Barbara W.H.
Chronique n° 11
Où va la France ?
Barbara W.H.
Chronique n° 11
Où va la France ?
Chronique n° 10
Barbara W.H.
L'esprit du temps
(Un livre d'Edgar Morin publié en 1962)
Dans L'esprit du temps qui analyse les convulsions de la société moderne, essentiellement sous l’angle de la culture, Edgar Morin anticipe avec près de cinquante ans d’avance la situation que nous connaissons aujourd’hui, ce moment où « l’humanité oscille entre deux possibilités plausibles et improbables », le désastre ou le « progrès décisif ».
L’édition de 1975 comporte un avant-propos dans lequel il constate que les transformations de la décennie précédente se poursuivent et il s’interroge à nouveau sur les évolutions qui suivront : «Verra-t-on un élan plus ardent vers la spontanéité, la joie, la plénitude autrefois circonscrites dans les fêtes...?» ou «Verra-t-on la crise ? la mue ? le dépassement de la civilisation bourgeoise ? »
La société dominante a réussi à imposer à une forte majorité ses idées : l’ordre établi, les valeurs morales et sociales conservatrices, le dogme de la consommation, l’attrait de l’argent. Cet endoctrinement dépasse les appartenances politiques.
Le tour de force de cette société, c’est d’avoir réussi à atteindre un grand nombre de gens, grâce à une publicité omniprésente sur différents supports. Elle y a mis tant de moyens qu’elle a réussi à convaincre les gens modestes poussés à l’endettement afin d’acheter des choses qui ne sont pas toujours indispensables.
On a vu des personnages publics de gauche et de droite montrer un goût prononcé pour le luxe, avoir avec l’argent un comportement incompatible avec la morale. Contraste criant, malgré la montée de la pauvreté, l’embourgeoisement des esprits a progressé.
La question posée par Edgar Morin en 1962 reste donc d’actualité. L’humanité ne se sauvera pas grâce à des progrès techniques. On passera à une autre ère vivable et soutenable par une remise en cause profonde des mentalités.
Le réenchantement demande que chacun se désembourgeoise et mette de la poésie dans sa vie.
Barbara W.H.
Chronique n° 9
L'être humain, une énigme
Il est bien plus facile de connaître et décrire le menhir, le pommier ou l’escargot que de connaître l’être humain, qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme, car au-delà de la diversité des aspects physiques, il y a la diversité des caractères, des pensées, des cultures. Et puis, bien des auteurs l’ont constaté, l’Homme, malgré les progrès de la science et de la psychologie, reste une énigme, un être plein de mystères. Il peut avoir le génie de Mozart, la sagesse de Gandhi et la barbarie d'un nazi.
« Connais-toi toi même et tu connaîtras les dieux et l'univers » préconisait Socrate.
La société moderne ne facilite pas les moments d’introspection qui permettent à l’individu de mieux se connaître. Pris dans l’engrenage du travail, des déplacements forcés, des obligations du quotidien qui occupent une grande partie de son temps, l’être humain d’aujourd’hui peine à réfléchir sur les questions essentielles, sur sa propre existence.
Il souffre par ailleurs de n’être pas considéré par ceux qu’il côtoie dès l’enfance comme un être « global » , riche de qualités et de compétences que la société ne sait pas toujours reconnaître.
Pour certains professeurs, il n’est qu’un élève « qui pourrait mieux faire», pour le patron, il est un employé « peu docile », pour l’hôpital où il attend d’être opéré il est « l’occupant râleur de la chambre 14. »
L’être humain se caractérise par sa complexité et sa personnalité. Celles-ci doivent être respectées.
Barbara W.H.
Causes et Conséquences
Deuxième partie : les conséquences
Conséquence : suite qu'une action, un fait entraîne.
(le Robert)
Barbara W. H.
Chronique n° 7
Causes et Conséquences
Première partie : Causes
Chronique n° 6
Barbara W.H
LES CHOSES
Plusieurs auteurs ont utilisé le terme choses dans le titre d'un de leurs ouvrages : Victor Hugo (Choses vues), Michel Foucault (les Mots et les Choses), Francis Ponge, sans doute le poète le plus novateur du 20e siècle (Le parti pris des choses).
Ponge, pour parler des choses, est sorti du cadre que l'école de son enfance avait fixée dans la leçon de choses. Que décrit-il dans ce livre ?
À la fois des phénomènes naturels tels que la pluie, le cycle des saisons, le monde végétal (l'orange, les mûres...), le monde animal (l'huître, l'escargot...), des objets (le cageot, la bougie...) mais il n'oublie pas les gens (le pêcheur, le gymnaste, la mère).
Pour ma part je m’en tiendrai au sens restreint du mot : chose, réalité matérielle non vivante (mot qu’on peut remplacer par objet).
Le rapport que l’homme a avec les choses présente des aspects divers.
On peut être attaché à certaines d’elles. Il y en a d’autres qu’on jette sans regret. Les unes sont utiles, voire indispensables. Et il y a des gadgets que la société de consommation pousse à acheter. On pourrait s’en passer. Certaines peuvent nuire à la santé quand elles sont l’objet d’une addiction.
Enfin il y a des choses qu’Ivan Illich qualifie de conviviales. Elles sont utiles à l’homme et sont d’un emploi facile. Elles contribuent à l’émancipation des humains.
Eugène Guillevic disait : « Ce qui m’intéresse dans ce monde, c’est essayer de voir ce que nous sommes par rapport aux choses, ce que sont les choses par rapport à nous » .
Cette pensée de Guillevic, beaucoup de poètes et de philosophes la partagent.
S’intéresser aux objets, c’est d’abord s’intéresser aux hommes qui les ont conçus et fabriqués.
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Chronique n° 3
La France bouge
En mai 2017, dans des circonstances qui semblaient improbables, E.Macron devenait président de la République. Les gens étaient fatigués de voir les mêmes têtes depuis des décennies. Lui était jeune et promettait un nouveau monde.