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jeudi 30 décembre 2010

La fabuleuse histoire de la Terre




Le documentaire «  Voyage aux origines de la terre » que France 5 a diffusé au début de la semaine a permis à la chaîne de battre son record d’audience. C’est une bonne nouvelle car, dans une période de l’année plutôt tournée vers la fête, les chansons, les repas, le succès d'une telle émission n’était pas garanti. Les téléspectateurs  qui l’ont regardée ont pu ainsi en une heure et demie survoler 5 milliards d’années, de la naissance de la Terre à aujourd’hui.
Qu’il y ait eu des raccourcis dans ce récit, des imprécisions, des phénomènes insuffisamment expliqués et peut-être des hypothèses scientifiques hasardeuses, n’est pas un véritable problème. La qualité essentielle de ce documentaire était dans la beauté des images de synthèse qui a permis de faire passer un message évident :  l’aventure époustouflante qui a débuté il y a cinq milliards d’années a été une suite d’événements impressionnants, de catastrophes naturelles ( éruptions, inondations, chutes de météorites, changements climatiques extrêmes) qui ont modifié à plusieurs reprises la Terre, amenant les océans, les continents et finalement la vie, d’abord sous la forme la plus rudimentaire puis au fil du temps — un temps très long — sous une forme de plus en plus complexe, avec l’arrivée des mammifères puis de l’Homme.
De ce film,  je tire deux leçons. D’abord, il a fallu un temps très, très long  pour aboutir à la Terre qu’ont connue les premiers hommes, la Terre avec toutes ses richesses naturelles : l’eau, l’air, les réserves de charbon, de pétrole…La seconde, c’est que la Terre vit : elle s’est transformée dans le passé, elle continue, à son rythme, d’évoluer.
Comment ne pas voir que le problème écologique qui nous interpelle tous aujourd’hui réside dans la différence de rythme entre celui du cosmos et celui de l’Homme moderne qui en un temps très court ( quelques siècles) a modifié et en partie détruit  la planète qui l’abrite ? 

vendredi 24 décembre 2010

Trêve de Noël


De nombreux auteurs ont écrit des contes ayant pour thème la fête de Noël : Alphonse Daudet ( dont le truculent révérend  dom Balaguère des « trois messes basses » est dans toutes les mémoires ), Pirandello, Andersen, Charles Dickens…

Mais parfois la réalité nous offre des histoires dont l’intensité est bien plus forte que celle des contes sortis de l’imagination des plus grands écrivains ; je pense à cet épisode qui s’est produit le 25 décembre 1914, en pleine guerre mondiale, dans les environs d’Ypres et que l’histoire officielle nous a longtemps caché : la trêve de Noël* ayant réuni pendant quelques jours des soldats allemands, britanniques et français, dans une démarche spontanée de rejet d’une situation qu’ils jugeaient inhumaine.

Ces soldats étaient épuisés, ils avaient vu de nombreux camarades mourir les uns après les autres, la vie dans les tranchées était insupportable. Ce matin-là, on entendit soudain des chants monter du côté allemand où des sapins de Noël avaient été plantés. Les soldats allemands appelèrent les Français et les Britanniques à venir les rejoindre et l’on assista alors à des scènes improbables de fraternisation  lourdes de signification. Elles étaient un appel sincère pour le retour à la paix.

Cette trêve a été racontée par Christian Carion dans son film Joyeux Noël.

mercredi 22 décembre 2010

PAIX : le mot de la semaine (18)

Chaque semaine, voici une  courte réflexion autour d’un mot. 

          Aujourd’hui,  le mot :   Paix



Depuis que l’Eglise a obligé (aux alentours de l’an 1000) les seigneurs à observer une période de paix  autour de Noël, on associe à cette période l’idée de paix, mais depuis 2000 ans celle-ci n’a jamais réussi à s’imposer durablement à travers le monde. Cela n’est pas étonnant : peu de civilisations se sont bâties sur des idées pacifistes.
Chez nous, combien de générations ont baigné dès l’enfance — notamment à travers les récits de l’histoire de France — dans le mythe de héros ayant bâti leur réputation dans des batailles : Vercingétorix, Charlemagne, Bayard, Du Guesclin,
Napoléon, et bien d’autres encore !
L’éducation à la paix : un bel objectif pour le 21e siècle.

lundi 20 décembre 2010

LE SAGE



1
— C’est dans la solitude et le silence des monts
que je vois la vérité, disait le vieux sage.


2
- Tous les sentiers boueux, je les ai parcourus. Alors j’ai pris racine au milieu des vieux arbres. Et patiemment ils m’ont appris à vivre.
Ainsi parlait le sage.

samedi 18 décembre 2010

Les limites du développement durable



Depuis la conférence de Rio en 1992, beaucoup de gens, beaucoup de pays, font référence au développement durable et pourtant l’état écologique de la planète ne s’améliore pas : le réchauffement climatique est une menace sérieuse, la biodiversité s’appauvrit, l’accès à l’eau potable n’est pas offert à tous.
Où est le problème ?
La réponse est simple : le concept de développement durable ne remet pas en cause l’économie dominante dont la priorité est de satisfaire les actionnaires des grandes entreprises alors que toute production devrait avoir pour but l’utilité sociale et environnementale.
Pour les grands groupes, le développement durable est même devenu une source nouvelle de profit : les grands pollueurs n’hésitent pas à se donner une image « verte ».

Prenons l’exemple de l’eau : voilà un bien naturel qui  fut autrefois gratuit. Les pratiques agricoles et industrielles l’ont tellement polluée que l’eau du robinet coûte de plus en plus cher. Malgré cela, son prix actuel est beaucoup plus bas que celui d’une eau mise en bouteille (autour de 0,5 centimes le litre) .
Pour protéger l’environnement, il serait souhaitable de réduire au maximum la quantité des emballages. Or, entre 1994 et 2004, on a noté une augmentation de 30% des ordures ménagères, ( chiffre lu sur le site d’Eco-emballages.)
Cette entreprise privée qui regroupe 92 industriels de grande consommation et a signé de nombreux contrats avec les communes  se réclame du développement durable.
Au nom des intérêts économiques, on ne la verra bien sûr jamais faire de la pub pour l’eau du robinet !
C’est cette logique comptable qu’il faut casser si l’on veut véritablement aller vers une société écologique.

mardi 14 décembre 2010

Réchauffement climatique

REGARD SUR CANCÚN  



Le texte ayant conclu la rencontre de Cancún n’est pas parfait, loin de là. Il montre les limites du développement durable qui s’inscrit dans le cadre d’une société dominée par une vision trop économiste des problèmes.
Il contient cependant quelques points qui reconnaissent le réchauffement climatique comme un phénomène qu’il faut enrayer. 
Demander aux pays industrialisés de diminuer d’ici 2020 de 25 à 40 % ( par rapport à 1990) les émissions de gaz à effet de serre est-il assez volontariste ? Je ne le pense pas. Voir une nouvelle fois les Etats-Unis refuser ce point de l’accord est une mauvaise nouvelle pour l’état de la planète.
Pour le reste, on est plutôt dans l’univers des promesses lointaines que des engagements fermes. Ainsi l’aide aux pays en développement serait de 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020. Pourquoi attendre 10 ans encore ?
La réduction de la déforestation est inscrite dans le texte en termes vagues.
Enfin, en ce qui concerne le protocole de Kyoto dont la première période s’achèvera en 2012, rien aujourd’hui ne garantit qu’il sera poursuivi dans des conditions convenables car trois grands pays, le Japon, la Russie, le Canada, ont fait part de leurs réticences.
Le sommet de Copenhague  s’était achevé lamentablement, celui de Cancún ne mérite pas qu’on manifeste une grande joie.

dimanche 12 décembre 2010

CONTES BREFS (8)



Celui qui rêvait de devenir écrivain



A dix ans, Maxime Tabart rêvait déjà de devenir écrivain. Quelques années plus tard, il lui arrivait fréquemment de se lever la nuit, d’endosser une robe de chambre et de se mettre à écrire  en buvant plusieurs tasses de café. Il se prenait volontiers pour le nouveau Balzac. Quelques prix de poésie glanés dans différents concours avaient encouragé sa vocation.
Arrivé à l’âge adulte, Maxime Tabart pensa qu’il devenait urgent de publier les œuvres qui s’étaient accumulées sur son bureau, depuis une dizaine d’années. La liste des éditeurs qu’il avait retenus était déjà prête lorsqu’il eut un terrible choc en flânant dans les allées d’une grande librairie : le nombre de livres qui s’entassaient sur les grandes tables et sur les rayons était impressionnant.
— Comment mes livres vont-ils se faire remarquer parmi cette multitude d’ouvrages ? pensa-t-il.
La perspective de voir ses livres finir au pilon lui était insupportable et Maxime Tabart remit à plus tard sa décision d’envoyer un premier livre à un éditeur. Les années passèrent. Au milieu des années 80, comme beaucoup d’autres autour de lui, il s’enflamma pour la cause écologiste.
— Sacrifier des arbres pour publier des livres qui  tomberont dans l’oubli ou ne seront jamais lus, ce serait complètement irresponsable, pensait-il. Et puis, vouloir se faire connaître en écrivant, c’est un acte vaniteux.
Ayant ainsi renoncé à être le grand écrivain qu'il rêvait de devenir, Maxime Tabart  se contentait, après ses promenades à travers bois  et collines, de noter ses impressions et il inventait des histoires qu’il lisait de temps en temps à ses petits-enfants.                      

jeudi 9 décembre 2010

FOOT, PETROLE...

FOOT ET NON-SENS ECOLOGIQUE


J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer ma méfiance vis-à-vis des « écologistes médiatiques », ces personnages qu’apprécie tellement la presse. Ils ont le mérite d’alerter l’opinion sur la gravité de la crise écologique mais un jour ou l’autre ils finissent toujours par prendre des positions qui bafouent les principes de l’écologie.
Prenons l’exemple récent du choix fait par la fédération internationale  de football d’offrir l’organisation de la Coupe du Monde 2022 au Qatar ( après la Russie, soit deux des plus grands producteurs mondiaux de pétrole !)
Même si tout le monde a compris que les dirigeants  du football, depuis longtemps, se préoccupent davantage des retombées économiques de leur choix que de l’intérêt sportif, quel sens a l’organisation d’une telle  compétition dans un pays où les infrastructures très coûteuses ne seront d’aucune utilité ?
Et comme la température en été y est toujours entre 40 et 50 °, on résoudra le problème de la chaleur en équipant chaque stade de systèmes de climatisation ! Certes, c’est le photovoltaïque qui sera utilisé, nous dit-on, mais quel gâchis d’énergie pour une construction qui n’a aucune utilité  sociale et environnementale !
Et parmi ceux qui ont soutenu la candidature du Qatar, on trouve l’un des éminents écologistes médiatiques dont je parlais à l’instant : M. Yann Arthus-Bertrand.
Ceux qui lui avaient fait confiance jusqu’ici pour défendre l’écologie auront  sans aucun doute compris cette fois leur méprise.

mardi 7 décembre 2010

Bonheur, le mot de la semaine ( 16 )

Chaque semaine, voici - à partir d’un mot -  
une  courte réflexion développée en une  phrase. 

          Aujourd’hui,  le mot :   Bonheur




Donner  une définition satisfaisante du mot bonheur n’est pas chose facile ; j’en cherche une depuis longtemps et je dois avouer que je ne l’ai pas encore trouvée, mais je peux par contre parler de tous ces instants de bonheur  que j’ai connus en marchant dans la forêt, en sentant l’odeur de la mer, en regardant un tableau de Van Gogh, en lisant un poème de Rimbaud - ô la beauté du Bateau ivre, en écoutant le Boléro de Ravel, sans oublier ces instants de bonheur que sont  des regards échangés, des sourires bienveillants, des conversations complices…

dimanche 5 décembre 2010

La misère




Nous approchons des fêtes de fin d’année et les grandes marques déversent chaque jour leurs catalogues dans les boîtes aux lettres pour pousser le consommateur à acheter toujours plus. Beaucoup se laisseront tenter, quitte à s’endetter un peu plus.
Il y en a qui n’auront pas l’esprit à la fête. Ils luttent en ce moment contre le froid, le ventre creux et  dorment dans la rue à même le sol, parfois dans une vieille voiture.
Il y a toujours eu des pauvres, des gens sans domicile fixe. Autrefois, pour certains, c’était un choix de vie. Ces marginaux — parmi eux, des artistes, des poètes — rejetaient la société et ils pensaient, en vivant ainsi, connaître la liberté.
Aujourd’hui, la misère a changé de visage. Entendre dire que dormir dans la rue est un choix ( un ancien président de  la  République l’a  suggéré dernièrement à la télévision) est insoutenable. De nos jours, toute personne bien insérée dans la vie peut se retrouver brutalement dans la rue :  des jeunes gens mis à la porte de chez eux par leurs parents, des personnes perdant leur travail ( certains ayant un emploi n’arrivent même pas à payer des loyers devenus exorbitants) ; un changement de situation familiale suffit parfois pour basculer dans la pauvreté.


Et puis il y a cette pauvreté extrême dans les pays du Sud.
Une situation insoutenable !

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