Le mois de décembre
La fête de Noël
Depuis les temps lointains, la fête fait partie de la vie des hommes. Elle s'accompagne de musique, de chants, de danses, de repas pris en commun, d'échanges de cadeaux.
à vous tous
Le mois de décembre
La fête de Noël
Depuis les temps lointains, la fête fait partie de la vie des hommes. Elle s'accompagne de musique, de chants, de danses, de repas pris en commun, d'échanges de cadeaux.
à vous tous
L'émancipation des femmes
BJCLouis Aragon l’avait très bien dit : « La femme est l'avenir de l'homme.»
L’émancipation féminine est une révolution. Elle a brisé les vieux tabous établis par les religions monothéistes en affirmant clairement que la sexualité n’est pas liée exclusivement à la procréation. Elle a permis aussi la suppression de lois interdisant certaines formes de pratiques sexuelles telles que l’homosexualité. Une avancée qui n’a pas touché tous les pays.
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À travers le monde, le féminisme doit encore agir de nos jours pour améliorer la condition des femmes. Dans certains pays, celles-ci subissent encore la domination masculine et la discrimination n’a pas disparu dans certains domaines. Leurs salaires par exemple restent souvent inférieurs à ceux des hommes.
Les progrès sociaux ont été obtenus grâce aux révolutions populaires et aux luttes de mouvements progressistes tels que les syndicats. Il faut par ailleurs rappeler que l’émancipation ne peut être obtenue que dans un contexte favorable qui implique de vivre dans un pays en paix, dans une démocratie égalitaire qui permet à chaque individu de vivre dignement et de s’exprimer librement.
Figure de l'école émancipatrice n° 12
Barbara W. HJean Zay (1904-1944)
Le 27 mai 2015 quatre résistants sont entrés au Panthéon : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.
Certains ont appelé Jean Zay " l’oublié de la République". Cette expression est assez juste.
Membre du parti radical-socialiste comme Pierre Mendès France, fervent homme de gauche favorable à l’union des forces de celle-ci, Jean Zay n’a pas atteint la renommée de ce dernier.
Plus jeune ministre de la IIIe République dans le gouvernement de Front populaire conduit par Léon Blum, chargé de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939.
À cette époque, on ne parlait pas encore d’Éducation nationale mais d’Instruction publique. Jean Zay a été un ministre novateur et clairvoyant.
Le 31 août 1936, il faisait voter la loi qui prolongeait la scolarité jusqu’à 14 ans, ce qui représentait une avancée sociale importante : désormais il ne serait plus possible d’envoyer à l’usine des enfants ayant onze ou douze ans.
Son but est alors de donner un nouvel essor à l’école. Il unifie l’enseignement primaire, s’intéresse aux rythmes scolaires (les vacances d’été débutent partout le 15 juillet), il limite le nombre d’élèves à 35 par classe (certaines en avaient parfois 50) et surtout il modernise les méthodes en inscrivant six heures de loisirs dirigés par semaine dans les écoles primaires, ce qui permettait la mise en place de « méthodes actives » faisant appel à la créativité des élèves et apportant davantage de motivation. Des méthodes que Célestin Freinet utilisait avec succès dans sa classe.
Jean Zay était né à Orléans. Son père était issu d’une famille juive et sa mère était protestante. Lui se disait agnostique et était très attaché à la laïcité. Il fut tout au long de sa courte vie un homme haï par l’extrême droite. Le régime de Vichy le condamna en octobre 1940, pour désertion.
Il fallut attendre le 5 juillet 1945 pour que la cour d’appel de Riom réexaminât les faits qu’on lui reprochait.
Celle-ci constata qu’il ne s’était jamais soustrait à l’autorité militaire, et que « les poursuites intentées contre (lui) ne pouvaient s’expliquer que par le désir qu’avait eu le gouvernement d’atteindre un parlementaire dont les opinions politiques lui étaient opposées et qu’il importait de discréditer ».
Jean Zay a été assassiné par trois membres de la milice, le 20 juin 1944 à Molles, commune de l’Allier.
Le mois de Novembre
Le 11 : Armistice 1918
Figures de l'école émancipatrice n°2
Barbara W. HCondorcet (1741-1794) était membre de l’Académie des Sciences. Député faisant partie des Girondins, il a été chargé en 1792 de bâtir un projet pour l’école. Certains lui reprochent son utopisme. Il pensait en effet qu’instruire le peuple permettrait de parvenir au bonheur universel. Disons plutôt qu’il avait une vision optimiste de l’Homme.
Il faut lui reconnaître le mérite d’avoir pensé que l’instruction ne devait pas s’arrêter au niveau de l’école primaire et qu’elle devait se poursuivre toute la vie. Il a ainsi lancé le concept d’éducation permanente.
Ovide Decroly (1871-1932) est un médecin et pédagogue belge qui s’est d’abord intéressé aux enfants anormaux avant d’ouvrir une école ouverte aux enfants sans problème, l’école de l’Ermitage, dans les environs de Bruxelles. Son enseignement s’appuie sur le principe « l’école par la vie, pour la vie ». Il s’agit d’une méthode active basée sur le centre d’intérêt. À partir d’un thème qui peut se rapporter à une saison, un événement, une visite faite par la classe, une question d’intérêt général telle que l’eau, tous les exercices de la semaine (la lecture, la rédaction, les problèmes, les sciences, le dessin…) se rapportent au thème choisi.
L’enseignant propose des enquêtes, les élèves font leurs propres recherches ; les travaux peuvent également être faits en groupe. L’un des intérêts de cette méthode est d’apprendre aux élèves à aborder les questions globalement, l’autre étant de les conduire vers l’autonomie.
Une héroïne de roman, d’opéra et de cinéma :
CARMEN
Carmen est un bel exemple du pouvoir de la création : la gitane rebelle née de l’imagination de Prosper Mérimée est devenue grâce à l’opéra de Bizet une héroïne connue dans le monde entier. Les cantatrices lui ont donné une voix et un visage, puis le cinéma a amplifié le phénomène au point de rendre éternelle Carmen, la femme libre, séductrice et bohémienne que tout le monde aime.
Prosper Mérimée (1803-1870) est connu pour avoir écrit de nombreuses nouvelles, par exemple Colomba qui raconte l’histoire d’une vendetta, mais aussi des essais historiques et des récits de voyages.
L’histoire se passe en Andalousie. L’héroïne est une jeune gitane d’une grande beauté, une rebelle qui fréquente des contrebandiers. Le brigadier Don José chargé de la conduire en prison tombe sous le charme de la bohémienne. Il la laisse s’échapper, devient bandit par amour. Mais Carmen est une femme libre. Don José l’apprend à ses dépens. Fou de jalousie il finit par la tuer.
Qui aurait pu imaginer que cette héroïne allait susciter un formidable engouement dans le monde entier, comparable à celui suscité par Esméralda, gitane elle aussi, née de l’imagination de Victor Hugo quelques années plus tôt, en 1831 !
Une chose est certaine : c’est l’opéra de Georges Bizet, composé en 1875, qui a contribué à créer la légende de Carmen. Bizet n’a pu connaître le succès retentissant de son œuvre. Il est mort quelques mois plus tard, à l’âge de trente-sept ans.
L’opéra de Bizet fascine tous ceux qui l’ont vu et entendu. On ne se lasse pas des airs de Carmen. Certains ont été fredonnés par des millions de gens :
« L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser….
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais, jamais, connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Et si je t'aime, prends garde à toi... »
Une vingtaine de films ont été réalisés sur le thème de Carmen. Citons-en quelques-uns : le film muet de Cecil B. De Mille réalisé en 1915 qu’on a pu voir ces dernières années projeté avec un accompagnement musical de l’Orchestre National de Lille, Carmen Jones (réorchestré en jazz), film d’Otto Preminger avec Dorothy Dandridge et Harry Belafonte. Carmen, de Francesco Rosi avec Julia Migenes-Johnson, le film de Carlos Saura avec Laura del Sol. Et avec beaucoup d'autres...
Figures de l'école émancipatrice n° 1
Barbara W. HDe l’Antiquité à nos jours, philosophes et pédagogues ont élaboré des doctrines pédagogiques souvent adaptées aux besoins et à l’esprit de leur époque. C’est ainsi que pour Platon l’éducation courante doit préparer les futurs guerriers et la discipline doit être ferme. Au Moyen-Âge, on met l’accent sur l’éducation physique importante pour les chevaliers et sur la doctrine chrétienne.
Il faut attendre la Renaissance pour voir apparaître des conceptions humanistes avec Érasme (1467-1556) qui rêve de former des esprits éclairés et cultivés.
Rabelais (1483-1553) peut être considéré comme le premier partisan d’une école émancipatrice. Il préconise l’épanouissement des personnes, la liberté et le culte de la Nature.
Montaigne (1533-1592) fait des propositions intéressantes : il est contre les contraintes et l’enseignement livresque ; l’éducation doit contribuer à affirmer les personnalités. Malheureusement sa vision est aristocratique.
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) a conçu une pédagogie qui est un des éléments importants de son projet de société. Condamnant la société de son époque qu’il juge immorale, il décrit dans l’Émile une société idéale où « aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable. » Pour lui tous les hommes sont égaux et l’éducation doit être populaire. Émile reçoit « l’éducation de la nature », il n’est pas nécessaire qu’il devienne un savant ou un lettré, l’essentiel est le développement de son jugement.
Si le programme de Rousseau est révolutionnaire et mène à l’émancipation du garçon, il n’en est pas de même pour l’éducation de la fille que le philosophe soumet à la domination de l’homme.
Barbara W.H.
Un art de vivre : la contemplation
Schopenhauer a écrit dans Le monde comme volonté et comme représentation, cette phrase :
« Ainsi un seul et libre regard jeté sur la nature suffit-il pour rafraîchir, égayer et réconforter d’un seul coup celui que tourmentent les passions, les besoins, les soucis...»
Ce que dit Schopenhauer dans cette phrase nous concerne tous. Il nous rappelle que les passions - même si elles sont nécessaires - font souvent souffrir, qu’il en est de même pour le désir car dès que celui-ci est satisfait, de nouveaux besoins surgissent. Quant aux soucis, ils font partie de la vie quotidienne : soucis de santé, fins de mois difficiles, stress au travail, crainte du chômage, difficultés dans les relations humaines...
Il existe une façon simple de trouver l’apaisement et elle est à la portée de tous : il suffit de regarder ce qui est beau.
De nombreux poètes ont adopté cette démarche, en particulier ceux de la Renaissance. Ils ont chanté le charme de la nature, invitant leurs lecteurs à profiter pleinement de l’instant présent. C’est seulement à partir du 19e siècle - avec le romantisme - quand ils se sont repliés sur eux-mêmes que les poètes ont exprimé leur tristesse, leur mal-être.
Contempler un paysage, c'est se retirer momentanément du monde extérieur, c'est oublier nos propres problèmes, nos envies, c'est apprécier la beauté de la forêt qui est devant nous, c'est ouvrir les yeux, écouter le moindre bruit, sentir les parfums qui montent vers nous. Et accessoirement tenter plus tard de traduire sur le papier ce que nous avons ressenti.
Les musées abritent des tableaux, des sculptures et d’intéressantes traces du passé. La contemplation d'un tableau, par exemple une toile de Gauguin, procure un plaisir aussi fort que celui qu'on éprouve devant la nature. On apprécie la composition du tableau, le contraste des couleurs, la grâce des personnages. Le génie de l'artiste est de recréer la nature, d'immortaliser une scène en la transcendant.
Les églises et les cathédrales sont des lieux de prières, ouverts à tous. Chacun peut y entrer, quelles que soient ses convictions, pour se soustraire quelques instants aux bruits de la ville. Ce sont des lieux où le corps s'imprègne du silence intense qui l'entoure pareil à celui des forêts anciennes.
Dans cette ambiance calme, le visiteur apprécie la splendeur de l’architecture, des tableaux et des statues.
Liberté (II)
De nos jours, la complexité de l'être humain est rarement prise en compte. Il suffit qu'un accident de la vie survienne pour que tout se brise soudainement. Le chômage en est l'illustration parfaite. Plus les mois passent, plus la détresse des chômeurs est visible.
Certes, il y a dans leur attitude une inquiétude pour l'avenir mais leur souffrance vient surtout d'un sentiment de dévalorisation. Ils sont honteux d'être sans emploi, ce qui est un comble car ils sont d'abord les victimes d'un système.
Chacun d'eux garde pourtant ses qualités humaines, ses aptitudes pour le sport, la danse, la peinture, la musique, ses compétences techniques, ses passions...Mais dans la société industrielle, l'homme multidimensionnel est ignoré : on lui demande de produire et d'acheter. Avec une cruauté révoltante, certaines entreprises considèrent qu'une personne de cinquante ans « ne fait plus l'affaire » !
Remettre en cause la place du travail dans la vie devient une nécessité. L’homme complet s'épanouira dans ses relations sociales, dans ses loisirs, dans la créativité, dans l'attachement qu'il porte à tout ce qui vit. Mais il faut aussi que chacun puisse faire ses choix de vivre librement.
Mois d'Octobre
Jane Goodall
Jane Goodall était née en 1934. Elle est morte le 1er octobre.
Elle est connue pour avoir pendant fait pendant 55 ans des recherches sur les singes et vient de décider d'élargir son action aux questions écologiques.
Interrogée récemment par Audrey Chauvet, Jane Goodall s'est adressée aux citoyens pour les inciter à prendre leurs responsabilités en respectant l'environnement, en veillant au bien-être animal, en achetant les productions locales
Robert Badinter
Né en 1928, il est mort le 9 février 2024. Cette année le 9 octobre il est entré au Panthéon.
Homme politique et avocat au bureau de Paris il était proche de F. Mitterrand. Son combat principal fut contre la peine de mort.
Victor Hugo avait abordé la question dans Notre- Dame de Paris en 1931.
Le 9 octobre 1981, Robert Badinter avait réussi à suprimer la peine de mort.
Le rêve de Victor Hugo était réalité.
Où va la France ?
En 2017 E.Macron devenait président de la République. Les gens étaient fatigués de voir les mêmes têtes depuis des décennies.
Malgré sa jeunesse, ce président a montré qu’il était un représentant du vieux monde, c’est-à-dire d’un système basé sur l’inégalité et l’exploitation sans limite de la nature.
Et très vite on a compris que cet homme ne savait pas écouter les autres. Il décidait seul, contrairement à ce que prévoit la constitution de la cinquième République.
Son bilan est désastreux. Les autres pays se moquent de la France pendant que lui voyage.
La chanson
N°3
Tout ce qui concerne le temps libre est important car il contribue à l’équilibre des gens et à la joie de vivre. À ce titre, un regard sur la chanson s’impose.
Il y a quelques années j’ai eu le plaisir d'entendre Hugues Aufray qui depuis le début des années 1960 enchante le public.
À quoi doit-il ce succès que le temps n’a pas altéré ? Sans doute pour une part à sa personnalité qui le rend proche des gens, mais surtout à cette alchimie entre des paroles qui touchent le public par les thèmes abordés (l’amitié, la fraternité, le respect), une musique bien composée et mise en valeur par les instruments, essentiellement des guitares, le tout porté par une voix chaude.
La bonne chanson - ce n'est pas la moindre des choses - rend les gens heureux le temps d’un concert.
La chanson fait partie de la vie des humains de tous pays depuis longtemps. Elle accompagne les moments joyeux et douloureux de la vie. Le negro spiritual aidait les esclaves noirs à supporter leur vie dure. Chaque pays a un hymne censé unir ses citoyens.
La chanson peut être sans prétention et donner envie de danser, elle peut être plus travaillée et apporter une émotion poétique.
Elle devient moyen de lutte dans les temps difficiles. Le Chant des partisans dont les paroles ont été écrites par Joseph Kessel et Maurice Druon est un acte de résistance. Elle dénonce les travers de la société par la voix de Bob Dylan, Joan Baez ou Jean Ferrat. Elle exprime l’anticonformisme chez Léo Ferré et Georges Brassens.
Elle est politique quand elle s’attaque au racisme et dénonce la misère comme dans Lily, la jeune femme qui « arrivait des Somalies », de Pierre Perret. La chanson parle d’amour (Brel, Ferré...), des mystères de la vie (Leonard Cohen).
Dans tous les cas, elle est la rencontre mystérieuse entre un parolier, un compositeur et un interprète qui, bien sûr, peuvent être des femmes.
Ils sont parfois une seule personne !
Grandes figures n°9
Jean Jaurès (1859-1914)
La personnalité de Jaurès, homme politique n’ayant jamais exercé de responsabilités gouvernementales, ne se limite pas à son engagement dans le socialisme.
Jaurès est né à Castres en 1859. Après des études qui le menèrent à l’agrégation de philosophie, il devint professeur. Il débuta sa carrière politique en tant que Républicain et adhéra aux idées socialistes en 1892.
Homme de culture, il mena de front différentes activités. Journaliste, il fonda l’Humanité et écrivit de nombreux articles. Il fut aussi historien. On lui doit notamment Une histoire socialiste de la Révolution française en six volumes, très documentée. Humaniste, il défendit les droits de l’homme ; lors de l’affaire Dreyfus, il dénonça l’antisémitisme. Il fut aussi un adversaire du colonialisme et un pacifiste. Cela le conduisit à essayer d’empêcher la guerre qui s’annonçait.
Toutes ces idées pouvaient au début du 20e siècle susciter la haine chez ceux qui ne pensaient pas comme lui. L’un d’eux, Raoul Villain, un nationaliste, l’assassina le 14 juillet 1914.
Parmi tous ses écrits et ses discours, j’ai choisi deux idées portées par Jaurès. La première définit en une phrase extraite de Pour la Laïque une règle que tout enseignant devrait avoir en tête : « On enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est. »
La seconde précise sa conception du courage qu’il développa dans son discours à la jeunesse prononcé à Albi en 1903 : « Le courage, c'est d'accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l'art, d'accueillir, d'explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d'éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l'organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes...
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe...»
Jaurès avait trop d’avance sur l’esprit de son temps. Il voulait créer une société humaine harmonieuse. Toute sa vie il fut de tous les combats pour la justice, la paix, la liberté et une vie meilleure.
Barbara W. H
La liberté (I)
Nos ancêtres ont connu la servitude et le poids d'une religion monothéiste qui leur a appris la résignation sur terre, dans l'attente d'une vie meilleure. La Révolution française a fait inscrire le mot Liberté sur la façade des bâtiments publics et a permis au peuple de se détacher plus ou moins de la religion en faisant avancer l'idée de la laïcité qui sera reconnue en 1881.
Nous avons de nos jours le droit de pratiquer la religion que nous souhaitons ou d’affirmer notre athéisme, nous pouvons nous déplacer librement dans les limites de nos moyens financiers. Mais notre pensée est-elle libre ?
Comme l'a montré Herbert Marcuse dans L'homme unidimensionnel, avec quelques décennies d'avance sur le monde d'aujourd'hui malade de la surconsommation et de la communication à outrance, cette liberté est illusoire. Nous pensons avoir la possibilité de faire des choix dans tous les actes de la vie quotidienne. En réalité, les lois du marché conditionnent notre vie en créant de faux besoins au détriment des besoins essentiels, en imposant un mode de travail stressant, angoissant en raison du risque de chômage, en formatant les esprits de l'école primaire à l'université.
Dans la société actuelle, peu de gens peuvent dire qu'ils sont complètement libres, et s'ils prétendent l'être, c'est parce qu'ils n'ont pas suffisamment conscience des influences – ou aliénations - qu'ils ont subies dès l'enfance.
(à suivre)