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lundi 15 août 2022

Billet n°15


 QUAND LES MOTS SONT DES    OUTILS
POUR LES TRICHEURS

  Dans un régime démocratique, on aimerait que les arguments se fassent dans l’honnêteté. Ce n’est pas toujours le cas.

Le phénomène n’est pas nouveau : des politiques sans scrupules  se servent des mots pour nuire à d’autres élus et tromper les citoyens. Ils utilisent volontiers certains mots inappropriés  en sachant que leurs paroles laisseront des traces et seront reprises par les réseaux sociaux.

Dans la nouvelle assemblée, les menteurs sont nombreux parmi les droites et le RN.   Premier exemple :

Ceux-là ont choisi de  présenter la gauche réunie dans la Nupes comme un groupe d’extrême gauche composé de dangereux révolutionnaires qui ne respecteraient pas les principes républicains ! 

Quelle est la vérité ? 

La Nupes est le seul groupe responsable de l'Assemblée. Pendant que Macron ne fait rien pour entrer dans la transition écologique quand il en est encore temps, les Insoumis, les socialistes, les écologistes luttent pour prendre les mesures qu'impose le dérèglement climatique.

Dans un autre domaine, on a vu récemment dans les débats des députés et des ministres traitant les Insoumis d’ antisémites, c’est-à-dire des citoyens hostiles à la race juive. Grave affirmation ! La réalité est que certains d’entre eux ont critiqué la politique d’Israël vis-à-vis des Palestiniens. Les défenseurs des droits de l’Homme ont fait la même chose. Leur position est donc la bonne et l'accusation est encore mensongère.

Devant ces méthodes honteuses, le président pourrait intervenir auprès de ses élus. Eh bien, cela ne le gène pas et il laisse dire !








 













lundi 8 août 2022

Billet n° 14

 

                       LA CAUSE ANIMALE 

            et LA POLITIQUE




   Quel rapport la cause animale doit-elle avoir avec la politique ?

On sait que la politique a une influence sur de nombreux domaines. Ce serait une erreur de ne pas s’intéresser à elle. Deux possibilités existent pour le citoyen : agir en tant que contre-pouvoir ou participer à la vie politique dans le cadre d’un parti ou d’un mouvement, le but de celui-ci étant d’avoir des élus exerçant une parcelle de pouvoir.

En ce qui concerne la question animale,  l’action - plus ou moins - coordonnée - des associations est utile.  Mais cela ne suffit pas.
Pour changer les choses en profondeur, il est nécessaire de s’attaquer aux causes du problème. Quels sont-ils?

- Il y a une  cause ancienne : l'idée de domination. Celle-ci a été portée par la culture et les religions. En cause également, les superstitions et l’ignorance. Pour lutter contre les inepties et les contre-vérités, il faut éduquer et informer.

- L'autre cause est plus récente : l’organisation de la société industrielle a aggravé le sort des êtres non-humains en multipliant leurs souffrances et les massacres, au nom de la rentabilité.

Ceux qui veulent défendre la cause animale sans s’attaquer aux causes du problème font fausse route. Certains l’ont compris : la REV ( Révolution Ecologique pour le Vivant) mouvement antispéciste dont le créateur Aymeric Caron vient d’être élu député et la Nupes ont inscrit la cause animale dans leur programme.
Leur but : faire voter des lois qui protégeront les animaux.
                                         

lundi 25 juillet 2022

Le billet n° 12

 

                             RICHESSE  ET PARTAGE


   Chacun sait que la richesse actuelle des grandes entreprises s’est faite au détriment de l’environnement, des pays du Sud et au mépris du progrès social (par le recours aux licenciements, aux délocalisations...) Le modèle dominant qui profite à une faible minorité et qui est basé sur une consommation de masse est nuisible pour la planète et ceux qui y vivent. 

En agissant dans le cadre du développement durable, des entreprises responsables ont fait un premier pas vers la moralisation de l’économie, et le respect de l’environnement.

Mais sont-elles prêtes à partager les richesses produites,  ce qui ne peut se faire que dans le cadre d’une autre mondialisation ? Je ne le pense pas.

L’économie sociale et solidaire va plus loin. Le profit n’est pas son moteur, elle recherche avant tout le bien-être social,  l’équité et la sobriété  qui épargne la planète. Pour elle, la richesse humaine est ce qui compte le plus.

Pour que cette vision de l’économie se développe, il faut que les gouvernements abandonnent leurs croyances mortifères. Il appartient aux États d'inscrire dans la loi les textes qui conduiront au respect des règles de l'écologie et au partage des richesses.


lundi 18 juillet 2022

Le billet n°11

 


Le besoin d’espérer


  L'été évoque pour une majorité de gens l'idée de vacances, une pause nécessaire dans les études ou dans le travail pour reprendre des forces, se changer les idées, voir d'autres horizons.

   Les vacances d'été donnent la possibilité de briser les habitudes, de faire ce qu'on aime, de se sentir libre.

La vie ne doit pas se limiter au travail ( et à la peur du chômage). L’être humain a besoin d'activités émancipatrices.

Hélas, ils sont nombreux ceux qui souffrent, ceux qui ne mangent pas à leur faim et qui n’osent plus imaginer un avenir meilleur.

Eux ne connaissent pas le plaisir des voyages, des sorties au théâtre ou au concert...

Le drame de notre époque, c’est que ce ne sont pas seulement les pauvres qui souffrent. L’angoisse touche de plus en plus de monde.

Il y a d’abord les jeunes qui ont du mal à imaginer un futur serein. Signe d’un malaise : certains délaissent aujourd’hui les beaux  métiers de  professeur et d’infirmière.

Et d’autre part ils savent que les générations actuelles leur laisseront un monde qui sera de moins en moins vivable.

Quant aux adultes, parmi ceux qui travaillent, on en voit qui n'arrivent plus à vivre décemment. Pour eux, pas de vacances et peu d'espoir.

Dans cette crise, la responsabilité de ceux qui gouvernent est bien entendu évidente.



lundi 11 juillet 2022

Le billet n° 10

 

Irresponsables, ils se moquent du monde

Il y a quelques jours, le glacier de la Marmolada, dans les Dolomites, s’effondrait, occasionnant la mort de plusieurs personnes, certaines étant disparues. Ce drame n’est pas isolé. On assiste depuis plusieurs années à la fonte des glaciers. Les inondations se multiplient partout dans le monde et l’on sait  que dans quelques décennies la mer inondera de nombreuses régions. Cela n’est qu’un aspect des catastrophes qui attendent tout ce qui vit.


Sûrement pas en France aujourd'hui où le président n'est pas prêt à abandonner ses croyances dépassées. Autre signe négatif : il a choisi pour gérer la transition écologique un homme - Christophe Béchu - qui ignore tout de l'écologie et qui "n'a jamais travaillé ni de près ni de loin sur un dossier environnemental" comme a dit le porte- parole d'Alternatiba.

Oui, les irresponsables qui gouvernent se moquent du monde !




lundi 4 juillet 2022

Le billet n°9

 

                                  Une époque singulière

  
   Que penseront les générations futures de notre époque ? 
Si le monde continue d'aller comme il fonctionne actuellement, un sentiment de colère dominera. L'Homme du 21e siècle apparaîtra comme un être irresponsable et égoïste. Les Montesquieu et les Voltaire de demain, prenant connaissance des agissements de l'homo sapiens de ce siècle, auront matière à se moquer de personnages qui se croyaient importants parce qu'ils détenaient un certain pouvoir et qu'on les voyait souvent sur les écrans d'une télévision aux ordres des puissants. Les plus sévères parleront d'une société décadente.
D'ores et déjà, on peut l'affirmer : nous vivons une époque bien singulière. 


Pour le prouver, les exemples ne manquent pas. Prenons le cas des médias. La façon dont ils fonctionnent montre que les valeurs qu’on attend d'eux (honnêteté, vérité, objectivité) ont disparu chez de nombreux journalistes de la presse écrite, des radios et télés. Même le Monde n'est plus ce qu'il était.

Les élections récentes ont donné lieu à des dérives inquiétantes.

C’est ainsi que le candidat Zemmour a pu développer tranquillement  pendant de longues heures devant les journalistes ses idées nauséabondes.

Des journaux, des magazines, ont publié des informations fausses ayant pour but de nuire à des candidats de gauche. Et de soi-disant philosophes ou écrivains n'ont pas manqué de transmettre sur les réseaux sociaux des mensonges orduriers et des rumeurs.

Triste France !




lundi 27 juin 2022

Le billet n° 8

 


                           L'urgence écologique

      On sait depuis soixante ans que la planète est en danger. Malgré cela, les gouvernements des pays riches ont inscrit leur politique dans le cadre de la société industrielle mondialisée qui est incompatible avec les principes fondamentaux de la société soutenable.

    D'autre part une  erreur  a été de croire que l’écologie pouvait être défendue par tous les partis. Les programmes de ceux-ci proposent en effet des options en complète contradiction avec les exigences écologiques.
  Les partis traditionnels sont favorables au productivisme et leur fonctionnement n’est pas suffisamment démocratique. Les Verts auraient pu être le moteur du changement, mais, trop souvent,  leurs choix électoraux ont affadi leur action et entamé leur crédibilité.
   Aujourd’ hui, avec les catastrophes à répétition dues au dérèglement climatique, beaucoup de gens ont pris  conscience de la nécessité d'agir
rapidement.
L’espoir est entre les mains des citoyens motivés et responsables et en particulier dans celles de la jeunesse. 
 Les  manifestations qui ont lieu ces dernières annnées  à l’initiative des jeunes ont attiré des centaine de milliers de personnes. Ce succès est  encourageant. 
Et certains politiques - encore trop peu nombreux - ont compris que 
la préservation de la planète ne peut se faire que dans une rupture avec le capitalisme. 
" C’est parfois d’une situation désespérée que jaillit l’espoir"  écrivait Lao She. 
Puisse- t-il avoir raison.
                              


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