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lundi 6 juin 2022

Billet n° 5

 


      En finir avec le vieux monde



   En mai 2017, dans des circonstances qui semblaient improbables, E.Macron devenait président de la République. Les gens étaient fatigués de voir les mêmes têtes depuis des décennies. Lui était jeune et promettait un nouveau monde. Ses idées étaient plutôt de droite mais il sut attirer vers lui des socialistes bien éloignés des idées de Jean Jaurès et quelques écologistes plus intéressés par leur carrière que par l’état de la planète.

  Pendant cinq ans, malgré sa jeunesse, ce président a montré qu’il était un représentant du vieux monde, c’est-à-dire d’un système basé sur l’inégalité et l’exploitation sans limite de la nature.

 Le retour des chasses présidentielles, les cadeaux accordés aux chasseurs, le refus de prendre en compte le bien-être animal, la relance du nucléaire alors qu’on attendait le contraire et surtout l’absence de décisions permettant de limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés, tout cela sentait le vieux monde.

La France hélas ! n’est pas la seule à négliger les questions écologiques. Les dirigeants de la plupart des pays n'ont pas fait de l’écologie une priorité. D'autre part les idées racistes progressent dangereusement.
   Dans quelques jours, les Français vont avoir l'occasion de contribuer au changement. L'espoir se présente à nous. Un nouveau monde est possible.


lundi 30 mai 2022

Billet n° 4

 

                  

 Pensée et méthode  : 

De Montaigne à Edgar Morin

Au 17e siècle, on demandait à l'honnête homme d'avoir une culture générale vaste, embrassant des domaines variés. Cela correspondait aux idées de Montaigne qui pensait « qu'il vaut mieux avoir une tête bien faite qu'une tête trop pleine». Cette éducation privilégiait la modération et l'équilibre. Certes, celle-ci profitait seulement à une minorité de favorisés. Il fallut attendre la fin du 19e siècle et les lois créant l’école laïque gratuite pour tous pour que la pensée de Montaigne atteigne un grand nombre d’élèves.

  Aujourd’hui, il existe une forte tendance à favoriser une spécialisation poussée à l’extrême. Or pour résoudre les problèmes sociaux, économiques et écologiques, il est nécessaire de les traiter dans leur ensemble.

C’est pourquoi la pensée complexe qu’Edgar Morin a si bien définie s’impose de nos jours. Celle-ci consiste à prendre les problèmes dans leur globalité en tenant compte des interdépendances, de la complémentarité, des effets de rétroaction, en respectant la diversité et en privilégiant le long terme.

Cette méthode est la plus efficace pour répondre aux questions de notre époque.





lundi 23 mai 2022

Billet n°3

 


                                                 LA GUERRE


   La guerre que  Poutine mène contre l’Ukraine scandalise beaucoup de gens. Ceux  qui ont vu sur leurs écrans les scènes horribles de morts gisant dans les rues et tous les bâtiments détruits ne comprennent pas comment au 21e siècle, dans un monde qu’on dit civilisé, de tels événements sont encore possibles.

En Europe on a tendance à croire que l’on vit dans la paix depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est oublier que depuis 1945, les guerres ont fait beaucoup de victimes parmi les soldats et les civils : des morts,  des blessés et des déracinés. Elles ont touché l’Indochine (1946-1954), l’Algérie (1954-1962), le Vietnam (1955-1975). Il y a eu aussi les  guerres du Proche-Orient, du Kosovo, d’Irak, d’Afghanistan…

De la préhistoire à nos jours les guerres se sont succédé. Pour les rois, les empereurs, les tyrans, il s’agissait la plupart du temps d’agrandir leur territoire. C’est le cas de Napoléon qui pendant quinze ans envahit de nombreux pays. Selon la Chambre des Pairs cette ambition folle causa la mort d'un million sept cents de Français auxquels il faut ajouter les victimes européennes ( deux millions selon Hippolyte Taine)

Ceux qui font de cet homme coupable de la mort de tant de gens  un héros adulé ont tort. Comme disait Fénelon : « La guerre est un mal qui déshonore le genre humain ».

Le pacifisme sera la prochaine étape de l’évolution de l’humanité.






lundi 16 mai 2022

Billet n°2

 

N° 2


L'Union tant attendue


  Le bilan du premier mandat de Macron a été désastreux : aucune mesure prise pour lutter contre le déréglement écologique, pour améliorer le sort des pauvres, pour faire vivre la démocratie. Le programme de l’Union populaire réunissant les partis de gauche apporte un grand espoir car  il veut s’attaquer aux vrais problèmes en utilisant la  méthode qui s'impose :  rompre avec le vieux système qui a conduit le monde à une multitude de crises.

  Tous les gens de gauche devraient se réjouir de cette initiative, en particulier ceux du PS qui vient de toucher le fond à la présidentielle. Eh bien non ! Certains qui sont responsables de l’état actuel de leur parti courent sur les chaînes de télé pour dire leur mécontentement. C’est Valls qui déclare : “ Tout sauf Mélenchon “, c’est Hollande (qui  avait fait entrer Macron au gouvernement ) dénonçant la démarche  du PS… et bien d’autres, anciens ministres, élus...

 Tous ceux-là ont oublié que le socialisme avait pour but de réduire les injustices, qu’il refusait " l’exploitation de l’Homme par l’Homme ". Abandonnant ses racines, le PS était devenu la social-démocratie, un parti sans idées.  Sous   le mandat de Hollande, même  le  social et la démocratie avaient été bafoués !
  Ces politiques qui ont trahi la gauche cherchent aujourd'hui à nuire. Leur action est vouée à l'échec.

dimanche 8 mai 2022

Présentation du Billet

 N° 1


    
                                                   
   Sur les ruines du monde finissant, il faut préparer l’ère nouvelle. Cela nécessite un sursaut citoyen. Ce qui semblait utopique il y a quelques mois encore devient possible. C'est ce que je pense au moment où j'entame cette nouvelle formule du blog que j'ai intitulé Le billet (car les chroniques seront brèves).

                                                                 *

    Dans les années 1970, dès que j'avais Le Monde dans les mains, je me précipitais sur le billet de Robert Escarpit Au jour le jour pour découvrir comment il allait me surprendre. En effet dans les quelques lignes de ses billets, il y avait toujours une pointe d'humour, une réflexion intéressante, une idée originale qui donnaient envie de les lire.

Robert Escarpit n'avait rien à voir avec les intellectuels d'aujourd'hui spécialistes d'une seule question. Il brillait dans beaucoup de domaines.  Journaliste, professeur, sociologue, expert en science de la communication, engagé en politique (c'était un homme de gauche), il était avant tout écrivain. Ses écrits étaient variés : c'étaient des romans, des essais, des chroniques, des critiques littéraires...et des billets.

   Le billet était à l'origine une lettre courte. Il a gardé à travers les siècles ce caractère. C'est un excellent exercice pour celui qui écrit. Avec lui, la concision s'impose.
Que trouverez-vous dans le Billet?
J'aborderai tous les sujets, selon l'actualité et mon humeur (politique, écologie, culture, art de vivre, etc...)
Le billet paraîtra tous les lundis.

                                           


                                           






lundi 9 décembre 2019

L'état de la planète




  Voici  le compte-rendu des conférences sur le climat depuis 2009 :

Copenhague 2009

  Ainsi comme on s'y attendait plus ou moins - tout en espérant se tromper - la conférence de Copenhague s'est achevée sur un échec.
L'objectif visé de limiter l'augmentation de la température mondiale à moins de 2° ne pouvait être atteint que par des engagements précis :
- la réduction des gaz à effet de serre d'au moins 40% par rapport à 1990.
- la reconnaissance par les pays du Nord de leur responsabilité dans le déclenchement du dérèglement climatique, celle-ci impliquant de nouveaux rapports avec les pays du Sud, en substituant l'idée de réparation à la  vieille pratique de l'aide.


Les dirigeants politiques du monde entier se sont séparés après avoir signé un texte qui annonce des intentions et n'établit aucune obligation chiffrée.

Comme l'estime le WWF, "ce qu'ils ont proposé mènera à une augmentation des températures mondiales de 3° ou plus."

Cancún 2010

  On est plutôt dans l’univers des promesses lointaines que des engagements fermes. Ainsi l’aide aux pays en développement serait de 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020. Pourquoi attendre 10 ans encore ?
La réduction de la déforestation est inscrite dans le texte en termes vagues.

 Doha 2014

 Colère devant ce gâchis qui s'aggrave chaque jour : multiplication des catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique, appauvrissement de la biodiversité, diminution des terres agricoles, extension des zones désertiques. Et les décisions importantes toujours remises à plus tard.

Paris 2015


  La conférence de Paris sur le climat s’est achevée par des discours officiels enthousiastes et des commentaires enflammés. N’a-t-on pas parlé d’un moment « historique » !
Les 195 états de la planète ont donné leur accord pour agir ensemble dans un même cadre international pour lutter contre le dérèglement climatique.
Dans la déclaration finale on note à plusieurs reprises l’expression : la Conférence « invite les parties ». Il n’y a donc aucune obligation pour certains points. 
Les engagements ne sont pas chiffrés (par exemple pour la réduction d’émissions des gaz à effet de serre).
Les techniques soutenables ne sont pas préconisées. On peut prévoir que les grands groupes pollueurs (du pétrole, du nucléaire, de l’agroalimentaire, des transports aériens) feront tout pour que rien ne change.

 Katowice 2018

 Ainsi de COP en COP, depuis 21 ans, le même scénario se reproduit : les dirigeants du monde entier se réunissent dans le but de limiter à un degré et demi la hausse de la température, chiffre fixé par les experts pour que la Terre reste vivable et ils sont incapables de lancer les actions concrètes qui permettraient d'atteindre cet objectif.

Madrid 2019

  La conférence sur le climat se déroule cette année à Madrid. En France, les médias accaparés par les mouvements sociaux liés à la politique du président Macron n’ont pas laissé beaucoup de place à ce sommet. Il faut aller sur les chaînes espagnoles pour avoir une idée de ce qu’il s’y passe. C’est surtout la motivation des jeunes regroupés autour de Greta Thunberg qui apporte une note d’optimisme.

Mais cela suffira-t-il pour amorcer le changement ? On peut craindre que non.
Faut-il rappeler l’état de la planète aujourd’hui ? On note :
- l’extinction et le risque de disparition de nombreuses espèces animales et végétales
- une hausse du niveau des océans
- la fonte des glaciers
- la multiplication des phénomènes extrêmes et des anomalies climatiques
- le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevé.



lundi 2 décembre 2019

La misère en 2019




Dans Paroles, paru en 1946, Jacques Prévert a une pensée pour ceux qui ne mangent pas à leur faim : « Il est terrible
le petit bruit de l’œuf cassé sur un comptoir d’étain.
Il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

   Nous sommes au 21e siècle et la misère persiste et gagne du terrain. Elle ne touche pas seulement les gens des pays pauvres. En France aussi, des SDF vivent dans la rue et meurent encore de froid et de faim. Les personnes qui sont dans la précarité - parmi lesquelles de plus en plus de jeunes - comptent sur les Restos du Cœur pour se nourrir.

   Chaque hiver, quand survient une sévère vague de froid, l’exclusion qui touche de plus en plus de monde dans les pays européens apparaît soudain insoutenable. Comment est-il possible qu’au 21e siècle la société laisse mourir des êtres humains dans la rue quand le thermomètre descend en-dessous de zéro ?
Des milliers de personnes perdent la vie en Europe à cause du froid !
Les actions entreprises par les associations depuis près de 60 ans pour aider les gens dans la détresse sont remarquables mais elles ne sont pas suffisantes.
 On constate aujourd’hui une évolution inquiétante de la misère. Parmi ceux  qui se retrouvent à la rue ou qui vivent dans leur voiture (quand ils en ont une), il y a de plus en plus de gens qui étaient parfaitement insérés dans la société. Il a suffi d’un drame familial, de la perte d’un emploi, pour que leur vie bascule soudain. Mais on voit aussi — phénomène nouveau — des gens qui travaillent et ne peuvent se loger. Dans ce cas, c’est bien sûr le prix indécent des loyers qui est en cause.

   Ceux qui gouvernent n’ont rien fait depuis des décennies pour éradiquer la pauvreté. En acceptant de rester dans l’engrenage des principes injustes de la société industrielle et financière, ils mènent une politique qui favorise les plus riches et crée de l'exclusion.
  La lutte contre la pauvreté nécessite de passer à une société nouvelle qui n'acceptera plus les inégalités contraires à la morale.



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