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lundi 27 mai 2024

élections Europe

 

                                                           


                                                EUROPE

                       Elections européennes


   Je pense depuis longtemps que l'idée d'une communauté européenne est incontournable. Mais la façon dont celle-ci fonctionne est loin d'être satisfaisante. On lui reproche à juste titre un manque de démocratie et des orientations politiques qui sont le reflet d'une ligne ultra-libérale. Cela est causé par l’affaiblissement de la gauche et de la social-démocratie dans la plupart des pays. Le principal danger qui menace l'Europe aujourd'hui est la montée des nationalismes. 

C’est une erreur de croire et faire croire que les problèmes de la France  pourraient être résolus en se refermant sur soi. Ce ne sont pas l’idée européenne et l’idée de mondialisation qui sont mauvaises, c’est la façon dont l’Europe et la mondialisation fonctionnent.

 La lutte contre le dérèglement écologique devrait être la priorité de l'Europe. 
Cela demande des mesures coordonnées. 
Le maintien de la paix qui est actuellement en danger exige des décisions communes à commencer par la limitation puis l’interdiction des armes. 
Les règles économiques devraient être revues afin d’empêcher les dérives de la finance, les paradis fiscaux et l’exploitation des pays pauvres par les riches.
   Quand un monde s’effondre on ne doit pas semer la peur, on construit tous ensemble un autre monde. 

Chaque citoyen aura l'occasion dans quelques jours de choisir les députés européens. Chacun aura la possibilité de faire changer l'Europe.


lundi 20 mai 2024

le billet n°97

 

                                          


                        Osons le changement

La routine et le conformisme, sont les plaies de la société française.
Dans mon métier d'enseignant, dans les responsabilités que j'ai exercées dans le domaine de la formation et bien sûr dans l'éducation de mes enfants , je me suis toujours efforcé à  lutter contre ce mal français en mettant en pratique certains principes d'éducation qui me semblent indispensables à l'épanouissement de chacun. Je les résumerai ainsi :

- Développer l'esprit critique pour que chacun puisse apporter un jugement en toute liberté, en toute autonomie.
- Apprendre à travailler ensemble, en coopérant.
- Développer sa sensibilité, sa créativité, car le projet de vie ne se limite pas au travail qu'on exercera plus tard. La musique, la poésie, la peinture... contribuent à l'épanouissement ( de même que le sport)
- Ne pas s'enfermer dans une spécialité, mais être ouvert sur le monde, sur d'autres disciplines.
- Innover sans cesse car toute pensée nouvelle,  comme l'a écrit Edgar Morin, dès qu'elle sort, est déjà dépassée.
- En quelques mots : osons  entreprendre pour bâtir un autre monde.

lundi 13 mai 2024

le billet N°96



                           Des ruptures au  métissage
                                                   


   Les 60 dernières années ont été marquées dans la plupart des domaines par des ruptures qui ont brisé les équilibres permettant que le monde soit vivable, soutenable et équitable.
Citons- en quelques-unes : la rupture entre générations, entre l'homme et la nature, le rural et l'urbain, le manuel et l'intellectuel, l'école et l'entreprise, les pays du Nord et ceux du Sud, l'individuel et le collectif...
La modernité ne consiste pas à faire " table rase du passé" comme le pensent certains , elle consiste à faire le tri entre ce qui doit être préservé parmi les pratiques et enseignements du passé, et les innovations répondant aux exigences du présent et du futur.
Ainsi, en ce qui concerne l'école et l'entreprise, le métissage doit se faire autour d'une idée simple : donner aux jeunes d'aujourd'hui les compétences qui leur permettront de s'adapter tout au long de leur carrière.

La pensée écologiste, comme l'a écrit Timothy Morton, c'est apprendre à penser différemment.
 Elle  utilise la systémique pour étudier les problèmes sociaux, économiques, environnementaux et proposer des solutions qui englobent à la fois  le local et le global. 
En effet , si le métissage des cultures est un facteur de paix, il faut en même temps préserver les cultures locales.
 
Le véritable progrès viendra à la fois d'une meilleure connaissance de la nature, de la matière, de l'univers et de  la conservation du patrimoine humain et naturel. 

lundi 6 mai 2024

billet n° 95 futur

 



Préparer le futur


 La France, comme d’autres pays, n’a pas su se préparer au changement radical qui s’imposait pour lutter contre la crise écologique.

Le mal n’est pas nouveau. Depuis les années 1960 qui ont vu apparaître les premiers signes d’une profonde crise multiforme, aucun dirigeant n’a été assez visionnaire pour préparer le monde du 21e siècle.
Pourtant, ils étaient quelques- uns  à avoir alerté sur l'état de la Terre au siècle dernier : René Dumont, Edgar Morin...

 Seul, au 20e siècle, pendant la courte période du Front populaire, le gouvernement avait lancé des idées nouvelles en matière d’éducation et en prenant des mesures qui encourageaient un retour vers la nature.

   Nous voici  en 2024,  dans un monde qui continue de vivre et d’agir selon de vieilles règles qui ont pu faire illusion au début de l’ère industrielle mais dont on mesure aujourd’hui le bilan catastrophique. 

Rappelons brièvement les  principes sur lesquels s’appuie le vieux monde : l’économie est ce qui compte le plus, le profit est le moteur qui l’anime et les financiers en sont les maîtres. Prétextant la concurrence, le patronat demande à l’État de payer le moins possible de charges et veut que les salariés fassent des sacrifices sur les conditions de travail et les salaires. Le gouvernement actuel mène une politique de plus en plus ultra libérale qui pénalise les plus modestes et les classes moyennes et il ne traite pas sérieusement la question écologique.
  Cette vision archaïque ne peut donner aucun résultat positif. Elle conduit au désordre.
   Pour préparer le futur, on devrait jeter les bases d'une nouvelle société en tenant compte des réalités constatées :
- Pour lutter contre le chômage, le partage du travail sera nécessaire.
- Il n’est plus possible de détériorer la planète comme on le fait depuis 150 ans.
- Le temps de la compétition et de la concurrence aura une fin : dans tous les domaines,  les idées de coopération et de sobriété doivent s'imposer.
- Il y a beaucoup de richesses dans de nombreux pays, mais celles-ci sont mal réparties. Le temps des injustices criantes aura lui aussi une fin : la société de demain devra notamment respecter les équilibres entre pays du  Nord et du Sud.
  Ce changement ne viendra pas de ceux qui dirigent et ceux qui possèdent les richesses. Il sera le fruit d’une révolution des citoyens qui ne se résignent pas au désastre.

  

lundi 29 avril 2024

billet 94 information

 

                                          L'information

                                 



     Une information libre est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie car pour exercer convenablement ses droits, chaque citoyen doit avoir accès aux sujets qui le concernent.

   La liberté de la presse est apparue en 1881. Dans la réalité, l'État puis les puissances financières ont toujours pesé plus ou moins sur l'information.
Pendant la guerre d'Algérie, la censure des journaux a été exercée.
Quand de Gaulle était au pouvoir, la télévision était en fait dirigée par l'État . Pendant les événements de 1968, 38 journalistes de l'ORTF ayant fait grève ont été licenciés. À ceux-là, il faut ajouter 22 journalistes de radio. Ces 50 personnes ont été mutées en province.
Sous le mandat de François Mitterrand, l'information a été plus libre.
Mais peu à peu, le poids de la société industrielle s'est fait sentir de plus en plus. Les médias ont été dans les mains des grands groupes. 

  Un journal comme le Monde qui était autrefois une référence a abandonné  quelques-unes de ses valeurs.
  
  Hervé Kempf avait  fait un choix courageux : il avait décidé de cesser sa collaboration au Monde. D'autres journalistes ont fait le même choix dans le passé. Mais la plupart - qu'ils travaillent dans la presse écrite, à la radio ou à la télé - subissent des pressions dont l'origine se trouve dans le monde politique ou économique. Ils cessent de faire un véritable travail d'investigation permettant d'apporter à ceux qui les lisent ou les écoutent les éléments permettant à chacun de se faire sa propre opinion. Cela donne un journalisme aseptisé, uniformisé, qui consiste à présenter en quelques minutes, voire quelques secondes, des faits défilant les uns après les autres, sans être approfondis.
Et que dire de la télévision ? 
Elle était autrefois dans les mains du gouvernement, elle est aujourd'hui dans celle de l'argent.

Cette forme de presse va à sa perte et elle l'aura bien voulu !
S'il reste de rares journaux et de rares chaînes adeptes d'un journalisme d'investigation, on est obligé aujourd'hui d'aller sur Internet pour trouver, grâce à des sites tels que Médiapart et Reporterre, des informations qu'on ne trouve pas ailleurs.
Ceux-là ont compris qu'une démocratie vivante a besoin d'une information non tronquée.

lundi 22 avril 2024

billet n°93 civilisations

 

                                             CIVILISATIONS

                                           





La vraie richesse de l’humanité se trouve dans le dialogue des civilisations.

Faire un classement de ces civilisations n’a aucun sens et cela est dangereux car c’est avoir une vision étriquée, ethnocentrique des sociétés, des cultures, c’est le risque de prendre sa propre civilisation comme modèle, ce  qui conduit à juger avec partialité et cela aboutit trop souvent à une forme de chauvinisme qui peut dériver vers la xénophobie.

   On a longtemps parlé de peuples « sauvages » pour désigner les gens, les tribus vivant au contact de la nature, à l'écart du monde. On dit aussi que le contraire de la civilisation est la barbarie. Mais les peuples dits civilisés n'ont-ils pas à travers les siècles commis des actes qui relèvent de la barbarie ?

Une liste complète serait trop longue. Citons-en quelques-uns : l'esclavage, le viol des femmes pendant les guerres, les camps de concentration nazis, soviétiques, la torture pendant la guerre d'Algérie et aujourd'hui encore tous ces massacres  à travers le monde commis dans les attentats, et par les dictatures.

Nous avons encore en ce moment une image horrible de certains dirigeants tels que Poutine et Netanyahu responsables de la mort de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes. 


N'oublions pas non plus la barbarie exercée sur les animaux vivant dans  des espaces minuscules et tués dans les abattoirs où régulièrement on découvre, grâce à des associations, des pratiques scandaleuses qui démontrent qu'au 21e siècle notre civilisation est perfectible.


La question se pose : tous les humains du monde cesseront- ils un jour d'être barbares ?


lundi 15 avril 2024

actualité n° 92 gaza

 

                                                              


                   D'Auschwitz à Gaza


C'était un matin froid de novembre. Le thermomètre marquait 20° en-dessous de zéro.

Nous nous dirigions vers le camp de concentration.

Pendant des heures, à Birkenau ( Auschwitz II) j'ai parcouru les allées qui conduisent aux baraquements. Au loin, l'alignement des cheminées était sinistre. Une bise glaciale soufflait sur le camp.

J'ai pensé à ces hommes et à ces femmes mal nourris, mal vêtus, humiliés,qui marchaient dans le même froid. 


Quand je suis entré dans l'une des baraques en bois et que j'ai vu les planches superposées qui faisaient office de lits, j'ai senti

l'odeur persistante de la mort. Et puis je suis passé devant les

rails qui pénétraient dans le camp, à l'endroit précis où les hommes et les femmes étaient séparés en deux groupes : ceux qui devaient mourir tout de suite et ceux que les bourreaux laissaient vivre pour les faire travailler jusqu'à l'usure.

Puis j'ai visité le musée d'Auschwitz.

J'avais sous les yeux des images insupportables : ici un

amoncellement de valises portant les noms des victimes de la

barbarie, là un empilement de lunettes et de petits objets qui

leur appartenaient, plus loin, la montagne formée par des cheveux de femmes.

Jamais je ne pourrai oublier ces photos qui couvraient les murs.

Chacune d'elle représentait une vie, une histoire sauvagement interrompue.

J'ai vu les poupées, les baigneurs en celluloïd, ces jouets que des enfants avaient tenus dans leurs mains.

Puis je suis passé devant les fours qui fonctionnaient sans relâche pendant la guerre.

A Auschwitz, plus d' un million de Juifs ont perdu la vie.


******

Pourquoi rappeler cette visite si triste ?

一 Parce que je n'arrive pas à comprendre comment des descendants de ces martyrs peuvent aujourd'hui se conduire de la même façon que les nazis qui tuaient des innocents.


Les témoignages de médecins et d'humanitaires sont clairs. Ils parlent de nuits d'horreur dans Gaza, d'enfants mourant de faim, d'autres ne pouvant être soignés...


Le conseil des droits de l'Homme des Nations unies a dénoncé le 5 avril à Genève les crimes israéliens dans la bande de Gaza.

Le massacre du Hamas avait fait 1160 morts. Comme l'écrit la Voix du Nord du 6 avril " la soif de vengeance rend Israël aveugle et froid ".

Il est difficile de donner aujourd'hui le nombre exact des morts causés par Israël. On les compte par dizaines de milliers.


Quel que soit son pays, toute personne qui respecte la morale, ne peut accepter ce massacre qui touche tant d'enfants.

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