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mardi 30 juin 2026

le dam jbc26

                         


Ce que j'ai décrit après avoir traversé la célèbre place du Dam.
Ce poème a été écrit en 1990.

  Le Dam ( Impressions fugitives)
    
                                                   
Aujourd'hui : le Billet de Bernard-jean Caron sera un poème et 
une prose ou une chanson...


                                                       Le Poème

  Les églises désertes
  et leurs pierres trop grises

  La cloche, à contretemps,
  qui sonne sur la ville
  Personne ne l'entend 

   La place est un champ vague 
   où la foule se perd
   - ô le poids de l' absence -
    
   Mais soudain le sourire    
   de la femme qui passe,
   lumineux, troublant comme 
   un tableau de Vermeer

1990          

                                         Nature



Parmi les quatre lois qui, selon Barry Commoner,

définissent l'écologie, il y a celle-ci :

La Nature sait. Le genre humain a développé la 

technologie pour améliorer la nature, mais un tel 

changement tend à être nocif pour le système."


Ce principe doit appeler l'homme à avoir d'autres

rapports avec la nature. Au lieu de chercher à la 

domestiquer, à la modifier en profondeur, il doit vivre

en symbiose avec elle, s'intégrer au milieu, en tenant

compte des lois qui régissent le fonctionnement de

la vie.

Depuis des centaines de millions d'années, la nature

invente, s'adapte. De nombreuses inventions ont été

inspirées par elle : la ventouse a donné l'idée du velcro,

la luciole celle de l'augmentation du rendement lumineux,

les ailes ont inspiré les machines volantes, des matériaux

copient la soie de l'araignée... On pourrait ainsi allonger

la liste à l'infini.

S'inspirer de la nature pour soigner, pour améliorer les

conditions de vie, on ne peut qu'y être favorable. Jouer

les apprentis-sorciers en pensant améliorer la nature

conduit par contre aux pires catastrophes.

3 juillet

jeudi 25 juin 2026

hollandjce b26


                                               


     La Hollande  n° 2


                                 

Alphen  au bord du Rhin

                          


 J’avais une vingtaine d’années quand j’ai découvert les Pays-Bas. Le pays n’étant pas très étendu, un séjour de dix jours avait été suffisant pour que j’en aie une idée assez juste.

   Si l’expression « terre de contrastes » est un peu galvaudée, elle résume cependant ma première impression. J’avais été frappé par la modernité d’une ville comme Rotterdam qui, au milieu des années 1960, avec ses hauts bâtiments et ses parkings au-dessus des magasins avait déjà l’aspect d’une ville du futur et à quelques kilomètres de là, il y avait les vastes plaines calmes, des petites villes telles que Volendam, la presqu’île de Marken avec  ses vieux marins qui fumaient la pipe, assis sur un banc en regardant la mer et ses vieilles femmes ridées avançant sur les quais toutes vêtues de noir. 

 Dans ces paysages, le temps semblait s’être arrêté depuis des siècles.

 

   Au fil des années, j’ai vu dans ce pays la modernité prendre le pas sur le passé. Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.



   Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud,  les vertus de la lenteur.

  Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.

 

 

  

Sur de nombreux thèmes (l’environnement, l’architecture, la lutte contre les inondations, la cause animale…), ce pays montre qu’il est tourné vers le futur.

Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.

    Près des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud,  les vertus de la lenteur.

  Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.

 

 

  

jeudi 18 juin 2026

les pays bas bjc26

 

                                        


   La Hollande n° 1


                                 


                                                              


 J’avais une vingtaine d’années quand j’ai découvert les Pays-Bas. Le pays n’étant pas très étendu, un séjour de dix jours avait été suffisant pour que j’en aie une idée assez juste.

   Si l’expression « terre de contrastes » est un peu galvaudée, elle résume cependant ma première impression. J’avais été frappé par la modernité d’une ville comme Rotterdam qui, au milieu des années 1960, avec ses hauts bâtiments et ses parkings au-dessus des magasins avait déjà l’aspect d’une ville du futur et à quelques kilomètres de là, il y avait les vastes plaines calmes, des petites villes telles que Volendam, la presqu’île de Marken avec  ses vieux marins qui fumaient la pipe, assis sur un banc en regardant la mer et ses vieilles femmes ridées avançant sur les quais toutes vêtues de noir. 

 Dans ces paysages, le temps semblait s’être arrêté depuis des siècles.

 

   Au fil des années, j’ai vu dans ce pays la modernité prendre le pas sur le passé. Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.



   Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud,  les vertus de la lenteur.

  Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.

 

 

   Il y a une quarantaine d’années, ma femme et moi avions donné dans plusieurs communes du Boulonnais une conférence dont le titre était : « Les Pays-Bas, un exemple à suivre? ».

Aujourd’hui encore, sur de nombreux thèmes (l’environnement, l’architecture, la lutte contre les inondations, la cause animale…), ce pays montre qu’il est tourné vers le futur.

Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.

   Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud,  les vertus de la lenteur.

  Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.

 

 

  

jeudi 11 juin 2026

le lézard bvc26

 


                                                             

                                                         B.J.C

                         Le lézard

 Comment parler du lézard, petit animal somme toute banal qui laisse indifférent beaucoup de gens, contrairement au crocodile que les hommes craignent ou au varan à la taille monstrueuse ?  Francis Ponge écrivait qu'il ne faut pas  décrire la réalité, ce qui est la tâche du scientifique, mais la faire apparaître, ce qui est l’objectif du poète. Écoutons ses conseils.

 

   Un  après-midi de juin, assis sur la terrasse d’un bungalow offrant une vue superbe sur la montagne, je rêvassais au soleil lorsque la petite bête a surgi d’un chemin caillouteux et a entrepris de grimper sur la terrasse.

   Pour un homme du Nord, la rencontre d’un lézard n’est pas un événement anodin. Ce petit reptile lui inspire la sympathie car il est le signe de vacances ensoleillées et chaudes. Mais il est plus que cela : dès que vous l’apercevez, sa manière de progresser sur le sol, les écailles qui recouvrent son corps, vous délivrent un message. Elles vous rappellent ses ancêtres qui peuplaient la planète au temps lointain où rien ne garantissait que l’espèce humaine verrait le jour des millions d’années plus tard, ce qui est suffisant pour imposer le respect.

   Je regardais donc le lézard, animal discret et prudent, avancer sur une planche. Sa progression était chaotique,  il faisait quelques pas avant de s’immobiliser — réfléchissait-il aux éventuels dangers qui le menaçaient avant de décider d’aller plus loin ? — puis reprenait son cheminement hésitant. 

   Et soudain il disparut pour rejoindre un amas de vieilles pierres et de feuilles séchées qui abritait maintes bestioles dont il ferait son repas, m’abandonnant à la rêverie qu’il contribuait à entretenir.

 

 

jeudi 4 juin 2026

le paon bjc26

 

                                Les Animaux : le paon 




          Comme  beaucoup d’auteurs qui décrivent des animaux, Jules Renard, dans un portrait du paon,  est tombé dans le piège de l’anthropomorphisme et, à vrai dire, ses comparaisons avec « le prince indien » et le « pas officiel » du paon ne sont pas très heureuses.
   Comme d’autres animaux, le crapaud par exemple que certains n’aiment pas parce qu’il serait laid, le paon est victime de préjugés : il serait le symbole de l’orgueil. 
- Pourquoi cette croyance ?
- Parce qu’on lui reproche sa beauté.

   Il faut dire qu'il déploie ses plumes de la queue, pour «faire la roue».  Le paon offre un spectacle impressionnant et il n’est pas étonnant que cette arme de séduction que la nature lui a donnée produise son effet sur la paonne en quête d’un compagnon. C’est bien le seul avantage qu’il tire de cette particularité qui est aussi un handicap : ces plumes magnifiques le mettent à la merci des prédateurs et son agilité en pâtit.
   
   Quand, en plus, le paon se distingue par la blancheur parfaite de son plumage, l’être humain ne sait que dire; alors il appuie  sur le déclencheur de l’appareil photo pour fixer l’instant de la rencontre. 

   


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