exécuté en 1967 par l’armée bolivienne, il est aujourd’hui encore le symbole du révolutionnaire romantique. Des jeunes de tous les pays portent un tee-shirt orné de sa photo et ont accroché un poster du héros dans leur chambre. 

Le second n’a pas su éviter les dérives qu’on observe dans de nombreuses révolutions : le culte de la personnalité, la persécution des adversaires, les atteintes à la liberté d’expression…




lundi 14 octobre 2024

chronique Europe n° 14

 

                                                                   

    

                                                   Barbara W.H.

                               
Chronique n° 14



                               Un regard sur l'EUROPE


Très jeune, je me suis senti profondément européen pour des raisons culturelles. Michel-Ange, Montaigne, Cervantès, Dante, Bach, Chopin, Ravel, Renoir, Van Gogh, Baudelaire, Kundera, Galilée, Darwin, Pasteur... ont apporté leurs connaissances et enrichi nos pensées. 
 Beaucoup de familles comptent des gens venant de divers pays d’Europe, chacun d’eux ayant apporté une touche particulière qui se sent aujourd’hui dans la façon de vivre. 


En 1966, invité par de jeunes fédéralistes 
Allemands, j'ai eu à répondre à cette question :

- Comment voyez-vous l’Europe de demain ?

L'Europe des États – celle que voulait de Gaulle – ne me plaisait pas, cependant l'Europe fédérale me semblait prématurée. Je pensais que celle-ci était nécessaire, pour des raisons d'équilibre international (et je pense encore qu'elle s'imposera un jour car cela fait partie de l'évolution   du monde) mais je n'ignorais pas que les mentalités n'étaient pas prêtes à accepter un tel bouleversement.

Mon intervention consista donc à dire qu'il fallait préparer ce changement en rapprochant les peuples, en mettant en place des programmes permettant des échanges et des manifestations destinées à développer les rencontres autour de thèmes culturels et sportifs. Il fallait, disais-je, construire une Europe des citoyens, une Europe de la fraternité.

Cela a été fait plus tard avec la multiplication des jumelages de villes et les échanges proposés aux étudiants grâce au programme Erasmus.

Aujourd’hui l’Europe est en panne. L'extrême droite a fait une percée forte dans de nombreux pays : l'Italie,l'Autriche, la Finlande, la Hongrie, les Pays-Bas, la Belgique,  la France...

 Il faut se souvenir que le changement d’ère et la société nouvelle ne seront possibles que dans le cadre européen.

Celui-ci sera une étape importante, avant que dans un futur plus lointain, l'humanité décide d'unir toutes ses forces.

                                                    

lundi 7 octobre 2024

l'art pour tous


Barbara. W.H.


Chronique n° 13



L'art pour tous



Les spécialistes de l'art ont fait beaucoup de tort en se livrant à des commentaires savants qui ont fini par faire croire que le plaisir devant une œuvre de Van Gogh, Baudelaire ou Mozart demande une solide culture esthétique.


 «Quand viennent s’installer les estrades pompeuses de la culture, sauvez-vous vite : l’art a peu de chance d’être de ce côté. » On doit cette phrase à Jean Dubuffet.


   On sait que ceux qui fréquentent régulièrement les théâtres, qui assistent à des concerts de musique classique, ceux qui vont voir une exposition de peinture, font partie des classes moyennes ou aisées. Si le prix de certains spectacles peut expliquer ce fait, c’est aussi la conception actuelle de la culture qui est en cause.   En disséquant les textes littéraires jusqu’aux moindres détails, ainsi que les morceaux de musique et les tableaux, l’enseignement et les spécialistes enlèvent ce qui est essentiel : le plaisir de lire, d’écouter, de regarder.


  Vous êtes par exemple dans un musée et vous vous arrêtez devant un tableau de Vermeer, la vue de Delft. Même si vous n’êtes pas Proust, quelque chose se passe qu’il serait difficile d’expliquer. Vous restez un bon moment devant l’œuvre qui vous émeut et vous procure un instant de bonheur. Vous ne cherchez pas à vous remémorer tout ce qu’on a pu écrire sur la beauté, de Platon à Kant, en passant par Hegel et Baudelaire, vous pensez sans hésiter que ce tableau est beau.

  Rien ne sert de tout savoir sur un artiste si l’on ne fait pas appel à sa sensibilité et à son imagination.



lundi 30 septembre 2024

l'humain et l'animal n°12

 



                                                            

                                                    Barbara W.H.


Chronique n° 12


                              L' humain et l'animal


  Pendant des siècles, la philosophie occidentale a négligé l'étude de l'animal, considéré uniquement comme un auxiliaire de l'homme, utile pour effectuer de durs travaux, pour lui fournir sa viande, pour le distraire (bêtes de foires, de cirques, corrida), pour tester médicaments et produits divers.

  Depuis des siècles, des animaux ont été sacrifiés, ont enduré les pires souffrances à cause du comportement des humains.  Ces dernières décennies, l'éthologie et la psychologie animale ont permis de faire évoluer les rapports que l'homme entretient avec l'animal.


  Les récentes études ont mis à mal les conceptions anciennes et ont montré que la frontière entre l'humain et l'animal n'était pas aussi claire qu'on le pensait.  Ainsi, la référence à l'outil ─ utilisée autrefois pour définir cette frontière ─ n'est plus pertinente. Dans son livre Nouvelle Histoire de l'Homme, Pascal Picq rappelait que de grands singes se servent de pierres ou de bouts de bois pour casser des noix de coula aux coques très dures. De même, le séquençage de l'ADN montre que les grands singes africains - chimpanzés et gorilles - sont plus proches de l'homme que des grands singes asiatiques.

   Les observations faites ces dernières années par une équipe de l'Université de Sterling, en Écosse, sur le comportement des chimpanzés apportent de nouveaux éléments.

  Ayant assisté à la mort d'une femelle qui avait vécu plus de vingt ans avec d'autres chimpanzés, James Anderson, professeur de psychologie ayant participé à ces travaux a déclaré : « Certains des comportements (des chimpanzés) étaient fortement similaires aux réactions d'humains confrontés à la mort de leurs semblables. »

En effet, alors que la vieille femelle se mourait, ses compagnons l'avaient caressée, puis avaient vérifié qu'elle ne bougeait plus. Ensuite, sa fille avait passé la nuit près d'elle.


De plus en plus de gens à travers le monde ont compris qu'il fallait respecter les animaux.

La preuve, les végétariens et les végans sont de plus en plus nombreux.



lundi 23 septembre 2024

Où va la France n°11

 

                                                              

                                                      Barbara W.H.


Chronique n° 11


                       Où va la France ?


Dans la chronique n° 3, Ça bouge, je terminais  ainsi le texte :
La gauche a le plus de députés. Ceux qui ont voté pour elle sont heureux : ils pensent qu'une nouvelle politique va se mettre en place.
À suivre ! "

Les  mois se sont écoulés et la France attendait la décision du président. Qui serait le premier Ministre?
 La solution était pourtant simple. Il suffisait que Macron prenne exemple sur les présidents qui l'ont précédé.

En 1969, De Gaulle se sentait affaibli par le mois de 68. Il décida alors de proposer au peuple un referendum. Désavoué par celui , il  démissionna.

En 1993, alors que François Mitterrand était président, c'est la droite qui l'emporta aux élections législatives.     
Sans aucun problème, Mitterrand nomma Balladur   premier Ministre.

En 1997, Jacques Chirac avait  choisi la dissolution de l'assemblée. C'est " la gauche plurielle " qui l'emporta .  Lionel Jospin est devenu premier Ministre. 

Ces présidents  ont respecté le vote des citoyens   et ont pensé à l'avenir de leur pays. Si Macron était un président correct  il aurait agit comme ces présidents.

Il fallut attendre 47 jours pour qu'il reçoive les dirigeants de la NFP qui lui présentèrent leur candidate, Lucie Castets.
Cette rencontre fut inutile. Macron  cherchait un premier Ministre docile. Il en reçut beaucoup.
Le scandale fut annoncé le 5 septembre : le premier Ministre n'était pas un représentant de la gauche  mais un homme  de droite, Michel Barnier, qui dans son passé avait pris des décisions qui doivent plaire au Rassemblement  national.
Il est évident que cette décision n'est pas normale.

Ce samedi, on a découvert enfin le gouvernement Barnier.
" À droite toute !"  C'est ce que l'on peut dire quand on voit les 39 personnes choisies (des ministres, des ministres délégués et des secrétaires d' Etat).
Ces membres du gouvernement représentant la droite sont peu 
nombreux dans l'assemblée nationale.

Comment les députés de gauche et leurs électeurs vont-ils réagir dans les mois qui viennent ? Tout est possible et on peut se poser la question : Où va la France ?

lundi 16 septembre 2024

esprit du temps


Chronique n° 10 

                                      

                                  Barbara W.H.


                     L'esprit du temps

         (Un livre d'Edgar Morin publié en 1962)

  

Dans L'esprit du temps qui analyse les convulsions de la société moderne, essentiellement sous l’angle de la culture, Edgar  Morin  anticipe avec près de cinquante ans d’avance la situation que nous connaissons aujourd’hui, ce moment où « l’humanité oscille entre deux possibilités plausibles et improbables », le désastre ou le « progrès décisif ».


  L’édition de 1975 comporte un avant-propos dans lequel il constate que les transformations de la décennie précédente  se poursuivent et  il s’interroge à nouveau sur les évolutions qui suivront : «Verra-t-on un élan plus ardent vers la spontanéité, la joie, la plénitude autrefois circonscrites dans les fêtes...?»   ou «Verra-t-on la crise ? la mue ? le dépassement de la civilisation bourgeoise ? » 

  La société dominante a réussi à imposer à une forte majorité ses idées : l’ordre établi, les valeurs morales et sociales conservatrices, le dogme de  la consommation, l’attrait de l’argent. Cet endoctrinement dépasse les appartenances politiques. 

   Le tour de force de cette société, c’est d’avoir réussi à atteindre  un grand nombre de  gens,  grâce à une  publicité omniprésente sur différents supports. Elle y a mis tant de moyens qu’elle a réussi à convaincre les gens modestes poussés à l’endettement afin d’acheter des choses qui ne sont pas toujours indispensables.

 On a vu  des personnages publics de gauche et de droite montrer un goût prononcé pour le luxe, avoir avec l’argent un comportement incompatible avec la morale. Contraste criant, malgré la montée de la pauvreté, l’embourgeoisement des esprits a progressé.

  La  question posée par Edgar Morin en 1962 reste donc d’actualité. L’humanité ne se sauvera pas grâce à des progrès techniques.  On passera à une autre ère vivable et soutenable par une remise en cause profonde des mentalités. 

Le réenchantement demande que chacun se désembourgeoise et mette de la poésie dans sa vie.




lundi 9 septembre 2024

chronique 9

 

Barbara W.H.



Chronique n° 9


L'être humain, une énigme




 Il est bien plus facile de  connaître et décrire le menhir, le pommier ou l’escargot que de connaître l’être humain, qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme, car au-delà de la diversité des aspects physiques, il y a la diversité des caractères, des pensées, des cultures. Et puis, bien des auteurs l’ont constaté, l’Homme, malgré les progrès de la science et de la psychologie, reste une énigme, un être plein de mystères. Il peut avoir le génie de Mozart, la sagesse de Gandhi et la barbarie d'un nazi.

 

« Connais-toi toi même et tu connaîtras les dieux et l'univers » préconisait Socrate.

 La société moderne ne facilite pas les moments d’introspection qui permettent à l’individu de mieux se connaître. Pris dans l’engrenage du travail, des déplacements forcés, des obligations du quotidien qui occupent une grande partie de son temps, l’être humain d’aujourd’hui  peine à réfléchir sur les questions essentielles, sur sa propre existence.

 Il souffre par ailleurs de n’être pas considéré par ceux qu’il côtoie dès l’enfance comme un être « global » , riche de qualités et de compétences que la société ne sait pas toujours reconnaître.

Pour certains professeurs, il n’est qu’un élève « qui pourrait mieux faire», pour le patron, il est un employé « peu docile », pour l’hôpital où il attend d’être opéré il est « l’occupant râleur de la chambre 14. » 

  L’être humain se caractérise par sa complexité et sa personnalité. Celles-ci doivent être respectées. 

lundi 2 septembre 2024

conséquences n°8

 

                       

                                           Barbara   W.H.

Chronique n° 8                    


                    Causes et Conséquences


Deuxième partie : les conséquences

Conséquence : suite qu'une action, un fait entraîne.

(le Robert)

   On l'a vu dans la première partie : d'un côté, on néglige la cause, de l’autre on oublie de penser aux conséquences. Il s’agit pourtant d’un élément essentiel de la responsabilité. 

   Quand on prend une décision on doit envisager les bienfaits et les inconvénients qu’elle va entraîner. S’il s’agit d’un projet économique ( comme un tunnel sous la mer) il faut s’interroger sur l’impact écologique de ce chantier, sur les effets négatifs qu’il aura sur le transport par bateau...C’est la vision sur le long terme  qui permettra de définir le meilleur projet.

   Or depuis plus de cinquante ans, on a construit n’importe où, produit n’importe quoi, sans se soucier des conséquences sociales et environnementales des actions humaines. 
  La situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui résulte d’un manquement à une règle pourtant évidente : avant d’agir sur un problème, il faut chercher les causes et connaître les conséquences de l’action qu’on va mener.

  On assiste trop souvent à un autre problème : les bonnes solutions à utiliser sont connues mais l'argent prend le dessus sur l'honnêteté dans le système actuel et l'on se moque  des  conséquences.

  

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