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jeudi 27 mars 2025

le mois de mars

mois de mars        

                                                     

                          Un regard sur MARS



Triste nouvelle

 Émilie Dequenne vient de nous quitter bien trop jeune. La maladie n' a pas voulu qu'elle nous offre d'autres  films qui nous auraient fait plaisir.
Elle s'était révélée en 1999 quand elle était jeune (18 ans).  Avec Rosetta, excellent film, elle avait eut le prix d'interprétation féminine.
Ce qui était agréable chez elle, c'était sa modestie. Elle disait : "j'ai reçu une 
éducation ouvrière, dans le respect du travail bien fait".

Le printemps

Même si les signes de son retour ont été très discrets - imperceptibles en certains endroits - le calendrier le confirme : le printemps est arrivé depuis quelques jours.

  Le dernier week-end de mars est l’occasion d’un rituel auquel nous sommes habitués depuis quarante ans : le changement d’heure. 
Est-ce bien utile ?
Pour ma part, cette mesure n’est qu’un gadget insignifiant par rapport au problème global : seul le respect des rythmes naturels quotidiens et saisonniers serait efficace.

L' illettrisme  en France

Depuis la loi de Jules Ferry en 1882, l'instruction est obligatoire et l'école laïque est gratuite.
On est donc étonné de constater qu'en 2025 il y ait encore  autant d'illettrés
en France.
10% de 18 à 64 ans ont des difficultés pour écrire.
4% de gens qui sont allés  à l'école soit 1.400 000  de personnes de la Métropole et de l'Outre-  mer sont en situation d'illettrés.
12% de 18 à 64 ans ont du mal avec le calcul.
  L'ANLCI ( agence nationale de lutte contre l'illettrisme ) coordonne les acteurs qui luttent pour aider les illettrés.  Le travail des associations est fort    utile  mais il faudrait  que l'état s'intéresse d'avantage à ce problème.

Mars, le printemps des poètes

Il faut bien le dire : en 2025 la poésie n’occupe toujours pas la place qui devrait être la sienne. Dans les grands médias, elle est quasiment absente.  En dehors des ouvrages destinés aux scolaires, les livres de poésie se vendent plutôt mal. Heureusement il existe des manifestations telles que le Printemps des Poètes et des hommes et des femmes qui défendent  avec persévérance la poésie.




jeudi 20 mars 2025

les peintres V Gogh

 les peintres

                                   La culture n°3                                                          


                    Les peintres : Van Gogh

                                             



 Van Gogh, artiste que la société de la fin du 19e siècle n’a pas compris.

Toute sa vie, il dut endurer l’indifférence de ses contemporains. Obligé de compter sur son frère Théo pour vivre, il eut des relations difficiles avec son père qui finit, après une dispute avec lui, par lui demander de partir de la maison familiale. Il avait 29 ans.

Ses relations amoureuses se sont toujours mal terminées. À peine sorti de l’adolescence, il écrivait après une déception : « Ma vie a sombré quand j’avais vingt ans ».

  Van Gogh mit donc toute son énergie dans la peinture. Parmi tous les tableaux qu’il a réalisés, sur des thèmes très variés − des scènes de rue, des paysages, des portraits, des natures mortes il y en a deux que j’aime particulièrement. Ils représentent des objets de la vie quotidienne. Il s’agit de La chaise et la pipe, peint en Provence en 1888-1889 et Trois paires de souliers, peint en 1887 à Paris. 


 S’éloignant délibérément des sujets classiques  de la nature morte qui nous montre des fruits, des légumes ou des fleurs, ces deux tableaux ont la particularité de nous montrer des objets ordinaires, ne présentant aucune beauté particulière : les souliers, posés sur un drap blanchâtre, avec des plis évoquant la mer, sont usés, ils « ont beaucoup voyagé » comme ceux que chantait Félix Leclerc.  Quant à la chaise, posée sur un carrelage rouge, elle est faite de  bois et de paille et elle est jaune. Tout cela pourrait être banal, mais la présence d’une pipe inattendue à cet endroit donne au tableau une note originale.

Van Gogh nous donne la preuve que c'est le génie de l'artiste qui transfigure l'objet ordinaire.

  Dans les tableaux de la période provençale, Van Gogh est au sommet de son génie. Personne d'autre n'a peint aussi bien les champs de blé sous la chaleur lourde d’été. Personne n'a traduit ses états d'âme sur une toile en peignant ses soleils tourmentés et ses tournesols.

jeudi 13 mars 2025

Chronique 27

 

                                                          



                                                    Barbara W.H.

Chronique n° 27


                              L'importance de l' enfance

                                     

Je crois fortement à l’importance que l’enfance joue sur le reste de notre vie. Notamment en ce qui concerne les rêves que nous avons faits dans cette période. Je fais partie de ceux qui pensent que l’homme heureux est celui qui est resté fidèle à l’enfant qu’il a été.


    Bien sûr, tout n’est pas figé à l’âge de douze ans. Certaines lectures, certaines rencontres, certains événements peuvent conduire à penser et agir autrement, à faire évoluer notre personnalité mais il est rare que celle-ci change radicalement.

   Nous naissons porteurs de gènes hérités de nos parents et de nos ancêtres et nous grandissons dans un environnement qui va influencer notre pensée et notre façon d’agir.

Quand je parle d’environnement, je pense d’abord à la famille proche et aux enseignants mais aussi au cadre dans lequel on a vécu pendant l’enfance.

  Les enseignants font partie de ceux qui nous aident à apprendre, à observer et comprendre le monde. Il y en a même à qui l’on doit beaucoup. C’est ce qu’Albert Camus a reconnu quand peu de temps après avoir reçu le prix Nobel de littérature, il a envoyé une lettre de remerciement à l’un de ses instituteurs, Monsieur Germain. 


Et puis tout au long de notre vie, nous enrichissons notre pensée et notre culture en lisant les œuvres de romanciers, de philosophes et de poètes, en regardant les tableaux et les sculptures d’artistes, en voyageant, en découvrant la nature, nous développons notre sensibilité en écoutant des morceaux de musique parfois écrits il y a quatre ou cinq siècles et au contact des autres, nous trouvons ainsi ce qui nous contribue à former notre personnalité.


    Cette ouverture sur le monde qu’apportent la culture, les voyages et les échanges contribue à l’émancipation des humains. Malheureusement beaucoup de gens n’y ont pas  encore accès.



jeudi 6 mars 2025

grandes figures n° 3

 Victor Schœlcher

             N° 3                                     

                                                                   



              

                             Victor Schœlcher (1804-1893)

 Victor Schœlcher est né à Paris. Intéressé par les questions culturelles, il fréquente dans sa jeunesse des écrivains tels que George Sand et des musiciens, notamment Berlioz et Liszt.

   De 1828 à 1830, il est agent commercial au Mexique, aux États-Unis et à Cuba. C’est là qu’il découvre les horreurs de l’esclavage contre lequel il va lutter pendant des années.

   De retour en France, il devient critique d’art. Cette passion pour la culture ne faiblira jamais. C’est elle qui le poussera à écrire plus tard une Vie de Haendel, un ouvrage salué par les spécialistes.

  Schœlcher voyage beaucoup. Il écrit en 1833 un livre intitulé De l’esclavage des Noirs et de la législation coloniale. En 1834, il rejoint la Société française  pour l’abolition de l’esclavage qui vient d’être créée. Il y croise le duc de Broglie et Lamartine. Il réclame l’instruction primaire pour tous les Noirs et il se déclare favorable à la République.

  À la chute de Louis-Philippe en 1848, il est nommé  sous-secrétaire d’État aux colonies et président de la commission d’abolition de l’esclavage dont il obtient la suppression au mois d’avril. Il commente ainsi cette décision :

« Toutes les libertés sont sœurs : le peuple français, en s'émancipant, devait émanciper les esclaves ; un des derniers devoirs pour la France, délivrée de la monarchie, était d'en finir avec les hontes de l'esclavage. Le gouvernement provisoire l'a compris, il n'a pas différé la réparation de ce grand crime commis envers l'humanité. » 

  

   Le 17 mai, il démissionne de son poste pour protester contre l’arrestation de militants d’extrême gauche. En 1849, il est élu en Guadeloupe. Invalidé, il est réélu en janvier 1850. L’année suivante, il demande, sans succès, l’abolition de la peine de mort.

  Le 2 décembre 1851,  a lieu le coup d’ état de Louis-Bonaparte.  Schœlcher participe au comité de résistance au côté de son ami Victor Hugo, de Jules Favre et Carnot. Obligé de vivre dans la clandestinité il se rend en Suisse, en Belgique, en Angleterre puis il est accueilli à Jersey par Hugo. Il ne rentre en France qu’en août 1870, dès les premières défaites françaises devant la Prusse. 

   Il est élu  dans la Seine aux élections législatives de 1871 et en 1875, il devient sénateur inamovible. Il poursuit ses combats dans les années 1880.  Il meurt le 25 décembre 1893.

Ne s’étant jamais marié et n’ayant pas d’enfant,  il  fit don de tout ce qu’il possédait.

  


jeudi 27 février 2025

Février : regard

 mois de Février

                       Un regard sur   FÉVRIER


Une politique inquiétante

Ce n'est pas seulement la politique française qui nous inquiète. La méthode 
 de Bayrou est floue. Il utilise l'article 49 alinéa 3 pour garder sa place mais cela ne crée pas une politique sérieuse.

Aux Etats-Unis, en choisissant une nouvelle fois Trump comme président c'est le monde entier qui risque de souffrir.

Trump lance des idées dangereuses. Il veut vider le territoire palestinien de ses habitants. Il devient l'ami de Poutine et devant la guerre en Ukraine, il attaque grossièrement le président V. Zelensky.

Dans ses idées folles , il rêve de prendre le Groenland et  le Canada.

En Allemagne les Conservateurs emportent de justesse la victoire avec 28,6 % de voix devant l'extrême droite qui a obtenu 20,8 % de voix.
La droite la plus dure s'installe  dans  l'Europe.  

Un homme  politique qui mérite d'être écouté.

Dans le gouvernement actuel, nous entendons trop de bêtises et de phrases qui montrent leur haine des étrangers.
Ecouter des idées intelligentes, c'est ce que  Dominique de Villepin nous propose.
L'ancien premier Ministre veut faire barrage à l'extrême droite.
Il a dit " Nous avons le devoir d'arrêter l'escalade meurtrière à Gaza" et il plaide pour un nouvel ordre mondial fondé sur la justice et la paix. Bon programme !

Le scandale dans un établissement catholique

Les parents qui mettent leurs enfants à l'école font confiance aux enseignants et les élèves - en général - aiment celles et ceux qui sont là pour leur apprendre. 
L'affaire d'agressions sexuelles à Bétharram est un scandale qui a été caché pendant plusieurs années.
Les enfants de Bayrou fréquentaient cette cet établissement et sa femme y était enseignante. Le premier ministre continue de dire qu'il n'en savait rien. C'est difficile de le croire.


Le plaisir de la chanson

La chanson existe depuis longtemps. Il y en a pour tous les goûts.
Une jeune chanteuse, Zaho de Sagazan, a montré depuis quelques années une originalité qui vient de lui donner la Victoire de l'artiste féminine.
La symphonie des éclairs est une très belle réussite. Et il y en a beaucoup d'autres dans son répertoire.

jeudi 20 février 2025

culture n°2

 

                                                              




Culture n°2 : L'univers des  poètes


   Dans la présentation de son anthologie de la poésie française, Jean-François Revel écrit : « Il y a très peu de grands poètes, et la plupart des grands poètes ont le plus souvent écrit très peu de beaux poèmes. »

   Il ajoutait un peu plus loin : « Quelques auteurs sont poètes pour avoir écrit deux ou trois, parfois un seul poème méritant ce nom, ou, pourquoi pas ? un ou deux vers. »

 Que penser de ces deux jugements ?  Si l’on admet que le grand poète est celui dont l’œuvre est celle qui résiste au temps (car les succès liés à la mode d’une époque ne prouvent rien), on peut être d’accord avec la première affirmation de Revel. Lui, ne citait parmi les exceptions à son affirmation que deux noms : ceux de Baudelaire et de Villon. Il aurait dû ajouter - au moins - Rimbaud dont l'ensemble de l'œuvre est d'une qualité poétique hors du commun.

   En ce qui concerne les autres, c’est vrai que leur œuvre est inégale : Hugo, par ailleurs grand romancier, aurait gagné à publier moins de poèmes. On peut dire, à un degré moindre, la même chose de Verlaine.

 On constate aussi que certains poètes retenus par les livres scolaires ou certaines encyclopédies ne sont que des faiseurs de vers plus ou moins habiles Parmi eux, Jean Aicard ou Pierre Dupont, dont on se demande comment ils ont pu être considérés comme des poètes dignes d'être étudiés à l’école.

 Quant à la deuxième affirmation, je l’approuve sans hésitation. Écrire quelques lignes qui par leur inventivité, leur puissance évocatrice, l’originalité du langage, mériteront le nom de poème est le rêve de toute personne qui prend le risque de se confronter à la poésie et à des lecteurs. 

  Entrer dans l’univers d’un poète offre des intérêts divers.

Le poème peut plaire pour sa musicalité,  l’originalité des images. Il doit surprendre le lecteur,  provoquer des émotions. Il pose des questions sur la condition humaine, il peut vous entraîner  dans un univers onirique, il développe des utopies qui plus tard deviendront réalité. 


  


jeudi 13 février 2025

figures n°2

 

    Numéro 2                                                           



 

Olympe de Gouges (1748-1793)



   Son nom est longtemps resté  méconnu. Après la seconde guerre mondiale, quelques pays, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, commencent à parler d’elle. En France, c’est seulement au cours des dernières décennies qu’on a salué  son action en faveur de la cause des femmes.

  Marie Gouze est née à Montauban. Sa mère était mariée à un marchand boucher. Elle était la maîtresse d’un haut magistrat qui, selon Marie, était son père biologique.

La jeune fille qui voulait se faire un nom dans la littérature choisit de se faire appeler Olympe – le second prénom de sa mère - de Gouges.

    Comme cela était courant à cette époque,  on la maria de force à dix-sept ans avec un homme qu’elle n’aimait pas et avec lequel elle eut un fils. Le mariage la rebutait. C’est ce qui lui fit écrire qu’il « est le tombeau de la confiance et de l’amour ».

   Devenue veuve un an plus tard, Olympe s’installa à Paris où vivait sa sœur.  Elle vécut alors avec un  compagnon  haut fonctionnaire de la marine, qui  l’aidait à vivre dans un certain confort. Quand celui-ci lui proposa le mariage, elle refusa pour garder sa liberté de femme et d’auteure. 

   Toutes les actions qu’elle mène, tous ses écrits, sont l’œuvre d’une militante. Elle proclame l’égalité entre tous les individus. Elle se bat pour les libertés. En 1791, elle soutient la révolte des esclaves de Saint-Domingue et elle entreprend un combat sans relâche pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Celle-ci passe notamment par l’éducation des filles. Elle préconise une émancipation des femmes en dehors du cadre du mariage. Elle réclame pour elles le droit de divorcer. Elle dénonce l’enfermement des filles dans les couvents.

   Elle rédige une déclaration des droits de  la femme dans laquelle elle demande le droit de vote pour les femmes, un droit qui ne sera accordé qu’en 1944.

   Favorable à la Révolution, Olympe de Gouges se range du côté de Mirabeau. Elle est hostile à la Terreur et s’oppose à la condamnation à mort de Louis XVI.

Elle critique Robespierre et le 3 novembre 1793 elle est guillotinée.




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