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dimanche 2 août 2026

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                Les écoliers ( années 50)


Sur les trottoirs les écoliers

traînaient gaiement leurs vieux souliers.

Ils allaient rêvant du Far-West

et d'ascensions de l'Everest.


Et le jeudi par les chemins

de leur voix frêle de gamins

ils chantaient les joies de l'enfance.

C'était le temps de l'insouciance.

                          *

Les années ont passé. Ils n'ont pas oublié 

le tableau noir, l'odeur de la craie, l'encrier,

et  le maître d'école, un homme chaleureux

qui voulait que  ses élèves fussent heureux.

1990


au silence des monts

 

au silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2026




mercredi 22 juillet 2026

l'animal et l'homme bjc26

 

                              Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron



                      le 22 juillet 2026
    
   
   D’un point de vue théorique, ce nom utilisé pour désigner un défenseur de la condition animale n’a ni la clarté ni la force du mot antispéciste. Comme l’a dit Jacques Derrida dans L’animal que donc je suis, « quand on dit au singulier et sans plus “L'Animal”, en prétendant désigner ainsi tout vivant qui ne serait pas l'homme […], eh bien, chaque fois, ce “on” dit une bêtise »
C’est en effet continuer d’établir une frontière entre l’homme et les autres êtres vivants, c’est oublier que l’homme appartient lui aussi au règne animal.
                         
La cause animale ne se limite pas à la défense des animaux de compagnie et d'élevage, qui souffrent et sont tués par des humains.
   
                           Le silence des monts


Dans le silence des monts  
il attend l'oiseau noir  
qui  chaque soir paraît
ailes  grandes ouvertes 
à l'orée des nuages
- spectacle féerique -

                  *
Et au bord du sentier
entre les hautes herbes
les grandes digitales
se balancent au vent.      
Émus les yeux insatiables de l'homme
                          
                    

                               

dimanche 12 juillet 2026

allemagne 7 villes

                                            

                       Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron

                          


                          Voyages en Allemagne

                                       

Il faut de multiples séjours dans un pays pour prétendre le connaître. Après une dizaine de voyages en Allemagne, faits dans des circonstances différentes (en tant que vacancier, de responsable d’association et dans le cadre de voyages d’étude), je me suis fait une certaine idée de ce pays, une idée partielle qui me suffit cependant pour dire que le voyageur prendra plaisir à voir les paysages variés de l’Allemagne, ses montagnes, ses forêts, ses plages, ses plaines, ses grands fleuves - en particulier le Danube et le Rhin – ainsi que de nombreuses villes accueillantes.



J’ai découvert la Forêt-Noire à l’âge de dix ans. Dans mes souvenirs lointains, il reste peu de choses : le pont ferroviaire de Kehl passant au-dessus du Rhin et quelques promenades dans la forêt.

Adolescent, j’ai séjourné dans un camp de vacances pendant un mois sur l’île de Sylt, située tout au Nord de l’Allemagne. Nous étions une cinquantaine de jeunes Allemands et Français. Malgré la barrière de la langue et avec l’aide d’un professeur nous avions des discussions intéressantes. Nous nous sentions Européens.

Quelques années plus tard, je me suis rendu à Zweibrücken, ville du land de Rhénanie – Palatinat. J’ai surtout retenu de ce séjour l’accueil chaleureux que j’y ai reçu.

J’ai aimé Cologne où j’ai retrouvé le Rhin qui poursuivait son chemin vers la Hollande et la Mer du Nord. Sa cathédrale mérite une visite.

À Aix-la Chapelle, où je me rendais pour visiter une usine fabriquant du matériel ferroviaire, j’ai découvert une ville chargée d’histoire qui rappelle aux Allemands, aux Belges et aux Français leur passé commun.

Monschau, sous la neige pendant les fêtes de fin d’année m’a laissé un agréable souvenir. Cette ville proche des Ardennes belges fut un temps française (Montjoie) ; avec ses maisons à colombage et au toit d’ardoise elle a le charme des vieilles villes.


Poème

                                      


ROUGE

Oh ! les couleurs de l'automne qui toujours nous étonnent !                

Tandis que résiste le vert, des taches jaunes et rousses

parsèment le sol

et peu à peu le rouge égaye la nature.

                          *

Rouge vermillon des feuilles de l'érable,

rouge pourpre de la digitale des prés,

rouge vif des coquelicots de l'oubli et des rêves, 

rouge sauvage des fleurs des chemins  

qu'un soleil doux caresse, 

rouge vermeil  des fruits mûrs 

des jardins et des bois 

qui tente les oiseaux  !

                      *

Humain, oublie le rouge de la colère 

et du sang qui coule dans les guerres.

Écoute  la nature !

Le rouge  de l'automne,

c'est celui de l'amour,

du plaisir, de la joie!



 




   




samedi 11 juillet 2026

paysages bjc26


                                            Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron




 La qualité des paysages est l’un des critères qui interviennent dans le choix d’un voyage. Chacun de nous a en tête des paysages familiers ou exceptionnels  qu'il a appréciés pour leur beauté, leur rareté ou leur grandeur impressionnante. D’autres lieux qu’on a aperçus dans un magazine, un livre ou sur un écran peuvent donner l’envie d’aller sur place pour profiter du spectacle qu’ils offrent.

   Personnellement je pourrais citer quelques  paysages que j’ai beaucoup aimés : le volcan du Teide, sur l’île de Tenerife, à cause de sa flore riche qui change selon l'altitude à laquelle on se trouve, les chutes du Niagara impressionnantes par leur taille et le bruit permanent des remous de l'eau, la vue sur l'Etna et les odeurs mêlées de soufre et de fleurs, mais aussi les vastes plaines de Hollande et l’alignement des moulins de Kinderdijk, la côte bretonne, les caps de la Côte d'Opale avec leur odeur d'algues et d'iode et les picotements de la bruine ou du vent sur le visage...

  Un paysage ne se regarde pas seulement, il s'adresse à tous les sens : on le regarde, on l’écoute et on le sent.

   Longtemps considéré comme un objet d'études pour les géographes qui mettaient en avant la notion de territoire, d'environnement naturel modifié par l'homme, le paysage a vu sa définition évoluer à partir des années 1970, en prenant en compte sa complexité. Cette approche écologique fait donc intervenir des éléments relevant de la biologie, des sciences sociales, de l'archéologie, de la géologie...

 La Convention européenne du paysage, signée en 2000, a défini le paysage comme « une partie de territoire telle que perçue par les populations.

Elle a écrit que " le paysage n'a pas de frontières "



                             Le rêveur 

Impossible rêve -

Allongé mollement

sur un lit d'herbes douces

il  cherche à  percer

les secrets du monde.

 

Alors devant lui

un nuage noir

défie le soleil.

 

Puis la nuit s'installe

et la lune paraît,

discrète et lointaine.

 

L'homme espère un signe

qui ne viendra pas.


bjc.

                                        *



jeudi 9 juillet 2026

la loire

 

                                 Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron


La Loire

   D'abord, ce n’était qu’un maigre filet d’eau, puis le ruisseau a grossi,  est devenu fleuve fougueux, il a traversé des gorges verdoyantes.  

Je l’ai vu s’assagir et devenir  fleuve épanoui et majestueux avec ses îlots ombragés et ses bancs de sable.  C’est là, au cœur du Val de Loire, que j’apprécie le mieux ses charmes. 

L'osmose entre la nature si apaisante en cet endroit et le génie humain qui a construit ponts, abbayes, églises et châteaux élégants, y est parfaite.


Au bord du fleuve


Le fleuve est calme et lent 

comme les vieux qui le regardent 

aller vers la ville

qu’ils ne connaîtront pas.

La douceur de l’air tend son piège.

Nul ici n’entendra 

la complainte des miséreux

et le cri douloureux de la Nature. 

(Écrit au bord de la Loire) 


LA LOIRE EN AUTOMNE

    Parmi les quatre grands fleuves français, la Loire est celui que je trouve le plus beau. C’est aussi celui que je connais le mieux. De sa source à l’estuaire, à pied, à vélo, en voiture ou en train, je l’ai longée, cherchant pendant des années à percer ses secrets. 

Les sources naissent des pierres.
Elles ont, dans l'herbe,
Le goût des framboises."
écrivait Blaise Cendrars.
    D'abord la Loire  n’est qu’un maigre filet d’eau au Mont Gerbier-de-Jonc ; elle  grossit pour devenir un fleuve fougueux avant de s’assagir en arrivant à Orléans.
Puis elle poursuit son chemin, traverse villages et villes que dominent maints châteaux et se dirige vers l’océan.
    Elle n’est plus alors le fleuve sauvage qu’aiment les poètes, la Loire de Maurice Genevoix  qui affirmait avoir, grâce à elle avoir « accédé dans l’enfance au sentiment de la beauté ».
Elle a perdu la fougue que lui avait donnée la montagne, elle a alors un autre visage, elle s’est assagie. Elle est devenue majestueuse, et les grands ponts qui l’enjambent s’intègrent parfaitement au paysage.
    C'est là que la beauté de la Loire s'apprécie le mieux, entre Blois et Angers. Elle flâne alors au milieu des vignes et des châteaux dans une atmosphère douce et légère, à l'image des vins qu'on y produit.

   Clong fleuve envoûtant a failli perdre son âme au début des années 70 quand des projets de barrages ont vu le jour. Pendant vingt ans, les militants de SOS Loire Vivante ont combattu ces projets. Grâce à eux et aux milliers de personnes qui les ont soutenus, le projet de barrage de Serre de la Fare a été annulé en 1971. 
   Les défenseurs de la nature l'ont emporté sur les maîtres  du béton et la Loire a gardé son caractère. 




mardi 7 juillet 2026

un regard sur le monde

               

                                      Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron

       

  Le mercredi :  il y aura une poésie et    des textes              


                                           Le poème :                                           

Sur l'île                                         

1


Sur l'île endormie

que la nuit métamorphose

rien qu'un bruit de vagues...


2


La lune est de garde

dans l'ombre on devine l'île

et ses plaies secrètes


3


Minuit a sonné

la lune veille sur l'île

et les grillons chantent


4


Nuit de pleine lune

déjà les marins s'apprêtent

à quitter leur île


4 avril 2024


Un regard sur le monde n° 1


1. C’est au contact de la nature que l’être humain ressent  le plus aisément le sentiment de liberté.

2. Chacun a la possibilité de trouver la liberté dans les actes qu'il fait pour son plaisir. C'est le sens même du temps libre.

3. Vivre en toute liberté, c’est  suivre une route qui n’est pas celle que la majorité choisit.

4. Ne pouvant accepter le régime de Napoléon III, Victor Hugo a choisi l’exil pour garder sa liberté d’écrire.

5. Dans la société industrielle avancée la liberté est illusoire. Beaucoup de gens qui pensent faire leurs choix librement sont en réalité conditionnés par la publicité et la pensée dominante.

6. Sans liberté l’être humain humain ne peut s’épanouir. Le poète la revendique car elle est le moteur de la création : la possibilité de tout dire lui est nécessaire.

7. La liberté est aussi un combat pour tout le monde car les différents pouvoirs qui régissent le monde cherchent en permanence, sournoisement,  à la réduire.

8. La liberté est la condition nécessaire pour accéder au bonheur. Fontaine  Le loup et le chien ne dit pas autre chose : le loup qui n'a « que les os et la peau»  s’enfuit dès qu’il aperçoit le collier auquel la chaîne du chien est attachée. Il préfère les lendemains incertains des bois à la sécurité qui le priverait de sa liberté.

9. La liberté d’expression existe  dans les pays démocratiques mais elle a ses limites en ce qui concerne la presse. La plupart des médias appartenant à de grands groupes, il y a des sujets que les journalistes n'aborderont jamais. Heureusement  il existe encore une presse indépendante.



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