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jeudi 19 mars 2026

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                            n° 6  :     Les brebis

 Je séjournais à Diever, dans le parc national Drents-Friese, aux Pays-Bas.  De la terrasse de ma chambre d'hôtel, je regardais les brebis et leurs petits qui, à cet instant, étaient allongés sur l'herbe. Voulant les photographier, je m'étais approché d'eux, ce qu’ils n’apprécièrent pas. Aussitôt, je vis déguerpir une dizaine de brebis et les agneaux – de couleur noire – les suivirent, chacun d'eux se serrant près de leur mère.

 

    De cette scène je tire deux leçons. En regardant ces brebis vivant dans un immense pré, on pourrait se dire : « Voilà des animaux heureux ! »   C’est vrai qu’ils ont à leur disposition un grand espace qui leur permet de gambader à leur aise, ce qui n’est pas le cas de nombreux animaux d’élevage qu'on enferme  dans des conditions  déplorables. 

   Mais le médaillon jaune que les brebis portent au cou indique ce que sera leur sort : dans quelque temps elles partiront vers un abattoir. Une mort programmée alors qu’elles auraient pu vivre bien des années encore. L'antispéciste ne peut accepter cette mort prématurée.

   Une autre chose m’a frappé, c’est l'attachement réciproque que se portent l'agneau et la. mère. Toute la journée, les brebis veillent sur leur petit comme le fait une femme.

   Arracher peu de temps après sa naissance un bébé à sa mère, comme cela se produit dans les élevages industriels, est un acte de cruauté.

   La vache, le mouton, le cochon, le poulet…que les enfants regardent avec tendresse ne sont pas des produits alimentaires, ce sont des êtres vivants, intelligents et sensibles.  

jeudi 12 mars 2026

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                                       n°5 :     Le chien


Parmi la grande diversité des animaux, le chien fait partie de ceux qui ont la chance d’être choyés. Sauf s’il se retrouve chez des gens irresponsables qui l’abandonneront  quand ils partiront en vacances ou chez des brutes qui le frapperont ou encore s’il naît dans un des rares pays où l’on tue les chiens pour les manger, une douce vie l’attend.

Le chien fait partie de la famille. On est heureux de le promener tous les jours. On est attentif à sa santé et on l’emmène chez le vétérinaire à la moindre alerte. 



   J’ai eu, à des époques différentes, trois chiens. Dans les années 1960, je débutais dans l’enseignement et on m’avait offert un jeune chien au poil noir que j’avais appelé Pato. C’est lui qui m’a fait comprendre que le chien est un animal étonnant, plein de mystère. L’école où j’enseignais était à trois kilomètres de ma maison. 

 Un jour, à la fin des cours du matin, alors que j’accompagnais les élèves vers la sortie, qui vois-je sur le trottoir ?

- Mon chien qui m’attendait !

Le plus surprenant, c’est qu’il n’était jamais venu auparavant jusqu’à cette école.

Comment avait-il réussi à venir jusqu’à moi ?  Je ne l’ai jamais compris.

À‭ cette époque, les téléphones portables n’existaient pas encore. Quand je partais en vacances, je donnais des nouvelles en envoyant une carte postale. C’est mon chien qui annonçait mon retour à mes parents. Ce jour-là, en effet, il se tenait une bonne partie de la journée sur le rebord de la fenêtre, guettant mon arrivée !

Par quel phénomène mystérieux pressentait-il mon retour ? Cette capacité qu'ont certains animaux non humains est étonnante.

‭  Pato était un chien joyeux et fantasque. Un jour, il a quitté la maison et on ne l’a jamais revu. J’ai attendu quinze  ans avant d’accueillir à nouveau un chien.


jeudi 5 mars 2026

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N° 4 : Le chat


Jean Cocteau le disait avec humour :
« Si je préfère les chats aux chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier.»

On réussit à dresser les chiens, le chat, animal domestique qui accepte la compagnie des humains et aime communiquer avec eux, ne se laisse pas dompter. S’il vient vers vous quand vous l’appelez c’est parce qu’il le veut bien et c’est pour vous faire plaisir.


Baudelaire a très bien décrit ce qu’il ressentait en voyant  le regard du chat:
« Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.»


    L’idée d’acheter un chat m'a toujours offusqué. Pendant près de vingt ans, il y a eu deux chats dans notre maison:  le premier, Charlie, et la deuxième, Mona que nous avons accueillie sept ans plus tard. Tous deux étaient des chatons abandonnés. 

Au cours de ces années, j’ai pu observer les signes de tendresse qu’ils nous ont donnés, les gestes d’entraide dont l’un et l’autre étaient capables, les preuves de leur intelligence, la douleur  de la plus jeune quand l’aîné est mort (pendant plus d’une semaine elle mangeait à peine). Chacun avait son caractère, ses habitudes.


   « La nuit est venue. Allongés près de moi sur le canapé, mes deux chats somnolent, plongés dans des rêves impénétrables.» 

Aujourd’hui qu'ils ne sont plus là, ils restent présents dans mes souvenirs.

jeudi 26 février 2026

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                                             Les animaux                                        



n°3 : Le cheval


   J’ai connu l’époque où les chevaux faisaient partie de notre quotidien.  On les voyait dans les champs tirant une charrue. Les charrettes remplies de sacs ou de bidons traversaient les villages et les villes.

    Au début des années 1950, je passais mes vacances chez un -oncle qui possédait  une petite ferme avec un champ. Il y avait là un cheval, quelques vaches, des poules et des canards. Un second champ, situé au bord d’un bois, se trouvait à deux kilomètres de là. Tous les jours, assis sur une charrette nous partions vers ce champ.  C’est en charrette que je me suis rendu pour la première fois à Hesdin, petite ville du Pas-de-Calais où est né l’abbé Prévost, l’auteur de Manon Lescaut. Mon oncle venait  y vendre ses produits. .

    Au milieu des années 1960, je séjournais quelques jours en Camargue. Les chevaux que j’avais vu courir gracieusement en groupe dans l’eau m’avaient impressionné. Cette image gravée dans ma mémoire est le symbole de la liberté.

    En 1970, dans la banlieue de La Haye, chaque matin le laitier passait avec son cheval. Dans un pays où les villes faisaient penser à l’Amérique, cette scène semblait anachronique. Quelques années plus tard, le laitier avait choisi de faire sa tournée en voiture et le cheval qui vivait sa retraite dans un pré semblait s’ennuyer.    


Et puis, en novembre 1993, alors que Cracovie était sous la neige, quel ne fut pas mon étonnement quand j’aperçus dans le centre-ville  des chariots rudimentaires tirés par des chevaux ! C’était là un des derniers signes du passé. Deux ou trois ans plus tard, les tramways sillonnaient la ville. La Pologne était entrée dans le monde moderne.

 

   On a l’habitude de dire que le cheval est le meilleur ami de l’homme.  C’est un ami qui, depuis les temps préhistoriques, a rendu beaucoup de services aux humains. Il a été employé aux travaux agricoles, il a tiré des charrettes lourdes puis transporté des voyageurs. L’homme l’a utilisé, exploité, dans les circonstances les plus diverses, sur les champs de bataille où des millions d’entre eux sont morts, dans les mines de charbon où il partageait la vie rude des mineurs.

   De nos jours cette exploitation a pris d’autres formes. Le cheval est élevé pour les loisirs. On en voit dans les cirques, dans les clubs hippiques,  dans les compétitions sportives et – ce qui reste incompréhensible – il reste un animal de boucherie.   

De nombreux chevaux n'ont pas la chance de connaître une retraite heureuse.

 


jeudi 19 février 2026

animaux n°2

 

                            Les Animaux

                           


         


            

                   n°2 :   les droits des animaux

La défense des droits de l’animal n’est pas une priorité pour bon nombre de personnes. C’est pourtant une exigence, car la barbarie est inexcusable.

Dans la civilisation occidentale, pendant des siècles, les hommes ont fait souffrir des bêtes en pensant qu’elles n’avaient aucune sensibilité.
Descartes, que nos professeurs nous avaient présenté comme un grand penseur, a contribué à cette hérésie en développant son idée d’ « animal-machine ».
La société contemporaine n’a plus l’excuse de l’ignorance ; chacun sait aujourd’hui qu’un animal souffre, tout comme un être humain.      Mais le souci du profit maximum l’emporte sur la raison et l’éthique. L’essentiel pour l’élevage industriel étant de gagner le plus possible d’argent dans les délais les plus rapides, il  s’est organisé en conséquence, en réduisant les coûts, au mépris du respect des droits des animaux. 

Les exemples ne manquent pas. J’en prendrai un seul pour illustrer mon propos : la production des œufs.
Voilà un aliment courant, utilisé sous différentes formes, consommé par beaucoup d’entre nous, y compris par les végétariens.
Dans des conditions normales, une poule vit au rythme du soleil. Elle marche, court, picore, cherche sa nourriture dans la terre, de l’aube au crépuscule. Elle fait des nids, se met à l’écart pour pondre. Elle peut vivre une dizaine d’années.
Dans un élevage industriel, la poule, sélectionnée génétiquement pour produire beaucoup d’œufs, vit dans un espace confiné, sans voir la lumière du soleil. Les cages, disposées sur plusieurs étages, contiennent généralement 5 poules, chacune vivant dans 450 centimètres carrés ( à titre de comparaison, une feuille 21x27 fait 567 cm2.) Le sol grillagé blesse les pattes, les poules ne pouvant se retirer pour pondre deviennent agressives. Au bout d’un an, quand la production d’œufs commence à baisser, elles sont abattues.
Ce n’est pas la nouvelle législation européenne qui changera la situation : la surface réservée à chaque animal augmentera de quelques centimètres carrés seulement !

En tant que consommateurs responsables, nous ne pouvons nous contenter de dénoncer ces pratiques. Refuser de consommer les œufs  provenant d’un élevage industriel est la seule réponse possible.



jeudi 12 février 2026

les animaux n°1bjc

 

                                         

           

                     Les Animaux

                              



    n° 1 :  Ils aimaient les animaux

                                                                   

Les animaux sont très présents dans la littérature et pas seulement dans les livres destinés à la jeunesse. Certains offrent des descriptions à la précision scientifique et des observations intéressantes sur le comportement animal. C’est le cas des  ouvrages de Buffon (1707-1788) dont l’Histoire naturelle compte une quarantaine de volumes ainsi que les Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre (1823-1915) qui regroupent dix volumes. On regrettera cependant que cet auteur ait nié la théorie de l'évolution. 

 
  Des romanciers ont également mis en scène des animaux en montrant l’attachement qu’ils leur portaient. Dans L’Appel de la forêt et dans Croc-Blanc, Jack London prend le parti du chien Buck et du chien-loup en dénonçant le comportement de certains hommes.  L’héroïne de La Chatte, livre écrit par Colette, est Saha, une chatte de la race des chartreux qui rend jalouse la jeune femme de son maître. Jules Renard dont le talent n’est pas assez reconnu a dressé dans ses Histoires naturelles de jolis portraits d’animaux de toutes sortes. S’éloignant du style scientifique, il glisse ici et là des images poétiques et des traits d’humour.

  

   Bien avant les travaux des éthologues qui ont prouvé l’intelligence et la sensibilité des animaux non humains, Voltaire avait compris ce qu’est un animal. Il écrivait en 1764 dans son Dictionnaire philosophique :  « Quelle pitié, quelle pauvreté, d’avoir dit que les animaux sont des machines privées de connaissances et de sentiments, qui font toujours leurs opérations de la même manière, qui n’apprennent rien, ne perfectionnent rien, etc… ! »  Et son empathie pour les animaux ne se limitait pas à ceux qui sont proches de l’homme, il saluait l’intelligence de l’oiseau qui fa it son nid, celle du serin qui répète un air qu’il vient d’entendre…

Il y en a bien d'autre : Victor Hugo, Georges Brassens, Jane Goodall , Colette, etc...

  

jeudi 5 février 2026

l'homme se trompe n°5bjc

 

                                          



                            La Nature

         

              n° 5 :   Quand l'homme se  trompe         


Depuis des millénaires, malgré les progrès de la science, l'homme a vécu dans l'erreur. Il a cru que la Terre était plate, que les animaux étaient insensibles à la douleur, on s'est trompé sur l'âge de la Terre, sur la date d'apparition des premiers hommes, on a longtemps ignoré l'évolution des espèces (certains nient encore de nos jours les travaux de Darwin).

  Nous avons encore beaucoup à apprendre sur l'univers, sur le monde animal et végétal. Le corps humain et le cerveau en particulier n'ont pas dévoilé tous leurs secrets.

 Par exemple, le développement de l'enfant est toujours l'objet de questionnements : à partir de quel âge un bébé a-t-il une conscience visuelle ? Quand est-il capable de se rappeler ce qu'il a vu ? Des travaux démontrent qu'à partir de cinq mois, des bébés ont cette faculté, ce qui contredit ce qu'on croyait jusqu'à maintenant.

 

 Développer sans cesse les connaissances, en ayant toujours en mémoire le principe de Rabelais (Science sans conscience...) pour aller vers un véritable progrès, est l’un des objectifs à atteindre au cours de ce siècle. 



 

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