Le bloc-notes n°88 : Femmes




FEMMES
I. Après une interruption d’un mois due à un changement d’horizon, je reprends aujourd’hui le bloc-notes. Il s’est passé beaucoup de choses pendant le mois de juin ! Que faut-il en retenir ?
   On ne peut faire l’impasse sur le bouleversement politique qui vient de se produire. Les partis traditionnels qui gouvernaient le pays depuis des décennies et nous ont conduits à la situation catastrophique que nous connaissons ont été laminés. Une autre façon de faire de la politique se dessine. Son intérêt est de chercher à éviter les postures sectaires, sa faiblesse est de croire que la gauche et la droite peuvent s’entendre sur tous les sujets.
   Je retiendrai surtout de ces élections la plus grande place occupée par les femmes ; on se rapproche désormais de la parité. C’est une évolution importante.

II. Quand je pars en vacances j’emporte toujours quelques livres. J’ai beaucoup apprécié le dernier livre de Dominique Bona (une des rares femmes membres de l’Académie française), Colette et les siennes.
   Ce livre raconte une histoire d’amitié entre quatre femmes qui ont un trait commun : ce sont des femmes libres. Il s’agit de Marguerite Moreno, la comédienne, Annie de Pène, la chroniqueuse, Musidora la comédienne et bien sûr Colette.
  En août 1914, les hommes sont partis à la guerre. Les quatre amies s’organisent. L’auteure nous fait découvrir leur histoire : en avance sur leur temps, leur façon de vivre a provoqué le scandale.
Elles ont toutes contribué à l’émancipation de la femme.

III. Le mois de juin s’est achevé sur une triste nouvelle : la disparition de Simone Veil. Tout le monde connaît son histoire, les tragédies qu’elle a traversées parce qu’elle était juive. On n’oubliera pas son combat pour faire adopter en 1974 la loi autorisant l’interruption volontaire de la grossesse, une loi qu’une partie de ses amis politiques refusait et qui fut votée grâce à l’appui de la gauche. Elle fut aussi une Européenne convaincue.
  Devant une femme d’une telle stature, les clivages politiques se sont heureusement effacés pour saluer la grande dame qu’elle a été.











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