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vendredi 23 novembre 2018

Propos sur l'école

Célestin FREINET vers  1930 et quelques élèves imprimant
un texte. Sa pédagogie n'a jamais été préconisée par les instructions officielles.

*
    Les anciennes méthodes utilisées par l'enseignement français dans la première partie du 20e siècle ont toujours leurs nostalgiques.
   Certes, l'école de Jules Ferry a permis de sortir les jeunes Français de l'illettrisme parce qu'elle était obligatoire et gratuite. Est-elle parvenue à donner les mêmes chances à tous les élèves qui l'ont fréquentée depuis plus d'un siècle ? Hélas, non, car quelques exemples de réussites d'enfants issus de familles modestes accédant à des postes prestigieux ne constituent pas une règle.
   Pourtant, à l'heure où l'école traverse depuis quatre décennies une période de doute et suscite des interrogations, certains continuent de prétendre qu'il suffirait de retrouver « l'esprit républicain » des premiers temps de l'école laïque pour que tous les problèmes soient réglés.

  Cette école du passé produisait moins d'exclusions que celle d'aujourd'hui. Le mérite n'en revient pas aux méthodes d'autrefois, axées sur le par-cœur et la répétition, il provient du fait que la société était alors différente : l'école primaire avait pour but de mener le plus grand nombre d'élèves au certificat d'études, une petite minorité (10% pour ceux de ma génération) allait au collège puis au lycée. Cet objectif modeste a conduit à maintenir pendant un siècle les clivages sociaux.

   D'une manière générale, le niveau de formation des jeunes était faible. Dans une région comme la mienne – les Hauts–de-France - cela ne posait pas trop de problèmes ; on pouvait travailler en mer, à la mine ou à l'usine sans diplômes. Mais lorsque la société a évolué, c'est ce manque de formation qui a handicapé la région, c'est ce qui a rendu sa reconversion si difficile.

   Dans la société d'aujourd'hui (et plus encore dans celle de demain) le besoin de connaissances ne cesse de grandir, les compétences permettant de s'adapter en permanence aux évolutions, aux technologies nouvelles, sont devenues indispensables.
  L'importance de l'éducation n'a jamais été aussi forte. L'école a donc un rôle capital à jouer. (Rappelons cependant qu'elle ne porte pas seule le poids de l'éducation : les parents, les associations, les collectivités locales, les médias, sont aussi concernés).

   Qu'attend-on  de l'école du 21e siècle ?
Pour répondre à cette question, il faut d'abord distinguer les différents niveaux d'enseignement :
  • L'école maternelle et l'école élémentaire ont un rôle essentiel dans le parcours des élèves. Elles doivent réduire les inégalités liées au milieu social. Elles sont des lieux où chaque élève doit s'épanouir, où on lui donne les outils de base qui lui permettront de communiquer, de comprendre le monde qui l'entoure, d'acquérir l'esprit de curiosité qui conduit à la démarche scientifique, qui donne l'envie de se cultiver, où il devient de plus en plus autonome.
  • Ces objectifs se prolongent au collège où l'on devrait développer l'esprit critique et le goût d'entreprendre. Le collège puis le lycée doivent donner une solide base de connaissances générales qui permettront aux jeunes de s'adapter aux évolutions de la société et de passer ainsi plus facilement d'un métier à un autre.

   L'école est aussi le lieu qui prépare le futur citoyen. Actuellement celui-ci est conditionné par la société industrielle avancée. Les publicitaires, la plupart des médias et des politiques manipulent les esprits. Cette manipulation affaiblit les libertés individuelles. Aujourd'hui, des lobbies, de grandes entreprises réussissent à influencer l'école, par exemple en fournissant des documents forcément orientés (c'est le cas d' EDF faisant la promotion du nucléaire).
   Le rôle de l'école est de développer l'esprit critique des élèves. Les cours de morale, d'histoire, de sciences... pourraient contribuer à former des esprits libres sensibilisés à la nécessité de se comporter de manière éthique.

mardi 20 novembre 2018

Pensées n° 1



Dans cette nouvelle rubrique vous trouverez quelques pensées regroupées autour d'un thème.
Aujourd'hui :

LES HOMMES

                                                                   1


Se retourner vers le passé n'a qu'un seul intérêt : vérifier si l'on est resté fidèle aux idéaux pour lesquels on luttait quand on était jeune.

                                                                   2
Hélas, ils sont nombreux ceux qui voulaient à vingt ans changer le monde et abandonnent peu à peu leurs rêves ! Je pense en particulier à ceux de 1968 qui se disaient révolutionnaires et se complaisent aujourd'hui dans la société de consommation.
                                                              
                                                                  3  
L'homme pressé rêve d'aller toujours plus vite mais perd son temps dans de fastidieux déplacements ou devant des écrans qui paralysent la pensée.


                                                                  4
Autrefois rythmée par le lever et le coucher du soleil et par le cycle des saisons, la vie de l'homme moderne subit les contraintes d'un mode de vie auquel il arrive rarement à échapper.
 
                                                                  5
La religion est une affaire personnelle. Ne craignons pas ceux qui croient, ne craignons pas ceux qui ne croient pas. Craignons l'intolérance.
  
                                                                  6
Le sage ne traite pas de fou celui qui se conduit autrement que lui, il dit simplement qu’il existe  d'autres façons de vivre.












vendredi 16 novembre 2018

À propos de VIVANT (le livre)


"Inventons une espèce d'humains sensible au sort du vivant sous toutes ses formes et guidée par le devoir de le respecter en toutes circonstances. Non plus tueurs, mais tuteurs."
Aymeric Caron - Extrait de "Vivant" 





    Après No steak, Antispéciste, Utopia XXI, voici Vivant, le dernier ouvrage d'Aymeric Caron qui complète ainsi la réflexion entamée en 2013 sur un thème complexe qui relève à la fois des rapports de l'Homme avec la planète, avec ses semblables, avec les animaux. Quatre livres qui apportent une vision globale des choses en faisant appel à la biologie, à la philosophie, l'éthologie, la psychologie, la sociologie, l'économie, la politique. Quatre essais qui mêlent aux parties didactiques des témoignages personnels et qui proposent des solutions pour aller vers un monde meilleur et pour mettre fin à l'exploitation barbare des animaux non-humains. Celles-ci peuvent paraître radicales et utopiques aux personnes qui n'ont pas encore pris la juste mesure de la situation actuelle du monde. Les questions posées dans ces livres ont le mérite d'ouvrir un large débat sur l'avenir que nous souhaitons pour l'humanité.

Vers Homo Ethicus

     Dans Vivant, l'idée dominante est la nécessité de l'éthique.
Homo sapiens a montré au cours des siècles ses limites et ses contradictions. Intelligent, capable de réfléchir, de créer pour enchanter ses semblables, d'inventer pour rendre la vie plus facile, pour soigner la plupart des maladies, il a en même temps toujours cherché à dominer les plus faibles, il a exploité les autres, il n'a cessé de faire la guerre, il a torturé des humains et des êtres non-humains, il a détruit la nature, pollué les terres, les cours d'eau et les mers, il est responsable de la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. 
    Homo sapiens court à sa perte. Le progrès technique qui a été fulgurant au cours des deux derniers siècles a oublié l’essentiel, l'éthique.
   C'est la recherche par l'Homme du progrès moral qui rendra possible le respect du vivant, la solidarité, la justice. Agir selon l'éthique, c'est l'acte d'êtres libres qui se sentent  responsables vis-à-vis de l'humanité et d'eux-mêmes. 

     La société a établi des lois qui fixent un cadre certes nécessaire pour garantir les droits et les devoirs de chacun. Cela n'a pas empêché les maux dont souffre le monde.  Le véritable changement passe par le changement des comportements individuels et des actions collectives. 
   La morale ne concerne pas seulement les rapports que nous entretenons avec les humains. Dans son livre Le principe responsabilité (1979) Hans Jonas écrivait déjà que l'éthique ne doit pas rester anthropocentrique ; elle doit aussi s'appliquer à l'ensemble du monde vivant et du monde non vivant (l'atmosphère, l'eau, le sol, le sous-sol...). Aymeric Caron va plus loin que Jonas. Dans son projet de société, l'Homme de demain - Homo Ethicus - sera antispéciste. 

vendredi 2 novembre 2018

Biodiversité - 2018


L'émeu, une des nombreuses espèces en danger


    Le dernier rapport du WWF Planète vivante consacré aux vertébrés sauvages montre une altération croissante de la biodiversité ( baisse de 60% entre 1970 et 2014). Mais celle-ci ne concerne pas seulement les animaux dits emblématiques ( tigre, girafe, rhinocéros, lémuriens...) elle touche de nombreuses espèces parmi les oiseaux, les insectes, les invertébrés...ainsi que des végétaux.

    L'appauvrissement de la biodiversité est l'un des faits marquants du désordre écologique. Malgré la communication menée par les associations et les spécialistes de la biologie depuis une dizaine d'années, la gravité de la situation reste assez mal perçue par une majorité de personnes. Dans les milieux politiques notamment, les signaux d'alarme lancés pour attirer l'attention sur la disparition ou la mise en danger  de nombreuses espèces  ont été trop souvent tournés en dérision ou jugés secondaires.
- L'emploi d'abord ! disaient nos gouvernants. 
Ils n'ont pas réussi à réduire le chômage et ils ont laissé s'appauvrir la Nature.
 Ils n'ont pas compris l'importance de la biodiversité. Prenons   le cas des abeilles.
En 2007,  le taux de ruches abandonnées ou quasiment désertées s'élevait  de 70 à 80 % dans les régions les plus touchées. Bien que les raisons de ce problème restent mal définies (le rôle des pesticides et des insecticides, le parasitisme, la contamination par des toxiques et les OGM, sont fréquemment évoqués) on est certain que cette situation est liée à la crise environnementale. 
Cette crise est grave. En effet, un tiers des végétaux a besoin des insectes pollinisateurs pour  produire les fruits. Les pommiers, les avocatiers, les cerisiers,  les oignons, les concombres,  le coton, l'arachide, le melon, par exemple, dépendent  à 90 %, voire à 100 % des abeilles. A l' échelle des USA, les services rendus par les abeilles étaient estimés en 2009 à environ quinze milliards de dollars par an.

     La défense de la biodiversité est donc loin d'être une cause futile réservée à quelques poètes amoureux de petites fleurs et de gentilles bestioles. Elle engage l'avenir de l' humanité, car la production de ressources alimentaires, de médicaments, de matériaux dépend d'elle. De même que les services écologiques tels que le stockage du carbone ou la régulation des bassins hydriques.

    Mais au-delà des aspects écologiques et économiques, il y a aussi l'aspect moral.

Préserver la biodiversité demande une autre relation avec la nature ; cela implique d'abord de respecter le vivant. Les espèces disparues et celles qui sont en danger d'extinction sont les victimes d'actions humaines : la chasse pratiquée pour des motifs égoïstes ou mercantiles, l'urbanisation intensive, la suppression des forêts, l'assèchement des marais, la pollution des cours d'eau et des terres...


   Le changement nécessaire doit être basé sur un ménagement* des territoires  et de nouveaux modes de production et de commercialisation. En ce qui concerne l'agriculture, elle doit se tourner vers les procédés naturels afin de stopper le phénomène destructeur en cours. 


* ménagement : procédé qui a pour but de ménager quelqu'un ou quelque chose


mardi 30 octobre 2018

Équilibre(s)






Équilibre : Le mot équilibre a plusieurs sens. Intéressons-nous à deux d'entre eux en nous appuyant sur les définitions données par le Robert.
État de ce qui est soumis à des forces qui se compensent
Juste proportion entre des choses opposées, rendre les choses égales : équilibre politique, économique

I. La balance Roberval illustre bien la loi de physique qui s'applique dans la première définition.

Le moindre objet posé sur l'un des plateaux de la balance rompt l'équilibre ; celui-ci sera rétabli quand on aura mis sur l'autre plateau un ou plusieurs objets ayant exactement le même poids que sur l'autre plateau.

Dans la nature, les écosystèmes sont en recherche permanente d'équilibre. Il s'agit là d'une organisation complexe dans laquelle interviennent de nombreux facteurs qui interagissent. Cela donne lieu à un échange d'énergie. 
Dans un milieu naturel – par exemple un lac - composé d'éléments minéraux, d'eau, d'air, de végétaux, d'archées (êtres vivants composés d'une seule cellule), et d'êtres vivants plus ou moins complexes, grâce à l'énergie apportée par le soleil et à la photosynthèse, la Nature assure en permanence l'équilibre indispensable à la vie.

L’industrialisation et l’urbanisation ont perturbé les écosystèmes. Les humains ont détruit beaucoup d’espaces naturels. Ceux qui n’ont pas été modifiés par l'homme sont devenus rares. La biodiversité s'est appauvrie, les produits chimiques (pesticides, glyphosate...), les dérivés du pétrole, ont pollué l'air, le sol et l'eau.

L'équilibre écologique ne pourra être rétabli lors des prochaines années. Le seul objectif réaliste est donc de ralentir le processus en cours, notamment en mettant fin à l'utilisation des produits polluants, en maîtrisant l'urbanisation et en protégeant les espèces en danger. 

II. Équilibres et activités humaines

En ce qui concerne les activités humaines, les équilibres ont aussi leur utilité. Ils répondent généralement à un besoin de justice et sont un facteur de paix. Hélas ! Ils sont rarement respectés.
Au niveau mondial le déséquilibre le plus flagrant est le fossé qui existe entre pays riches et pauvres. Depuis des siècles, les colonisations ont été marquées par une exploitation honteuse des populations locales et des richesses des pays colonisés. Sous l'ère industrielle avancée, les grands groupes poursuivent cette démarche en s'accaparant des matières - telles que les métaux rares – dont la société de consommation a besoin. Ils détruisent des forêts remarquables, rachètent des terres arables à un prix dérisoire.

Ces comportements contraires à l'éthique expliquent en partie l'état écologique inquiétant de la planète.
Au niveau des pays on note souvent un déséquilibre entre les différentes régions. C'est le cas de la France où en dehors des grandes villes florissantes comme Paris et Lyon, on assiste à la mort lente de villages pauvres qui ont perdu la plupart de leurs services publics et voient leur population diminuer d'année en année.
L'aménagement des territoires doit être repensé.
Quelles que soient les activités humaines la notion d'équilibre s'impose comme facteur positif.







vendredi 26 octobre 2018

État de la France


Emancipation, Liberté - Photo Jill 111  www.pixabay.com

Une société bloquée

    S'il est vrai que les problèmes qui secouent la société depuis plusieurs décennies touchent le monde entier, on trouve dans chaque pays des aspects particuliers qui permettent soit de se porter mieux que les autres, soit de vivre plus difficilement la mutation vers une nouvelle ère.
    En ce qui concerne la France, un des handicaps majeurs est selon moi l'enfermement dans une conception conservatrice des rapports humains qui privilégie les hiérarchies et ceux qu'on désigne sous le nom d'élites.
    Le recours à une hiérarchie pesante a deux effets négatifs : elle provoque la souffrance de ceux qui sont harcelés et parfois, dans les cas extrêmes, elle aboutit au suicide des victimes. Par ailleurs, elle contribue à paralyser les initiatives, la créativité, les changements profonds.
   C'est ainsi que des principes économiques maintes fois contredits par les faits continuent d'être appliqués par les décideurs. Un exemple parmi d'autres : on prône encore la croissance alors qu'elle n'empêche pas le chômage et qu'elle est responsable de la détérioration de la planète.

    Quant aux élites, anciens élèves de grandes écoles telles que l'ENA, elles sont coupées des réalités de la vie quotidienne et elles ont une vision étroite et déformée des problèmes. Dans de nombreux cas, la participation des citoyens permettrait de prendre des décisions plus justes : l'expérience des uns, l'imagination, la spontanéité des autres seraient bénéfiques.

    La société française est bloquée ; elle manque d'audace. Elle a besoin de se libérer des habitudes contraignantes.
   De l'école primaire aux études supérieures, les élèves apprennent la docilité alors qu'un enseignement ambitieux devrait plutôt développer l'esprit critique. L'école n'est pas seulement le lieu où l'on transmet des savoirs.  Elle doit être un lieu d'émancipation.

    Qu'il s'agisse du fonctionnement d'un pays, d'une entreprise ou d'une administration, le pouvoir  ne doit pas être dans les mains d'une seule personne ou d'un petit groupe. L'innovation nécessite la mise en commun des idées de chacun des membres de la collectivité.
                                                                ***

    Certains électeurs avaient cru que la jeunesse du nouveau président qui s'était présenté comme un héraut du nouveau monde apporterait une vision différente de la gouvernance. Ils souhaitaient un renouvellement de la démocratie, ils découvrent après un an d'exercice un président jupitérien qui s'entoure de fidèles exécutants et décide dans la solitude. Ils espéraient le déblocage de la société, c'est le contraire qui se produit.
Quand verrons-nous souffler sur le pays le doux vent de la liberté ?


vendredi 19 octobre 2018

Démographie mondiale


    Nous vivons sur une planète limitée. La Terre est un capital d'eau, de sols, d'air qui permettent la vie. L'exploitation abusive de ce capital a perturbé gravement l'organisation de la nature, entraînant pollutions, dérèglement du climat et appauvrissement de la biodiversité.
    Les ressources du sous-sol qui ont contribué au confort de beaucoup de gens et fait la fortune de quelques grands groupes s'épuisent chaque jour.
   Pour lutter contre ces phénomènes connus depuis cinq décennies il fallait prendre des mesures drastiques, sans laisser de côté une question dont on ne parle pas souvent : ce monde limité ne peut accueillir une population qui, à l'image de la croissance économique à laquelle s'accrochent encore de nombreux décideurs, grandirait indéfiniment.

Une seule solution est possible : il faut mettre un terme à l'explosion démographique. Rappelons quelques chiffres.
En 1800, il y avait 950 millions de personnes sur la Terre.
En 1950, le nombre d'habitants s'élevait à 2,5 milliards.
En 1990, il atteignait 5 milliards.
En octobre 2011, on a atteint les 7 milliards.
Combien serons-nous en 2050 ? On parle de 9 milliards d'habitants, voire plus. 

    Cette augmentation constante de la population va de pair avec un autre phénomène aussi préoccupant : l'équilibre des territoires est désormais rompu car la moitié de  la population mondiale vit en zone urbaine.

    La question démographique est complexe, elle comporte de nombreux paramètres qui freinent la limitation des naissances : l'influence de religions et de cultures, le manque d'information et d'éducation, la condition des femmes dans certains pays, le déséquilibre Nord/Sud... 
En ce qui concerne ce dernier paramètre, on sait qu'il sera difficile voire impossible de limiter le nombre des naissances tant que les richesses des pays pauvres seront exploitées par les pays riches.
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    Être responsable, c'est garantir aux générations futures des conditions de vie convenables. Le cynisme consiste à ne rien changer et laisser aux enfants de demain un monde cauchemardesque dans lequel ils connaîtraient les guerres, les catastrophes naturelles à répétition, les famines, les migrations imposées par l'inondation de certains territoires... 

   Lutter contre le dérèglement climatique est la priorité principale de notre époque. N'oublions pas d'y associer la question de la démographie mondiale car – c'est une évidence – plus les gens seront nombreux sur Terre plus les problèmes écologiques croîtront.
Prôner une  limitation de la population mondiale s'avère nécessaire. Pour que l'objectif soit atteint, il faut, au niveau international, s'en donner les moyens.




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