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n° 8 : le loup
Pourquoi l'homme a-t-il domestiqué le chien avant d'en faire un compagnon fidèle alors qu'il n'a cessé d'exterminer le loup sauvage qui a tant de ressemblances avec le chien ? Deux réponses semblent évidentes. L'homme occidental a cru que la terre lui appartenait ; son envie de domination lui a fait oublier les règles de la nature et il a été incapable d'organiser la cohabitation entre ses activités d'éleveur avec celles du loup. Sa méconnaissance du comportement de cet animal dont l'organisation sociale peut, selon les spécialistes, être comparée à celle de la société humaine, a fait le reste.
Au cours des siècles, les fables, contes et légendes ont contribué à donner une image négative du loup. Animal féroce, désagréable, pervers, selon le naturaliste Buffon, il est « hypocrite » dans la fable de La Fontaine Le loup devenu berger, il mange des êtres humains dans les contes.
Au 19e siècle, les persécutions s'intensifient : une loi du 3 août 1882 demande la destruction du loup et l'année suivante plus d'un millier d'animaux sont tués.
Rares sont les auteurs qui donnent du loup une image positive. On peut citer Alfred de Vigny qui dans La mort du loup, après avoir décrit une scène de chasse au cours de laquelle le loup a été achevé à coups de couteaux, entame à la suite de cet acte une réflexion :
Au début du 20e siècle, Jack London exprime dans plusieurs ouvrages sa sympathie pour l'animal. De nos jours, l'intérêt pour le loup s'est développé, notamment grâce à l'action des associations environnementales et antispécistes. Chez certains, on peut même parler de passion : c'est le cas de la pianiste Hélène Grimaud .
En France, les défenseurs de la biodiversité restent mobilisés pour la préservation du loup car le plan national mis en place et autorisant dans certaines circonstances des « tirs de derniers recours » risque sous le poids du lobby des chasseurs de dériver dangereusement.
