Un regard sur le monde
par Bernard-Jean Caron
Voyages en Allemagne
| Il faut de multiples séjours dans un pays pour prétendre le connaître. Après une dizaine de voyages en Allemagne, faits dans des circonstances différentes (en tant que vacancier, de responsable d’association et dans le cadre de voyages d’étude), je me suis fait une certaine idée de ce pays, une idée partielle qui me suffit cependant pour dire que le voyageur prendra plaisir à voir les paysages variés de l’Allemagne, ses montagnes, ses forêts, ses plages, ses plaines, ses grands fleuves - en particulier le Danube et le Rhin – ainsi que de nombreuses villes accueillantes. J’ai découvert la Forêt-Noire à l’âge de dix ans. Dans mes souvenirs lointains, il reste peu de choses : le pont ferroviaire de Kehl passant au-dessus du Rhin et quelques promenades dans la forêt. Adolescent, j’ai séjourné dans un camp de vacances pendant un mois sur l’île de Sylt, située tout au Nord de l’Allemagne. Nous étions une cinquantaine de jeunes Allemands et Français. Malgré la barrière de la langue et avec l’aide d’un professeur nous avions des discussions intéressantes. Nous nous sentions Européens. Quelques années plus tard, je me suis rendu à Zweibrücken, ville du land de Rhénanie – Palatinat. J’ai surtout retenu de ce séjour l’accueil chaleureux que j’y ai reçu. J’ai aimé Cologne où j’ai retrouvé le Rhin qui poursuivait son chemin vers la Hollande et la Mer du Nord. Sa cathédrale mérite une visite. À Aix-la Chapelle, où je me rendais pour visiter une usine fabriquant du matériel ferroviaire, j’ai découvert une ville chargée d’histoire qui rappelle aux Allemands, aux Belges et aux Français leur passé commun. Monschau, sous la neige pendant les fêtes de fin d’année m’a laissé un agréable souvenir. Cette ville proche des Ardennes belges fut un temps française (Montjoie) ; avec ses maisons à colombage et au toit d’ardoise elle a le charme des vieilles villes. Poème
ROUGE Oh ! les couleurs de l'automne qui toujours nous étonnent ! Tandis que résiste le vert, des taches jaunes et rousses parsèment le sol et peu à peu le rouge égaye la nature. * Rouge vermillon des feuilles de l'érable, rouge pourpre de la digitale des prés, rouge vif des coquelicots de l'oubli et des rêves, rouge sauvage des fleurs des chemins qu'un soleil doux caresse, rouge vermeil des fruits mûrs des jardins et des bois qui tente les oiseaux ! * Humain, oublie le rouge de la colère et du sang qui coule dans les guerres. Écoute la nature ! Le rouge de l'automne, c'est celui de l'amour, du plaisir, de la joie! BJC.
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