n° 6 : Les brebis
Je séjournais à Diever, dans le parc national Drents-Friese, aux Pays-Bas. De la terrasse de ma chambre d'hôtel, je regardais les brebis et leurs petits qui, à cet instant, étaient allongés sur l'herbe. Voulant les photographier, je m'étais approché d'eux, ce qu’ils n’apprécièrent pas. Aussitôt, je vis déguerpir une dizaine de brebis et les agneaux – de couleur noire – les suivirent, chacun d'eux se serrant près de leur mère.
De cette scène je tire deux leçons. En regardant ces brebis vivant dans un immense pré, on pourrait se dire : « Voilà des animaux heureux ! » C’est vrai qu’ils ont à leur disposition un grand espace qui leur permet de gambader à leur aise, ce qui n’est pas le cas de nombreux animaux d’élevage qu'on enferme dans des conditions déplorables.
Mais le médaillon jaune que les brebis portent au cou indique ce que sera leur sort : dans quelque temps elles partiront vers un abattoir. Une mort programmée alors qu’elles auraient pu vivre bien des années encore. L'antispéciste ne peut accepter cette mort prématurée.
Une autre chose m’a frappé, c’est l'attachement réciproque que se portent l'agneau et la. mère. Toute la journée, les brebis veillent sur leur petit comme le fait une femme.
Arracher peu de temps après sa naissance un bébé à sa mère, comme cela se produit dans les élevages industriels, est un acte de cruauté.
La vache, le mouton, le cochon, le poulet…que les enfants regardent avec tendresse ne sont pas des produits alimentaires, ce sont des êtres vivants, intelligents et sensibles.



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