Rechercher dans ce blog

lundi 7 janvier 2013

Changer d'ère (4)


Nous vivons la fin d'une époque ; l'ère nouvelle reste à inventer. Dans ce billet et ceux qui suivront, voici quelques réflexions sur une voie qui me paraît être la seule possible.
 

Billets précédents : 
1. Sagesse
2. Nouvelle logique
3.Tisser des liens (la pensée globale)





Aujourd'hui : Le rapport au temps


En s'éloignant de la nature, l'homme a modifié son rapport au temps, ce qui l'a conduit à avoir des comportements curieux : parfois absurdes, parfois contre-productifs, souvent contradictoires et aberrants.
Autrefois rythmée par le lever et le coucher du soleil et par le cycle des saisons, la vie de l'homme subit depuis quelques décennies les contraintes d'un mode de vie imposé par la transformation du travail, par un aménagement du territoire qui oblige à se déplacer plus et par une perte des repères essentiels ( ceux qui contribuent à un art de vivre).

L'aberration la plus flagrante de notre époque concerne la place accordée à la vitesse. Depuis cent ans, celle-ci est devenue une obsession : de nombreux  progrès techniques, dans les transports et les entreprises, sont basés sur l'objectif d'aller toujours plus vite. En ce qui concerne les activités économiques, c'est bien entendu l'accroissement de la rentabilité qui est recherchée. Les premières publicités parues au début du siècle dernier pour pousser à la mécanisation l'annonçaient clairement : « Acheter les nouvelles machines coûtera moins cher que payer des ouvriers ».
La société moderne qui, d'un côté cherche sans arrêt à gagner du temps, en fait perdre par ailleurs à des millions de personnes. Il y a celles et ceux qui passent une heure, voire plus, chaque jour pour aller de leur domicile à leur travail, par le train ou le métro. Ceux qui prennent leur voiture connaissent matin et soir les ennuis causés par les embouteillages ( rappelons au passage que la voiture est l'exemple type de « l'outil » contre-productif).
Combien d'heures sont ainsi perdues qui pourraient être utilisées à des activités enrichissantes !
A ce sujet, il faut espérer que l'internet qui permet de réduire les déplacements liés au travail sera utilisé à l'avenir d'une manière de plus en plus pertinente, en gardant sa convivialité actuelle.

Concernant le temps, la seconde question qui devra être revue est celle de la durée de vie des objets. A l'évidence, c'est l'objectif de faire consommer toujours plus qui a conduit les firmes à mettre sur le marché des produits conçus pour être rapidement hors d'usage ou considérés comme obsolètes par l'arrivée de nouveaux objets plus performants.
Cette façon de faire coûte cher à la société qui subit les conséquences de ce gaspillage en dépense d'énergie, épuisement des ressources, augmentation des pollutions. Elle a aussi un coût pour les gens obligés de changer fréquemment des objets qu'on ne peut plus réparer.
Le bon sens et la préservation de l'environnement nous obligent à remettre en cause cette politique du tout-jetable.

Enfin, troisième point sur lequel nous devons agir pour entrer dans l'ère nouvelle : il s'agit de la façon dont nous appréhendons l'avenir. Une vision basée sur le court terme n'est plus de mise. Toutes les décisions importantes doivent être préparées en tenant compte de leurs conséquences sur le long terme. En ce qui concerne les décisions prises par les responsables politiques, on sait que le système démocratique – qui certes est le meilleur de tous – ne facilite pas les choses. Beaucoup trop d'élus adaptent leur vision à la longueur de leur mandat ; d'autre part, l'alternance conduit parfois les nouveaux élus à remettre en cause les décisions de leurs prédécesseurs ( en France, par exemple, depuis 40 ans, on a eu de nombreuses réformes de l'Education nationale). 
Sur cette question du fonctionnement de la démocratie de nombreuses améliorations seront nécessaires.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Chroniques les plus lues