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jeudi 2 juillet 2015

Le lion : une espèce menacée de disparition




De tous temps, le lion a suscité l’admiration des enfants, fascinés par sa puissance, son élégance, l’imposante  crinière des mâles, signe de bonne santé, attribut de séduction ( les lionnes - dit-on - sont plus attirées par les crinières abondantes et sombres. )

La Fontaine a beaucoup contribué à construire l’image mythique du lion en le mettant en scène dans ses fables. Ce fin observateur de la société du XVIIe siècle a fait du « roi de la savane »  le symbole du pouvoir. Il en a tiré des maximes bien connues :
« Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage»
( Le lion et le rat)
« ...entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits »
( Le lion et le moucheron)
« Amour, amour, quand tu nous tiens,
On peut bien dire :  Adieu prudence!» 
( Le lion amoureux)
Dans Le lion devenu vieux, La Fontaine s’éloigne peu de la réalité : le lion, redouté par tous quand il est au sommet de sa maturité, devient la  proie des jeunes lions lorsque l’âge l’a     affaibli.

Si sa force, sa puissance,  en ont fait un héros de légende, le lion n’a pu échapper à l’attaque des hommes. Depuis l’Antiquité, ceux-ci n’ont cessé de le chasser, d’abord pour assurer la sécurité de leurs troupeaux, puis à l’époque romaine, pour en faire une bête de spectacle.
Le braconnage ( pour vendre les peaux, les crocs, les os...à des prix faramineux)  et la diminution dramatique des espaces naturels entraînant celle des proies ( l’espace dans lequel le lion vit aujourd’hui ne représente plus que 1% de celui qu’il occupait il y a 100 ans, selon Charlotte Nithart, de l’ONG Robin des Bois *) ont conduit progressivement à la situation actuelle : il y a 50 ans, on comptait dans le monde ( en Afrique et en Asie) environ 100 000 lions. Les experts évaluent aujourd’hui le nombre de ces félins vivant en liberté à 30 000.
L’UICN ( Union internationale pour la conservation de la nature)  vient de classer cette espèce en « danger critique d’extinction ».

La biodiversité ne cesse de s’appauvrir, le nombre d’espèces disparues de cesse d’augmenter.
Et ce sont les activités humaines qui en sont la cause. 
Malgré l'action inlassable de certaines associations, on ne note pas d'amélioration notable. Triste constat !


* Le Parisien, 25 juin 2015

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