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Louis Aragon l’avait très bien dit : « La femme est l'avenir de l'homme
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À travers le monde, le féminisme doit encore agir de nos jours pour améliorer la condition des femmes. Dans certains pays, celles-ci subissent encore la domination masculine et la discrimination n’a pas disparu dans certains domaines. Leurs salaires par exemple restent souvent inférieurs à ceux des hommes.
Les progrès sociaux ont été obtenus grâce aux révolutions populaires et aux luttes de mouvements progressistes tels que les syndicats. Il faut par ailleurs rappeler que l’émancipation ne peut être obtenue que dans un contexte favorable qui implique de vivre dans un pays en paix, dans une démocratie égalitaire qui permet à chaque individu de vivre dignement et de s’exprimer librement.
Le féminisme
L’émancipation féminine pour laquelle se sont battues les pionnières du mouvement féministe a permis aux femmes d’acquérir des droits qui étaient réservés aux hommes.
Sappho était née au VIIe siècle de notre ère. Elle peut être considérée comme la première femme célèbre à avoir réussi à échapper à la domination masculine.
La plupart de ses poèmes ont disparu. Mais ceux dont on dispose permettent de dire que Sappho chantait la féminité, la jalousie, le désir, la sensualité.
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La domination de l’homme sur la femme a été la règle pendant de longs siècles en Occident et à travers le monde. En France, la Révolution de 1789 a été faite par des hommes. Les femmes en ont été écartées.
Le féminisme s’est développé à la fin du 19e siècle. Il avait pour but d’atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.
Une nouvelle vague féministe apparut à la fin des années 1960 avec la création du MLF(Mouvement de Libération des Femmes) et du Women’s Lib. Les revendications de ces militantes concernaient essentiellement le contrôle de leur corps par les femmes, la revendication de la légalisation de l’avortement et de la contraception.
L’émancipation féminine a été une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation. Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité.
Une avancée qui hélas n’a pas touché tous les pays !
Quand on lit des ouvrages du XXe siècle se rapportant à l’écologie, que leurs auteurs soient des scientifiques, des philosophes ou des politiques, une chose est frappante : c’est le peu de place accordée aux droits de l’animal.
Les mouvements écologistes qui auraient dû être les premiers à s’intéresser à la question sont longtemps restés muets. S’ils se prononçaient pour le respect de la vie, s’ils défendaient la biodiversité - dans un souci d’équilibre écologique - on les entendait peu s’exprimer sur les souffrances que l’homme fait subir aux animaux d'élevage et aux animaux sauvages. Les choses commencent à changer mais aujourd’hui encore certains d’entre eux défendent la corrida ou se prononcent en faveur de la chasse au loup.
Dans la période contemporaine, les philosophes, scientifiques et personnalités du monde de la culture, prenant publiquement la défense des animaux sont heureusement de plus en plus nombreux. Après Théodore Monod, l'homme du désert, Pascal Picq, auteur notamment d'une Nouvelle histoire de l’Homme, dans laquelle il traite de ce problème, Francis Cabrel engagé dans la lutte contre la corrida, et d'autres encore, ont écrit de superbes pages pour rappeler que les animaux sont des êtres sensibles qui connaissent la douleur et le plaisir et qu'à ce titre ils doivent avoir des droits bien définis.
On sait que le comportement humain vis-à-vis de l’animal s’explique par son évolution à travers les siècles. Comme l’a écrit Théodore Monod, « à partir d’un certain degré de puissance l’homme (ne s’est plus senti) une des parties prenantes de la chaîne écologique. » Il s'est cru autorisé à accomplir les actes les plus barbares.
L’esprit de domination, le sentiment de supériorité, colportés par la civilisation occidentale, par les religions monothéistes, par les progrès scientifiques et les thèses de certains philosophes tels que Descartes ont sévi pendant des siècles.
L’homme du 21e siècle s’honorerait en révisant sa position vis-à-vis de l’animal et en lui reconnaissant les droits que l’éthique impose. Va-t-on vers un modèle européen de protection de l'animal ? La France restera-t-elle à la traîne en matière de protection animale ? Le gouvernement entendra-t-il les nombreux messages lancés par les associations qui défendent la cause animale ?
ll suffit de consulter les messages diffusés sur les réseaux sociaux pour voir que la cause animale intéresse de plus en plus de monde. Elle est abordée de différentes manières. Les uns luttent contre les souffrances subies par les animaux domestiques (coups entraînant des blessures ou la mort), d’autres agissent pour améliorer le sort des animaux d’élevage, d’autres encore demandent qu’on mette fin à la corrida ou à la chasse…
Ces dernières années, sont parus des livres qui ont apporté une réflexion approfondie sur la question animale. En 2013, No Steak d’Aymeric Caron dénonçait – arguments à l’appui - les méfaits de la viande pour les animaux, l'environnement et la santé. Ce livre a été suivi d’Antispéciste (2016) et d'Utopia XXI (2017) qui développe un projet global démontrant que la cause animale n’est pas une question indépendante des autres. Elle ne peut être défendue que dans le cadre d’une société réellement démocratique, écologique et antispéciste. Il faut donc politiser la cause animale si l'on veut que les choses changent..
C’est ce que pense aussi la philosophe Corine Pelluchon qui plaide pour un rapport différent entre les humains et les animaux non-humains. Elle a développé ses idées notamment dans le Manifeste animaliste et Ethique de la considération.
Peu à peu le message des défenseurs de la cause animale est mieux entendu mais il reste encore beaucoup à faire.
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