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mercredi 12 août 2026

Amsredam

    

Le billet :  Amsterdam ! 



                                        
 Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).

Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.




                    Le poème :

  AMSTERDAM

Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.

La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -

Mais  le beau sourire 
de la femme qui passe
est aussi troublant 
qu'un tableau de Vermeer

    Le billet et le poème sont de Bernard-Jean CARON

poésie des bretons

 

PLOUMANACH


La Bretagne est une terre de poésie. Ses paysages sublimes ont inspiré les Bretons et de nombreux poètes venus d’autres régions. La mer et les rochers impressionnants, la lande où courent les vieilles légendes, les pierres dressées, vestiges des temps préhistoriques ont été pendant des siècles - et sont encore ajourd’hui - des sources intarissables d’inspiration.

‭Parmi tous les poètes bretons de naissance ou s’étant installés en Bretagne, il fallait faire un choix. J’ai retenu trois noms : Eugène Guillevic, René-Guy Cadou et Charles Le Quintrec.

‭   Guillevic (1907-1997) est l’un des plus brillants poètes  du 20e siècle. Il exerçait un métier pour vivre (il a travaillé notamment à l’Inspection générale de l’‬Économie) ; citoyen engagé il a été longtemps membre du Parti communiste. poète innovant, il a choisi la concision et la densité pour exprimer sa solidarité vis-à-vis des choses, de la nature et des hommes. 
Né à Carnac, il a souvent évoqué sa ville natale :
“ Nulle part comme à Carnac
Le ciel n’est à la terre,
Ne fait monde avec elle..”
Son engagement politique se ressent dans de nombreux poèmes, comme dans Morbihan :
“ Ce qui fut fait à ceux des miens,
Qui fut exigé de leurs mains,
Du dos cassé, des reins vrillés...
Je ne peux pas le pardonner."
    ( à suivre)

                                          les poèmes bretons (n°2)
                           
   René-Guy Cadou (1920-1951) fils d’enseignants et lui-même instituteur n’avait que douze ans quand sa mère est morte. Marié à Hélène, poétesse elle aussi, il écrit des vers dans lesquels la mélancolie est souvent présente. Il aime se souvenir de son enfance, de la “vieille classe de (s)on père", de l’odeur des pluies...
“ À se souvenir on gagne
Du bonheur pour des années”
écrivait-il en pensant à Sainte-Reine-de-Bretagne où il est né.


   Charles Le Quintrec (1926-2008) poète et romancier, récompensé par un Grand Prix de poésie de l’Académie française, écrivait des vers de forme classique. Si l’alexandrin n’est plus à la mode, il faut reconnaître qu’il donne au poème un rythme agréable à l’oreille.
Dans ses vers, Le Quintrec  exprimait sa foi et son amour de la Bretagne :
“ Vieux pays d’herbe et d’ombre où mon amour est sûr
Où l’enfant que je fus traîne un bout de chaussure
Un rêve à la façon de l’homme que je suis.”

   Guillevic, Cadou et Le Quintrec, trois poètes aux styles et aux thèmes traités différents. Ils démontrent la richesse de la poésie bretonne.

mercredi 5 août 2026

 Le billet :  Amsterdam ! 



                                        
 Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).

Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.



                    Le poème :

  AMSTERDAM

Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.

La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -

Mais  le beau sourire 
de la femme qui passe
est aussi troublant 
qu'un tableau de Vermeer

    Le billet et le poème sont de Bernard-Jean CARON


                                              

silense des monts

 

                                     Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron  

Tous les mercredis vous aurez :

- une poésie

- un billet


Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août



Le silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2025

****

                          Les Éléphants



L'éléphant et l'art de l'éléphant d'Asie sculpté dans le  bois   

Lorsque j’étais enfant, comme beaucoup de jeunes, certains animaux vivant dans des contrées lointaines, me fascinaient : l’éléphant, la girafe au cou démesuré, le lion majestueux, le chimpanzé au regard profond.
L’éléphant était celui qui m’impressionnait le plus, non seulement à cause de sa taille - plus de trois mètres au garrot - et de son poids ( à 7 ou 8 ans, on a du mal à apprécier ce que représente une masse de 5 à  6 tonnes)  mais aussi à cause de cette trompe curieuse qui faisait sa particularité.

Je n’ai jamais imaginé un éléphant heureux ailleurs que dans la savane ou la forêt.
Le spectacle de l’éléphant qu'on dresse pour le cirque et qu’on oblige à faire des gestes contraires à sa nature pour plaire à un public m’a toujours offusqué.

J’appris plus tard que l'éléphant a une très bonne mémoire et que son intelligence peut être comparée à celle des hominidés ( il a conscience de lui-même), qu’il est aussi un symbole de sagesse dans la culture asiatique, ce qui n’est pas étonnant : on imagine pas ce mammifère imposant s’agiter de colère ; il représente  la force tranquille.


 

           

      

                                                65

                                     


                                                65

                                     


                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *


 





                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *

dimanche 2 août 2026

 84


                Les écoliers ( années 50)


Sur les trottoirs les écoliers

traînaient gaiement leurs vieux souliers.

Ils allaient rêvant du Far-West

et d'ascensions de l'Everest.


Et le jeudi par les chemins

de leur voix frêle de gamins

ils chantaient les joies de l'enfance.

C'était le temps de l'insouciance.

                          *

Les années ont passé. Ils n'ont pas oublié 

le tableau noir, l'odeur de la craie, l'encrier,

et  le maître d'école, un homme chaleureux

qui voulait que  ses élèves fussent heureux.

1990


au silence des monts

 

au silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2026




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