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jeudi 8 janvier 2026

la nature n°1

              

                2026 : Une  nouvelle année recommence.                                  


         

                                           Barbara W.H.   
                                              

      

Il y aura du changement dans le blog.
Les billets traiteront de la nature, des animaux, des
humains , leur façon de vivre ( rapports avec la nature,  les voyages, etc...)


                                                     ****

                            La Nature

 n°1      Le fonctionnement de la vie


«  Le respect de la vie, sous toutes ses formes, doit constituer la base d’une nouvelle société.  »

 Théodore Monod – Dictionnaire humaniste et pacifiste


     À l'heure où la lutte pour le maintien d'une qualité de vie acceptable sur la planète Terre est engagée, il est sans doute utile de rappeler quelques éléments sur le fonctionnement de la vie et sur le rôle du soleil.

   

   Les Anciens avaient fait du soleil un dieu qu'ils vénéraient. Ils n'avaient pas les connaissances que nous avons aujourd'hui mais leur intuition et quelques réflexions sur les mystères de l'univers les avaient conduits à comprendre que la vie sur la Terre est liée à la présence  du soleil. 

    Pendant des siècles, les hommes se sont sentis liés à la nature. Le soleil rythmait leur vie et ils s'adaptaient aux cycles qui s'imposaient à eux. Les jours et les nuits, les quatre saisons, la mesure du temps, tout cela est lié au soleil, à la rotation de la terre sur elle-même, à sa rotation autour du soleil. Le paysan savait tout ce qu'il doit au soleil.

   L'homme moderne, surtout celui qui vit dans les grandes villes, s'est éloigné de la nature. Il mange des tomates ou des raisins en plein hiver sans se poser de questions. Le rôle vital du soleil  est rarement l’objet d’une conversation. Ce qui compte pour lui, c'est qu'il y ait du soleil pendant  le week-end ou quand il part en vacances.

  Le fonctionnement de la vie est un processus complexe.

 

   La vie sur Terre, qu'elle concerne les végétaux, les êtres dits inférieurs ou les êtres dont l'organisation est complexe, comme les mammifères (dont l'homme bien sûr), n'est possible que par la présence du soleil. L'énergie solaire représente 500 milliards de milliards de kilocalories. Les végétaux à chlorophylle en fixent le millième. C'est une énergie mise en réserve. De l'énergie solaire qui éclaire, réchauffe les terres et les mers, résulte aussi la photosynthèse. 


                                     

jeudi 18 décembre 2025

les fêtes noêl

                       Le mois de   décembre 

                           La fête de  Noël                             


                                    


 Depuis les temps lointains, la fête fait partie de la vie des hommes. Elle s'accompagne de musique, de chants, de danses, de repas pris en commun, d'échanges de cadeaux.

La fête est une étape dans la ronde des saisons. Elle avait ses coutumes et ses symboles au temps des célébrations païennes. Certaines habitudes sont arrivées jusqu'à nous, par exemple la présence dans les maisons, lors des fêtes de fin d'année, du houx et du gui considérés dès l'Antiquité comme des plantes sacrées, signes de prospérité ou de bienveillance.

Dans les pays où les religions chrétiennes sont pratiquées, le profane et le sacré continuent de coexister et chacun de nos jours fête Noël à sa façon.

Dans la plupart des familles, quelles que soient les croyances des parents, Noël est d'abord la fête des enfants et elle est placée sous le signe du merveilleux. 
L'école, participe à ces instants de joie en mettant à contribution la littérature, la poésie, la chanson, pour créer autour du thème de Noël une ambiance joyeuse de fraternité, de solidarité et de beauté, en appelant à la rescousse Apollinaire, Jacques Prévert, Marie Noël, Alphonse Daudet et d'autres encore, pour décrire la magie d'une époque de l'année où l'enfant s'émerveille en regardant un ciel étoilé,avec l'espoir que la neige va tomber pour transfigurer ses paysages familiers. 


                          Bonnes fêtes de fin d'année

                  à vous tous

     Après une petite pause, les chroniques   reprendront  
le 8 janvier. 

jeudi 11 décembre 2025

la femme

 

                      L'émancipation des femmes            

                                                                         BJC

               Louis Aragon l’avait très bien dit : « La femme est l'avenir de l'homme.»

J’ai repris cette idée dans un de mes poèmes :
« Femmes d’ici, femmes d’ailleurs,
vous êtes la promesse
des prochaines aurores. » 

                                  ***

L’émancipation féminine est une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation.  Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité. Une avancée qui n’a pas touché tous les pays. 

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À travers le monde, le féminisme doit encore agir de nos jours pour améliorer  la condition des femmes. Dans certains pays, celles-ci subissent encore la domination masculine et la discrimination n’a pas disparu dans certains domaines. Leurs salaires par exemple restent souvent inférieurs à ceux des hommes.

   

      Les progrès sociaux  ont été obtenus grâce aux révolutions populaires et aux luttes de mouvements progressistes tels que les syndicats. Il faut par ailleurs rappeler que l’émancipation ne peut être obtenue que dans un contexte favorable qui implique de vivre dans un pays en paix, dans une démocratie égalitaire qui permet à chaque individu de vivre dignement et de s’exprimer librement.  


  

jeudi 4 décembre 2025

grande figure n°12

 


                                Figure de l'école émancipatrice n° 12

                                         

                                                   Barbara W. H


                                  Jean Zay (1904-1944)

 Le 27 mai 2015 quatre résistants sont entrés au Panthéon : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

  Certains ont appelé Jean Zay " l’oublié de la République". Cette expression est assez juste. 

    Membre  du parti radical-socialiste comme Pierre Mendès France, fervent homme de gauche favorable à l’union des forces de celle-ci, Jean Zay  n’a pas atteint la renommée de ce dernier. 

  Plus jeune ministre de  la IIIe République dans le gouvernement de Front populaire conduit par Léon Blum, chargé de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939.

 À cette époque, on ne parlait pas encore d’Éducation nationale mais d’Instruction publique. Jean Zay  a été un ministre novateur et clairvoyant.  

Le 31 août 1936, il faisait voter la loi qui prolongeait la scolarité jusqu’à 14 ans, ce qui représentait une avancée sociale importante : désormais il ne serait plus possible d’envoyer à l’usine des enfants ayant onze ou douze ans.

  Son but est alors de donner un nouvel essor à l’école. Il unifie l’enseignement primaire, s’intéresse aux rythmes scolaires (les vacances d’été débutent partout le 15 juillet), il limite le nombre d’élèves à 35 par classe (certaines en avaient parfois 50) et surtout il modernise les méthodes en inscrivant six heures de loisirs dirigés par semaine dans les écoles primaires, ce qui permettait  la mise en place de « méthodes actives » faisant appel à la créativité des élèves et apportant davantage de motivation. Des méthodes que Célestin Freinet utilisait avec succès dans sa classe.

 

Jean Zay était né à Orléans. Son père était issu d’une famille juive et sa  mère était protestante. Lui  se disait agnostique et était très attaché à la laïcité.  Il fut tout au long de sa courte vie un homme haï par l’extrême droite. Le régime de Vichy le condamna en octobre 1940, pour désertion. 

 Il fallut attendre le  5 juillet 1945 pour que  la cour d’appel de Riom réexaminât les faits qu’on lui reprochait.

 Celle-ci constata  qu’il ne s’était jamais  soustrait à l’autorité militaire, et que « les poursuites intentées contre (lui) ne pouvaient s’expliquer que par le désir qu’avait eu le gouvernement d’atteindre un parlementaire dont les opinions politiques lui étaient opposées et qu’il importait de discréditer ».

 

  Jean Zay a été assassiné  par trois membres de la milice, le 20 juin 1944 à Molles, commune de l’Allier.

  

dimanche 30 novembre 2025

 

                                      

                                              



                                  Le mois de Novembre 


Le  11 : Armistice 1918

J’étais le 11 novembre à Etaples, dans le Pas- de- Calais dans le cimetière où reposent  environ 11 100 soldats  morts entre 1914 et 1918. 
Sur un mur étaient inscrites les nationalités des victimes. Il y avait des Britanniques (8817), des Canadiens (1145), des Australiens, des Néo-Zélandais, des Sud Africains, des Indiens, des Belges et des Allemands.
 Les uns venus du monde entier pour sauver la liberté des Français, les autres obligés d’obéir.

L’histoire, de nos jours, ne peut se limiter au cadre étroit de la France. Elle doit traduire notre appartenance à la même planète.


Les migrants

 Ils  sont passés par milliers à Calais, venant de pays en guerre, fuyant la misère ou les persécutions. Leur rêve : atteindre l’Angleterre. Un objectif de plus en plus difficile à atteindre. 

Depuis des années, des associations ont fait le maximum pour les aider. Aujourd’hui les bénévoles n’en peuvent plus ; ils sont débordés par l’afflux des migrants : leur nombre a quadruplé depuis le début de l’année, ils sont près de 2000. Les incidents se multiplient, dernièrement une Ethiopienne de 16 ans a été tuée en traversant l’autoroute.
La réponse apportée par le gouvernement paraît dérisoire : cent policiers supplémentaires ont été annoncés.
C’est devant un problème aussi important que celui des migrations (dues aux contextes de la politique et de l'économie) que l’Europe pourrait montrer sa raison d’être et son efficacité.

jeudi 27 novembre 2025

figures n°11

 

                         Figures de l'école émancipatrice n°2

                                        

                                                   Barbara W. H


                    Condorcet (1741-1794) était membre de l’Académie des Sciences. Député faisant partie des Girondins, il a été chargé en 1792 de bâtir un projet pour l’école. Certains lui reprochent son utopisme. Il pensait en effet qu’instruire le peuple permettrait de parvenir au bonheur universel. Disons plutôt qu’il avait une vision optimiste de l’Homme.

Il faut lui reconnaître le mérite d’avoir pensé que l’instruction ne devait pas s’arrêter  au niveau de l’école primaire et qu’elle devait se poursuivre toute la vie. Il a ainsi lancé le concept d’éducation permanente.


 Ovide Decroly (1871-1932) est un médecin et pédagogue belge qui s’est d’abord intéressé aux enfants anormaux avant d’ouvrir une école ouverte aux enfants sans problème, l’école de l’Ermitage, dans les environs de Bruxelles.  Son enseignement s’appuie sur le principe  « l’école par la vie, pour la vie ». Il s’agit d’une méthode active basée  sur le centre d’intérêt. À partir d’un thème qui peut se rapporter à une saison, un événement, une visite faite par la classe, une question d’intérêt général telle que l’eau, tous les exercices de la semaine (la lecture, la rédaction, les problèmes, les sciences, le dessin…) se rapportent au thème  choisi.

L’enseignant propose des enquêtes, les élèves font leurs propres recherches ; les travaux peuvent également être faits en groupe. L’un des intérêts de cette méthode  est d’apprendre aux élèves à aborder les questions globalement, l’autre étant de les conduire vers l’autonomie.





jeudi 20 novembre 2025

Carmen

 


Une héroïne de roman, d’opéra et de cinéma  :


CARMEN



                                                        

   Carmen est un bel exemple du pouvoir de la création : la gitane rebelle  née de l’imagination de Prosper Mérimée est devenue grâce à l’opéra de Bizet une héroïne connue dans le monde entier. Les cantatrices lui ont donné une voix et un visage, puis le cinéma a amplifié le phénomène au point de rendre éternelle Carmen, la femme libre, séductrice et bohémienne que tout le monde aime.

   Prosper Mérimée (1803-1870) est connu pour avoir écrit de nombreuses nouvelles, par exemple Colomba qui raconte l’histoire d’une vendetta, mais aussi des essais historiques et des récits de voyages.

    L’histoire se passe en Andalousie. L’héroïne est une jeune gitane d’une grande beauté, une rebelle qui fréquente des contrebandiers. Le brigadier Don José chargé de la conduire en prison tombe sous le charme de la bohémienne. Il la laisse s’échapper, devient bandit par amour. Mais Carmen est une femme libre. Don José l’apprend à ses dépens. Fou de jalousie il finit par la tuer.

    Qui aurait pu imaginer que cette héroïne allait susciter un formidable engouement dans le monde entier, comparable à celui suscité par Esméralda, gitane elle aussi, née de l’imagination de Victor Hugo quelques années plus tôt, en 1831 !

  Une chose est certaine : c’est l’opéra de Georges Bizet, composé en 1875, qui a contribué à créer la légende de Carmen. Bizet n’a pu connaître le succès retentissant de son œuvre. Il est mort quelques mois plus tard, à l’âge de trente-sept ans.

   L’opéra de Bizet fascine tous ceux  qui l’ont vu et entendu. On ne se lasse pas des airs de Carmen. Certains ont été fredonnés par des millions de gens :

« L'amour est un oiseau rebelle

Que nul ne peut apprivoiser….

L'amour est enfant de bohème

Il n'a jamais, jamais, connu de loi

Si tu ne m'aimes pas, je t'aime

Et si je t'aime, prends garde à toi... »

 Une vingtaine de films ont été réalisés sur le thème de Carmen. Citons-en quelques-uns : le film muet de Cecil B. De Mille réalisé en 1915 qu’on a pu voir ces dernières années projeté avec un accompagnement musical de l’Orchestre National de Lille, Carmen Jones (réorchestré en jazz), film d’Otto Preminger avec Dorothy Dandridge et Harry Belafonte. Carmen, de Francesco Rosi avec Julia Migenes-Johnson, le film de Carlos Saura avec Laura del Sol. Et avec beaucoup d'autres...

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