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lundi 20 février 2023

le billet n° 41

 


                              Où en est l'écologie ?

                    


   

Depuis les années 1960 -1970, des écologistes ont lutté pour que le monde change. Ils ont cherché à faire comprendre que la façon de vivre des pays riches était dangereuse pour la planète et pour les humains. Ils ont annoncé les catastrophes que nous connaissons depuis plusieurs décennies.

Pourquoi ne sont-ils parvenus à peser davantage ?

Un premier constat s'impose : En France, les vrais écologistes ne sont pas assez nombreux et certains d'entre eux n'ont pas respecté les lois de l'écologie ( ce sont notamment ceux qui ont participé aux gouvernements de Hollande et Macron)


La pensée complexe, liée à l'écologie, n'est pas appliquée par les gens, qu'ils soient citoyens anonymes ou décideurs.

Mais savent-ils ce qu'elle est ?

L'écologie reste une idée floue, dénaturée, appauvrie. L'urgence est d'expliquer ce qu'elle est : une méthode qui consiste à prendre les problèmes dans leur globalité en tenant compte des interdépendances, de la complémentarité, de la rétroaction...et qui ne dissocie pas les questions sociales, économiques et environnementales. Réduire l'écologie à la défense de l'environnement est une erreur.

En 2023, l'écologie politique (les Verts) n'a toujours pas clarifié son positionnement.

Du côté des associations, elles sont nombreuses à défendre la cause de la nature ( animaux, végétaux...) mais font rarement le lien avec les questions sociales.

L'écologie a besoin d'avoir plus de militants et de citoyens actifs pour que le monde change.


lundi 6 février 2023

billet n° 39




         L'AUTRE MONDIALISATION  


La « mondialisation contemporaine », celle qu'une grande majorité de la population mondiale subit, se caractérise par le poids de la finance (l'argent roi), par le non-respect des valeurs morales essentielles, par l'hégémonie d'un modèle qui n'a que faire des équilibres sociaux et écologiques.
   Il faut abandonner ce système absurde qui fait faire des milliers de kilomètres à un pot de yaourt ou à un poisson avant d'arriver dans l'assiette du consommateur.
Un système qui fonctionne en créant du chômage, en s'appropriant les richesses des pays pauvres.
Un système qui aggrave les inégalités et détruit la planète : telle est la mondialisation industrielle.
                                                 *
   L'avenir ne peut se construire sur de telles bases. Il est dans une mondialisation alternative qui s'appuie sur  des projets menés ici et là dans le cadre de la transition écologique.
C'est l'idée de l'altermondialisme qui s'est fait connaître par la formule " Un autre monde est possible" qui sera ensuite modifiée ainsi : " D'autres mondes sont possibles" le but des altermondialistes  étant de lutter contre le libéralisme économique. Pour cela il préconise une écologie radicale.

En 2005, le Britannique Rob Hopkins (1) a créé la transition écologique. 

Celle-ci agit en particulier au niveau des villes. Le processus de transition met en place une société nouvelle, basée sur l’éthique, sur le respect des hommes et de l’environnement. 

Ce concept prépare la société de l’après-pétrole et s’est engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la nature et l'égalité des humains.

Pour que l'action soit efficace au niveau mondial il faut maintenant que ce mouvement prenne de l'ampleur !


1. Rob Hopkins


                                        






lundi 30 janvier 2023

billet n°38



                               MONDIALISATION   I

                             



  Le terme mondialisation est récent. Il n'est apparu qu'en 1953, selon le Robert, pour désigner « le fait de devenir mondial ».
Si l'on prend le mot dans ce sens, on ne peut s'opposer à l'idée de mondialisation. Le meilleur exemple qu'on puisse donner pour illustrer ce propos est la question du dérèglement  climatique : celui-ci ne peut être traité que globalement, dans une vision planétaire.

  Dans d'autres domaines (l'information, la culture...) les nouvelles technologies permettent de communiquer plus facilement avec le monde entier. Si l'on réussit à éviter la prédominance sur les autres d'un pays, d'une culture,  cette évolution est positive.
Hélas, ce n'est pas le cas !

   La mondialisation a vu la mainmise des grands groupes internationaux sur l'économie mondiale. 
Les aspects négatifs du phénomène ont  poussé certains opposants au système à créer le mot démondialisation qui n'est pas une trouvaille heureuse car il crée une confusion née du sens premier du mot.

Parler de démondialisation peut laisser penser qu'on est opposé à toutes les formes de globalisation. On connaît les dangers d'un repli des nations sur elles-mêmes.  Cette façon de penser conduit à un repli  qui aboutit à une politique d'extrême droite.

En 1999 est apparu le mot altermondialisme qui a l'avantage  d'être plus clair. Ce mot met en avant une mondialisation positive. Il explique qu'il s'agit d'une autre conception de la mondialisation.

Nous aborderons la question de l'altermondialisme dans le prochain billet.

(à suivre)


lundi 16 janvier 2023

le billet n°36

 


                   
                                
   
                     TRAVAIL    


        

Le temps passé au travail a fortement diminué depuis le 19e siècle.  La logique voulait que la  réduction du temps de travail se poursuive  pour plusieurs raisons : il a été prouvé que le fait de travailler moins chaque semaine, d'avoir des congés payés pour lire, voyager, se reposer..., de prendre sa retraite plus tôt, permettait au travailleur de vivre plus longtemps et d'être en meilleure santé morale et physique.
D'autre part, le besoin croissant de liberté et la nécessité sociale de partager le travail plaide pour une diminution du nombre d'années de travail.
Eh bien , non ! Cette logique n'est pas dans la pensée du président et de ceux qui exécutent ses ordres. Au lieu de diminuer le nombre d'années  de travail en tenant compte de la pénibilité des tâches de chacun, le gouvernement propose de porter à 64 ans l'âge de la retraite.
Pour présenter ce recul social, on a eu droit de la part  de quelques ministres à une présentation mensongère de celui-ci.
La parole est maintenant au peuple (citoyens, syndicats, élus ) pour sauver la qualité de vie des travailleurs d'aujourd'hui et de demain.

lundi 9 janvier 2023

le billet n°35

    

                                 L'école de demain



   L'école française se porte mal. La crise n'est pas nouvelle. Elle est liée aux changements nombreux imposés aux enseignants par les ministres de l'Education nationale qui se sont succédé depuis trois décennies et aux erreurs commises sur la formation des enseignants et sur les programmes.

La situation s'est aggravée ces dernières années. Il sera nécessaire lorsque la situation politique le permettra d'imaginer une autre école.

Comment envisager l'école de demain ?

La pédagogie doit développer les qualités indispensables à l'homme d'aujourd'hui et de demain : l'esprit d'initiative, l'autonomie, la créativité, l'esprit critique, les nouvelles compétences (notamment les qualités relationnelles, savoir travailler ensemble - coopération/ responsabilisation).

Ces qualités permettent à chacun de se situer dans le monde où il vit, de s'y épanouir et d'exercer sa citoyenneté.

Après l'ère industrielle, nous serons dans une ère différente. Il appartient aux humains de faire que celle-ci soit la meilleure possible.

La richesse sera désormais dans le développement des connaissances qui permettra de produire les biens vitaux et utiles socialement en réduisant l'impact sur l'environnement, tout en contribuant à l' épanouissement humain.

Il s'agit en fait d'une réelle révolution.

                               





mardi 3 janvier 2023

le billet n° 34

 

                                        NOUVEL  AN


La tradition des vœux est sans doute la plus ancienne de toutes.

Elle existait déjà à l’époque de l’Egypte antique. Cette fête marque le lien que l’être humain entretient avec la Terre et le cosmos :  placée entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps, elle célèbre le cycle des saisons. Elle nous rappelle que la nature prépare dans le froid sa renaissance.

Après les “ trente glorieuses”, le monde a changé et  on a confondu convivialité et consommation. Les repas frugaux se sont transformés en festins, les cadeaux modestes n’ont plus suffi,  on s’est mis à offrir les merveilles technologiques  dernier cri dont tout le monde parle…

Est-ce une bonne chose ? Je ne pense pas.

L'époque actuelle connaît toutes formes de malheurs et de catastrophes : misère, guerre, chômage, inondations, tempêtes, incendies...

Plus que jamais, il est nécessaire d'agir.

Je souhaite à chacun(e) de vous une bonne année. Qu’elle vous apporte le bonheur !

Puissions-nous être nombreux à résister  aux tentations   qui mettent en danger la nature, qui laissent s'installer les inégalités en freinant les avancées sociales et  qui empêchent ainsi la  fraternité !

                                                  



  Le prochain billet paraîtra le lundi 9 janvier

lundi 12 décembre 2022

Le billet n°32

 

           Philosophes, poètes et politiques

                                                        II




Philosophes et poètes :

   Il arrive fréquemment que des poètes et des philosophes expriment les mêmes idées. Certains philosophes – Bachelard par exemple – utilisent parfois un langage qu'on peut qualifier de poétique.

La principale différence que je vois entre les uns et les autres réside dans la façon de développer leur pensée : quand le poète réussit à exprimer celle-ci en quelques vers, il faut au philosophe écrire un long chapitre pour dire la même chose.

Philosophes et politiques

    Beaucoup de philosophes se sont penchés sur la question de la société idéale ; ils ont ainsi fait avancer les idées de liberté, de démocratie, de justice, de socialisme, d'écologie..

  Ces idées ont été récupérées par des mouvements politiques qui les ont la plupart du temps dénaturées et parfois même trahies. Mettre davantage d'éthique dans l'action politique permettrait d'éviter ces grands écarts.


Politiques et poètes 

    Victor Hugo, Lamartine et Senghor sont la preuve que les deux mots peuvent aller ensemble.
   Depuis le XIX siècle, le poète  ne s’enferme pas dans une tour d’ivoire. Il n’ignore pas les maux dont souffre les gens. Il observe le monde, il dénonce la misère, il s’insurge contre l’injustice ou le racisme. Il apprécie la beauté d’une rose mais il connaît aussi ce qu’il s’est passé à Hiroshima.

    Les vrais poètes et les politiques sincères ont souvent le sentiment d’une certaine impuissance, les uns devant la feuille blanche qui résiste, les autres devant l’ampleur des problèmes à résoudre. Mais ils poursuivent inlassablement leur combat par le biais de l’écriture et de l’action.

                                         






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