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lundi 23 septembre 2024

Où va la France n°11

 

                                                              

                                                      Barbara W.H.


Chronique n° 11


                       Où va la France ?


Dans la chronique n° 3, Ça bouge, je terminais  ainsi le texte :
La gauche a le plus de députés. Ceux qui ont voté pour elle sont heureux : ils pensent qu'une nouvelle politique va se mettre en place.
À suivre ! "

Les  mois se sont écoulés et la France attendait la décision du président. Qui serait le premier Ministre?
 La solution était pourtant simple. Il suffisait que Macron prenne exemple sur les présidents qui l'ont précédé.

En 1969, De Gaulle se sentait affaibli par le mois de 68. Il décida alors de proposer au peuple un referendum. Désavoué par celui , il  démissionna.

En 1993, alors que François Mitterrand était président, c'est la droite qui l'emporta aux élections législatives.     
Sans aucun problème, Mitterrand nomma Balladur   premier Ministre.

En 1997, Jacques Chirac avait  choisi la dissolution de l'assemblée. C'est " la gauche plurielle " qui l'emporta .  Lionel Jospin est devenu premier Ministre. 

Ces présidents  ont respecté le vote des citoyens   et ont pensé à l'avenir de leur pays. Si Macron était un président correct  il aurait agit comme ces présidents.

Il fallut attendre 47 jours pour qu'il reçoive les dirigeants de la NFP qui lui présentèrent leur candidate, Lucie Castets.
Cette rencontre fut inutile. Macron  cherchait un premier Ministre docile. Il en reçut beaucoup.
Le scandale fut annoncé le 5 septembre : le premier Ministre n'était pas un représentant de la gauche  mais un homme  de droite, Michel Barnier, qui dans son passé avait pris des décisions qui doivent plaire au Rassemblement  national.
Il est évident que cette décision n'est pas normale.

Ce samedi, on a découvert enfin le gouvernement Barnier.
" À droite toute !"  C'est ce que l'on peut dire quand on voit les 39 personnes choisies (des ministres, des ministres délégués et des secrétaires d' Etat).
Ces membres du gouvernement représentant la droite sont peu 
nombreux dans l'assemblée nationale.

Comment les députés de gauche et leurs électeurs vont-ils réagir dans les mois qui viennent ? Tout est possible et on peut se poser la question : Où va la France ?

lundi 16 septembre 2024

esprit du temps


Chronique n° 10 

                                      

                                  Barbara W.H.


                     L'esprit du temps

         (Un livre d'Edgar Morin publié en 1962)

  

Dans L'esprit du temps qui analyse les convulsions de la société moderne, essentiellement sous l’angle de la culture, Edgar  Morin  anticipe avec près de cinquante ans d’avance la situation que nous connaissons aujourd’hui, ce moment où « l’humanité oscille entre deux possibilités plausibles et improbables », le désastre ou le « progrès décisif ».


  L’édition de 1975 comporte un avant-propos dans lequel il constate que les transformations de la décennie précédente  se poursuivent et  il s’interroge à nouveau sur les évolutions qui suivront : «Verra-t-on un élan plus ardent vers la spontanéité, la joie, la plénitude autrefois circonscrites dans les fêtes...?»   ou «Verra-t-on la crise ? la mue ? le dépassement de la civilisation bourgeoise ? » 

  La société dominante a réussi à imposer à une forte majorité ses idées : l’ordre établi, les valeurs morales et sociales conservatrices, le dogme de  la consommation, l’attrait de l’argent. Cet endoctrinement dépasse les appartenances politiques. 

   Le tour de force de cette société, c’est d’avoir réussi à atteindre  un grand nombre de  gens,  grâce à une  publicité omniprésente sur différents supports. Elle y a mis tant de moyens qu’elle a réussi à convaincre les gens modestes poussés à l’endettement afin d’acheter des choses qui ne sont pas toujours indispensables.

 On a vu  des personnages publics de gauche et de droite montrer un goût prononcé pour le luxe, avoir avec l’argent un comportement incompatible avec la morale. Contraste criant, malgré la montée de la pauvreté, l’embourgeoisement des esprits a progressé.

  La  question posée par Edgar Morin en 1962 reste donc d’actualité. L’humanité ne se sauvera pas grâce à des progrès techniques.  On passera à une autre ère vivable et soutenable par une remise en cause profonde des mentalités. 

Le réenchantement demande que chacun se désembourgeoise et mette de la poésie dans sa vie.




lundi 9 septembre 2024

chronique 9

 

Barbara W.H.



Chronique n° 9


L'être humain, une énigme




 Il est bien plus facile de  connaître et décrire le menhir, le pommier ou l’escargot que de connaître l’être humain, qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme, car au-delà de la diversité des aspects physiques, il y a la diversité des caractères, des pensées, des cultures. Et puis, bien des auteurs l’ont constaté, l’Homme, malgré les progrès de la science et de la psychologie, reste une énigme, un être plein de mystères. Il peut avoir le génie de Mozart, la sagesse de Gandhi et la barbarie d'un nazi.

 

« Connais-toi toi même et tu connaîtras les dieux et l'univers » préconisait Socrate.

 La société moderne ne facilite pas les moments d’introspection qui permettent à l’individu de mieux se connaître. Pris dans l’engrenage du travail, des déplacements forcés, des obligations du quotidien qui occupent une grande partie de son temps, l’être humain d’aujourd’hui  peine à réfléchir sur les questions essentielles, sur sa propre existence.

 Il souffre par ailleurs de n’être pas considéré par ceux qu’il côtoie dès l’enfance comme un être « global » , riche de qualités et de compétences que la société ne sait pas toujours reconnaître.

Pour certains professeurs, il n’est qu’un élève « qui pourrait mieux faire», pour le patron, il est un employé « peu docile », pour l’hôpital où il attend d’être opéré il est « l’occupant râleur de la chambre 14. » 

  L’être humain se caractérise par sa complexité et sa personnalité. Celles-ci doivent être respectées. 

lundi 2 septembre 2024

conséquences n°8

 

                       

                                           Barbara   W.H.

Chronique n° 8                    


                    Causes et Conséquences


Deuxième partie : les conséquences

Conséquence : suite qu'une action, un fait entraîne.

(le Robert)

   On l'a vu dans la première partie : d'un côté, on néglige la cause, de l’autre on oublie de penser aux conséquences. Il s’agit pourtant d’un élément essentiel de la responsabilité. 

   Quand on prend une décision on doit envisager les bienfaits et les inconvénients qu’elle va entraîner. S’il s’agit d’un projet économique ( comme un tunnel sous la mer) il faut s’interroger sur l’impact écologique de ce chantier, sur les effets négatifs qu’il aura sur le transport par bateau...C’est la vision sur le long terme  qui permettra de définir le meilleur projet.

   Or depuis plus de cinquante ans, on a construit n’importe où, produit n’importe quoi, sans se soucier des conséquences sociales et environnementales des actions humaines. 
  La situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui résulte d’un manquement à une règle pourtant évidente : avant d’agir sur un problème, il faut chercher les causes et connaître les conséquences de l’action qu’on va mener.

  On assiste trop souvent à un autre problème : les bonnes solutions à utiliser sont connues mais l'argent prend le dessus sur l'honnêteté dans le système actuel et l'on se moque  des  conséquences.

  

lundi 26 août 2024

causes

                                        

                                                      Barbara W. H.

Chronique n° 7


Causes et  Conséquences

 

Première partie : Causes

« Cause : Ce par quoi un événement, une action humaine arrive, se fait..
(le Robert)

     Le médecin qui reçoit un patient se plaignant de douleurs à l’estomac ne va pas lui prescrire un médicament sans l’avoir interrogé, sans l'avoir ausculté ; s’il le juge nécessaire, des examens vont l’aider à établir un diagnostic. Il cherche la cause du mal avant de le soigner.
    Le bon professeur qui a devant lui un élève apathique, peu intéressé par le cours qu’il donne et qui rend de mauvaises copies  cherchera à comprendre les causes de l’échec de cet élève ( raisons familiales, problème de santé, mauvaise orientation...) parce qu'il veut le sortir de cette situation.

    Connaître les causes d’un problème est indispensable pour y trouver une solution. Cette règle doit  s’appliquer à tous, et particulièrement à ceux qui exercent de hautes responsabilités. Rares sont pourtant ceux qui le font.

Depuis des années, le chômage ne cesse de monter en France. Quelle en est la cause profonde ? On ne cherche pas à le savoir, on accumule les mesures inefficaces en choisissant des solutions  simplistes. Le temps passe et aucune amélioration n’apparaît. 

Quand un président décide la dissolution de l'Assemblée nationale sans avoir pris le temps d'une réflexion sur la cause  et sur les conséquences de sa décision on peut s'attendre au pire.

Sans réflexion préalable, le résultat n’est jamais garanti et la démocratie est bafouée.
On en a l'exemple en ce moment.

à suivre : les conséquences


lundi 19 août 2024

les choses n°6

                                         

Chronique n° 6

                                      

                                                                       Barbara W.H

                                 LES CHOSES

 Plusieurs auteurs ont utilisé le terme choses dans le titre d'un de leurs ouvrages : Victor Hugo (Choses vues), Michel Foucault (les Mots et les Choses), Francis Ponge, sans doute le poète le plus novateur du 20e siècle (Le parti pris des choses).


   Ponge, pour parler des choses, est sorti du cadre que l'école de son enfance avait fixée dans la leçon de choses.  Que décrit-il dans ce livre ? 

À la fois des phénomènes naturels tels que la pluie, le cycle des saisons, le monde végétal (l'orange, les mûres...), le monde animal (l'huître, l'escargot...), des objets (le cageot, la bougie...) mais il n'oublie pas les gens (le pêcheur, le gymnaste, la mère).

 

  Pour ma part je m’en tiendrai au sens restreint du mot : chose, réalité matérielle non vivante (mot  qu’on peut remplacer par objet).

Le rapport que l’homme a avec les choses présente des aspects divers. 

  On peut être attaché à certaines d’elles. Il y en a d’autres qu’on jette sans regret. Les unes sont utiles, voire indispensables. Et il y a des gadgets que la société de consommation pousse à acheter. On pourrait s’en passer. Certaines peuvent nuire à la santé  quand elles sont l’objet d’une addiction.


Enfin il y a des choses qu’Ivan Illich qualifie de conviviales. Elles sont utiles à l’homme et sont d’un emploi facile.  Elles contribuent  à l’émancipation  des humains.   

Eugène Guillevic disait : « Ce qui m’intéresse dans ce monde, c’est essayer de voir ce que nous sommes par rapport aux choses, ce que sont les choses par rapport à nous » .

Cette pensée de Guillevic, beaucoup de poètes et de philosophes la partagent. 

S’intéresser aux objets, c’est d’abord s’intéresser aux hommes qui les ont conçus et fabriqués.


lundi 8 juillet 2024

chronique 3 -ça bouge


                                         

  
                                         Barbara W.H

Chronique n° 3


                             La France bouge


En mai 2017, dans des circonstances qui semblaient improbables, E.Macron devenait président de la République. Les gens étaient fatigués de voir les mêmes têtes depuis des décennies. Lui était jeune et promettait un nouveau monde.

Pendant cinq ans, malgré sa jeunesse, ce président a montré qu’il était un représentant du vieux monde, c’est-à-dire d’un système basé sur l’inégalité et l’exploitation sans limite de la nature.
Et très vite on a compris que cet homme ne savait pas écouter les autres. Il décidait seul, contrairement à ce que prévoit la constitution de la cinquième  République.

 Le retour des chasses présidentielles, les cadeaux accordés aux chasseurs, le refus de prendre en compte le bien-être animal, la relance du nucléaire si dangereux et  l’absence de décisions permettant de limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés, tout cela sentait le vieux monde.

 Le bilan du premier mandat de Macron avait été désastreux : aucune mesure prise pour lutter contre le dérèglement écologique, pour améliorer le sort des pauvres,  la retraite qui obligera de travailler plus longtemps. 
Les élections européennes ayant été une catastrophe pour son parti il avait décidé sans aucune réflexion de renvoyer les députés.
L'élection a lieu le 30 juin et le 7 juillet;
Le parti d'extrême droite se voyait déjà gouverner la France.
C'est ce que laissait penser le premier tour.
Les citoyens ne l'ont pas voulu ainsi. t
La gauche a le plus de députés. Ceux qui ont voté pour elle sont heureux : ils pensent qu'une nouvelle politique va se mettre en place.

À suivre !

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