Rechercher dans ce blog

mardi 19 mars 2019

Le grain de sel, n° 9





ÉTAT DE LA PLANÈTE : le sursaut citoyen


     Tant qu’on n’aura pas tiré la leçon des erreurs du passé, l’amélioration de l’état de la planète sera impossible. Il est temps de revenir aux racines de l’écologie.
   Beaucoup d’idées fausses circulent à son sujet. L’une d’elles est de limiter l’écologie aux problèmes environnementaux. Toutes les choses étant liées, on ne peut agir sur l’environnement si l’on ne change pas les buts et les modes de production et de  commercialisation : changer l’économie s’avère donc nécessaire.
   Le temps des beaux discours est fini. Prendre des décisions est devenu urgent. Hélas, nous nous heurtons actuellement à un système démocratique peu satisfaisant qui est   influencé par les lobbies qui s'opposent au changement.
 Le développement soutenable est basé sur  trois piliers  : l’environnement, le social et la démocratie. L'économie doit être au service de ceux-ci.
  Depuis quatre mois, les Gilets jaunes manifestent pour réclamer un travail pour tous, des salaires et des pensions permettant à tous de vivre dignement ; ils veulent également un meilleur système démocratique. D’autres (et parmi eux de nombreux Gilets jaunes) demandent des mesures permettant d’améliorer l'état de la planète. Toutes ces actions citoyennes vont dans le bon sens.
Elles obligeront les gouvernants à modifier leur politique et s'il ne le font pas, dans les démocraties, les électeurs sauront ce qu'ils doivent faire.

  

mardi 12 mars 2019

Pensées n° 6 : l'école



L'école
1. Instruire n’est pas seulement transmettre des connaissances, c’est aussi développer les capacités qui permettront aux élèves de réfléchir pour qu’ils se fassent leur propre opinion, de les préparer à la recherche, à la découverte, à l’expression des idées, de comprendre la complexité du monde dans lequel ils vivent.
2. L’instruction et l’éducation devraient former des esprits libres. Pour cela, il est nécessaire de favoriser le développement de l’esprit critique chez tous les jeunes que l’école accueille.
3. L'école ne doit pas être déconnectée de la vie mais elle n'est pas le porte-voix de la société actuelle. 
4. Donner à l’école primaire (maternelle et élémentaire) un rôle prioritaire est une nécessité si l’on veut donner à chaque enfant les mêmes chances.
5. Enseigner est un acte difficile, lourd de conséquences. On ne s’improvise pas professeur, on le devient après avoir suivi une formation adaptée. 
6. La bonne école est celle où la personnalité de chaque élève est prise en compte.
7. Pour assurer la réussite à l'école il faut susciter l'intérêt, donner l'envie d'apprendre.
8. Il est temps de revenir au bon sens et de se rappeler que tout ne s’apprend pas à l’école. Celle-ci devrait avoir pour mission de donner  les outils permettant à chacun de devenir autonome.
9. L’essentiel n’est pas d’accumuler toujours plus de connaissances. L’école doit avant tout apprendre à apprendre.







mardi 5 mars 2019

Le Salon de l'Agriculture


Agriculture et Alimentation


   Le Salon de l’agriculture est un grand théâtre qui présente sur la scène un spectacle séduisant mais cache des coulisses beaucoup moins reluisantes. C’est un grand show, un événement médiatique qui attire beaucoup de monde et où les personnalités qui comptent se doivent d’être présentes. Une nouvelle mode est apparue dernièrement : les politiques doivent y rester le plus longtemps possible. Les gens de la ville y viennent avec leurs enfants qui pour la plupart  n’ont jamais vu un veau ou un mouton vivant. Les vraies vedettes du salon sont les animaux de la ferme qu’on a brossés avec soin dans l’espoir d’obtenir une médaille. Bien sûr on cache la vérité aux enfants admiratifs. On ne leur dit pas que pour ces animaux sensibles le voyage et les jours passés au Salon sont un véritable calvaire et que les agneaux, les vaches, les porcelets qu’ils ont caressés prendraient un jour prochain le chemin de l’abattoir.

  Le Salon de l’agriculture est une grande mise en scène qui cache la réalité de l’agriculture. Celle-ci se porte mal. Chaque année, des petites exploitations familiales disparaissent, les surfaces agricoles ne cessent de se réduire à cause de l’urbanisation. Parmi ceux qui continuent d’exercer leur métier de paysan, nombreux sont ceux qui vivent pauvrement, étranglés par le remboursement de leurs dettes.
  



Chroniques les plus lues