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vendredi 29 août 2025

mois d'Août

 

                                                      


                                      Mois d'août

   C'est devenu, depuis de nombreuses années, une tradition: à la mi-août, le pays s'enfonce dans une douce torpeur. La plupart des entreprises ferment, et dans de nombreux pays les gens sont  en vacances à l'image de Français.

Les congés payés ont été une conquête importante pour les travailleurs français.  
Mais il y a trop de gens qui ne peuvent  partir de chez eux  car  cela coûte trop cher.

La rentré scolaire

 Beaucoup d’adultes ont la nostalgie des rentrées des classes de leur enfance.
C’est ainsi  que René Guy Cadou évoquait dans le poème Automne sa joie de retrouver l’école après de trop longues vacances. Et dans son cas, la situation était particulière puisqu’il vivait dans l’école où enseignaient ses parents, lui-même deviendra plus tard instituteur.

«  Odeurs des pluies de mon enfance,
Derniers soleils de la saison !
...
La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées, 
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières 
Amassées par tout un été. » 

 Les autres rentrées

La rentrée des politiques est marquée depuis plusieurs décennies par des réunions qui ont pour but de remotiver les adhérents. Qu’il s’agisse d’universités d’été ou de journées d’été, ces rencontres permettent de se trouver ensemble dans une bonne humeur !
     La rentrée des travailleurs s’effectue dans une certaine morosité. La crainte du chômage est toujours présente et ceux qui sont sans travail ne voient pas la situation  s’améliorer.
Les décisions qui ont été présentés par le gouvernement sont  brutales et ne passent pas. 
À la rentrée, les député(e)s   auront beaucoup de critiques à faire.


jeudi 28 août 2025

*la chanson n°2


                                              

                                                    

                                 Espace Brassens à Sète



   
                     Georges Brassens (1921-1981),

                                la chanson n° 2.

 Le 30 octobre 1981 au matin, on apprenait que Georges Brassens était mort dans la nuit. Il venait d'avoir soixante ans et tous ceux qui l'appréciaient ressentirent ce jour-là une profonde tristesse.

  Personne n'a su interpréter ses chansons aussi bien que lui. Avec Brel et Leonard Cohen, il est un des grands auteurs - compositeurs - interprètes du 20e siècle.

 

 Il y a quelques années, après être allé à Sète, sur sa tombe modeste qui se mêle aux tombes anonymes du cimetière du Py tourné vers l'étang de Thau, je me suis rendu à l'espace Brassens. Dans la salle où l'on projetait un de ses concerts de Bobino, il y avait de nombreux jeunes de moins de vingt ans qui chantaient avec enthousiasme ses succès. Eux qui ne l'avaient pas connu de son vivant, savaient par cœur ses chansons !

 J'ai eu ce jour-là la confirmation que Brassens n'était plus le chanteur d'une génération, il était devenu un artiste éternel.

 

   Il est difficile en quelques lignes de dégager la totalité de la personnalité de Brassens, la force de son œuvre.  Son univers est intemporel. Brassens faisait souvent référence à Villon et au Moyen-Âge mais il était aussi en avance sur son temps, en évoquant des thèmes dont on parlait peu dans les années 1950 et 1960. Certaines chansons jugées scandaleuses à cette époque étaient interdites à la radio.

   Brassens estimait ne pas être un poète alors que de nombreuses trouvailles poétiques traversent ses textes et que ses qualités de versificateur sont indéniables, surtout dans les vers comportant peu de syllabes (La marguerite, la cane de Jeanne, par exemple).  Peut-être vaut-il mieux le ranger dans la catégorie des troubadours ?

  Il fut un grand serviteur de la poésie, disposant d'un don exceptionnel pour déposer sur ses textes mais aussi sur ceux d'autres poètes les notes qui magnifiaient leur œuvre ( Victor Hugo, Paul Fort, Aragon, Francis Jammes, Lamartine...) ou pour nous faire découvrir des inconnus comme Antoine Pol, l'auteur du très beau texte Les Passantes.

 

   Certains ont jugé que sa musique était pauvre. Ils se sont trompés : Brassens était aussi un excellent compositeur, un grand maître dans l'art des accords et il avait un formidable sens du rythme. Tous ceux qui ont tenté de jouer ses mélodies à la guitare peuvent témoigner de la dextérité que cela nécessite.

 

 Mais la personnalité de Georges Brassens apparaît essentiellement dans les thèmes qu'il a abordés. Il n'a jamais été un chanteur dit " engagé" mais il a défendu de grandes causes en dénonçant la peine de mort, les guerres, le conformisme et le fanatisme. Il a célébré l'amitié, l'amour, les gens simples (l'Auvergnat, le fossoyeur, Bonhomme...), la liberté, la nature, les animaux (et en particulier les chats).

   Les paroles de Brassens donnent de l'humanité une image plus douce que celle qu'offrent ces  gens d'aujourd'hui toujours prompts à jeter l'opprobre sur les étrangers et les gens différents.

 


jeudi 21 août 2025

l'aventure

    

                                                       

                                                 Barbara W. H


        Chronique n° 32                                             

                  

             Un art de vivre : l'aventure



Dans une chanson écrite en 1958, l’Aventure, Jacques Brel donne sa conception de l'aventure, une philosophie de la vie accessible à tous, un bonheur basé sur les gestes du quotidien, sur l'émerveillement ressenti dès qu'on ouvre une fenêtre le matin pour respirer l'air frais et admirer le soleil levant.

  Cette forme d'aventure s'offre à tout le monde. Il n'est pas nécessaire d'être riche ou d'avoir fait de grandes études pour la vivre. Plus loin dans la chanson, Jacques Brel précise sa pensée ; il donne quelques exemples d'aventures quotidiennes. Pour l'un, « c'est le fer sur l'enclume » (l'image a peut-être vieilli mais le symbole est toujours fort), pour un autre « c'est la mer qu'il écume » ou encore « le blé que l'on bat ».  C'est l'idée qu'on peut être heureux quand on fait un travail qu'on aime et qu'on se sent libre.

  Les joies procurées par le contact avec la nature sont aussi une réelle aventure. Au bord du sentier qui mène à la source, une ancolie, robe froissée au vent offerte, se balance légère. Les yeux insatiables de l'homme regardent danser la vie. Dans la solitude des monts il écoute la musique du monde et il connaît un instant de bonheur.

 

  La société moderne a contribué à nous éloigner de cette vision de la vie qui paraît si simple  et qui pourtant est si juste.  En créant de faux besoins, elle a fait naître des frustrations, en classant les gens selon leurs performances, leur niveau d'études, les biens possédés, elle a étouffé les individualités et les talents que chacun possède.

   La société nouvelle devra d'abord abandonner les jugements basés sur le sentiment de supériorité, par exemple l’idée que le travail intellectuel vaut mieux que le travail manuel ; elle devra permettre à chacun de développer ses talents qui peuvent être divers.

jeudi 17 juillet 2025

théâtre n°2

 


                                   CULTURE : Le théâtre n° 2

                                                      

                                     Photo : Le Rollmops

            Cyrano de Bergerac



Le théâtre est très vivant à Boulogne-sur-mer grâce à plusieurs troupes. Le Rollmops (un nom choisi pour rappeler que Boulogne est un grand port de pêche où le filet de hareng  mariné est apprécié) est une troupe professionnelle qui aime revisiter le répertoire classique en offrant une mise en scène moderne. 

Le choix cette année là de Cyrano de Bergerac était  judicieux. Cette pièce originale a été écrite par Edmond Rostand.
 Elle touche particulièrement les Boulonnais car c’est l’un des leurs, Constant Coquelin, qui  tenait le rôle principal lors de la première en 1897.

Le rôle de Cyrano demande beaucoup d’énergie... et une excellente mémoire : plus de 1600 vers doivent être mémorisés. Laurent Cappe s’est glissé dans le costume porté par Coquelin et l’inoubliable Daniel Sorano.

Cyrano de Bergerac 

Le personnage a réellement existé. Savinien Cyrano de Bergerac est né à Paris en 1619 ; il est mort en 1655. Il était romancier et dramaturge. On sait peu de choses sur sa vie. On le disait libre penseur et libertin.
Le Cyrano présenté dans la pièce d’Edmond Rostand  doit beaucoup à l’imagination de l’auteur. À‭ partir d’un scénario somme toute simple : un homme au physique ingrat à cause d’un nez imposant est amoureux de sa cousine - Roxane - qui aime un beau jeune homme.
Rostand a bâtit une pièce qui ne connaît pas de temps morts, passant par des moments de bravoure, d’émotion et  de tendresse. 

                                             *******
      Le blog va prendre quelques jours de vacances 
                           du 18 au 31
Les billets ne seront pas publiés (ils sont 4) mais vous pourrez lire  les poèmes chaque mardi.


jeudi 10 juillet 2025

théâtre n° 1

 Le théâtre

                                                       


                                                   

                                             Le théâtre n° 1

Le théâtre, ce fut d’abord pour moi la magie du rideau rouge.
Je repense à l’émotion ressentie quand je suis entré la première fois dans un théâtre. C’était à Arras.

Vous entrez dans une salle plus ou moins grande, vous vous asseyez et vous attendez patiemment que s’ouvre le rideau. Le brouhaha monte peu à peu ; il s’arrête brusquement lorsque le brigadier ( traditionnellement orné de clous dorés et de velours rouge) frappe trois fois le plancher. Le rideau s’écarte et le miracle de la rencontre débute. Car le théâtre, c'est aussi - ce que le cinéma n'offre pas - une rencontre avec des acteurs.

Le théâtre populaire

  À Arras, à Boulogne, dans une région considérée à tort par certains comme un désert culturel),  j'ai eu l'occasion de voir André Reybaz connu pour ses rôles au cinéma ( notamment dans des films de Cayatte) . Il jouait à merveille et mettait aussi en scène des pièces de Pirandello, Giraudoux, Shakespeare… Avec lui je découvrais un théâtre de qualité qui voulait s’ouvrir à tous les publics.
Cyril Robichez  qui avait créé le TPF (théâtre populaire des Flandres) était aussi un immense acteur. Il partageait avec Reybaz et Jean Vilar, l’idée d’un théâtre ouvert à tous.

Le théâtre engagé 

La compagnie des Mers du Nord était de passage dans le Boulonnais  pour présenter une courte pièce de Marguerite Duras, écrite en 1968 : Yes, peut-être.
Cette pièce peu connue démontre que l’auteur était une visionnaire. Certes, en 1968, les premiers signes de la crise écologique étaient déjà apparus, le combat des antinucléaires était  bien vivace, l’ombre d’Hiroshima planait sur le monde et beaucoup de gens dénonçaient la guerre du Vietnam. Mais la prise de conscience des problèmes écologiques était moins forte qu’aujourd’hui.
Marguerite Duras nous présente dans cette pièce un monde dévasté par un désastre nucléaire. Il ne reste qu’un théâtre près de la mer. Du monde civilisé survit une vieille femme. Dans un coin de la scène un guerrier, plus mort que vivant, enchaîné, dont on apprendra qu’il est là pour repeupler la planète.

(à suivre)


jeudi 3 juillet 2025

chronique n°31

                    

                                                    

                                                 Barbara W. H


Chronique n° 31

                                        La raison et la  passion


Le Robert donne quatre définitions du mot raisonnable. Chacun des sens se rapporte évidemment à la raison. En ce qui concerne les personnes, l’adjectif raisonnable qualifie des individus rationnels, modérés, au comportement « normal »

  Je pense que les gens trop raisonnables ne sont pas forcément les plus heureux. La vie demande de prendre des risques et l'on sait que la fantaisie et l’irrationnel permettent d’éviter la monotonie.

    Pendant des siècles on a accordé une place trop grande à la raison, à la rationalité, et l’on a mis au ban de la société celles et ceux qui vivaient en dehors des normes : les artistes, les comédiens, les nomades…

 

Ce que chacun a réussi à faire dans son domaine est davantage le fruit de la passion et de l’inspiration que de la raison.

« Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation : c’est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire. » a écrit Jean-Jacques Rousseau.

    Rien n’est plus triste qu’une personne qui n’a pas de passions. Surtout quand il s’agit de quelqu’un de jeune.    En effet comment aborder la vie si l’on n’a pas quelques rêves qu’on essaiera de réaliser plus tard, si l’on a pas quelque passion qui vous rend heureux ?

   Seuls les stoïciens et les ascètes cherchent à échapper à l’emprise des passions car ils craignent qu’elles les entraînent dans une voie déraisonnable.

   La passion la plus forte est sans aucun doute le sentiment amoureux. Chacun selon ses expériences personnelles peut avoir un avis différent sur la question. Si l’on regarde du côté de l'histoire et de la littérature, on constate que la passion amoureuse conduit le plus souvent à une destruction. C’est le cas pour Héloïse et Abélard, pour Madame Bovary. Mais il ne faut pas oublier que la castration de l’un et le suicide d'Emma sont liés au contexte moral de leur époque.

  De nos jours, la passion amoureuse est une belle aventure  si chacun des deux partenaires s’enrichit au contact de l’autre et si chacun ne perd pas sa liberté.










jeudi 26 juin 2025

mois de juin

     

                                              

      

                                               Le mois de Juin 

                              


Le 15, on a  fêté les  pères :

Cette tradition est souhaitée en France et dans de nombreux pays.
L'origine de cette fête est chrétienne et Au XVe siècle dans le calendrier, c'était le jour de la St Joseph.
Les pères - comme les mères - aiment les surprises que font les enfants ( dessins, poèmes...)
De nos jours, la fête des pères est souvent remplacée par la des fête des parents quand les familles sont recomposées.
 
Le 21 juin, l'été est revenu...

Si de nos jours on associe souvent à l'été l'idée de vacances, pendant des siècles, il n'en a pas toujours été ainsi. 
  Longtemps, la période estivale a marqué un clivage entre les classes sociales. Au 16e siècle, seule la bourgeoisie pouvait se rendre à la mer, dans les premières stations balnéaires de la Manche et de la Côte d'Azur. Il a fallu attendre 1936 et le Front Populaire pour que les travailleurs aient droit à des congés payés, mais l'inégalité sociale a persisté. Ces dernières années, près de la moitié de la population française ne voyage pas en été en des raisons d'argent.

Le 21 aussi : Fête de la Musique

Nous vivons une  période qui  n'est pas très gaie. La Fête de la Musique nous a offert  une journée agréable.
Cette fête a été lancée  en 1982 par le Ministre de la Culture Jack Lang avec le soutien du Président F. Mitterrand.
De nombreuses villes organisent des concerts qui ont l'avantage d'être gratuits.
Les pays de l'Europe n'ont pas tardé à choisir l'idée française, puis ce fut le cas du monde entier.

                                                    




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