Au sud du Lot-et-Garonne, la petite ville de Nérac (environ 7000 habitants) est le joyau du pays d’Albret. La bourgade s’est construite au fil des siècles autour du château qui n’a conservé qu’une de ses quatre ailes et le long de la Baïse dont on peut suivre le cours en découvrant le vieux Nérac ou en flânant dans le parc de la Garenne.
Au premier regard, c’est la rivière qui attire l’attention : sa couleur café au lait lui donne un aspect boueux qui apparemment ne rebute pas le pêcheur à ligne.Ici les rues, le parc, sont chargés de souvenirs. On pense bien entendu à Henri IV qui vécut pendant cinq ans au château, à la reine Margot qui aimait, raconte-t-on, les promenades dans le parc. Nérac évoque aussi les heures sombres des guerres de religion, les morts inutiles de la Saint-Barthélémy. Aujourd’hui la ville est apaisée. Dans le parc, en passant devant la statue de Feurette, le promeneur qui ignore l’histoire de la jeune fille poursuit sa route
sans émotion. D’autres s’attardent devant la statue qui orne l’entrée de la grotte et cherchent vainement la vérité.
Ils avaient imaginé une adolescente pauvre, morte d’avoir été délaissée par le prince qu'elle aimait, comme le racontait la légende, une jeune fille timide, trop prude sans doute pour exhiber son maigre corps. Ils découvrent une femme lascive, impudique.
Où était donc la vérité ?
— Sous le burin de l’artiste qui avait taillé la pierre ou dans l’imagination de celui qui avait inventé la légende ?
L’Histoire nous apprend que la jeune fille est morte bien plus tard. Elle a donc pu suivre la carrière du prince devenu Henri IV.
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jeudi 5 avril 2018
Nérac
LE BUNGALOW
LE CHARME DE LA NATURE
ET LE CONFORT
ET LE CONFORT
Il y a plusieurs types de voyageurs : les aventuriers peu soucieux de leur confort et qui n’hésitent pas à prendre quelques risques pour éprouver des sensations fortes et ceux qui apprécient la tranquillité et un certain luxe ; ceux-là détestent l’imprévu. Et entre les deux, il y a les voyageurs qui aiment le contact avec la nature et ont besoin d’un confort minimal. Ceux-ci dans leur jeunesse pratiquaient le camping sauvage et chaque jour ils partaient à la découverte de nouveaux paysages. Puis lorsqu’ils ont eu des enfants ils se sont installés pendant quelques jours ou plusieurs semaines dans des campings équipés de douches et parfois de piscine. Et puis ils ont fini par opter pour davantage de confort tout en gardant leur amour de la nature et de la liberté: ils ont choisi le bungalow qui évite les contraintes de l’hôtel et les désagréments de la tente.
Équipé d’une cuisine, comportant plusieurs chambres et une terrasse, le bungalow est souvent installé dans un cadre reposant, parfois magnifique, au milieu des arbres, adossé à une montagne, au bord d’un lac ou à proximité de la mer.
Si l’on choisit bien l’endroit où il est installé, il est possible de délaisser la voiture pendant plusieurs jours et de découvrir à pied les environs : les beautés de la nature, le charme des vieux villages. Si l’on a la possibilité de voyager en dehors des périodes de vacances et qu’on apprécie le calme, le bungalow est alors le mode d’hébergement idéal pour reprendre contact avec la nature.
Équipé d’une cuisine, comportant plusieurs chambres et une terrasse, le bungalow est souvent installé dans un cadre reposant, parfois magnifique, au milieu des arbres, adossé à une montagne, au bord d’un lac ou à proximité de la mer.
Si l’on choisit bien l’endroit où il est installé, il est possible de délaisser la voiture pendant plusieurs jours et de découvrir à pied les environs : les beautés de la nature, le charme des vieux villages. Si l’on a la possibilité de voyager en dehors des périodes de vacances et qu’on apprécie le calme, le bungalow est alors le mode d’hébergement idéal pour reprendre contact avec la nature.
mardi 27 mars 2018
Le long de la Loire
| LA LOIRE EN AUTOMNE |
On
ne connaît pas les fleuves en lisant les livres de géographie. Si
l’on veut les comprendre, il faut voyager et les suivre de la
source à la mer.
Parmi
les quatre grands fleuves français, la Loire est celui que je trouve
le plus beau. C’est aussi celui que je connais le mieux. De sa
source à l’estuaire, à pied, à vélo, en voiture ou en train, je
l’ai longée, cherchant pendant des années à percer ses secrets.
" Les
sources naissent des pierres.
Elles
ont, dans l'herbe,
Le
goût des framboises."
écrivait
Blaise Cendrars.
D'abord
la Loire n’est qu’un maigre filet d’eau au Mont Gerbier-de-Jonc ; elle grossit pour devenir un fleuve fougueux avant de s’assagir
en arrivant à Orléans.
Puis
elle poursuit son chemin, traverse villages et villes que dominent
maints châteaux et se dirige vers l’océan.
Elle
n’est plus alors le fleuve sauvage qu’aiment les poètes, la
Loire de Maurice Genevoix qui affirmait avoir, grâce à elle
avoir « accédé dans l’enfance au sentiment de la beauté ».
Elle
a perdu la fougue que lui avait donnée la montagne, elle a alors un
autre visage, elle s’est assagie. Elle est devenue majestueuse, et
les grands ponts qui l’enjambent s’intègrent parfaitement au
paysage.
C'est
là que la beauté de la Loire s'apprécie le mieux, entre Blois et
Angers. Elle
flâne alors au milieu des vignes et des châteaux dans une
atmosphère douce et légère, à l'image des vins qu'on y produit.
Ce
long
fleuve envoûtant a
failli perdre son âme au
début des années 70
quand
des
projets de barrages ont
vu le jour. Pendant
vingt ans,
les militants de SOS Loire
Vivante ont
combattu
ces
projets.
Grâce à eux et aux milliers de personnes qui les ont soutenus, le
projet de barrage de Serre de la Fare a été annulé en
1971. La
prévention des crues s'est mise en place, le patrimoine naturel a
été préservé et le saumon a fait son retour.
Les défenseurs de la nature l'ont emporté sur les maîtres du béton et la Loire a gardé son caractère.
dimanche 25 mars 2018
Amsterdam
| PHOTO David VIDMAR-freerangestock.com |
Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féériques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.
La Catalogne n°2
En longeant la côte
Dans
les années 1960, l’automobile commença à se populariser et l’on
vit en même temps se développer une autre forme de tourisme. Les
Européens - notamment les Allemands, les Néerlandais et à un degré
moindre les Français – prirent l’habitude de voyager davantage
en dehors de leurs frontières. L’Espagne vit chaque été arriver
sur ses côtes de nombreux étrangers attirés par le soleil et
surtout par le coût intéressant des voyages dans ce pays. Ce
tourisme de masse correspondant aux critères de la société de
consommation n’a pas été une bonne chose pour l’environnement ;
il a entraîné pollutions, dégradation des paysages par la
construction de bâtiments souvent laids et dérèglement des
activités économiques locales (pêche,viticulture...)
La Costa Brava qui s’étend sur deux cents kilomètres de la frontière française à Blanes peut être considérée comme le symbole de ce phénomène qui perdure encore.
La Costa Brava qui s’étend sur deux cents kilomètres de la frontière française à Blanes peut être considérée comme le symbole de ce phénomène qui perdure encore.
Cela
dit, il suffit d’éviter les périodes où certaines stations
telles que Lloret de Mar sont surpeuplées et de choisir les lieux
qui ont gardé leur aspect sauvage pour profiter des beautés de la
nature, du charme des villages médiévaux et des petits ports.
Cadaqués par exemple, située dans une jolie baie et où Salvador
Dali a vécu mérite le détour. Dans l’arrière-pays, il faut
aussi voir la ville de Gerone (Girona) et ses belles maisons
colorées.
Au
Sud de Barcelone, dans les environs de Tarragone, la Costa Daurada
offre ses longues plages de sable. Les stations balnéaires de Salou
et de Cambrils sont plus calmes que celles de la Costa Brava.
Tarragone doit sa réputation à la richesse de ses vestiges romains,
ses musées, son amphithéâtre. À quelques kilomètres de là, dans
la vallée de Conca Barberà, se dresse l’abbaye de Poblet
construite en 1166. Ce monument, témoin de près de dix siècles de
l’histoire espagnole, fait partie depuis 1991 du patrimoine mondial
de l’UNESCO.
On
trouve sur la Costa Daurada des endroits paisibles où sont installés
des bungalows bien plus agréables que les hôtels gigantesques de la
Costa Brava.
Cambrils
vendredi 23 mars 2018
À propos de la misère
![]() |
| PHOTO TERIMAKASIH0 - pixabay.com |
Lorsqu’on
jette un regard sur l’histoire de notre pays, on constate un fait
permanent : à toutes les époques, sous tous les régimes, il y a eu
des inégalités sociales criantes, les uns vivant dans l’opulence,
d’autres usés par les tâches dures vivant dans la pauvreté. Et
les exclus ne mangeant pas à leur faim, parfois privés de toit.
Puis
la déclaration des droits de l’Homme a proclamé l’égalité
entre toutes les personnes. Peu de temps après, on est entré dans
l’ère industrielle. La misère n’était plus tout à fait la
même : les famines liées aux caprices du climat disparaissaient, la
pauvreté s’installait dans les villes, près des usines où des
enfants de moins de dix ans travaillaient, et la richesse se
déplaçait des vieilles familles nobles vers les nouveaux maîtres
de l’industrie.
De
nombreux auteurs ont décrit l'injustice de la situation sociale au
19e siècle : Emile Zola, Victor Hugo, dans ses romans et ses poèmes.
On n’a pas oublié ces orphelins du poème Rencontre (1).
Ceux-là
n’avaient « Pas d'abri. Tous pieds nus ; excepté le
dernier
Qui
traînait, pauvre amour, sous son pied qui chancelle,
De
vieux souliers trop grands noués d'une ficelle.
Dans
des fossés, la nuit, ils dorment bien souvent.
Aussi,
comme ils ont froid, le matin, en plein vent,
Quand
l'arbre, frissonnant au cri de l'alouette,
Dresse
sur un ciel clair sa noire silhouette ! »
Jean
Richepin (1849-1926) plaignait la petite fille misérable qu’il
avait croisée dans la rue :
"Quel
est sur le trottoir blanc
Cet être noir et tremblant
Qui sanglote ?
La pauvre enfant ! Regardez.
La toux, par coups saccadés,
La secoue,
Et la bise qui la mord
Met les roses de la mort
Sur sa joue."
Cet être noir et tremblant
Qui sanglote ?
La pauvre enfant ! Regardez.
La toux, par coups saccadés,
La secoue,
Et la bise qui la mord
Met les roses de la mort
Sur sa joue."
Nous
sommes au 21e siècle et cette misère insoutenable persiste et gagne
du terrain.
«
Il est temps de nous demander où en est le processus d’humanisation
déclenché il n’y a somme toute pas longtemps » écrivait
Théodore Monod.
Où
en est-on aujourd’hui ?
En France, la situation ne s’est pas améliorée. La pauvreté est toujours là et comporte différents degrés.
En France, la situation ne s’est pas améliorée. La pauvreté est toujours là et comporte différents degrés.
La
précarité touche d’abord ceux qui sont au chômage mais aussi
ceux qui exercent de courts CDD, ceux qui ont un emploi aidé et
vivent avec la moitié du Smic. Ceux-là ne gagnent pas assez pour
se loger décemment. Nombreux sont ceux qui doivent s’adresser aux
Restos du Cœur pour manger à
leur faim.
La
pauvreté extrême est visible en permanence. Dans des abris de
fortune, parfois dans des tentes, vivent des femmes, des hommes et des
enfants que la société a jetés dans la rue.
Parmi
eux, des réfugiés qui ont dû quitter leur pays pour échapper à
la guerre, à la répression, à la malnutrition. Depuis deux
décennies, l’Europe libérale est incapable de trouver une
solution à leur problème. Elle ne veut accueillir que des réfugiés
politiques - en petit nombre - alors qu’il faudrait aussi s’occuper des réfugiés
économiques et écologiques qui seront de plus en plus nombreux.
Notre
société a oublié les valeurs qui font la grandeur d’une
civilisation. Parmi celles-ci, la solidarité qu’il est nécessaire
de raviver.
Décembre 2010 - mars 2018
(1)
Rencontre : extrait de « Les rayons et les ombres »
(1)
Rencontre: extrait de « Les rayons et les ombres »
jeudi 22 mars 2018
la Catalogne n° 1
| Photo LIZBETH 607 - www.pixabay.com |
Les événements qui secouent actuellement l’Espagne et la Catalogne n’étonnent pas vraiment ceux qui s’intéressent à l’histoire. Le guide Hachette* consacré à l’Espagne présente ainsi la Catalogne :
« Nation à l’intérieur d’une nation, la Catalogne affirme avec fierté son identité forgée au Moyen-Âge où elle devint une grande puissance navale... »
I. BARCELONE
La visite de la capitale de la Catalogne permet de comprendre l’originalité de la mentalité catalane.
Barcelone est en effet une ville étonnante, une ville qui sort de l’ordinaire, une ville qui reflète le caractère catalan, différent sur bien des points du caractère espagnol.
La créativité y est foisonnante. Elle a vu naître de grands peintres : Salvador Dali, Joan Miró, Antoni Tàpies ; Picasso y a grandi.
Barcelone est une ville dynamique attachée à la culture sous toutes ses formes : musique, théâtre, danse, littérature... Jordi Teixidó qui travaille dans l’audiovisuel et le spectacle est l’un des représentants de cette créativité bouillonnante.
Quand on arrive à Barcelone pour la première fois, on est saisi par l’originalité des créations d’Antoni Gaudí, architecte-décorateur, bâtisseur d’immeubles et de monuments au style caractéristique mêlant la fantaisie et l'organisation des structures inspirées du gothique qu’on a nommé modernisme catalan. Ce mouvement né du refus d’une architecture industrielle accorde une grande place aux motifs naturels. Ce style peut d'abord déconcerter mais on s'y habitue facilement.
Depuis le Palais National, la vue sur la Place d’Espagne et la colline qui a donné son nom au quartier (Monjuïc) est superbe. Deux hautes tours en briques rouges, copiées sur le campanile de la basilique Saint-Marc de Venise se dressent à l’entrée de l’avenue de la reine Maria Cristina.
On ne peut quitter Barcelone sans avoir connu l’ambiance qui règne sur l’avenue de Las Ramblas. Ses cafés, ses kiosques à journaux, ses marchands de fleurs, son animation permanente ont fait la réputation de cet endroit de Barcelone, ville vivante que les drames n’ont pas fait taire.
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