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samedi 19 septembre 2026

 La vieille dame sur un banc


Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.

Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.

Sa chevelure est bleutée. 

Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.

Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.


On admirait son corps quand elle était modèle.


 La vieille dame sur un banc


Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.

Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.

Sa chevelure est bleutée. 

Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.

Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.


On admirait son corps quand elle était modèle.


mercredi 2 septembre 2026

Le soleil

 

La mer est devant toi et le bouillonnement des mots t' emporte malgré toi.

puis bientôt à la mer.

Comme un bon artisan tu  tisses le poème.

La mer est ta complice.

Pénètre ses secrets

la texture du sable

le poli du galet

*


ô mer grise des jours de brume

mer verte des matins d' été !

Je pleure pour ces gens pressés qui ne t' ont jamais vue,

pour ceux qui s' ennuient 

dans leurs tours de béton,

pour ceux qui s' enferment dans des prisons 

qu' eux-mêmes ont  construites,

pour ceux qui ne te verront plus

telle que tu étais jadis.



  *

Comprendre la mer, c' est vouloir être libre.

Je pleure pour ceux qui ne verront jamais la beauté du soleil

qui s' élève  à midi sur la mer,

pour ceux qui n' entendent  pas la musique des vagues,

la chanson du vent sur la dune.


Eclate soleil

Laisse monter en moi le feu.

Joie ivresse explosion

C' est l' embrasement du soleil à son zénith.

Eclate soleil

Fais éclater les mots

et lance au monde un chant

d' amour,  de liberté !

                                                         




mercredi 26 août 2026

👥😅 


      1.

 Mille images du passé jaillissent de ma mémoire.

Un enfant parcourt la campagne avec son grand-père. Un président est assassiné. Une étrangère sur une plage. La naissance d'un fils et puis d'un second. De jeunes femmes belles meurent au printemps comme des héroïnes de Jan Wolkers.

Images confuses ressurgies de l'enfance, images récentes que le temps n'a pas encore déformées.

Qu'on ne s'y trompe pas. Je ne me tourne pas vers elles par nostalgie, par goût exclusif des souvenirs.

Il faut vivre l'instant présent.

Je vais vers elles comme on va vers la source.

Pour y trouver un art de vivre. 


                        *****

               poésie :                           


mercredi 19 août 2026

Un regard sur le monde

 

              Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron  

Tous les mercredis vous aurez :

- une poésie

- un billet


Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août



Le silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2025

****

                          Les Éléphants



L'éléphant et l'art de l'éléphant d'Asie sculpté dans le  bois   

Lorsque j’étais enfant, comme beaucoup de jeunes, certains animaux vivant dans des contrées lointaines, me fascinaient : l’éléphant, la girafe au cou démesuré, le lion majestueux, le chimpanzé au regard profond.
L’éléphant était celui qui m’impressionnait le plus, non seulement à cause de sa taille - plus de trois mètres au garrot - et de son poids ( à 7 ou 8 ans, on a du mal à apprécier ce que représente une masse de 5 à  6 tonnes)  mais aussi à cause de cette trompe curieuse qui faisait sa particularité.

Je n’ai jamais imaginé un éléphant heureux ailleurs que dans la savane ou la forêt.
Le spectacle de l’éléphant qu'on dresse pour le cirque et qu’on oblige à faire des gestes contraires à sa nature pour plaire à un public m’a toujours offusqué.

J’appris plus tard que l'éléphant a une très bonne mémoire et que son intelligence peut être comparée à celle des hominidés ( il a conscience de lui-même), qu’il est aussi un symbole de sagesse dans la culture asiatique, ce qui n’est pas étonnant : on imagine pas ce mammifère imposant s’agiter de colère ; il représente  la force tranquille.


 

           


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