LA SIMPLICITÉ
L'état de la planète nécessite une autre façon de produire et de consommer. La solution existe : c'est la simplicité volontaire (appelée aussi sobriété heureuse)
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LA SIMPLICITÉ
L'état de la planète nécessite une autre façon de produire et de consommer. La solution existe : c'est la simplicité volontaire (appelée aussi sobriété heureuse)
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UN BOYCOTT NÉCESSAIRE
Le boycott est un acte responsable. Cesser d’acheter des produits ne répondant pas aux critères environnementaux, sociaux et moraux indispensables à un bon fonctionnement de la société, est un engagement citoyen.
Le boycott est pour tout citoyen un moyen efficace d’agir pour affaiblir un groupe agissant d’une manière non conforme à l’intérêt général. Mais cette façon d’agir ne concerne pas seulement les citoyens, elle s’adresse aussi aux collectivités ( communes, régions, états…) C'est ainsi que quelques villes (Paris, Marseille, Bordeaux, Lille...) ont décidé de boycotter la coupe du monde de football qui doit avoir lieu au Qatar, un choix incompréhensible pour de multiples raisons écologiques et sociales.
Le Qatar n'est pas un pays adapté pour ce sport. Il a fallu d'abord changer la date habituelle de la compétition (en été la chaleur monte à 40 degrés) et l'organiser en novembre et décembre où il fait encore très chaud. Il a donc fallu construire des stades climatisés !
Cela est une hérésie.
La construction des stades a été faite dans des conditions inadmissibles. Les ouvriers ont été réduits à l'état d'esclaves. Plusieurs milliers d'entre eux sont morts (on parle de 6500 personnes).
On a été à peine étonné d'entendre la ministre de la transition énergétique annoncer que le boycott n'aurait aucun effet. À ce jour, la France préfère participer à une compétition contraire à la morale.
C'est regrettable.
Réhabiliter la politique
Quand on fait le bilan des gouvernements des quatre dernières décennies, on constate que les idées développées par les philosophes (le socialisme, l’écologie…) et reprises par les politiques, ont toujours été dénaturées, voire trahies.
Ce constat qui conduit à une remise en cause du système politique n’est pas un désengagement politique. Au contraire, il a pour but d'ouvrir la voie à la réhabilitation du politique, par un engagement de tous les citoyens prêts à mener des actes de résistance ancrés dans la vie quotidienne, s’appuyant sur des valeurs telles que la solidarité, l’échange, la convivialité.
Cette réhabilitation passe nécessairement par un changement des comportements, par de nouvelles pratiques. Il s'agit là d'un exercice difficile. Jusqu'à présent, ceux qui ont déclaré vouloir faire de la politique autrement ont fini par ressembler à leurs aînés.
Si quelques mesures peuvent contribuer à réhabiliter la politique (instituer le mandat unique, limiter le nombre des mandats), l'essentiel me paraît relever de l'éthique. Par exemple, l'engagement solennel d'un candidat à tenir ses promesses ne contribuerait-il pas fortement à redonner de la crédibilité aux politiques ?
La plupart des actes de notre vie étant liés à des décisions politiques, nous ne pouvons délaisser le champ politique. La seule voie possible est d’agir pour empêcher les dérives possibles et rendre à chaque citoyen les pouvoirs que la démocratie actuelle ne lui donne pas.
VIOLENCE(S)
« La violence est la loi de la brute »
( Roger Martin du Gard)
La violence n'est pas un fait propre à notre époque. Depuis des millénaires, elle fait des ravages partout dans le monde. Pendant les conflits, elle ne s’abat pas seulement sur les combattants mais aussi sur les femmes, les enfants, les vieillards, victimes innocentes d’une barbarie que rien ne peut excuser. Les livres d’histoire sont remplis de pages relatant les massacres, les viols que des troupes ont fait subir aux populations des villages, des villes qu’elles traversaient.
Ce qui est troublant c’est qu’au 21e siècle, certains êtres humains et certaines collectivités ne respectent toujours pas ce qui vit : les humains et les animaux. On en a encore un triste exemple avec la sauvagerie de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine.
La violence est présente dans la vie de tous les jours, dans les familles où elle touche des enfants et des femmes, dans les entreprises où le harcèlement, le mépris, les atteintes à la dignité, poussent des employés au suicide. Elle est présente dans la société moderne qui prive une partie de la population du droit au travail, au logement, en étalant au grand jour la richesse insolente des privilégiés.
La violence est omniprésente dans la vie réelle, elle s’étale aussi sur les écrans à des fins mercantiles.
Il serait temps d'agir en faveur de la non-violence et la douceur.
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La mort d'une reine
Elizabeth II est décédée le 8 septembre. On peut comprendre que la mort d’une reine qui avait régné si longtemps ait ému une bonne partie des Britanniques. Pour les étrangers, c’était avant tout un événement qui sera inscrit dans les livres d’histoire.
La Grande-Bretagne fait partie des pays qui connaissent encore la monarchie, comme la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Espagne, le Danemark et la Suède. Les monarques y ont peu de pouvoir.
Ceux qui souhaitent avoir une république critiquent surtout le coût qu’impose une monarchie. C’est le cas de la Grande-Bretagne. On peut citer par exemple la grandeur des funérailles qui, d’après Public Sénat , ont coûté au peuple entre 35 à 40 millions d’euros.
Mais ce que je retiens surtout de cette dizaine de jours, c’est le traitement de l’événement par la presse et notamment par les chaînes d’info en continu.
Du matin au soir, on a eu droit à des heures de bavardage donnant les moindres détails. Cela a conduit à l'absence d'autres événements. C’est ainsi que le 13 septembre, la mort de Jean-Luc Godard est passée presque inaperçue. Faut-il s'en étonner ?
Non. Pour les responsables des chaînes, l'audience compte avant tout. Et la mort d'une reine attire plus de spectateurs qu'un hommage à l'un des plus grands cinéastes de notre époque.
Vers une démocratie véritable II
Dans une démocratie véritable, la première des choses est que chaque citoyen participe réellement à la prise des décisions grâce à une information précise sur les projets et à la possibilité de donner son avis. La délégation de ses pouvoirs à une personne qu’on élit suppose que l’élu-e respecte le programme sur lequel il(elle) a été choisi (e); on constate hélas que c’est rarement le cas.
Il faut aussi que tous les courants politiques soient représentés proportionnellement à leur force. En France, dans le système actuel, les assemblées élues ne reflètent pas la réalité politique. Les petits partis ne sont pas représentés.
La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est une priorité. Elle permettra de mettre fin à la monarchie républicaine.
La diversité des milieux sociaux, des professions, doit être respectée. Combien y a-t-il d’ouvriers, de chômeurs, à l’Assemblée nationale et au Sénat ?
Dans une démocratie véritable, l’égalité des chances doit être offerte à tous les enfants qui naissent. Or «l’élitisme» se transmet en France et dans de nombreux pays de génération en génération.
Le rôle de l’Éducation nationale devrait être - entre autre - la réduction des inégalités sociales.