1990
Un regard sur le monde
1990
La Hollande n° 2
J’avais une vingtaine d’années quand j’ai découvert les Pays-Bas. Le pays n’étant pas très étendu, un séjour de dix jours avait été suffisant pour que j’en aie une idée assez juste.
Si l’expression « terre de contrastes » est un peu galvaudée, elle résume cependant ma première impression. J’avais été frappé par la modernité d’une ville comme Rotterdam qui, au milieu des années 1960, avec ses hauts bâtiments et ses parkings au-dessus des magasins avait déjà l’aspect d’une ville du futur et à quelques kilomètres de là, il y avait les vastes plaines calmes, des petites villes telles que Volendam, la presqu’île de Marken avec ses vieux marins qui fumaient la pipe, assis sur un banc en regardant la mer et ses vieilles femmes ridées avançant sur les quais toutes vêtues de noir.
Dans ces paysages, le temps semblait s’être arrêté depuis des siècles.
Au fil des années, j’ai vu dans ce pays la modernité prendre le pas sur le passé. Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.
Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud, les vertus de la lenteur.
Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.
Sur de nombreux thèmes (l’environnement, l’architecture, la lutte contre les inondations, la cause animale…), ce pays montre qu’il est tourné vers le futur.
Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.
Près des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud, les vertus de la lenteur.
Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.
La Hollande n° 1
J’avais une vingtaine d’années quand j’ai découvert les Pays-Bas. Le pays n’étant pas très étendu, un séjour de dix jours avait été suffisant pour que j’en aie une idée assez juste.
Si l’expression « terre de contrastes » est un peu galvaudée, elle résume cependant ma première impression. J’avais été frappé par la modernité d’une ville comme Rotterdam qui, au milieu des années 1960, avec ses hauts bâtiments et ses parkings au-dessus des magasins avait déjà l’aspect d’une ville du futur et à quelques kilomètres de là, il y avait les vastes plaines calmes, des petites villes telles que Volendam, la presqu’île de Marken avec ses vieux marins qui fumaient la pipe, assis sur un banc en regardant la mer et ses vieilles femmes ridées avançant sur les quais toutes vêtues de noir.
Dans ces paysages, le temps semblait s’être arrêté depuis des siècles.
Au fil des années, j’ai vu dans ce pays la modernité prendre le pas sur le passé. Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.
Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud, les vertus de la lenteur.
Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.
Il y a une quarantaine d’années, ma femme et moi avions donné dans plusieurs communes du Boulonnais une conférence dont le titre était : « Les Pays-Bas, un exemple à suivre? ».
Aujourd’hui encore, sur de nombreux thèmes (l’environnement, l’architecture, la lutte contre les inondations, la cause animale…), ce pays montre qu’il est tourné vers le futur.
Les immeubles gigantesques ont poussé, les autoroutes ont réduit les surfaces agricoles, la qualité de vie s’est malgré tout maintenue à un niveau élevé.
Aujourd’hui, à proximité des villes, on peut comme autrefois apprécier la douceur des campagnes, retrouver le charme des promenades en barque sur les canaux. On redécouvre alors, entre La Haye et Delft, au cœur de la Hollande du Sud, les vertus de la lenteur.
Absorbé par l’observation du paysage qui défile tranquillement, on oublie alors qu’au-dessus de notre tête, sur l’autoroute, des automobiles défilent sans arrêt.
B.J.C
Le lézard
Comment parler du lézard, petit animal somme toute banal qui laisse indifférent beaucoup de gens, contrairement au crocodile que les hommes craignent ou au varan à la taille monstrueuse ? Francis Ponge écrivait qu'il ne faut pas décrire la réalité, ce qui est la tâche du scientifique, mais la faire apparaître, ce qui est l’objectif du poète. Écoutons ses conseils.
Un après-midi de juin, assis sur la terrasse d’un bungalow offrant une vue superbe sur la montagne, je rêvassais au soleil lorsque la petite bête a surgi d’un chemin caillouteux et a entrepris de grimper sur la terrasse.
Pour un homme du Nord, la rencontre d’un lézard n’est pas un événement anodin. Ce petit reptile lui inspire la sympathie car il est le signe de vacances ensoleillées et chaudes. Mais il est plus que cela : dès que vous l’apercevez, sa manière de progresser sur le sol, les écailles qui recouvrent son corps, vous délivrent un message. Elles vous rappellent ses ancêtres qui peuplaient la planète au temps lointain où rien ne garantissait que l’espèce humaine verrait le jour des millions d’années plus tard, ce qui est suffisant pour imposer le respect.
Je regardais donc le lézard, animal discret et prudent, avancer sur une planche. Sa progression était chaotique, il faisait quelques pas avant de s’immobiliser — réfléchissait-il aux éventuels dangers qui le menaçaient avant de décider d’aller plus loin ? — puis reprenait son cheminement hésitant.
Et soudain il disparut pour rejoindre un amas de vieilles pierres et de feuilles séchées qui abritait maintes bestioles dont il ferait son repas, m’abandonnant à la rêverie qu’il contribuait à entretenir.
Les Animaux : le paon
I ll faut de multiples séjours dans un pays pour prétendre le connaître. Après une dizaine de voyages en Allemagne, faits dans des circonstances différentes (en tant que vacancier, de responsable d’association et dans le cadre de voyages d’étude), je me suis fait une certaine idée de ce pays, une idée partielle qui me suffit cependant pour dire que le voyageur prendra plaisir à voir les paysages variés del’Allemagne, ses montagnes, ses forêts, ses plages, ses plaines, ses grands fleuves - en particulier le Danube et le Rhin – ainsi que de nombreuses villes accueillantes. J’ai découvert la Forêt-Noire à l’âge de dix ans. Dans mes souvenirs lointains, il reste peu de choses : l le pont ferroviaire de Kehl passant au-dessus du Rhin et quelques promenades dans la forêt. Adolescent, j’ai séjourné dans un camp de vacances pendant un mois sur l’île de Sylt, située tout au Nord de l’Allemagne. Nous étions une cinquantaine de jeunes Allemands et Français. Malgré la barrière de la langue et avec l’aide d’un professeur nous avions des discussions intéressantes. Nous nous sentions Européens. Quelques années plus tard, je me suis rendu à Zweibrücken, ville du land de Rhénanie – Palatinat. J’ai surtout retenu de ce séjour l’accueil chaleureux que j’y ai reçu. J’ai aimé Cologne où j’ai retrouvé le Rhin qui poursuivait son chemin vers la Hollande et la Mer du Nord. Sa cathédrale mérite une visite. À Aix-la Chapelle, où je me rendais pour visiter une usine fabriquant du matériel ferroviaire, j’ai découvert une ville chargée d’histoire qui rappelle aux Allemands, aux Belges et aux Français leur passé commun. Monschau, sous la neige pendant les fêtes de fin d’année m’a laissé un agréable souvenir. Cette ville proche des Ardennes belges fut un temps française (Montjoie) ; avec ses maisons à colombage et au toit d’ardoise elle a le charme des vieilles villes. Au nord-ouest de l’Allemagne, se trouve Brême, avec son hôtel de ville et sa superbe cathédrale. Les statues de Charlemagne et de Roland brandissant son épée Durandal nous rappellent elles aussi les racines de l’Europe d’aujourd’hui. Proche de Brême, Bremerhaven qui constitue l’avant-port de celle-ci, est une ville dynamique. Ses bâtiments et son port lui donnent une image ultramoderne. |
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