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lundi 23 juillet 2018

Eté 2018 : Vacances


La Côte d'Opale entre Boulogne et Calais

VACANCES 

    

   Certains profitent de leurs congés pour assouvir une passion ou un rêve : les uns fréquentent les festivals, d'autres entreprennent une longue marche initiatique, d'autres encore participent à un chantier ou se rendent dans un pays pauvre pour soigner bénévolement des enfants...

     Il y en a qui associent systématiquement à l'idée de vacances l'envie de voyager, de faire de longs périples, d'aller vers des destinations lointaines qui apportent le dépaysement.

     En ce qui me concerne, les vacances sont avant tout un retour à temps plein vers la nature. Et pour cela, il n'est pas nécessaire d'aller bien loin.

     Les vacances, c'est la joie de parcourir les petits sentiers à l'écart des villages, ceux que l'on connaît bien et où l'on rencontre toujours quelque chose de nouveau ou ceux que l'on découvre. C'est le calme des berges, le cours lent du fleuve apaisé quand il se rapproche de la mer. C'est le plaisir de lire dans le silence de la montagne, de laisser vagabonder son esprit.
Et il y a aussi la rencontre des gens sur un marché, l'ambiance sympathique d'un petit restaurant au bord d'une route de campagne.
Le temps des vacances c'est avant tout la possibilité d'être soi-même.


           o O o




En cette période de vacances le blog fera une pause de quelques semaines.
Il reprendra le mercredi 29 août.

Merci de votre fidélité.


mercredi 18 juillet 2018

Carnets de voyages n° 3



Dans le prolongement des Notes de voyages qui avaient pour but d’aborder différents aspects de cette question (les lieux, les transports, les hébergements, le tourisme soutenable…) voici  une nouvelle série des Carnets de voyages.
    Autour d’une ou plusieurs photos, vous trouverez dans ces billets un  commentaire qui évoque des souvenirs et des impressions personnelles liés à  mes voyages. 



LA BRETAGNE


1- SAINT-BRIAC 


    Cela ne fait aucun doute : la Bretagne est l’une des plus belles régions de France. La présence de la mer y est bien sûr pour quelque chose. Lors de mon premier voyage en Bretagne, j’avais choisi de suivre la côte de Cancale à Pornic. Ce fut une succession de paysages superbes avec les rochers roses de Ploumanac’h, les belles plages de sable dans les environs de Saint-Briac (voir photo 1), les paysages sauvages de la pointe du Raz, le golfe du Morbihan… Mais la Bretagne intérieure a aussi son charme. Elle a inspiré de nombreux peintres, notamment Paul Gauguin.( voir photo 3)
J’ai séjourné à Cancale, à Saint-Malo, à Dinard, Perros-Guirrec, Vannes, Rennes ...J’ai marché au milieu des menhirs de Carnac (voir photo 2), je me suis promené dans les ruelles de Tréguier, la ville natale d’Ernest Renan.
J’ai ramené de mes voyages en Bretagne de nombreux souvenirs et des idées de poèmes. 

2 - MENHIRS DE CARNAC - Photo DEBORAHKBATES, pixabay.com


3 - BRETAGNE - Tableau de Paul GAUGUIN



mercredi 11 juillet 2018

Carnets de voyages n°2 : L'Auvergne


 Dans le prolongement des Notes de voyages qui avaient pour but d’aborder différents aspects de cette question (les lieux, les transports, les hébergements, le tourisme soutenable…) voici  une nouvelle série des Carnets de voyages.
    Autour d’une ou plusieurs photos, vous trouverez dans ces billets un  commentaire qui évoque des souvenirs et des impressions personnelles liés à  mes voyages. 


La Chaîne des Puys




      L’Auvergne est sans aucun doute la destination qui a eu ma préférence jusqu'à ce jour.
Comment expliquer l’attirance pour cette région ? La réponse est complexe. 
    En dehors de la beauté de ses paysages, de l’émotion sans cesse renouvelée quand j’aperçois dans les environs de Clermont-Ferrand le magnifique alignement des Puys aux sommets érodés par le temps, les volcans et leurs cratères, c’est l’impression d’être sur une terre de légende qui domine. 
    Quand on a eu devant les yeux ce  massif vieux de 500 millions d’années qui s’est modifié longtemps plus tard – entre 95 000 et 8400 ans – pour donner naissance à 80 volcans qui se sont tus depuis environ 8 000 ans, on n'est pas étonné d'apprendre que cette
merveille de la nature qu'est le Chaîne des Puys  (s’étendant sur une trentaine de kilomètres)  vient d'être classée par l'UNESCO au patrimoine mondial.

    Dans mes souvenirs scolaires, l’Auvergne est aussi le pays d’un peuple, les Arvernes,  entré dans l'imaginaire français avec Vercingétorix qui a  résisté à l’envahisseur romain, avec succès d’abord (en remportant la bataille de Gergovie) avant de se rendre à César après la défaite d'Alésia.
      Mais à ce rappel historique qui glorifie les héros des guerres du passé, je préfère la référence au personnage de la chanson de Brassens, découverte dans mon enfance, l'Auvergnat, symbole de l'homme fraternel et solidaire : 
« Elle est à toi cette chanson
Toi, l'Auvergnat qui, sans façon,
M'as donné quatre bouts de bois
Quand, dans ma vie, il faisait froid... »

J'ai aujourd'hui encore l'impression que cette chanson m'a donné envie d’aller à la rencontre des habitants de cette belle région.

L'Auvergne en photos : 


   J'ai eu l'occasion de séjourner  dans les quatre départements qui constituent l'Auvergne : le Puy-de-Dôme, l'Allier, le Cantal et la Haute-Loire. J'y ai connu le contact avec la nature qu'offre le camping, les vacances à la ferme, la tranquillité des hôtels familiaux.
   Je garde le souvenir agréable de villages et de petites villes : Davayat, Riom, Volvic, Montmarault, Saint-Flour, Saint-Jeures et de lieux magnifiques  tels que le viaduc de Garabit et le Plomb du Cantal...
Voici un aperçu de deux d'entre eux :

Montmaraud, dans l'Allier


Une petite ville sympathique - L'église et quelques commerces

 Yssingeaux, en Haute-Loire


La tour de l'horloge

samedi 23 juin 2018

La photo du week-end n° 12


La photo est un loisir ; elle est parfois un art. Technique à la portée de tous, elle permet de garder une trace d’instants qu’on a vécus, de scènes auxquelles on a assisté…
Elle enrichit un article ; outil pédagogique, elle aide à la compréhension d’un fait, d’un événement. Elle peut aussi être source d’inspiration pour un auteur.

LES HUNEBEDDEN




LA PHOTO

      La Drenthe, région située au nord des Pays-Bas, est réputée pour la qualité de vie qu’on y trouve. Un autre intérêt de cette région est la présence de nombreux vestiges préhistoriques vieux de cinq mille ans que les Néerlandais appellent hunebedden (au singulier : hunebed).
    Ces monuments mégalithiques s’apparentent aux dolmens français, mais ils ont un aspect particulier qu’on retrouve en Scandinavie et en Allemagne du Nord : les pierres sont disposées de manière différente et forment un ensemble impressionnant. Certaines pierres peuvent peser quarante tonnes !
   Monuments funéraires, les hunebedden ont été installés par des hommes de la Trechterbekercultuur (Culture des vases en entonnoir) qui furent au néolithique les premiers fermiers de la Hollande du Nord-ouest.
Il reste aujourd’hui 54 tombes de ce type dans la Drenthe.
Cette photo a été prise à Diever.

LE COMMENTAIRE


    La préhistoire est une période passionnante de l’histoire de l’humanité. Bien que les connaissances se soient affinées au cours des trente dernières années, il reste encore bien des choses à découvrir.
   La présence des hunebedden a longtemps posé des questions. Celle revenant le plus souvent étant : Comment des hommes disposant de peu d’outils ont-ils pu déplacer des pierres pesant plusieurs dizaines de tonnes ?
Nos ancêtres trouvèrent la réponse dans les légendes : ils pensaient que ces travaux avaient été exécutés par des géants !
Ce qu’on sait aujourd’hui, c’est que les hommes du Néolithique ont fait preuve d’ingéniosité et de créativité pour utiliser ce dont ils disposaient : des rondins de bois, des cordes...C’est aussi la force collective qui a permis le déplacement de ces pierres très lourdes.
   D’autre part, le culte des morts marque une nouvelle évolution de l’espèce humaine. Malgré leurs défauts (l’esprit guerrier, le goût de la domination…) les hommes reconnaissaient ce qu’ils devaient à leurs ancêtres. 
Le respect des morts est le signe de leur appartenance à la chaîne humaine.





















mercredi 20 juin 2018

Le marais Vernier



LES CAUSES D'UN DÉSASTRE


    Dès les débuts de l'industrialisation on a assisté à une détérioration rapide de l'environnement, des paysages, des milieux naturels. Si certains pays ont vite réagi pour limiter la défiguration des sites – dès 1872 aux États-Unis naissaient les parcs nationaux – d'autres ont attendu la seconde moitié du 20e siècle pour préserver les espaces ruraux avant que la frénésie destructrice des investisseurs ait pu tout détruire ; c'est le cas de la France.
    Rappelons au passage que ce massacre de la nature était motivé, selon les décideurs de l'époque, par un objectif prioritaire : la défense de l'emploi.
Un siècle et demi plus tard, le bilan est hélas facile à dresser : ce modèle de développement a échoué sur tous les plans ; le chômage est accepté comme une fatalité et l'on ne parle que de le réduire, l'environnement n'a cessé de se dégrader, la société n'a plus de repères. 


UN EXEMPLE  ÉCOLOGIQUE

    Dans ce contexte peu favorable, il faut donc saluer la clairvoyance et la détermination de ceux qui ont su résister à la pensée dominante et qui ont compris que la protection de l'environnement et la préservation des espaces naturels étaient des enjeux essentiels pour l'avenir. Grâce à eux, nous avons aujourd'hui en France de nombreux parcs naturels qui constituent des îlots de résistance à la société industrielle.

    En 2012, j’avais passé quelques jours de vacances en Normandie à quelques kilomètres du marais Vernier qui fait partie de ces  paysages où la biodiversité est riche, ce qui a l’intérêt de préserver des écosystèmes où la vie animale et végétale se maintient de manière harmonieuse. Les habitants de la région et les touristes de passage profitent ainsi d'un cadre naturel de grande qualité.
   S'étendant sur 5 000 hectares du sud du pont de Tancarville au nord de Pont-Audemer, le marais Vernier offre un paysage verdoyant de prairies humides et de roselières. Le site accueille la plus grande tourbière de France. On y trouve de nombreuses espèces animales, notamment des cigognes et des busards.
    Ici et là, au bord des chemins pédestres, apparaissent de jolies maisons au toit de chaume surmonté de fleurs. Quand on marche au milieu de cet univers calme et reposant on  se met à rêver que tous les sites naturels et ruraux soient à l’image du marais Vernier.

    Hélas ce n’est pas le cas. En 2018, l’état de la biodiversité s’est encore appauvri, la mauvaise qualité de l’air tue chaque année plus de 500 000 personnes en Europe(1) et la mauvaise qualité e l’eau ainsi que l’absence d’eau potable provoquent chaque année 3 millions de décès. Sont principalement touchés les enfants de moins de 5 ans.(2)

1. Le Monde du 11/10/2017
2. le site VEDURA



jeudi 14 juin 2018

LA PHOTO DU WEEK-END n° 11




La photo est un loisir ; elle est parfois un art. Technique à la portée de tous, elle permet de garder une trace d’instants qu’on a vécus, de scènes auxquelles on a assisté…
Elle enrichit un article ; outil pédagogique, elle aide à la compréhension d’un fait, d’un événement. Elle peut aussi être source d’inspiration pour un auteur.

LA JEUNE FEMME ET LE TEMPS


PHOTO : E. AKYURT - pixabay.com

   J’ai eu un coup de cœur en tombant sur cette photo où l’on voit le visage d’une jeune femme au beau regard. Une horloge se trouve à côté d’elle. C’est ce qui fait l’originalité de la photo.
   Quand on commente – comme je l’ai fait jusqu’à présent – une photo que l’on a prise, la tâche est facile : on connaît généralement ses propres intentions. Quand il s’agit de celle d’un autre photographe, il faut s’en remettre à l’imagination et la sensibilité personnelles.

    L’horloge est bien sûr l’appareil qui indique l’heure et sert à se repérer dans le temps quand on doit se rendre au travail ou à un rendez-vous. Dans le monde moderne le rapport au temps tourne à l'obsession. Le réveil et la pendule, la montre qu'on porte au poignet, le smartphone, l'ordinateur... tous ces objets permettent de lire l'heure à tout moment. Ceux-ci rassurent ou stressent les gens pressés qui courent vers les gares ou  vers les arrêts de bus, 

   L'horloge est aussi le symbole du temps qui passe. Celle qui est placée à côté du visage de la femme à la jeunesse rayonnante me fait penser aux stances à Marquise de Corneille :
« Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front. »
Constat peu élégant sans doute de la part de l’auteur mais qui – surtout au 17e siècle – traduit  une réalité.

    Sur le même thème, Ronsard a écrit le poème À Cassandre dans lequel il déplore que la beauté des roses dure peu de temps. Il en déduit qu’il faut profiter de la vie quand on est jeune :
« Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse .. »
C’est cette philosophie de la vie qui pour ma part se dégage de la photo.



mercredi 13 juin 2018

MIGRATIONS

ALEXAS FOTOS - www.pixabay.com
    Les migrations humaines sont au cœur de notre histoire. Sans elles, l’humanité n’aurait pu s’installer durablement sur terre et s’y développer.
   La préhistoire a été marquée par ces migrations qui, selon les connaissances actuelles, ont permis à  un noyau d’êtres humains d’Afrique de s’implanter sur tous les continents.
   Les temps historiques ont perpétué cette aventure, dans des conditions qui débutèrent trop souvent dans des conditions tragiques pour les peuples indigènes ( invasions, massacres, pillages…) mais qui  au fil du temps aboutirent à une mixité paisible des populations.  C’est ainsi que l’Europe contemporaine est le résultat d’un brassage de peuples où cohabitent des descendants d’aventuriers et de persécutés venus de partout. 

    Le cas de l’Amérique et de l’Afrique est différent. Ces deux continents ont été marqués par la colonisation et de nombreux Africains ont été victimes de la traite des Noirs et de l’esclavage.

   La population de la France moderne est le résultat des migrations qui se sont produites au cours des siècles. Au début du 20e siècle, de nombreux étrangers - Italiens, Polonais, Portugais – ont quitté leur pays pour des raisons économiques ou politiques, tels les Espagnols fuyant la dictature de Franco,
    Aujourd’hui le phénomène migratoire a changé : ce ne sont plus des peuples venant d’Europe qui émigrent, mais des personnes ou des petits groupes venant de plus loin : d’Afrique (l’Erythrée), de Syrie, d’Afghanistan. Ils fuient la misère, la guerre, les persécutions. Ces gens ont une autre culture, une autre religion, un autre mode de vie. Et ils souhaiteraient s'installer en Europe et notamment en France connue dans le passé pour être une terre d'accueil.
   Hélas, en Europe  les idées de l’extrême droite et des populistes ne cessent de progresser à tel point  que ceux-ci sont parfois au pouvoir et ont  des élus dans de nombreux pays. Depuis vingt ans, l’Europe s’est montrée incapable de trouver une solution commune pour accueillir dignement les femmes, les enfants et les hommes qui ont fui leur pays car c'était leur seul espoir..
   Elle a oublié les principes humanitaires et le fait que l’arrivée de personnes venues d’autres horizons  est une véritable chance - culturelle, économique et humaine - pour les pays qui les reçoivent.
 Actualité : On peut saluer l'attitude responsable du nouveau gouvernement espagnol qui a accepté d'accueillir les 629 passagers de l'Aquarius et regretter le silence de la France  sur ce drame migratoire.


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