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lundi 28 novembre 2022

Billet n° 30

 


                                  PORTRAIT :      

  Jeune avec de vieilles idées

   En 2017, les Français ont choisi un président jeune.

Le ministre qu’il a été n’avait pas laissé de très bons souvenirs  mais on aurait pu espérer qu’un président de 39 ans prendrait des décisions  intéressantes permettant d’améliorer la vie des gens en prenant les mesures sociales que les pauvres attendaient et en s’attaquant aux problèmes écologiques.

    Quand on fait le bilan des anciens présidents, on constate que certains ont apporté des améliorations  importantes : Valéry Giscard d’Estaing a fait voter l'abaissement de la majorité civile et  la dépénalisation de l’interruption de grossesse (IVG), François Mitterrand  a fait voter la fin de la peine de mort.

    E. Macron vient d’entamer la sixième année de son mandat. Toutes les décisions qu’il a prises ont montré  qu’il s’appuyait sur des idées des siècles passés.

Sa conception de l’économie s’appuie sur les principes du capitalisme le plus dur : on favorise les plus riches et on demande aux autres des sacrifices.

  Par ailleurs, ce système  est responsable de l’état  catastrophique dans lequel se trouve  la planète.

Ignorant les travaux récents de l’éthologie animale, ce président n'a aucun respect pour la vie des animaux  : il soutient des activités qui font souffrir et qui tue des êtres sensibles à la douleur. C'est le cas notamment de la  chasse à courre, et de la corrida. II a annoncé clairement il y a quelques jours qu’il s’opposait à l’interdiction de la celle-ci avec des  arguments peu convaincants : les coutumes locales et de la culture.

À cela il faut ajouter une manière de gouverner d'un autre temps.

On peut le dire dès maintenant : le bilan de ce président est mauvais.





lundi 21 novembre 2022

billet n° 29

 


                                   NON À  LA CORRIDA




   Tous ceux qui respectent la vie et n’acceptent pas qu’on fasse souffrir un animal se prononcent fort logiquement contre la corrida qui est, n’en déplaise à ses défenseurs qui la justifient au nom du maintien des traditions, un acte de barbarie, de cruauté.

  Une tradition mérite d’être conservée lorsqu’elle perpétue un savoir-faire, un art de vivre, une technique, qui peuvent être bénéfiques aux générations suivantes. Quand il s’agit d’une pratique dégradante, inhumaine, barbare, elle doit être interdite. C’est pour cette raison que les combats de gladiateurs ont été abandonnés.

   Les souffrances que l'on fait subir au taureau en enfonçant dans sa nuque une lance, puis en plantant les banderilles et enfin lors de la mise à mort qui intervient parfois après des dizaines de tentatives, ne peuvent être assimilées à un spectacle sportif ou artistique. Il s'agit d'un acte de barbarie qui achève un long processus de souffrances imposées au taureau : mauvaises conditions d'élevage, amputation des cornes ...
La France a l'occasion de mettre fin  à la corrida. Il suffit pour cela que les députés donnent  le 24 novembre une majorité à la proposition de loi portée par Aymeric Caron et soutenue par de nombreuses associations défendant la cause animale.

Lutter pour que les pratiques cruelles disparaissent  est une question de dignité. Nul ne doit accepter l'idée de faire souffrir un être vivant.

                                         

                               
                                                                       



                                   


                                      

lundi 14 novembre 2022

le billet n° 28

 


                     SAGESSE II

              (Quelques idées  pour changer le monde)

      

 De COP en COP, depuis 2009 , le même scénario se reproduit : les dirigeants du monde entier se réunissent dans le but de limiter à un degré et demi la hausse de la température, chiffre fixé par les experts. Et chaque année rien ne bouge.   

                                     *

Et si nous prenions pour modèle la sagesse ?

Après Le retour à la nature(1) et Agir (2), cités dans la première partie, voici trois autres citations pour  aller vers le changement :                                                                

   3. La sobriété :

« Se satisfaire de peu est la plus grande sagesse.
Un esprit comblé est un trésor caché et le souci ne le trouve pas. » (Akhenaton)
Ces mots ont été écrits 14 siècles avant J.-C. ; ils sont plus que jamais d'actualité. La croissance démographique et l'état de la planète nous imposent la sobriété.

4. Coopérer :
« Quand deux sages confrontent leurs idées, ils en produisent de meilleures... » ( proverbe tibétain)
Nous savons tous que, malgré les découvertes récentes dans de nombreux domaines, la connaissance de l'univers, de la nature (le végétal, l'animal, l'être humain) et des processus économiques ... reste partielle voire erronée. Coopérer pour aller vers un progrès réel sera l'un des enjeux essentiels du 21e siècle.

5. Méditer :

« Rêverie, ô cigare invisible du sage ! » (Victor Hugo)
Parler de rêverie pour changer le monde peut paraître inadapté. Pourtant celui qui a écrit cette phrase est un homme sérieux. Parmi ses idées, il y a eu, entre autre, l'abolition de la peine de mort et l'idée de l'Europe.
La méditation est indispensable. Elle permet de développer la créativité, elle nourrit la poésie  qui est en chacun de nous. 


                                             


lundi 7 novembre 2022

Le billet n° 27

 


                                            SAGESSE I

           (Quelques idées  pour changer le monde)

      


Nous vivons la fin d'une époque. L'ère nouvelle qui devrait permettre aux humains de tous les pays de vivre dans des conditions convenables reste encore à inventer. 

De COP en COP, depuis 2009, le même scénario se reproduit : les dirigeants du monde entier se réunissent dans le but de limiter à un degré et demi la hausse de la température, chiffre fixé par les experts. Et chaque année rien ne bouge. Parce que ceux qui gouvernent ne veulent pas abandonner le système actuel.

                                                              

                                       *

« Tout le monde veut changer le monde. mais personne ne songe à se changer soi-même » écrivait Tolstoï. C'est l'une de mes devises préférées.
Le changement de société ne viendra pas de la décision d'un quelconque cénacle, il sera le fruit de la volonté d'une majorité de citoyens lorsque ceux-ci seront prêts à vivre autrement.

Il est nécessaire pour cela que chacun se débarrasse des préjugés, des croyances, dans lesquelles la civilisation l'a enfermé, afin de trouver la liberté de pensée et de reconquérir l'imaginaire étouffé par le mode de vie occidental.
Il faut que l'Homme retrouve la voie de la sagesse. À travers cinq citations, voici des pistes qui me semblent essentielles pour aller vers le changement :

1. Le retour à la nature :

« Si nous perdons notre relation avec la nature, nous perdons inévitablement notre relation aux humains. » ( Krishnamurti)
Il ne s'agit pas d'un retour à la terre, mais d'un « ensauvagement » de la pensée, un refus du conformisme. C'est privilégier l'être plutôt que l'avoir.

2. Agir :
« Le sage ne vivra pas dans la solitude, car par nature il est sociable et tourné vers l'action. » ( Diogène Laërce )
La sagesse se nourrit d'altruisme. C'est une démarche qui implique de s'intéresser aux autres et donc d'agir.

(à suivre)

                                                  


                                     


                                             



lundi 31 octobre 2022

Le billet n°26

 


                            LA SIMPLICITÉ  


L'état de la planète nécessite une autre façon de produire et de consommer. La solution existe : c'est la simplicité volontaire (appelée aussi sobriété heureuse)

                                                *


   Dans la production  et la consommation il est nécessaire de faire le tri entre l’indispensable, l’utile et le superflu dont on peut se passer.
 Pour l’environnement et le social ( donner du travail à tous) il faut donner la priorité aux produits locaux fabriqués ou cultivés dans des conditions soutenables.
 
 Si de nombreuses communes procèdent à un tri sélectif des déchets pour les recycler, il faut aller beaucoup plus loin, notamment en augmentant les lieux de traitement des déchets afin de réduire les  pollutions causées par les transports.
 Il faut aussi supprimer l’obsolescence programmée, inventée pour vendre toujours plus. Beaucoup d’objets, d’appareils, peuvent avoir une durée de vie d'au moins dix ans. De nombreux emplois peuvent être créés dans la maintenance et la réparation, notamment dans le cadre de l’ESS ( économie sociale et solidaire)

  De nouvelles pratiques doivent donc être mises en place. La réussite de cette transition dépend de l’engagement de tous : États, collectivités, associations, citoyens.

   L’Etat peut agir en instituant une fiscalité écologique et citoyenne  et en encourageant, en lien avec les régions, les innovations soutenables.
Partout dans le monde de nombreuses villes en transition ont déjà montré leur créativité et lancé des initiatives solidaires et écologiques. Ce mouvement doit se développer.
   Les entreprises ont aussi un rôle à jouer dans ce processus, en s’engageant dans des modes responsables de production.
Quant aux  associations et aux citoyens, ils sont l’aiguillon qui entraînera le changement.

                                          

lundi 24 octobre 2022

Le billet n° 25

 


                         



    Nous vivons depuis quelques décennies  l’effondrement d’un monde  qui a échoué dans beaucoup de domaines, et il serait nécessaire de remettre en cause les principes qui ont conduit au désastre écologique et social que nous connaissons. Pendant ce temps, des idéologues nostalgiques qui défendent les privilégiés refusent  la marche en avant de la société qui réclamerait le partage. D'autres, obnubilés par leur xénophobie  pensent que le danger vient des étrangers.
   La gestion catastrophique de Macron sur tous les plans (social, écologie, respect du vivant...) commence à provoquer des réactions qui se voient  dans les grèves et les manifestations récentes dénonçant les salaires qui ne permettent pas de vivre correctement, les menaces  qui pèsent sur les retraites, l'absence de mesures efficaces pour lutter contre le dérèglement climatique...
  Rappelons à ce sujet que  le tribunal administratif de Paris a l'an dernier rappelé à l'ordre la France car le plafond d'émissions de gaz à effet de serre avait été dépassé de 62 millions de tonnes équivalent CO2. L'État a jusqu'au 31 décembre de cette année pour réparer les conséquences de sa carence. 
     La colère des citoyens se lit aussi dans la chute des sondages.  14% de sondés estiment que Macron "n'est pas à l'écoute des Français" !


     Mais ce mois d'octobre n'a pas apporté que des mauvaises nouvelles. La culture française a été mise à l'honneur avec  Annie Ernaux qui vient de recevoir le prix Nobel de Littérature. En faisant ce choix, le jury a récompensée une auteure originale qui a d'autre part le mérite de se préoccuper des problèmes sociaux et écologiques.

lundi 17 octobre 2022

Le billet n° 24

 



UN BOYCOTT NÉCESSAIRE


Le boycott est un acte responsable. Cesser d’acheter des produits ne répondant pas aux critères environnementaux, sociaux et moraux   indispensables à un bon fonctionnement de la société, est un engagement  citoyen.

Le boycott est pour tout citoyen  un moyen efficace d’agir pour affaiblir un groupe  agissant d’une manière non conforme à l’intérêt général. Mais cette façon d’agir ne concerne pas seulement les citoyens, elle s’adresse aussi aux collectivités ( communes, régions, états…) C'est ainsi que quelques villes (Paris, Marseille, Bordeaux, Lille...) ont décidé de boycotter la coupe du monde de football qui doit avoir lieu au Qatar, un choix incompréhensible pour de multiples raisons écologiques et sociales.

Le Qatar n'est pas un pays adapté pour ce sport. Il a fallu d'abord changer la date habituelle de la compétition (en été la chaleur monte à 40 degrés) et l'organiser en novembre et décembre où il fait encore très chaud. Il a donc fallu construire des stades climatisés !

Cela est une hérésie.

La construction des stades a été faite dans des conditions inadmissibles. Les ouvriers ont été réduits à l'état d'esclaves. Plusieurs milliers d'entre eux sont morts (on parle de 6500 personnes).

On a été à peine étonné d'entendre la ministre de la transition énergétique annoncer que le boycott n'aurait aucun effet. À ce jour, la France préfère participer à une compétition contraire à la morale.

C'est regrettable.

                                              


 


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