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lundi 5 avril 2010

Ecrire, parler : A propos de styles





J'aime, dans l'écriture comme dans la vie, la sobriété.Aller à l'essentiel en peu de mots est une nécessité.
Le texte doit être débarrassé de sa gangue.C'est ce qui donne toute sa force au message.




Ecrire c'est communiquer ( une émotion, une idée,une colère...). Ce que je reproche à bon nombre d'auteurs modernes qui disent souffrir de leur solitude, c'est de s'enfermer dans cet état en choisissant la voie de l'hermétisme qui n'est pas toujours celle du génie.




Alain avait raison : il faut offrir " toute la poésie à tous, autant qu'on pourra"...

samedi 3 avril 2010

Pâques




Pâques, fête religieuse pour beaucoup de gens, s'inscrit dans la continuité des croyances païennes, dans la référence à l'équinoxe et à la pleine lune : il a lieu en effet le premier dimanche qui suit la première lune du printemps.
Pâques annonce le retour du printemps.
C'est en toute logique que pour célébrer cette fête on a choisi de mettre à l'honneur l'œuf.
L'œuf, symbole de la germination, de la renaissance, promesse de vie, à la forme parfaite, univers clos protégé par une coquille qui paraît fragile à nos yeux d'humains mais résistante et coriace aux yeux du poussin qui cherche à s'en extirper quand vient l'heure de l'éclosion.
Œuf qui apaise la faim et que celui qui n'a pas mangé depuis longtemps regarde tristement, dans le poème de Jacques Prévert :
"Il est terrible
Le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir
d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui
a faim"
Œuf symbole protection, abri dans lequel les rumeurs du monde extérieur parviennent à peine.

jeudi 1 avril 2010

Manolete : le film qui fâche


Le film Manolete réalisé par Menno Meyes vient

de sortir. Ses principaux interprètes sont Adrien
Brody et Penelope Cruz, réputés pour être de bons
acteurs.
Ce film suscite la polémique non pas en raison du
sujet traité ( l'histoire de l' illustre matador Manuel
Rodriguez Sảnchez ) mais plutôt parce qu'il
apparaît comme un plaidoyer pour la corrida.
C'est notamment l'avis de l'association Alliance
Anticorrida qui " trouve inadmissible de diffuser le
film" dans les salles.
Je fais partie de ceux qui pensent que la corrida
est une tradition barbare et, contrairement à ses
aficionados, je ne trouve aucune esthétique dans un
rite qui donne la mort à un animal après lui avoir
infligé d'atroces tortures.
Dans la bande-annonce du film, on entend l'amie
du matador lui dire:
- " Tu as pris la mort pour épouse."
S'exposer au risque de la mort est le choix
- discutable - du matador. Imposer la mort à
l'animal dans les conditions que l'on sait, devrait
être interdit.

Je n'irai pas voir le film Manolete. Cependant la liberté
d'expression est un droit qu'il faut absolument
préserver même quand celle-ci défend des positions
plus que discutables.
Les défenseurs de la cause animale profiteront de la
sortie du film pour continuer leur action contre la
corrida.

mardi 30 mars 2010

BIODIVERSITE : l'aspect économique





En 2010, la mobilisation des écologistes porte - entre autres - sur la question de la biodiversité. Parmi les actions entreprises, il y a la sensibilisation à cette question.
Faire comprendre au plus grand nombre que le maintien de la biodiversité est un problème capital pour l'avenir de l'humanité, c'est précisément le but de cette série de billets consacrés à la biodiversité.
______________

Même si certains ont tendance à l'oublier très souvent, la éfense de la biodiversité n'est pas seulement un problème environnemental, c'est aussi un problème économique.
Il est assez difficile d'évaluer l'impact économique de la biodiversité, le modèle économique occidental ne mesurant pas le "capital" naturel.
Cependant plusieurs études ont été faites qui tentent de mesurer la valeur des produits et matériaux extraits, la valeur fonctionnelle de certains organismes vivants ( les insectes pollinisateurs par exemple), la valeur des services
rendus par les écosystèmes.
C'est ainsi qu'on a évalué, à l'échelle des USA, à 15  milliards de dollars les services rendus par les abeilles et autres pollinisateurs, chiffre s'élevant à 100 milliards au niveau mondial. (1)
Sous l'égide de l'UNESCO, des scientifiques ont mené des études pour évaluer le coût de la réduction de la biodiversité. La déforestation représenterait à elle seule une perte de 1350 milliards de dollars par an à l'échelle mondiale. (2)


Selon une autre étude, la perte des services  rendus par les écosystèmes entre 2000 et 2009 est estimée à 50 milliards d'euros.(3)

Même si ces chiffres doivent être maniés avec précaution, une chose est certaine : plusieurs secteurs économiques commencent à être touchés par l'appauvrissement de la biodiversité (pêche, agriculture, exploitations forestières...)

1. Source Jardiner Bio
2. source Campagne Solidaire
3. Union Européenne 2009

dimanche 28 mars 2010

Tableaux de printemps



Quand on évoque le printemps, on pense spontanément
aux premières fleurs : au crocus, au narcisse, à la
primevère ( la primavera) ou aux giboulées.
Le peintre allemand von Stuck a choisi de le représenter
sous les traits d'une jeune fille. Le printemps de la vie.





TABLEAUX DE PRINTEMPS
1.
Au creux de ta main
ce doux parfum de lilas
signe de printemps


2.

Sur la page vierge
le soleil blafard taquine
le bout de ma plume

3. 

Le vent est léger
Sur l'arbre un oiseau pépie
- la feuille palpite


vendredi 26 mars 2010

REFLEXION : L'HOMME DU XXIe SIECLE





    La société moderne a développé la technicité et poussé la spécialisation à l'extrême. Certains ont vu dans ces changements un progrès. J'y verrais plutôt la cause de nombreux maux.
  En effet, nous avons perdu la sagesse des sociétés anciennes et déstructuré l'homme. Toutes les crises actuelles viennent de cette absence de vision globale nécessaire pour prendre les bonnes décisions et de l'importance donnée à la technologie au détriment de l'humain.

  L'homme du 21e siècle vit dans un univers de plus en plus virtuel, un univers désespérant parce que déshumanisé : dans de nombreux secteurs d'activité, les écrans et les machines remplacent l'homme. Celui-ci a de plus en plus de difficulté à s'épanouir dans un monde qui ne se soucie plus de sa personnalité.

  Au travail, il est un producteur à qui on demande d'assurer la rentabilité de l'entreprise. En dehors du travail, il est conditionné par la publicité pour être un consommateur enrichissant les grands groupes qui font la loi sur le marché mondial.

  Aucune institution "classique" aujourd'hui ne prend en compte l'être humain dans sa globalité : le professeur d'histoire ou d'anglais juge l'élève selon les résultats obtenus dans la matière qu'il enseigne ; en médecine le spécialiste soigne un estomac ou un poumon sans se préoccuper de l'individu.

  Le progrès, pour l'homme d'aujourd'hui et de demain, n'est pas dans le recours à une technologie déconnectée de l'humain. Il est dans une connaissance s'appuyant sur le bon sens et sur une vision globale des problèmes prenant en compte le social et l'environnement.

  En ce qui concerne l'Homme, il faut cesser de le réduire à l'état de producteur/consommateur, mais le considérer en tant qu'être multidimensionnel, à la fois fils, père, ami, amant ou mari, avec ses passions ( sportif, bricoleur...), sa créativité ( artiste, musicien...) et son caractère unique.

mercredi 24 mars 2010

Respecter l'eau





Comme je l'ai déjà évoqué précédemment ( billet
du 5 juin 2209 intitulé La question de l'eau) on
ne peut parler du problème de l'eau sans aborder
l'aspect politique et les enjeux économiques qui
sont liés à cette question.
Mais il faut aussi parallèlement évoquer le rôle
que chacun de nous peut jouer dans la
préservation de ce bien indispensable à la vie.




Dans les pays développés, nous nous sommes

habitués à un certain confort auquel nous ne
pensons plus, tellement il paraît évident. L'eau
en fait partie.
Un robinet qu'on ouvre, et voilà l'eau qui coule
pour se laver les mains, pour prendre une douche
ou pour se rafraîchir.
Mais 1,4 milliards de personnes à travers le
monde ne bénéficient pas de l'eau potable et
2,4 milliards n'ont pas d'assainissement
convenable.
Par ailleurs 250 millions de personnes souffrent
de la sécheresse et on estime à 7 millions le
nombre de décès annuels liés au problème de
l'eau.
Il y a donc dans le monde une inégalité flagrante
face à l'eau. Celle-ci s'exprime également à
travers les chiffres de la consommation : entre
10 et 20 litres par jour pour un habitant de
l'Afrique subsaharienne, 600 litres pour un
Américain du Nord ou un Japonais.

La solidarité avec les pays du Sud et le respect
d'un bien appartenant à l'humanité nous
imposent d'avoir un comportement citoyen
en évitant au maximum le gaspillage de l'eau.


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