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lundi 19 septembre 2022

le billet n°20








Vers une  démocratie véritable II


     Dans une démocratie  véritable, la première des choses est que chaque citoyen participe réellement à la prise des décisions grâce à une information précise sur les projets et à la possibilité de donner son avis. La délégation de  ses pouvoirs à une personne qu’on élit suppose que l’élu-e respecte le programme sur lequel il(elle) a été choisi (e); on constate hélas que c’est rarement le cas.

Il faut aussi que tous les courants politiques soient représentés proportionnellement à leur force. En France, dans le système actuel, les assemblées élues ne reflètent pas la réalité politique. Les petits partis ne sont pas représentés.

La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est une priorité. Elle permettra de mettre fin à la monarchie républicaine.


La diversité des milieux sociaux, des professions, doit être respectée. Combien y a-t-il d’ouvriers, de chômeurs, à l’Assemblée nationale et au Sénat ?

   Dans une démocratie véritable, l’égalité des  chances doit être offerte à tous les enfants qui naissent. Or «l’élitisme» se transmet en France et dans de nombreux pays de génération en génération.

Le rôle de l’Éducation nationale devrait être - entre autre - la réduction des inégalités sociales. 

   Rendre le pouvoir aux citoyens, supprimer les injustices flagrantes, voilà ce qu’on attend du renouveau de la démocratie.

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lundi 12 septembre 2022

Billet n° 19

 


        Vers une  démocratie véritable I

Toutes les démocraties ne se valent pas. La démocratie implique la souveraineté du peuple.

En France, nous ne sommes pas encore dans cette démocratie idéale où l'on est d'accord sur les principes de base (la liberté, le respect des autres, la justice), où les arguments sont basés sur une réalité vérifiable par les chiffres, nous sommes dans le monde du mensonge, de l’aliénation provoquée par une accumulation d’images, de paroles qui déforment la réalité pour imposer une façon de vivre, pour orienter le vote dans un certain sens, celui qui convient aux dominants. 


La démocratie refuse la xénophobie, le racisme.  

   Elle combat les idées de ceux qui prêchent le sécuritaire à tout prix et qui parlent des dangers de l’immigration.

  Ce sont pourtant celles-ci qui gagnent du terrains dans de nombreux pays. Ces idées sont développées à longueur de journée par des radios, des télévisions et des  journaux qui sont dans les mains de la finance.

   Nous devons échapper au conditionnement qui selon Ivan Illich produit « une main-d’œuvre spécialisée, des consommateurs dociles, des usagers résignés » comme il l’écrivait dans La Convivialité.  

Nous irons ainsi vers une démocratie qui appliquera dans les faits la liberté, l'égalité et la fraternité.

(à suivre)



lundi 5 septembre 2022

Billet n°18

 


                                            Un regard sur l'école


En France le bilan de l'école est depuis 30 ans plutôt noir.

 Elle s’est jusqu’à maintenant montrée incapable d’assurer une égalité des résultats quel que soit le milieu auquel appartiennent les élèves.

Et la rentrée de cette année ne permet pas d’être optimiste. Quand on voit que parmi les enseignants recrutés certains ont été choisis après un entretien de  quinze minutes, il y a de quoi être inquiet.

Les méthodes pédagogiques doivent évoluer.

Que constatons nous souvent :

D'un côté, des élèves brillants sont freinés par un rythme imposé, de l'autre, des élèves en difficulté ne ressentent aucune envie d'apprendre.

C'est là que la psychologie différenciée peut montrer son utilité : l'une pour considérer chaque élève comme une personnalité différente des autres, l'autre pour appréhender le jeune dans sa globalité, avec ses atouts, ses points faibles, ses passions, et dans ses rapports avec le monde extérieur ( de la famille à la société tout entière).

 

Il faut donc développer une " école sur mesure", selon la formule de Claparède.(1)

Seul un enseignement individualisé, tel que Robert Dottrens(2) le préconisait, peut enrayer la spirale de l'échec. Cette individualisation doit être associée à l'apprentissage du travail en commun : la  participation et la responsabilisation des élèves  conduisent à la citoyenneté.

Ces méthodes d'enseignement sont déjà pratiquées ici et là. Il faut les généraliser.

1. neurologue et psychologue suisse

2. pédagogue suisse

lundi 29 août 2022

Billet n° 17

 


       Peut-on être heureux au travail ? 


    La question mérite d’être posée quand on entend, aussi bien dans le secteur privé que dans le public, toutes ces phrases qui expriment un  malaise certain chez de nombreux travailleurs.

Rappelons pour commencer que le travail n’est pas le but d'une vie réussie. Il occupe cependant une place importante dans notre existence, pendant une quarantaine d’années. Il est donc indispensable de faire évoluer le travail pour qu’il permette de contribuer au bien-être de tous.
Pour cela, plusieurs conditions doivent être remplies :

— La première est essentielle : le stress au travail ne pourra disparaître tant que l’incertitude du lendemain, la peur du chômage, régneront. 

— La seconde condition relève de l’orientation : on ne peut être heureux au travail que si l’on exerce un métier qu’on a choisi librement. Or trop de gens ne font pas le métier qu'ils auraient aimer faire.

— La troisième relève de la nature du travail : tout emploi devrait avoir une utilité sociale et contribuer ainsi à l’amélioration de la qualité de vie des gens. Dans cette perspective, il n’y a pas de tâche dégradante, même si elle peut être pénible.

— Enfin, il est nécessaire que le travail respecte la dignité de chacun et permette d’exercer sa citoyenneté. 
Pour que le travail retrouve tout son  sens, il faut associer au projet et à la vie de l'entreprise  (ou de l’administration) tous ceux qui en font partie, quelle que soit  leur fonction.

                                    


lundi 22 août 2022

Billet n° 16

 

LES GENERATIONS SACRIFIEES



Après moi le déluge, disait Louis XV.
Il ne fut pas le seul à avoir un comportement égoïste.

   Les générations qui ont suivi - surtout à partir des années 1960 -
se sont peu souciées de la planète qu’ils laisseraient à leurs enfants et petits-enfants.

  Tous ceux qui ont détruit la planète en produisant  toujours plus depuis 60 ans et ceux qui ont laissé faire (les gouvernants de presque tous les pays) sont coupables de l’état lamentable de la nature.

Une enquête menée en 2014 avait montré  que les jeunes avaient le sentiment d'être une génération sacrifiée. Beaucoup d'entre eux ne faisaient plus confiance aux politiques, ils dénonçaient la difficulté d'entrer dans le monde du travail, le décalage entre leur niveau d'études et le travail qu'on leur proposait. Ces jeunes étaient sans espoir.

La situation s’est aggravée ces dernières  années avec les conséquences de la Covid et maintenant avec les menaces créées par la guerre en Ukraine. Et depuis 2014, l’état de la planète s'est encore   dégradé. Ce n'est pas seulement la jeunesse qui est sacrifiée. Pensons aussi à ceux qui ne peuvent encore voter, à ceux qui viennent de naître, ceux qui naîtront plus tard et à qui on proposera un monde invivable.

Ils pourront dire : Honte aux responsables qui ont repris la formule: " Après moi le déluge "



lundi 15 août 2022

Billet n°15


 QUAND LES MOTS SONT DES    OUTILS
POUR LES TRICHEURS

  Dans un régime démocratique, on aimerait que les arguments se fassent dans l’honnêteté. Ce n’est pas toujours le cas.

Le phénomène n’est pas nouveau : des politiques sans scrupules  se servent des mots pour nuire à d’autres élus et tromper les citoyens. Ils utilisent volontiers certains mots inappropriés  en sachant que leurs paroles laisseront des traces et seront reprises par les réseaux sociaux.

Dans la nouvelle assemblée, les menteurs sont nombreux parmi les droites et le RN.   Premier exemple :

Ceux-là ont choisi de  présenter la gauche réunie dans la Nupes comme un groupe d’extrême gauche composé de dangereux révolutionnaires qui ne respecteraient pas les principes républicains ! 

Quelle est la vérité ? 

La Nupes est le seul groupe responsable de l'Assemblée. Pendant que Macron ne fait rien pour entrer dans la transition écologique quand il en est encore temps, les Insoumis, les socialistes, les écologistes luttent pour prendre les mesures qu'impose le dérèglement climatique.

Dans un autre domaine, on a vu récemment dans les débats des députés et des ministres traitant les Insoumis d’ antisémites, c’est-à-dire des citoyens hostiles à la race juive. Grave affirmation ! La réalité est que certains d’entre eux ont critiqué la politique d’Israël vis-à-vis des Palestiniens. Les défenseurs des droits de l’Homme ont fait la même chose. Leur position est donc la bonne et l'accusation est encore mensongère.

Devant ces méthodes honteuses, le président pourrait intervenir auprès de ses élus. Eh bien, cela ne le gène pas et il laisse dire !








 













lundi 8 août 2022

Billet n° 14

 

                       LA CAUSE ANIMALE 

            et LA POLITIQUE




   Quel rapport la cause animale doit-elle avoir avec la politique ?

On sait que la politique a une influence sur de nombreux domaines. Ce serait une erreur de ne pas s’intéresser à elle. Deux possibilités existent pour le citoyen : agir en tant que contre-pouvoir ou participer à la vie politique dans le cadre d’un parti ou d’un mouvement, le but de celui-ci étant d’avoir des élus exerçant une parcelle de pouvoir.

En ce qui concerne la question animale,  l’action - plus ou moins - coordonnée - des associations est utile.  Mais cela ne suffit pas.
Pour changer les choses en profondeur, il est nécessaire de s’attaquer aux causes du problème. Quels sont-ils?

- Il y a une  cause ancienne : l'idée de domination. Celle-ci a été portée par la culture et les religions. En cause également, les superstitions et l’ignorance. Pour lutter contre les inepties et les contre-vérités, il faut éduquer et informer.

- L'autre cause est plus récente : l’organisation de la société industrielle a aggravé le sort des êtres non-humains en multipliant leurs souffrances et les massacres, au nom de la rentabilité.

Ceux qui veulent défendre la cause animale sans s’attaquer aux causes du problème font fausse route. Certains l’ont compris : la REV ( Révolution Ecologique pour le Vivant) mouvement antispéciste dont le créateur Aymeric Caron vient d’être élu député et la Nupes ont inscrit la cause animale dans leur programme.
Leur but : faire voter des lois qui protégeront les animaux.
                                         

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