Rechercher dans ce blog
samedi 17 octobre 2026
lundi 12 octobre 2026
La vieille dame sur un banc
Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.
Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.
Sa chevelure est bleutée.
Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.
Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.
On admirait son corps quand elle était modèle.
samedi 10 octobre 2026
écologie mai 26
***
Louis Aragon l’avait très bien dit : « La femme est l'avenir de l'homme
-
À travers le monde, le féminisme doit encore agir de nos jours pour améliorer la condition des femmes. Dans certains pays, celles-ci subissent encore la domination masculine et la discrimination n’a pas disparu dans certains domaines. Leurs salaires par exemple restent souvent inférieurs à ceux des hommes.
Les progrès sociaux ont été obtenus grâce aux révolutions populaires et aux luttes de mouvements progressistes tels que les syndicats. Il faut par ailleurs rappeler que l’émancipation ne peut être obtenue que dans un contexte favorable qui implique de vivre dans un pays en paix, dans une démocratie égalitaire qui permet à chaque individu de vivre dignement et de s’exprimer librement.
Le féminisme
L’émancipation féminine pour laquelle se sont battues les pionnières du mouvement féministe a permis aux femmes d’acquérir des droits qui étaient réservés aux hommes.
Sappho était née au VIIe siècle de notre ère. Elle peut être considérée comme la première femme célèbre à avoir réussi à échapper à la domination masculine.
La plupart de ses poèmes ont disparu. Mais ceux dont on dispose permettent de dire que Sappho chantait la féminité, la jalousie, le désir, la sensualité.
*
La domination de l’homme sur la femme a été la règle pendant de longs siècles en Occident et à travers le monde. En France, la Révolution de 1789 a été faite par des hommes. Les femmes en ont été écartées.
Le féminisme s’est développé à la fin du 19e siècle. Il avait pour but d’atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.
Une nouvelle vague féministe apparut à la fin des années 1960 avec la création du MLF(Mouvement de Libération des Femmes) et du Women’s Lib. Les revendications de ces militantes concernaient essentiellement le contrôle de leur corps par les femmes, la revendication de la légalisation de l’avortement et de la contraception.
L’émancipation féminine a été une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation. Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité.
Une avancée qui hélas n’a pas touché tous les pays !
Quand on lit des ouvrages du XXe siècle se rapportant à l’écologie, que leurs auteurs soient des scientifiques, des philosophes ou des politiques, une chose est frappante : c’est le peu de place accordée aux droits de l’animal.
Les mouvements écologistes qui auraient dû être les premiers à s’intéresser à la question sont longtemps restés muets. S’ils se prononçaient pour le respect de la vie, s’ils défendaient la biodiversité - dans un souci d’équilibre écologique - on les entendait peu s’exprimer sur les souffrances que l’homme fait subir aux animaux d'élevage et aux animaux sauvages. Les choses commencent à changer mais aujourd’hui encore certains d’entre eux défendent la corrida ou se prononcent en faveur de la chasse au loup.
Dans la période contemporaine, les philosophes, scientifiques et personnalités du monde de la culture, prenant publiquement la défense des animaux sont heureusement de plus en plus nombreux. Après Théodore Monod, l'homme du désert, Pascal Picq, auteur notamment d'une Nouvelle histoire de l’Homme, dans laquelle il traite de ce problème, Francis Cabrel engagé dans la lutte contre la corrida, et d'autres encore, ont écrit de superbes pages pour rappeler que les animaux sont des êtres sensibles qui connaissent la douleur et le plaisir et qu'à ce titre ils doivent avoir des droits bien définis.
On sait que le comportement humain vis-à-vis de l’animal s’explique par son évolution à travers les siècles. Comme l’a écrit Théodore Monod, « à partir d’un certain degré de puissance l’homme (ne s’est plus senti) une des parties prenantes de la chaîne écologique. » Il s'est cru autorisé à accomplir les actes les plus barbares.
L’esprit de domination, le sentiment de supériorité, colportés par la civilisation occidentale, par les religions monothéistes, par les progrès scientifiques et les thèses de certains philosophes tels que Descartes ont sévi pendant des siècles.
L’homme du 21e siècle s’honorerait en révisant sa position vis-à-vis de l’animal et en lui reconnaissant les droits que l’éthique impose. Va-t-on vers un modèle européen de protection de l'animal ? La France restera-t-elle à la traîne en matière de protection animale ? Le gouvernement entendra-t-il les nombreux messages lancés par les associations qui défendent la cause animale ?
ll suffit de consulter les messages diffusés sur les réseaux sociaux pour voir que la cause animale intéresse de plus en plus de monde. Elle est abordée de différentes manières. Les uns luttent contre les souffrances subies par les animaux domestiques (coups entraînant des blessures ou la mort), d’autres agissent pour améliorer le sort des animaux d’élevage, d’autres encore demandent qu’on mette fin à la corrida ou à la chasse…
Ces dernières années, sont parus des livres qui ont apporté une réflexion approfondie sur la question animale. En 2013, No Steak d’Aymeric Caron dénonçait – arguments à l’appui - les méfaits de la viande pour les animaux, l'environnement et la santé. Ce livre a été suivi d’Antispéciste (2016) et d'Utopia XXI (2017) qui développe un projet global démontrant que la cause animale n’est pas une question indépendante des autres. Elle ne peut être défendue que dans le cadre d’une société réellement démocratique, écologique et antispéciste. Il faut donc politiser la cause animale si l'on veut que les choses changent..
C’est ce que pense aussi la philosophe Corine Pelluchon qui plaide pour un rapport différent entre les humains et les animaux non-humains. Elle a développé ses idées notamment dans le Manifeste animaliste et Ethique de la considération.
Peu à peu le message des défenseurs de la cause animale est mieux entendu mais il reste encore beaucoup à faire.
dimanche 4 octobre 2026
La vieille dame sur un banc
Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.
Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.
Sa chevelure est bleutée.
Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.
Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.
On admirait son corps quand elle était modèle.
samedi 19 septembre 2026
La vieille dame sur un banc
Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.
Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.
Sa chevelure est bleutée.
Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.
Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.
On admirait son corps quand elle était modèle.
dimanche 13 septembre 2026
lundi 7 septembre 2026
mercredi 2 septembre 2026
Le soleil
La mer est devant toi et le bouillonnement des mots t' emporte malgré toi.
puis bientôt à la mer.
Comme un bon artisan tu tisses le poème.
La mer est ta complice.
Pénètre ses secrets
la texture du sable
le poli du galet
*
ô mer grise des jours de brume
mer verte des matins d' été !
Je pleure pour ces gens pressés qui ne t' ont jamais vue,
pour ceux qui s' ennuient
dans leurs tours de béton,
pour ceux qui s' enferment dans des prisons
qu' eux-mêmes ont construites,
pour ceux qui ne te verront plus
telle que tu étais jadis.
*
Comprendre la mer, c' est vouloir être libre.
Je pleure pour ceux qui ne verront jamais la beauté du soleil
qui s' élève à midi sur la mer,
pour ceux qui n' entendent pas la musique des vagues,
la chanson du vent sur la dune.
Eclate soleil
Laisse monter en moi le feu.
Joie ivresse explosion
C' est l' embrasement du soleil à son zénith.
Eclate soleil
Fais éclater les mots
et lance au monde un chant
d' amour, de liberté !
mercredi 26 août 2026
👥😅
1.
Mille images du passé jaillissent de ma mémoire.
Un enfant parcourt la campagne avec son grand-père. Un président est assassiné. Une étrangère sur une plage. La naissance d'un fils et puis d'un second. De jeunes femmes belles meurent au printemps comme des héroïnes de Jan Wolkers.
Images confuses ressurgies de l'enfance, images récentes que le temps n'a pas encore déformées.
Qu'on ne s'y trompe pas. Je ne me tourne pas vers elles par nostalgie, par goût exclusif des souvenirs.
Il faut vivre l'instant présent.
Je vais vers elles comme on va vers la source.
Pour y trouver un art de vivre.
*****
poésie :
mercredi 19 août 2026
Un regard sur le monde
Un regard sur le monde
par Bernard-Jean Caron
Tous les mercredis vous aurez :
- une poésie
- un billet
Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août
Le silence des monts
Dans le silence des monts
il attend l'oiseau noir
qui chaque soir paraît
ailes grandes ouvertes
à l'orée des nuages
- spectacle féerique -
*
Et au bord du sentier
entre les hautes herbes
les grandes digitales
se balancent au vent.
Émus les yeux insatiables de l'homme
regardent danser la vie.
Mai 2025
****
Les Éléphants
mercredi 12 août 2026
Amsredam
Le billet : Amsterdam !
Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).
Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.
Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.
La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -
Mais le beau sourire
de la femme qui passe
est aussi troublant
poésie des bretons
| PLOUMANACH |
La Bretagne est une terre de poésie. Ses paysages sublimes ont inspiré les Bretons et de nombreux poètes venus d’autres régions. La mer et les rochers impressionnants, la lande où courent les vieilles légendes, les pierres dressées, vestiges des temps préhistoriques ont été pendant des siècles - et sont encore ajourd’hui - des sources intarissables d’inspiration.
mercredi 5 août 2026
Le billet : Amsterdam !
Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.
Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.
La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -
Mais le beau sourire
de la femme qui passe
est aussi troublant
silense des monts
Un regard sur le monde
par Bernard-Jean Caron
Tous les mercredis vous aurez :
- une poésie
- un billet
Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août
Le silence des monts
Dans le silence des monts
il attend l'oiseau noir
qui chaque soir paraît
ailes grandes ouvertes
à l'orée des nuages
- spectacle féerique -
*
Et au bord du sentier
entre les hautes herbes
les grandes digitales
se balancent au vent.
Émus les yeux insatiables de l'homme
regardent danser la vie.
Mai 2025
****
Les Éléphants
65
65
À la vieille fontaine
À la vieille fontaine
un jour j'étais allé
espérant voir Hélène
qui aimait s'y baigner.
Il n'y avait personne
auprès de la fontaine,
seul le bruit monotone
d'un ruisseau hors d'haleine.
Et à terre une rose
gisait toute fanée.
La belle je suppose
venait de la jeter.
Les années ont passé,
à la vieille fontaine
je me suis promené.
Immense fut ma peine !
Il n'y avait plus d'eau,
je n'ai pas vu le pin
où chantaient les oiseaux
égayant nos matins.
J'ai regretté le temps
de la claire fontaine
et ces soirs de printemps
à l'abri des grands chênes.
*
À la vieille fontaine
À la vieille fontaine
un jour j'étais allé
espérant voir Hélène
qui aimait s'y baigner.
Il n'y avait personne
auprès de la fontaine,
seul le bruit monotone
d'un ruisseau hors d'haleine.
Et à terre une rose
gisait toute fanée.
La belle je suppose
venait de la jeter.
Les années ont passé,
à la vieille fontaine
je me suis promené.
Immense fut ma peine !
Il n'y avait plus d'eau,
je n'ai pas vu le pin
où chantaient les oiseaux
égayant nos matins.
J'ai regretté le temps
de la claire fontaine
et ces soirs de printemps
à l'abri des grands chênes.
*
Chroniques les plus lues
-
Le passage d'une année à l'autre, fêté de différentes manières selon les traditions, nous rappelle régulièrement notr...
-
Le "coucher "du soleil : une expression poétique contredite par la science. La poésie est l'art du langage. Selon la déf...
-
Selon la théorie de la décision, une information est de nature à entraîner ou modifier une décision. C'est la raison pour laque...



