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mardi 10 mars 2015

Sur mon bloc-notes ( semaine 11)

À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent.


Journée internationale des droits des femmes
8 mars. Chaque année, une journée pour rappeler au monde entier que les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes, est-ce bien utile ? C’est ce que se demandent certaines personnes.
Ce n’est sans doute pas très efficace, mais je pense que c’est nécessaire pour faire reculer la misogynie et les discriminations.
Si en Europe la condition féminine s’améliore lentement - bien qu’il y ait de gros progrès à faire - on ne peut oublier que dans certains pays les femmes  sont sous la domination totale des hommes.
L’histoire et le présent sont remplis d’offenses faites aux femmes : femmes exploitées, enfermées, battues, violées, tondues, mutilées, femmes sans droits civiques...
Autant de situations intolérables  qui hélas ! risquent de ne pas disparaître pas rapidement.

Louise Michel
La chaîne parlementaire a eu la bonne idée de diffuser à l’occasion de la journée de la femme un film consacré à Louise Michel, la rebelle. un film de Sólveig Anspach, réalisatrice d’origine islandaise, avec Syvie Testud dans le rôle principal. 
Une grande partie de ce film se passe en Nouvelle-Calédonie où Louise Michel avait été déportée à la suite de sa participation aux combats de la Commune, en 1871.
Féministe, révolutionnaire ( blanquiste puis anarchiste), poétesse, institutrice, Louise Michel est une des grandes figures du mouvement ouvrier ; elle a lutté inlassablement contre l’injustice et pour les libertés.
C’est à elle qu’on doit cette belle phrase : « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine.»

Souvenirs : Idoles des années 60
Il avait fallu des années de travail et de galère à Léo Ferré, Brassens et Brel pour connaître la célébrité. Au  début des années 60, le changement de société commence à se faire sentir dans la chanson : des adolescents inconnus  ( surtout des jeunes filles) deviennent en quelques mois des vedettes de la chanson. Les radios passent tous les jours leurs chansonnettes qui deviendront grâce à elles des succès, des magazines spécialisés racontent leur vie, leurs amours. 
Les textes de ces chansons sont pauvres : on veut être « la plus belle pour aller danser», on est joyeux parce que « l’école est finie», on marche dans les rues la main dans la main. La musique n’est pas originale, la voix n’est pas toujours juste.
La société de consommation naissante fabrique des idoles pour les jeunes.
J’avais l’âge de ces artistes et j’écoutais Juliette Gréco, Joan Baez et Barbara. Ces grandes chanteuses nous emmenaient dans un autre univers.


 Le mois des Poètes 
Le 17e Printemps des Poètes a lieu cette année du 7 au 22 mars 2015.
Il a pour thème l’insurrection des poètes, un titre qui n’étonnera personne : la véritable poésie est un combat pour la défense de tout ce qui vit et pour une certaine idée de la culture. Elle touche le lecteur, élève, fait réfléchir, permet d’accéder à la beauté des choses.J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici : le monde d’aujourd’hui souffre d’un manque de
poésie.
Alors pendant ces trois semaines, ceux qui aiment la poésie vont partager leur passion et chercher à mieux faire connaître ce mode d’expression que la société globalisée ne réussira jamais à faire taire.
Comme chaque année, je participe à ce mois des poètes. Et pour entrer  dans ce thème de l’insurrection, c’est naturellement à Louise Michel que j’ai pensé.
Voici son poème : Hirondelle :

 « Hirondelle qui vient de la nuit orageuse,
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t'emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m'en aller avec toi,..»

Pour lire la suite (et d’autres textes) cliquez sur le lien :

www.francopolis.net/Vie-Poete/louisemichel.htm

mardi 3 mars 2015

Sur mon bloc-notes ( Semaine 10)

À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent.


Fessenheim
La vieille centrale nucléaire de Fessenheim vient de faire parler d’elle à cause de problèmes qui ont nécessité un arrêt momentané.
Personne n’a oublié que le candidat à la présidence de la République avait promis sa fermeture au cours de son mandat. Certes celui-ci n’est pas encore terminé, mais aucun signe ne laisse présager une  réduction du nucléaire attendue par une majorité de Français ( sondage BVA de 2013)
Cet incident sur la centrale de Fessenheim précipitera-t-il sa fermeture ?
On l'espère.

Que mangera-t-on demain ?
Alors que le salon de l’agriculture vient de fermer ses portes, après avoir fait une grosse publicité en faveur de ses produits en masquant la réalité de l’agriculture industrielle, on apprend que le riz présente un danger pour la santé : il serait  touché par la présence, en quantité excessive, d’arsenic. 
C’est une étude de Consumer Reports qui est à l’origine de cette information. Le mensuel a testé 32 sortes de riz et des dizaines de produits à base de riz.  Certains contenaient de l’arsenic  inorganique qui est  un cancérigène  lié notamment aux cancers de la peau, des poumons et de la vessie. 
Il faut rappeler que l’arsenic organique ne nuit pas à la santé, contrairement à l’arsenic inorganique.

L’avion solaire   
Deux éléments permettent d’annoncer un changement important dans le transport aérien du futur. D’abord la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique doit entraîner une diminution du trafic. D’autre part, la fin programmée du pétrole conduira à l’utilisation d’autres formes d’énergie.
Dans cette perspective, on suivra avec attention le périple de 35 000 kilomètres qui sera entrepris cette année par les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg lors de leur tour du monde.
25 jours de vol réparis sur 5 mois sont prévus. L’énergie sera fournie  par des cellules photovoltaïques recouvrant les ailes.
Cet avion solaire prépare l’avenir.

Dépenses militaires
Alors que la crise sévit et qu’il est si difficile de trouver l’argent qui permettrait d’améliorer le fonctionnement des hôpitaux, de l’école, de développer la culture, de mener à bien la transition écologique..., le magazine L’Expansion de mars fournit un tableau concernant les dépenses militaires de certains pays dont la France.
On y apprend que les Etats-Unis arrivent en tête avec une dépense de  2023 dollars par habitant ( chiffre de 2013). En 2e position vient la France ( 961 dollars). L’Allemagne dépense 597 dollars et la Chine 138 dollars par habitant.

Départementales
Les élections départementales ( remplaçant les cantonales) auront lieu dans moins de trois semaines. Elles ne semblent pas passionner les Français.
Il faut dire que depuis la création des régions le maintien des départements paraît anachronique. En ce qui concerne le besoin de proximité, il y a les communes et groupements de communes, les régions contribuent à l’équilibre de territoires plus étendus. 
Dans cette organisation, l’échelon départemental ne se justifie plus.
D’autre part ces élections surviennent dans un climat où la crédibilité des politiques a été bien écorné.
Un seul fait positif est à noter dans cette élection : le respect de la parité puisque pour la première fois, les  femmes élues seront aussi nombreuses que les hommes.

jeudi 26 février 2015

Le boycott : pensez-y


Dans un précédent article nous avons vu quelques formes de  luttes.  Parmi celles-ci, il y a le boycott, un mode d’action à ne pas négliger.



LE CONSTAT  

Il faut bien reconnaître que les militants écologistes ne sont pas parvenus jusqu’à maintenant  à  convaincre une majorité de gens  de  vivre autrement afin de réduire leur impact écologique.

Dénoncer - comme cela se fait depuis des décennies - le système dominant qui, par son mode d'organisation et par ses objectifs, est la cause des maux dont souffre la société, ne suffit pas  à mettre  en place une société alternative.
De même,  limiter son action à un discours théorique annonçant  un avenir radieux grâce à l’écologie n’est pas efficace.
Quant à la culpabilisation des personnes  n’ayant pas un comportement écologique,  c'est la pire des façons  d’agir. 
D’autre part, ceux qui possèdent la connaissance ne doivent pas être des  donneurs de leçons, ils doivent être des acteurs du changement parmi les autres.

En utilisant les vieilles méthodes, on risque de prêcher longtemps dans le désert !.

MILITER AUTREMENT

L'urgence qui s'impose à nous devant l'ampleur de la crise planétaire est de mobiliser le plus grand nombre de citoyens pour changer les comportements individuels et obliger les décideurs économiques à modifier leurs pratiques.
Dans cette lutte inégale du pot de terre contre le pot de fer, le poids des consommateurs pourrait se faire sentir et faire bouger les choses.
Malheureusement, le mouvement consumériste est actuellement très faible en France. Par ailleurs l' éparpillement des militants luttant pour un autre mode ( défenseurs du bio, partisans  des AMAP, objecteurs de croissance, etc..) les confine dans une sorte de  marginalité. 

Nous devons nous adresser au plus grand nombre, contribuer au développement de ce mouvement qui se place dans une alternative à la société de consommation, et agir à partir de faits concrets, en utilisant des formes d'action variées, et autant que possible conviviales.

Dans cet état d’esprit, la pratique du boycott à grande échelle pourrait donner de   bons résultats.
La somme des actions individuelles ne pourra pas  résoudre les problèmes écologiques ( pour cela des décisions politiques sont aussi nécessaires) mais la responsabilité individuelle me semble être le seul moyen possible pour enclencher le processus de basculement vers une autre société. 
Le boycott est un acte responsable. Cesser d’acheter des produits ne répondant pas aux critères environnementaux, sociaux et moraux   indispensables à un bon fonctionnement de la société, est un engagement  citoyen.

Prenons l’exemple de la fraise :
Seul un tiers de ces fraises est produit en France. Les 2/3 sont importés, principalement d'Espagne.  Les importations du Maroc représentent 13% et celles de Belgique 6%.
( source:  planetoscope.com)
Les fraises espagnoles ne sont pas de bonne qualité  et elles sont produites autour du parc national de  Doñana, dans une région inscrite au patrimoine mondial de l' Unesco.  
Que leur reproche-t-on ?
-  les fruits sont cultivés sous tunnel.
- les forages des nappes phréatiques  ont un effet néfaste ;   la moitié des apports en eau douce provient de zones humides  classées parmi les plus remarquables d' Europe.
- des tonnes de résidus de plastique sont dispersées chaque année dans la nature.
-on note aussi l'utilisation abusive de fongicides, engrais et pesticides ( dont le bromure de méthyle interdit par l' Union européenne).   
                                         
Il serait bon que de nombreux  consommateurs  utilisent l' arme du boycott pour freiner la vente de ces fraises.
Le boycott est une arme qui peut toucher tous les produits et entreprises  qui polluent  ou fabriquent dans des conditions sociales et morales inadmissibles.
N'hésitons pas à nous servir de cette forme de lutte.

mardi 24 février 2015

Sur mon bloc-notes ( semaine 9)

À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent.


Comédien et citoyen

Pour des raisons stupides, les comédiens étaient à l’époque de Molière  des personnes méprisées par les riches et considérées par l’Eglise comme des êtres bizarres et dangereux, au même titre que les sorciers et les charlatans ; les prêtres refusaient de les enterrer religieusement.
Si les choses ont changé depuis ces temps d’obscurantisme, la société moderne  conserve quelques traces de discrimination en mettant en doute leur crédibilité en tant que citoyens.

Pourquoi un homme ou une femme dont le métier est de servir la culture grâce à son talent, à sa sensibilité, à son intelligence, aurait moins de capacités qu’un député ou un ministre issu de la finance, de l’industrie ou d’une administration, pour comprendre les problèmes de la société et chercher à les résoudre ?

Dans les années 80, Coluche qui faisait rire toute la France, n’a-t-il pas donné une leçon aux politiques en  rendant concrète l’idée de solidarité, avec les Restos du cœur ?
Ce samedi, sur France 2, Philippe Torreton, l’un de nos meilleurs acteurs, est venu présenter son livre Cher François composé de lettres destinées au Président de la République.
Au cours de cette interview, il a fait une analyse sérieuse de la situation en France, il a rappelé les incohérences d’une certaine extrême-gauche (LO) dans laquelle il avait cru dans le passé. Ne se contentant pas de critiquer les promesses non tenues de François Hollande, il a fait des propositions intéressantes, notamment dans le domaine de l’éducation. 
Son approche des questions était avant tout humaine et remplie de bon sens.
Il a démontré que les comédiens sont des citoyens à part entière. 
Avec de tels hommes, la rénovation de la  politique  devient possible.

Salon de l’agriculture : une mascarade
Chaque année le salon de l’agriculture fait son retour pour donner une image positive d’une activité économique qui a abandonné dans la plupart des exploitations les principes de base : respect de l’environnement, production de produits sains.
Les personnages politiques, en particulier les présidents de la République - à l’exccption de François Mitterrand - prennent plaisir à se montrer dans cette manifestion. C’est à celui qui restera le plus longtemps au milieu des vaches et des moutons.
José Bové a eu raison de dénoncer cette mascarade en annonçant que 29 projets de fermes-usines étaient en cours en France, projets bien éloignés de l’image que le salon de l’agriculture veut donner.

Grandes marées
Pour les photographes et les amateurs de belles images, les grandes marées offrent des spectacles magnifiques et impressionnants.
Voir une vague énorme venir s’écraser   sur les roches et recouvrir la jetée qui borde la mer procure de belles sensations.
Cette année le nombre de marées à gros coefficients sera exceptionnel (60). N’oublions pas cependant le danger présenté par ces fortes vagues quand les vents sont violents. Le risque de catastrophe est alors élevé.


dimanche 22 février 2015

Repères n°34 : les luttes


Repères : une série de billets qui présentent de manière synthétique les questions de notre temps ; des réflexions basées sur l'observation, l'expérience, les souvenirs  personnels et la théorie. 
n° 34

LUTTES

Les luttes font partie de la vie des hommes depuis les temps lointains.
Elles ont pris des formes diverses selon les époques. D’abord marquées par la violence de ceux qui combattent et par celle de ceux qui ripostent pour défendre l’ordre établi, elles ont, au cours des deux derniers siècles, évolué pour éviter que les affrontements soient sanglants, ce qui n’empêche pas certains dérapages, comme ce fut le cas récemment à Sivens où Rémi Fraisse, militant écologiste, trouva la mort.

De tout temps, les luttes fonctionnent selon un même principe : un groupe de personnes n’acceptent plus leurs conditions de vie, la domination exercée par un pouvoir qui ne les respecte pas, elles s’élèvent contre des décisions qu’elles jugent dangereuses ou injustes.
Malgré les dangers qui les guettent, ces femmes et ces hommes se révoltent, agissent pour obtenir un changement, une amélioration de leur sort.

Les luttes ont souvent un but social ( révolte des esclaves, des paysans au Moyen-Age, des ouvriers...), un but sociétal ( le refus récent du mariage pour tous), et depuis le siècle dernier un but environnemental et écologique ( pour la protection de certains sites, pour la défense de la biodiversité...)

Les luttes sont utiles quand elles défendent l’intérêt général. Quand ce n’est pas le cas, il s’agit de réactions corporatistes cherchant à freiner un progrès.

Dans le passé on a connu différents moyens de luttes : la révolte, la révolution, la grève, la manifestation...
Bien sûr, ces formes de combat sont toujours d’actualité.
Mais de nouvelles formes sont apparues ; elles s’appuient sur le principe de non-violence ( pratiquée notamment par Gandhi).

La désobéissance civile fut conçue par le poète Henry David Thoreau qui publia en 1849 son essai  La Désobéissance civile, pour expliquer son refus de payer une taxe qui avait pour but de financer la guerre contre le Mexique. 
La désobéissance civile exprime le refus d'être complice d'un pouvoir qu’on juge illégitime ou dans l’erreur.

Enfin on a vu apparaître dernièrement une nouvelle forme d’action pour défendre les causes écologiques : les zadistes ( de ZAD : zone à défendre) occupent des terrains sur lesquels sont prévues de grosses infrastructures qu’ils jugent inutiles ( comme l’aéroport de Nantes à Notre-Dame -des-Landes). 
Cette forme de lutte apporte aux militants une convivialité qui leur apprend (en habitant sur le territoire en lutte) à vivre ensemble .

Quel que soit le régime dans lequel on vit, la lutte est l’expression utile d’un contre-pouvoir.

mardi 17 février 2015

Sur mon bloc-notes ( semaine 8)

À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent.

RAFALE
Faut-il se réjouir  de la vente de 24 Rafale à l’Egypte ?
Bien sûr, le premier bénéficiaire - le groupe Dassault - qui ne parvenait pas à vendre son avion de chasse à l’étranger se félicite de cette vente, et avec lui le gouvernement et le Président de la République. De nombreux politiques ont aussi salué le fait. Tous sont dans la même logique : tout ce qui gonfle le PIB est bon à prendre, il ne faut pas mêler économie et morale.
L’écologiste Emmanuelle Cosse est dans une autre logique. Elle a pointé deux arguments justes pour  étayer sa position :
- en ce qui concerne l’Egypte,  dans la situation économique et sociale où elle se trouve, d’autres investissements auraient sans doute été plus judicieux.
-  vendre des outils de guerre à un régime autoritaire qui n’hésite pas  à tirer sur des manifestants est contestable.

L’EVALUATION DES ELEVES
On reparle à nouveau de la question des notes à l’école. Faut-il les supprimer ? Faut-il revoir la façon de noter ?
Ce n’est pas la question essentielle ; celle-ci serait plutôt : Comment organiser l’école pour que tous les élèves  aient les meilleurs résultats possibles ?
Les premières années de scolarité étant très importantes pour la suite des études, l’école maternelle et l’école primaire doivent s’attacher à encourager chaque élève. À ce niveau, les notes ( et les classements) sont des outils inutiles de sélection. Ce sont les progrès, les acquisitions qui doivent être mis en valeur. Il s’agit en priorité d’éviter le décrochage de certains élèves plus lents ou connaissant des difficultés d’ordre social ou familiale. 
Dans la suite des études, les évaluations (sous une forme ou une autre) doivent avoir pour but de favoriser la meilleure orientation possible pour chaque élève.

NOTRE CONCEPTION DU MONDE
Pendant des siècles, la pensée occidentale s’est bâtie sur une idée fausse : la puissance de l’homme, sa supériorité sur les autres civilisations et sur les autres espèces. Au nom de cette croyance, il a dominé d’autres peuples, il a dominé la nature, l’exploitant, la défigurant, la polluant.
Depuis la fin du 19e siècle, grâce à Darwin, on sait que l’homme fait partie de la nature, au même titre que les autres espèces.  À la même époque, une nouvelle forme de pensée a vu le jour : la pensée globale qui tisse des liens entre les  éléments d’un système. Appliquée à la nature, cette méthode a permis de comprendre l'importance des interactions et nous savons que la préservation de la vie dans les écosystèmes est une dynamique  qui est toujours à la recherche d’équilibre.
L’homme du 21e siècle connaît les conséquences de ses actes sur la nature ; il sait (ou il doit savoir) que notre  survie dépend de la nature.

VAINCRE L’ALIENATION
Ce qui m’a frappé le plus, ces dernières années, lorsque je présente dans une réunion l’état des lieux du monde actuel, les dangers qui menacent l’humanité ( et surtout les générations futures), ainsi que les solutions possibles contenues dans le concept de transition écologique, c’est l’incrédulité de certaines personnes qui pensent que les avertissements des scientifiques sont exagérés, c’est aussi l’incapacité de certains à se projeter dans l’avenir,  à imaginer un autre mode de vie.
Vous pouvez leur expliquer que la société n’a cessé d’évoluer depuis 2000 ans et que cela continuera dans les années et les siècles à venir, vous pouvez leur dire - par exemple -que les hypermarchés sont récents et qu’ils peuvent disparaître dans le futur au profit de magasins vendant des produits locaux et équitables,  ils ont du mal à l’accepter.
C’est la preuve de la puissance du modèle dominant : il a réussi à imposer dans la plupart des esprits sa vision de la société. À part une petite minorité composée de décroissants et d’écologistes dits radicaux - considérés par les autres comme marginaux -   une forte majorité ( gauche et droites confondues) s’est ralliée aux idées de la société de consommation.
Le principal obstacle au vrai changement est cette aliénation. Nous devons unir nos efforts pour la déconstruire.

samedi 14 février 2015

Repères 33 : une autre économie


Repères : une série de billets qui présentent de manière synthétique les questions de notre temps ; des réflexions basées sur l'observation, l'expérience, les souvenirs  personnels et la théorie. 
n° 33

L’autre économie

Le peuple grec vient de voter pour dire non à l’austérité ; le nouveau gouvernement qui veut tenir ses promesses se heurte aussitôt aux réserves de l’Europe.
Dans une société européenne réellement démocratique, le peuple serait souverain.
Mais nous sommes dans un monde dirigé par la finance qui vit pour le profit, en créant un chômage intolérable et en détruisant la planète.
Cette situation devient de plus en plus insupportable.
Depuis 20 ans on entend dire qu’un autre monde est possible.
Les partisans de la transition écologique ne se contentent pas de mots, ils sont passés à l’action ; avec eux le changement se met en place.

Croire qu’on peut abattre le système actuel rapidement est un leurre. Par contre, on peut dès maintenant, comme le pense Thomas Piketty, lui imposer des règles pour le rendre moins nocif du point de vue social et environnemental.
Parallèlement, une autre forme d’économie doit se développer, basée sur une autre logique : l’utilité sociale des productions, le respect de l’environnement, la coopération, la vision à long terme. 
Ainsi l’après-pétrole programmé autour de 2050 doit-il être préparé dès maintenant si l’on veut échapper à une crise gravissime dans 40 ans.
De même, la révolution agricole, souhaitée par la FAO (voir Repères n° 30)  sera réussie si nous prenons rapidement certaines mesures, telles que la préservation des terres arables.

L’économie alternative ( soutenable, équitable et solidaire) existe déjà sous différentes formes.
Il y a l’économie conviviale, présente dans les activités sociales d’entraide, d’animation, de culture, basée sur le don, le bénévolat, le parrainage ( par exemple, donner un peu de son temps pour aider un chômeur à retrouver un travail)
Les SEL ( système d’échange local), les monnaies locales, sont des initiatives qui permettent d’échapper  au système globalisé.
Il y a l’économie sociale et solidaire à laquelle il suffit d’ajouter un volet Ecologie ( ce qui existe déjà dans de nombreuses structures) pour qu’elle corresponde aux besoins de la transition.

L’enjeu des prochaines années sera de développer ces initiatives pour que cette économie alternative prenne petit à petit une place de plus en plus importante dans la société de demain.

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