Rechercher dans ce blog

lundi 3 octobre 2022

Le billet n° 22


                                

                                      VIOLENCE(S)

« La violence est la loi de la brute »

( Roger Martin du Gard) 

 

La violence n'est pas un fait propre à notre époque. Depuis des millénaires, elle  fait des ravages partout dans le monde. Pendant les conflits, elle ne s’abat pas seulement sur les combattants mais aussi sur les femmes, les enfants, les vieillards, victimes innocentes d’une barbarie que rien ne peut excuser. Les livres d’histoire sont remplis de pages relatant les massacres, les viols que des troupes ont fait subir aux populations des villages, des villes qu’elles traversaient.

Ce qui est troublant c’est qu’au 21e siècle, certains êtres humains et certaines collectivités ne respectent toujours pas ce qui vit : les humains et les animaux. On en a encore un triste exemple avec la sauvagerie de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine.

 

La violence est présente dans la vie de tous les jours, dans les familles où elle touche des enfants et des femmes, dans les entreprises où le harcèlement, le mépris, les atteintes à la dignité, poussent des employés au suicide. Elle est présente dans la société moderne qui prive  une partie de la population du droit au travail, au logement, en étalant au grand jour la richesse insolente des privilégiés.

La violence est omniprésente dans la vie réelle, elle s’étale aussi sur les écrans à des fins mercantiles.

Il serait temps d'agir en faveur de la non-violence et la douceur.


*

* *

 


lundi 26 septembre 2022

Le billet n° 21

 

                         


                

                      La mort d'une reine


Elizabeth II est décédée le 8 septembre. On peut comprendre que la mort d’une reine qui avait régné si longtemps ait ému une bonne partie des Britanniques. Pour les étrangers, c’était avant tout un événement qui sera inscrit dans les livres d’histoire.

La Grande-Bretagne fait partie des pays qui connaissent  encore la monarchie, comme la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Espagne, le Danemark et la Suède. Les monarques y ont peu de pouvoir.

Ceux qui souhaitent avoir une république critiquent surtout le coût qu’impose une monarchie. C’est le cas de la Grande-Bretagne. On peut citer par exemple la grandeur des funérailles qui, d’après Public Sénat , ont coûté au peuple entre  35 à 40 millions d’euros.

   Mais ce que je retiens surtout de cette dizaine de jours, c’est le traitement de l’événement par la presse et notamment par les chaînes d’info en continu.

Du matin au soir, on a eu droit à des heures de bavardage donnant les moindres détails. Cela a conduit à l'absence d'autres événements. C’est ainsi que le 13 septembre, la mort de Jean-Luc Godard est passée presque inaperçue. Faut-il s'en étonner ?

Non. Pour les responsables des chaînes, l'audience compte avant tout. Et la mort d'une reine attire plus de spectateurs qu'un hommage à l'un des plus grands cinéastes de notre époque.

lundi 19 septembre 2022

le billet n°20








Vers une  démocratie véritable II


     Dans une démocratie  véritable, la première des choses est que chaque citoyen participe réellement à la prise des décisions grâce à une information précise sur les projets et à la possibilité de donner son avis. La délégation de  ses pouvoirs à une personne qu’on élit suppose que l’élu-e respecte le programme sur lequel il(elle) a été choisi (e); on constate hélas que c’est rarement le cas.

Il faut aussi que tous les courants politiques soient représentés proportionnellement à leur force. En France, dans le système actuel, les assemblées élues ne reflètent pas la réalité politique. Les petits partis ne sont pas représentés.

La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est une priorité. Elle permettra de mettre fin à la monarchie républicaine.


La diversité des milieux sociaux, des professions, doit être respectée. Combien y a-t-il d’ouvriers, de chômeurs, à l’Assemblée nationale et au Sénat ?

   Dans une démocratie véritable, l’égalité des  chances doit être offerte à tous les enfants qui naissent. Or «l’élitisme» se transmet en France et dans de nombreux pays de génération en génération.

Le rôle de l’Éducation nationale devrait être - entre autre - la réduction des inégalités sociales. 

   Rendre le pouvoir aux citoyens, supprimer les injustices flagrantes, voilà ce qu’on attend du renouveau de la démocratie.

.

 

           

         




lundi 12 septembre 2022

Billet n° 19

 


        Vers une  démocratie véritable I

Toutes les démocraties ne se valent pas. La démocratie implique la souveraineté du peuple.

En France, nous ne sommes pas encore dans cette démocratie idéale où l'on est d'accord sur les principes de base (la liberté, le respect des autres, la justice), où les arguments sont basés sur une réalité vérifiable par les chiffres, nous sommes dans le monde du mensonge, de l’aliénation provoquée par une accumulation d’images, de paroles qui déforment la réalité pour imposer une façon de vivre, pour orienter le vote dans un certain sens, celui qui convient aux dominants. 


La démocratie refuse la xénophobie, le racisme.  

   Elle combat les idées de ceux qui prêchent le sécuritaire à tout prix et qui parlent des dangers de l’immigration.

  Ce sont pourtant celles-ci qui gagnent du terrains dans de nombreux pays. Ces idées sont développées à longueur de journée par des radios, des télévisions et des  journaux qui sont dans les mains de la finance.

   Nous devons échapper au conditionnement qui selon Ivan Illich produit « une main-d’œuvre spécialisée, des consommateurs dociles, des usagers résignés » comme il l’écrivait dans La Convivialité.  

Nous irons ainsi vers une démocratie qui appliquera dans les faits la liberté, l'égalité et la fraternité.

(à suivre)



lundi 5 septembre 2022

Billet n°18

 


                                            Un regard sur l'école


En France le bilan de l'école est depuis 30 ans plutôt noir.

 Elle s’est jusqu’à maintenant montrée incapable d’assurer une égalité des résultats quel que soit le milieu auquel appartiennent les élèves.

Et la rentrée de cette année ne permet pas d’être optimiste. Quand on voit que parmi les enseignants recrutés certains ont été choisis après un entretien de  quinze minutes, il y a de quoi être inquiet.

Les méthodes pédagogiques doivent évoluer.

Que constatons nous souvent :

D'un côté, des élèves brillants sont freinés par un rythme imposé, de l'autre, des élèves en difficulté ne ressentent aucune envie d'apprendre.

C'est là que la psychologie différenciée peut montrer son utilité : l'une pour considérer chaque élève comme une personnalité différente des autres, l'autre pour appréhender le jeune dans sa globalité, avec ses atouts, ses points faibles, ses passions, et dans ses rapports avec le monde extérieur ( de la famille à la société tout entière).

 

Il faut donc développer une " école sur mesure", selon la formule de Claparède.(1)

Seul un enseignement individualisé, tel que Robert Dottrens(2) le préconisait, peut enrayer la spirale de l'échec. Cette individualisation doit être associée à l'apprentissage du travail en commun : la  participation et la responsabilisation des élèves  conduisent à la citoyenneté.

Ces méthodes d'enseignement sont déjà pratiquées ici et là. Il faut les généraliser.

1. neurologue et psychologue suisse

2. pédagogue suisse

lundi 29 août 2022

Billet n° 17

 


       Peut-on être heureux au travail ? 


    La question mérite d’être posée quand on entend, aussi bien dans le secteur privé que dans le public, toutes ces phrases qui expriment un  malaise certain chez de nombreux travailleurs.

Rappelons pour commencer que le travail n’est pas le but d'une vie réussie. Il occupe cependant une place importante dans notre existence, pendant une quarantaine d’années. Il est donc indispensable de faire évoluer le travail pour qu’il permette de contribuer au bien-être de tous.
Pour cela, plusieurs conditions doivent être remplies :

— La première est essentielle : le stress au travail ne pourra disparaître tant que l’incertitude du lendemain, la peur du chômage, régneront. 

— La seconde condition relève de l’orientation : on ne peut être heureux au travail que si l’on exerce un métier qu’on a choisi librement. Or trop de gens ne font pas le métier qu'ils auraient aimer faire.

— La troisième relève de la nature du travail : tout emploi devrait avoir une utilité sociale et contribuer ainsi à l’amélioration de la qualité de vie des gens. Dans cette perspective, il n’y a pas de tâche dégradante, même si elle peut être pénible.

— Enfin, il est nécessaire que le travail respecte la dignité de chacun et permette d’exercer sa citoyenneté. 
Pour que le travail retrouve tout son  sens, il faut associer au projet et à la vie de l'entreprise  (ou de l’administration) tous ceux qui en font partie, quelle que soit  leur fonction.

                                    


lundi 22 août 2022

Billet n° 16

 

LES GENERATIONS SACRIFIEES



Après moi le déluge, disait Louis XV.
Il ne fut pas le seul à avoir un comportement égoïste.

   Les générations qui ont suivi - surtout à partir des années 1960 -
se sont peu souciées de la planète qu’ils laisseraient à leurs enfants et petits-enfants.

  Tous ceux qui ont détruit la planète en produisant  toujours plus depuis 60 ans et ceux qui ont laissé faire (les gouvernants de presque tous les pays) sont coupables de l’état lamentable de la nature.

Une enquête menée en 2014 avait montré  que les jeunes avaient le sentiment d'être une génération sacrifiée. Beaucoup d'entre eux ne faisaient plus confiance aux politiques, ils dénonçaient la difficulté d'entrer dans le monde du travail, le décalage entre leur niveau d'études et le travail qu'on leur proposait. Ces jeunes étaient sans espoir.

La situation s’est aggravée ces dernières  années avec les conséquences de la Covid et maintenant avec les menaces créées par la guerre en Ukraine. Et depuis 2014, l’état de la planète s'est encore   dégradé. Ce n'est pas seulement la jeunesse qui est sacrifiée. Pensons aussi à ceux qui ne peuvent encore voter, à ceux qui viennent de naître, ceux qui naîtront plus tard et à qui on proposera un monde invivable.

Ils pourront dire : Honte aux responsables qui ont repris la formule: " Après moi le déluge "



Chroniques les plus lues