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mercredi 5 août 2026

 Le billet :  Amsterdam ! 



                                        
 Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).

Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.



                    Le poème :

  AMSTERDAM

Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.

La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -

Mais  le beau sourire 
de la femme qui passe
est aussi troublant 
qu'un tableau de Vermeer

    Le billet et le poème sont de Bernard-Jean CARON


                                              

silense des monts

 

                                     Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron  

Tous les mercredis vous aurez :

- une poésie

- un billet


Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août



Le silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2025

****

                          Les Éléphants



L'éléphant et l'art de l'éléphant d'Asie sculpté dans le  bois   

Lorsque j’étais enfant, comme beaucoup de jeunes, certains animaux vivant dans des contrées lointaines, me fascinaient : l’éléphant, la girafe au cou démesuré, le lion majestueux, le chimpanzé au regard profond.
L’éléphant était celui qui m’impressionnait le plus, non seulement à cause de sa taille - plus de trois mètres au garrot - et de son poids ( à 7 ou 8 ans, on a du mal à apprécier ce que représente une masse de 5 à  6 tonnes)  mais aussi à cause de cette trompe curieuse qui faisait sa particularité.

Je n’ai jamais imaginé un éléphant heureux ailleurs que dans la savane ou la forêt.
Le spectacle de l’éléphant qu'on dresse pour le cirque et qu’on oblige à faire des gestes contraires à sa nature pour plaire à un public m’a toujours offusqué.

J’appris plus tard que l'éléphant a une très bonne mémoire et que son intelligence peut être comparée à celle des hominidés ( il a conscience de lui-même), qu’il est aussi un symbole de sagesse dans la culture asiatique, ce qui n’est pas étonnant : on imagine pas ce mammifère imposant s’agiter de colère ; il représente  la force tranquille.


 

           

      

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                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *


 





                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *

dimanche 2 août 2026

 84


                Les écoliers ( années 50)


Sur les trottoirs les écoliers

traînaient gaiement leurs vieux souliers.

Ils allaient rêvant du Far-West

et d'ascensions de l'Everest.


Et le jeudi par les chemins

de leur voix frêle de gamins

ils chantaient les joies de l'enfance.

C'était le temps de l'insouciance.

                          *

Les années ont passé. Ils n'ont pas oublié 

le tableau noir, l'odeur de la craie, l'encrier,

et  le maître d'école, un homme chaleureux

qui voulait que  ses élèves fussent heureux.

1990


au silence des monts

 

au silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2026




mercredi 22 juillet 2026

l'animal et l'homme bjc26

 

                              Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron



                      le 22 juillet 2026
    
   
   D’un point de vue théorique, ce nom utilisé pour désigner un défenseur de la condition animale n’a ni la clarté ni la force du mot antispéciste. Comme l’a dit Jacques Derrida dans L’animal que donc je suis, « quand on dit au singulier et sans plus “L'Animal”, en prétendant désigner ainsi tout vivant qui ne serait pas l'homme […], eh bien, chaque fois, ce “on” dit une bêtise »
C’est en effet continuer d’établir une frontière entre l’homme et les autres êtres vivants, c’est oublier que l’homme appartient lui aussi au règne animal.
                         
La cause animale ne se limite pas à la défense des animaux de compagnie et d'élevage, qui souffrent et sont tués par des humains.
   
                           Le silence des monts


Dans le silence des monts  
il attend l'oiseau noir  
qui  chaque soir paraît
ailes  grandes ouvertes 
à l'orée des nuages
- spectacle féerique -

                  *
Et au bord du sentier
entre les hautes herbes
les grandes digitales
se balancent au vent.      
Émus les yeux insatiables de l'homme
                          
                    

                               

dimanche 12 juillet 2026

allemagne 7 villes

                                            

                       Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron

                          


                          Voyages en Allemagne

                                       

Il faut de multiples séjours dans un pays pour prétendre le connaître. Après une dizaine de voyages en Allemagne, faits dans des circonstances différentes (en tant que vacancier, de responsable d’association et dans le cadre de voyages d’étude), je me suis fait une certaine idée de ce pays, une idée partielle qui me suffit cependant pour dire que le voyageur prendra plaisir à voir les paysages variés de l’Allemagne, ses montagnes, ses forêts, ses plages, ses plaines, ses grands fleuves - en particulier le Danube et le Rhin – ainsi que de nombreuses villes accueillantes.



J’ai découvert la Forêt-Noire à l’âge de dix ans. Dans mes souvenirs lointains, il reste peu de choses : le pont ferroviaire de Kehl passant au-dessus du Rhin et quelques promenades dans la forêt.

Adolescent, j’ai séjourné dans un camp de vacances pendant un mois sur l’île de Sylt, située tout au Nord de l’Allemagne. Nous étions une cinquantaine de jeunes Allemands et Français. Malgré la barrière de la langue et avec l’aide d’un professeur nous avions des discussions intéressantes. Nous nous sentions Européens.

Quelques années plus tard, je me suis rendu à Zweibrücken, ville du land de Rhénanie – Palatinat. J’ai surtout retenu de ce séjour l’accueil chaleureux que j’y ai reçu.

J’ai aimé Cologne où j’ai retrouvé le Rhin qui poursuivait son chemin vers la Hollande et la Mer du Nord. Sa cathédrale mérite une visite.

À Aix-la Chapelle, où je me rendais pour visiter une usine fabriquant du matériel ferroviaire, j’ai découvert une ville chargée d’histoire qui rappelle aux Allemands, aux Belges et aux Français leur passé commun.

Monschau, sous la neige pendant les fêtes de fin d’année m’a laissé un agréable souvenir. Cette ville proche des Ardennes belges fut un temps française (Montjoie) ; avec ses maisons à colombage et au toit d’ardoise elle a le charme des vieilles villes.


Poème

                                      


ROUGE

Oh ! les couleurs de l'automne qui toujours nous étonnent !                

Tandis que résiste le vert, des taches jaunes et rousses

parsèment le sol

et peu à peu le rouge égaye la nature.

                          *

Rouge vermillon des feuilles de l'érable,

rouge pourpre de la digitale des prés,

rouge vif des coquelicots de l'oubli et des rêves, 

rouge sauvage des fleurs des chemins  

qu'un soleil doux caresse, 

rouge vermeil  des fruits mûrs 

des jardins et des bois 

qui tente les oiseaux  !

                      *

Humain, oublie le rouge de la colère 

et du sang qui coule dans les guerres.

Écoute  la nature !

Le rouge  de l'automne,

c'est celui de l'amour,

du plaisir, de la joie!



 




   




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