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lundi 12 octobre 2026

 La vieille dame sur un banc


Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.

Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.

Sa chevelure est bleutée. 

Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.

Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.


On admirait son corps quand elle était modèle.

                                            

samedi 10 octobre 2026

écologie mai 26


  Depuis l'antiquité certaines se sont battues pour la liberté, pour l'égalité et  contre les discriminations touchant les femmes : Sappho, Louise Labé, Louise Michel,  plus près de nous Georges Sand, Colette, Simone de Beauvoir, l'artiste-peintre mexicaine Frida Kahlo,  aujourd'hui Goliarda Sapienza l'auteure sicilienne, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo...pour n'en citer que quelques-unes.
Dans le monde de la politique, il y a bien sûr Simone Veil.

  L'écologisme, on le sait,  est à la croisée de plusieurs mouvances.  L'apport du féminisme a été essentiel dans la construction de ce mouvement.
Il serait trop long d'énumérer toutes les pionnières de l'écoféminisme. On  peut remarquer que la plupart d'entre elles viennent  des pays anglo-saxons et en particulier des USA : Carolyn Merchant, Charlène Spretnak, Hazel Henderson...
Chacune d'elle a contribué à améliorer la condition féminine et par conséquent à faire progresser l'humanité.

  Et puis de nos jours on ne peut passer sous silence toutes ces femmes venant d'horizons différents (actrices, auteures, sportives, politiques, anonymes...) qui luttent courageusement contre une des formes les plus abjectes de la domination masculine : le harcèlement sexuel et le viol  passés sous silence pendant des siècles.
L'IVG dans la constitution acquise cette semaine est une belle décision  pour les Françaises.
   Cet engagement est un fait nouveau qui montre que la société est en train de changer


                                                        ***

 Louis Aragon l’avait très bien dit : « La femme est l'avenir de l'homme                        

L’émancipation féminine est une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation.  Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité. Une avancée qui n’a pas touché tous les pays. 

-

À travers le monde, le féminisme doit encore agir de nos jours pour améliorer  la condition des femmes. Dans certains pays, celles-ci subissent encore la domination masculine et la discrimination n’a pas disparu dans certains domaines. Leurs salaires par exemple restent souvent inférieurs à ceux des hommes.

   

      Les progrès sociaux  ont été obtenus grâce aux révolutions populaires et aux luttes de mouvements progressistes tels que les syndicats. Il faut par ailleurs rappeler que l’émancipation ne peut être obtenue que dans un contexte favorable qui implique de vivre dans un pays en paix, dans une démocratie égalitaire qui permet à chaque individu de vivre dignement et de s’exprimer librement.  


                           Le féminisme

             

    L’émancipation féminine pour laquelle se sont battues les pionnières du mouvement féministe a permis aux femmes  d’acquérir des droits qui étaient réservés aux hommes. 

   Sappho  était  née au VIIe siècle de notre ère. Elle peut être considérée comme la première femme célèbre à avoir réussi à  échapper à la domination masculine.

La plupart de ses poèmes ont disparu. Mais ceux dont on dispose  permettent de dire que Sappho  chantait la féminité, la jalousie, le désir, la sensualité. 

                                   *

   La domination de l’homme sur la femme  a été la règle pendant de longs siècles en Occident et à travers le monde. En France, la Révolution de 1789 a été faite par des hommes.  Les femmes en ont été écartées. 

Le féminisme s’est développé à la fin du 19e siècle. Il avait pour  but  d’atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. 

Une nouvelle vague féministe apparut à la fin des années 1960 avec la création du MLF(Mouvement de Libération des Femmes) et du Women’s Lib. Les revendications de ces militantes concernaient essentiellement le  contrôle de leur corps par les femmes, la revendication de la légalisation de l’avortement et de la contraception.

  L’émancipation féminine a été une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation.  Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité. 

Une avancée qui hélas n’a pas touché tous les pays !

 Il y a une  cause ancienne : l'idée de domination. Celle-ci a été portée par la culture et les religions. En cause également, les superstitions et l’ignorance. Pour lutter contre les inepties et les contre-vérités, il faut éduquer et informer.

- L'autre cause est plus récente : l’organisation de la société industrielle a aggravé le sort des êtres non-humains en multipliant leurs souffrances et les massacres, au nom de la rentabilité.


 

 

  









Quand on lit des ouvrages du XXe siècle se rapportant à l’écologie, que leurs auteurs soient des scientifiques, des philosophes ou des politiques, une chose est frappante : c’est le peu de place accordée aux droits de l’animal.

   Les mouvements écologistes qui auraient dû être les premiers à s’intéresser à la question sont longtemps restés muets. S’ils se prononçaient pour le respect de la vie, s’ils défendaient la biodiversité - dans un souci d’équilibre écologique - on les entendait peu s’exprimer sur les souffrances que l’homme fait subir aux animaux d'élevage et aux animaux sauvages. Les choses commencent à changer mais aujourd’hui encore certains d’entre eux défendent  la corrida ou se prononcent en faveur de la chasse au loup.

     Dans la période contemporaine, les philosophes, scientifiques et personnalités du monde de la culture, prenant publiquement la défense des animaux sont heureusement de plus en plus nombreux.  Après Théodore Monod, l'homme du désert, Pascal Picq, auteur notamment d'une Nouvelle histoire de l’Homme, dans laquelle il traite de ce problème, Francis Cabrel  engagé dans la lutte contre la corrida, et d'autres encore, ont écrit de superbes pages pour rappeler que les animaux sont des êtres sensibles qui connaissent la douleur et le plaisir et qu'à ce titre ils doivent avoir  des droits bien définis.

     On sait que le comportement humain vis-à-vis de l’animal s’explique par son évolution à travers les siècles. Comme l’a écrit Théodore Monod, « à partir d’un certain degré de puissance l’homme (ne s’est plus senti) une des parties prenantes de la chaîne écologique. » Il s'est cru autorisé à accomplir les actes les plus barbares.

  L’esprit de domination, le sentiment de supériorité, colportés par la civilisation occidentale, par les religions monothéistes, par les progrès scientifiques et les thèses de certains philosophes tels que Descartes ont sévi pendant des siècles.

    L’homme du 21e  siècle s’honorerait en révisant sa position vis-à-vis de l’animal et en lui reconnaissant les droits que l’éthique impose. Va-t-on  vers un modèle européen de protection de l'animal ?  La France restera-t-elle à la traîne en matière de protection animale ? Le gouvernement entendra-t-il les nombreux messages lancés par les associations qui défendent la cause animale ?

    ll suffit de consulter les messages diffusés sur les réseaux sociaux pour voir que la cause animale intéresse de plus en plus de monde. Elle est abordée de différentes manières. Les uns luttent contre  les souffrances subies par les animaux domestiques (coups entraînant des blessures ou la mort), d’autres agissent  pour améliorer le sort des animaux d’élevage, d’autres encore demandent qu’on mette fin à la corrida ou à la chasse…

   Ces dernières années, sont parus des livres qui ont apporté une réflexion approfondie sur la question animale. En 2013, No Steak d’Aymeric Caron dénonçait – arguments à l’appui - les méfaits de la viande pour les animaux, l'environnement et la santé. Ce livre a été suivi d’Antispéciste (2016) et d'Utopia XXI (2017) qui développe un projet global démontrant que la cause animale n’est pas une question indépendante des autres. Elle ne peut être défendue que dans le cadre d’une société réellement démocratique, écologique et antispéciste. Il faut donc politiser la cause animale si l'on veut que les choses changent..

  C’est ce que pense aussi la philosophe Corine Pelluchon qui plaide pour un rapport différent entre les humains et les animaux non-humains. Elle a développé ses idées notamment dans le Manifeste animaliste et Ethique de la considération.

  Peu à peu le message des défenseurs de la cause animale est mieux entendu mais il reste encore beaucoup à faire.


 

dimanche 4 octobre 2026

 La vieille dame sur un banc


Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.

Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.

Sa chevelure est bleutée. 

Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.

Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.


On admirait son corps quand elle était modèle.

                                            


samedi 19 septembre 2026

 La vieille dame sur un banc


Elle est assise sur un banc, dans le square, un matin de printemps.

Des enfants jouent près d'elle mais elle ne les voit pas : elle a le regard vide de la désespérance.

Sa chevelure est bleutée. 

Le fard, appliqué avec exagération, est grotesque et ne parvient pas à dissimuler les blessures de son visage que le bistouri a meurtri et figé à jamais.

Le temps, pour elle, s'est arrêté il y a longtemps, lorsque le regard de l'artiste a cessé de se poser sur elle.


On admirait son corps quand elle était modèle.


mercredi 2 septembre 2026

Le soleil

 

La mer est devant toi et le bouillonnement des mots t' emporte malgré toi.

puis bientôt à la mer.

Comme un bon artisan tu  tisses le poème.

La mer est ta complice.

Pénètre ses secrets

la texture du sable

le poli du galet

*


ô mer grise des jours de brume

mer verte des matins d' été !

Je pleure pour ces gens pressés qui ne t' ont jamais vue,

pour ceux qui s' ennuient 

dans leurs tours de béton,

pour ceux qui s' enferment dans des prisons 

qu' eux-mêmes ont  construites,

pour ceux qui ne te verront plus

telle que tu étais jadis.



  *

Comprendre la mer, c' est vouloir être libre.

Je pleure pour ceux qui ne verront jamais la beauté du soleil

qui s' élève  à midi sur la mer,

pour ceux qui n' entendent  pas la musique des vagues,

la chanson du vent sur la dune.


Eclate soleil

Laisse monter en moi le feu.

Joie ivresse explosion

C' est l' embrasement du soleil à son zénith.

Eclate soleil

Fais éclater les mots

et lance au monde un chant

d' amour,  de liberté !

                                                         




mercredi 26 août 2026

👥😅 


      1.

 Mille images du passé jaillissent de ma mémoire.

Un enfant parcourt la campagne avec son grand-père. Un président est assassiné. Une étrangère sur une plage. La naissance d'un fils et puis d'un second. De jeunes femmes belles meurent au printemps comme des héroïnes de Jan Wolkers.

Images confuses ressurgies de l'enfance, images récentes que le temps n'a pas encore déformées.

Qu'on ne s'y trompe pas. Je ne me tourne pas vers elles par nostalgie, par goût exclusif des souvenirs.

Il faut vivre l'instant présent.

Je vais vers elles comme on va vers la source.

Pour y trouver un art de vivre. 


                        *****

               poésie :                           


mercredi 19 août 2026

Un regard sur le monde

 

              Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron  

Tous les mercredis vous aurez :

- une poésie

- un billet


Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août



Le silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2025

****

                          Les Éléphants



L'éléphant et l'art de l'éléphant d'Asie sculpté dans le  bois   

Lorsque j’étais enfant, comme beaucoup de jeunes, certains animaux vivant dans des contrées lointaines, me fascinaient : l’éléphant, la girafe au cou démesuré, le lion majestueux, le chimpanzé au regard profond.
L’éléphant était celui qui m’impressionnait le plus, non seulement à cause de sa taille - plus de trois mètres au garrot - et de son poids ( à 7 ou 8 ans, on a du mal à apprécier ce que représente une masse de 5 à  6 tonnes)  mais aussi à cause de cette trompe curieuse qui faisait sa particularité.

Je n’ai jamais imaginé un éléphant heureux ailleurs que dans la savane ou la forêt.
Le spectacle de l’éléphant qu'on dresse pour le cirque et qu’on oblige à faire des gestes contraires à sa nature pour plaire à un public m’a toujours offusqué.

J’appris plus tard que l'éléphant a une très bonne mémoire et que son intelligence peut être comparée à celle des hominidés ( il a conscience de lui-même), qu’il est aussi un symbole de sagesse dans la culture asiatique, ce qui n’est pas étonnant : on imagine pas ce mammifère imposant s’agiter de colère ; il représente  la force tranquille.


 

           


mercredi 12 août 2026

Amsredam

    

Le billet :  Amsterdam ! 

                                        
 Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).

Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.


                    Le poème :

  AMSTERDAM

Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.

La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -

Mais  le beau sourire 
de la femme qui passe
est aussi troublant 
qu'un tableau de Vermeer

                         


    Le billet et le poème sont de Bernard-Jean CARON

poésie des bretons

 

PLOUMANACH


La Bretagne est une terre de poésie. Ses paysages sublimes ont inspiré les Bretons et de nombreux poètes venus d’autres régions. La mer et les rochers impressionnants, la lande où courent les vieilles légendes, les pierres dressées, vestiges des temps préhistoriques ont été pendant des siècles - et sont encore ajourd’hui - des sources intarissables d’inspiration.

‭Parmi tous les poètes bretons de naissance ou s’étant installés en Bretagne, il fallait faire un choix. J’ai retenu trois noms : Eugène Guillevic, René-Guy Cadou et Charles Le Quintrec.

‭   Guillevic (1907-1997) est l’un des plus brillants poètes  du 20e siècle. Il exerçait un métier pour vivre (il a travaillé notamment à l’Inspection générale de l’‬Économie) ; citoyen engagé il a été longtemps membre du Parti communiste. poète innovant, il a choisi la concision et la densité pour exprimer sa solidarité vis-à-vis des choses, de la nature et des hommes. 
Né à Carnac, il a souvent évoqué sa ville natale :
“ Nulle part comme à Carnac
Le ciel n’est à la terre,
Ne fait monde avec elle..”
Son engagement politique se ressent dans de nombreux poèmes, comme dans Morbihan :
“ Ce qui fut fait à ceux des miens,
Qui fut exigé de leurs mains,
Du dos cassé, des reins vrillés...
Je ne peux pas le pardonner."
    ( à suivre)

                                          les poèmes bretons (n°2)
                           
   René-Guy Cadou (1920-1951) fils d’enseignants et lui-même instituteur n’avait que douze ans quand sa mère est morte. Marié à Hélène, poétesse elle aussi, il écrit des vers dans lesquels la mélancolie est souvent présente. Il aime se souvenir de son enfance, de la “vieille classe de (s)on père", de l’odeur des pluies...
“ À se souvenir on gagne
Du bonheur pour des années”
écrivait-il en pensant à Sainte-Reine-de-Bretagne où il est né.


   Charles Le Quintrec (1926-2008) poète et romancier, récompensé par un Grand Prix de poésie de l’Académie française, écrivait des vers de forme classique. Si l’alexandrin n’est plus à la mode, il faut reconnaître qu’il donne au poème un rythme agréable à l’oreille.
Dans ses vers, Le Quintrec  exprimait sa foi et son amour de la Bretagne :
“ Vieux pays d’herbe et d’ombre où mon amour est sûr
Où l’enfant que je fus traîne un bout de chaussure
Un rêve à la façon de l’homme que je suis.”

   Guillevic, Cadou et Le Quintrec, trois poètes aux styles et aux thèmes traités différents. Ils démontrent la richesse de la poésie bretonne.

mercredi 5 août 2026

 Le billet :  Amsterdam ! 



                                        
 Il y a tant de raisons d’aimer Amsterdam ! C’est une ville réputée pour sa tolérance, une ville dans laquelle on se sent libre. C'est ce qui a poussé de nombreux persécutés à y vivre, c’est sans aucun doute ce qui amena Descartes, le philosophe aujourd'hui fort contesté, à y habiter quelque temps (il s'était installé au centre de la ville, dans le quartier des bouchers).

Ce qui fait aussi le charme d‘Amsterdam, c'est la richesse de son passé. On peut passer des heures à marcher au bord des canaux, en s’arrêtant pour observer les vieilles maisons dont chaque façade est différente, dont les pignons ont des formes variées.
On répète souvent que la Hollande est le pays du vélo. A Amsterdam, la bicyclette est partout : d’abord elle roule sur de larges pistes cyclables que les Français envient, ou elle attend son propriétaire sur un parking, un trottoir ou un pont.
Amsterdam est une ville d’art et de culture ; elle abrite de nombreux musées, dont le Rijksmuseum où la célèbre Ronde de nuit attire tout de suite le regard, et le musée Van Gogh.
La vie culturelle continue d'y être très riche et innovante, qu'il s'agisse de danse, de théâtre ou de peinture.
La nuit, la ville prend des allures féeriques. L’obscurité et les lumières se mêlent, les canaux brillent, les bateaux et les maisons flottantes paraissent plus beaux. C'est le meilleur moment pour apprécier les beautés de la ville.



                    Le poème :

  AMSTERDAM

Les églises désertes
et leurs pierres trop grises.
La cloche, à contretemps,
qui sonne sur la ville
Personne ne l'entend.

La place est un champ vague
où la foule se perd
- ô le poids de l'absence -

Mais  le beau sourire 
de la femme qui passe
est aussi troublant 
qu'un tableau de Vermeer

    Le billet et le poème sont de Bernard-Jean CARON


                                              

silense des monts

 

                                     Un regard sur le monde   

                      par Bernard-Jean Caron  

Tous les mercredis vous aurez :

- une poésie

- un billet


Le regard sur le monde a débuté le mercredi 5 Août



Le silence des monts



Dans le silence des monts  

il attend l'oiseau noir  

qui  chaque soir paraît

ailes  grandes ouvertes 

à l'orée des nuages

- spectacle féerique -


                  *

Et au bord du sentier

entre les hautes herbes

les grandes digitales

se balancent au vent.      

Émus les yeux insatiables de l'homme                           

regardent danser  la vie.  

Mai 2025

****

                          Les Éléphants



L'éléphant et l'art de l'éléphant d'Asie sculpté dans le  bois   

Lorsque j’étais enfant, comme beaucoup de jeunes, certains animaux vivant dans des contrées lointaines, me fascinaient : l’éléphant, la girafe au cou démesuré, le lion majestueux, le chimpanzé au regard profond.
L’éléphant était celui qui m’impressionnait le plus, non seulement à cause de sa taille - plus de trois mètres au garrot - et de son poids ( à 7 ou 8 ans, on a du mal à apprécier ce que représente une masse de 5 à  6 tonnes)  mais aussi à cause de cette trompe curieuse qui faisait sa particularité.

Je n’ai jamais imaginé un éléphant heureux ailleurs que dans la savane ou la forêt.
Le spectacle de l’éléphant qu'on dresse pour le cirque et qu’on oblige à faire des gestes contraires à sa nature pour plaire à un public m’a toujours offusqué.

J’appris plus tard que l'éléphant a une très bonne mémoire et que son intelligence peut être comparée à celle des hominidés ( il a conscience de lui-même), qu’il est aussi un symbole de sagesse dans la culture asiatique, ce qui n’est pas étonnant : on imagine pas ce mammifère imposant s’agiter de colère ; il représente  la force tranquille.


 

           

      

                                                65

                                     


                                                65

                                     


                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *


 





                      À la vieille fontaine


À la vieille fontaine

un jour j'étais allé

espérant voir Hélène

qui aimait s'y baigner.


Il n'y avait personne

auprès de la fontaine,

seul le bruit monotone

d'un ruisseau hors d'haleine.


Et à terre une rose

gisait toute fanée.

La belle je suppose

venait de la jeter.


Les années ont passé,

à la vieille fontaine

je me  suis promené.

Immense fut ma peine !


Il n'y avait plus d'eau,

je n'ai pas vu le pin

où chantaient les oiseaux

égayant  nos matins.


J'ai regretté le temps

de la claire fontaine

et ces soirs de printemps

à l'abri des grands chênes.


                   *

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