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samedi 29 novembre 2014

Repères 24 : L'HISTOIRE

Repères : une série de billets qui présentent de manière synthétique les questions de notre temps ; des réflexions basées sur l'observation, l'expérience, les souvenirs  personnels et la théorie.

n° 24


Le rôle de l’histoire est fondamental dans la formation du citoyen. Elle contribue fortement à comprendre le présent. 
Or, en matière d’histoire, les repères que les générations précédentes possédaient  manquaient d’objectivité et la méthode utilisée relevait plus du récit ( une suite d’histoires) que de l’analyse). C’est ainsi qu’au début du 20e siècle, l’Histoire de France de Jacques Bainville, journaliste proche de Maurras était très prisée. Il est révélateur qu’un autre journaliste, Zemmour,  se réfère à cet auteur en 2014. C'est aussi une référence inquiétante.

Il est temps de construire de nouveaux repères, fidèles à la vérité historique et qui traduisent l’évolution de l’Histoire. Des  repères porteurs d'espoir.


Aux débuts de l’école laïque, les élèves des écoles primaires ont eu droit à des leçons d’histoire dès le cours élémentaire. Trop jeunes pour  maîtriser  la notion du temps sur une période aussi longue que l’histoire de l’humanité, les élèves recevaient un enseignement caricatural de l’histoire se résumant à l’étude de personnages marquants ( Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Henri IV, etc…) et d’évènements importants ( les grandes découvertes, les guerres, la Révolution, le colonialisme…).
Les dates étaient  les principaux repères.
Cette conception de l’histoire se prolongeait au collège et au lycée. On ajoutait seulement des informations plus précises.

Depuis plusieurs décennies, l’influence  de grands historiens tels que Fernand Braudel, Georges Duby, Emmanuel Leroy- Ladurie a permis de présenter l’histoire sous un autre angle, beaucoup plus fécond, en la reliant à d’autres paramètres géographiques, sociaux, économiques, culturels, en s’intéressant davantage à l’organisation sociale. Il ne s’agissait plus alors de faire appel seulement  à la mémoire, l’essentiel est devenu de chercher à comprendre.

Aujourd’hui, s’il est toujours intéressant de connaître l’histoire de son pays, on est obligé d’intégrer celle-ci à celle des autres pays. C’est d’abord une histoire de l’Europe qui s’impose pour ensuite aboutir à une histoire de l’Humanité.
Je ne prendrai que deux exemples liés à l’actualité pour illuster ce propos.
Le magazine l’Histoire consacre dans son numéro de décembre un dossier à Charlemagne, mort en 814. On y explique qu'on ne peut considérer celui-ci comme un personnage français mais comme un Européen. Il est né, pense-t-on, près de Senlis, ses racines sont entre Metz  et Aix-la-Chapelle où il avait sa résidence (*). Il a aussi régné en Belgique, aux Pays-Bas). Plusieurs pays partagent donc son histoire. 


Nous célébrons cette année le centenaire du début de la Grande Guerre. J’étais le 11 novembre à Etaples (62) dans le cimetière où reposent  environ 11 100 soldats  morts entre 1914 et 1918. Sur un mur étaient inscrites les nationalités des victimes. Il y avait des Britanniques (8817), des Canadiens (1145), des Australiens, des Néo-Zélandais, des Sud- Africains, des Indiens, des Belges et des Allemands.
 Les uns venus du monde entier pour sauver la liberté des Français, les autres obligés d’obéir.

L’histoire, de nos jours, ne peut se limiter au cadre étroit de la France. Elle doit traduire notre appartenance à la même planète.


* Source Rolf Grosse interrogé par l’Histoire

jeudi 27 novembre 2014

Les gens : Un chômeur

LES GENS n° 29

Depuis huit mois, Armand  a le regard sombre. Ses amis du club de basket qu’il retrouve deux fois par semaine s’inquiètent de le voir si triste. Sa femme, sa fillette, ont bien du mal à le consoler.


À quarante ans, Armand a perdu son dynamisme, sa bonne humeur. L’usine qui l’employait depuis dix ans a fermé au début de l’année. Pour la première fois de sa vie, Armand a rejoint la longue liste des demandeurs d’emploi ( on n’ose plus aujourd’hui prononcer le mot chômeur, jugé trop dur à porter ; il faut dire que pour celles et ceux qui sont dans cette situation, ce mot est insupportable.

Le chômeur se sent déprécié, il ressent une part de responsabilité dans ce qu’il lui arrive alors qu’en réalité il est une victime. Le coupable, c’est la société mal organisée, c’est  l’entreprise qui n’a pas su s’adapter à temps, qui n’a pas fait les bons choix...

La recherche d'un emploi est un long fleuve rempli d'obstacles qui épuisent celui qui cherche à retravailler et qui finissent par le désespérer.
Voilà huit mois qu’Armand occupe ses journées à consulter des annonces, à téléphoner, écrire des lettres, envoyer des CV. La plupart des courriers restent sans réponse. 
Quand enfin est  arrivée une  première réponse, Armand a repris espoir. Mais le désenchantement est vite venu ! Il lui a fallu affronter une concurrence féroce. Ils étaient peut-être une centaine de candidats, voire plus, pour le poste et quelques-uns ont été retenus pour cet entretien. 
- Sur quelles bases ?  Le  hasard y est sans doute pour quelque chose, pense-t-il.
Et trente minutes environ pour démontrer qu'on est le meilleur (ou la meilleure). Le meilleur peut-être pas, mais le plus convaincant, le plus rassurant, le plus conforme au moule.

- Donnez-moi quelques arguments qui pourraient me donner envie de vous embaucher, lui a demandé le recruteur.
Au fond de lui-même, Armand est horripilé par cette phrase.
Mais il lui faut jouer le jeu que lui impose le monde moderne pour défendre ses chances.
Il faut accepter sans broncher de répondre aux questions pièges qu’un recruteur prend un plaisir sadique à poser. 
Malheur au timide qui cherche ses mots et bafouille. Quelles que soient ses qualités et ses compétences, il sera la victime du  jeu de massacre.

 Armand  a déjà connu trois fois l’épreuve terrible de l’entretien d’embauche. Aujourd’hui, il n’en peut plus. 
Il sait que s’il s’en sort un jour prochain, des hommes et des femmes resteront irrémédiablement sans travail. Et cela, il n'arrive pas à l'accepter.

mardi 25 novembre 2014

Sur mon bloc-notes (48)

À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent.

Semaine 48




Caprices de la technique
Ce carnet de bord terminait tranquillement sa sixième année, 830 articles avaient été rédigés, et autant de photos publiées ( dont celles - très belles-  de Ramon Ciuret qui collabore régulièrement à ce blog) lorsque la mauvaise surprise est survenue la semaine dernière : toutes les photos avaient disparu !
J’ai dû me rendre à l’évidence : il me faudrait les remettre une par une à leur place. Ce que j’ai commencé à faire. Dans quelques jours tout devrait être achevé.
J’ai profité de cet incident pour choisir un nouveau modèle mieux adapté aux appareils mobiles.
Petit rappel : la navigation dans le blog se fait à partir de la barre noire (à droite), par les catégories ou les dates de parution).

La chronique et le poème
Il faut environ une heure pour rédiger une chronique, il faut beaucoup plus de temps pour écrire un poème en prose ou en vers. 
Plusieurs semaines, voire plusieurs mois. sont souvent nécessaires  pour atteindre la forme définitive du poème. 
L’une a pour but d’apporter une information, d’exposer une position, défendre une cause...aussi clairement que possible.
Le second a pour ambition d’exprimer une émotion, un sentiment, d’une manière qui est propre à son auteur.

( Je rappelle que les textes parus dans la Rumeur du temps sont la plupart du temps retravaillés  et publiés dans les Murmures du temps présent, blog consacré uniquement à la littérature.)*

Pensées éparses

  - C’est un saltimbanque, Couche, qui a imaginé il y a trente ans les Restos du cœur, une initiative destinée à aider momentanément les plus pauvres en attendant que la situation sociale s’améliore. Une idée simple basée sur la générosité et la solidarité.
L’an dernier, 130 millions de repas ont été servis, et malheureusement la pauvreté perdure.
Combien d’années faudra-t-il encore pour qu’on parvienne à faire reculer durablement la misère en basant notre société sur les principes de solidarité et de partage ?

  - Ce qui m’attriste un peu dans ce bonheur tout neuf, disait une jeune femme, c’est qu’il ne sera plus jamais tout à fait le même.

- La terre, ce vaisseau fou qui poursuit sa course mécanique, emportant avec elle sept milliards de personnes, fourmis fébriles et confuses jouant des coudes pour une place au soleil.

 - Il y a plus de vérité dans un poème de Prévert évoquant le bruit terrible  « de l’œuf cassé sur un comptoir d’étain... quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim » que dans un rapport sur la pauvreté fourni par une administration.

* Poèmes 

samedi 22 novembre 2014

Repères n° 23 : LA DANSE




Repères : une série de billets qui présentent de manière synthétique les questions de notre temps ; des réflexions basées sur l'observation, l'expérience, les souvenirs  personnels et la théorie.

n° 23

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La danse exprime avant tout la vie parce qu'elle est mouvement.
Les premières civilisations l’ont pratiquée en marquant le rythme avec les pieds et les mains puis avec des instruments rudimentaires. Ces danses  permettaient une communion avec les éléments, parfois avec le divin.
Dans la culture occidentale, il y a  une tendance à sous-estimer l'importance de la danse qui est un reflet de  toute civilisation. Elle traduit le caractère des peuples : les danses folkloriques françaises sont moins enjouées que les danses africaines souvent endiablées et  qui traduisent la joie de vivre.
Au Sénégal, elle est omniprésente. Voir des discours entrecoupés de chants et de danses, comme cela m'est arrivé à Dakar, est étonnant pour le Français qui voit plutôt dans le discours une  longue épreuve monotone.

La danse va bien au-delà de la beauté  qu'elle offre, de la légèreté des corps qui paraissent échapper à la gravitation, de l'harmonie entre les mouvements et les sons.
Certes cet aspect est important car il procure un plaisir subtil. Devant un ballet de Marie-Claude Pietragalla, on est forcément admiratif et j'ai encore en mémoire la beauté de la Messe pour  le temps présent, de Maurice Béjart, dansée sur une musique de Pierre Henry et Michel Colombier. Cette danse atteignait le sublime car elle renouvelait le genre, s’affranchissait du carcan des règles anciennes pour exprimer une danse libérée.

Oui la danse est un art à part entière. Je la compare à la poésie dont elle se rapproche par les interrogations qu'elle soulève, par les liens qu'elle crée avec la nature, avec le cosmos. Béjart pensait qu'elle était même supérieure aux mots qui entraînent parfois incompréhension et discorde.
La danse moderne, comme la poésie, a su se renouveler en inventant de nouvelles formes.

 Maurice Béjart ( encore lui) disait : «  Danser, c'est avant tout communiquer, s'unir, rejoindre, parler à l’autre dans les profondeurs de son être. »

La danse est un art qui s'adresse à chacun de nous, c'est aussi un acte social, la manifestation de l'appartenance à un groupe, comme le montre aujourd'hui  la danse urbaine qui séduit des jeunes  dansant sur des rythmes qu'ils se sont appropriés.

jeudi 20 novembre 2014

Printemps 1974




  
Printemps 1974.   Georges Pompidou vient de mourir et une campagne présidentielle va débuter.
Cette année 1974 confirme mon engagement dans le monde de la poésie. Je viens de publier un premier recueil. J’écris régulièrement des chroniques et des poèmes dans la revue Présence.
  Je participe en mars, à Paris, au congrès du cercle de poètes et d’artistes dont je suis  devenu membre. Le manifeste de celui-ci m’a plu : c’est un texte basé sur l’humanisme, le respect des hommes de tous les pays, le respect de la nature et des animaux. Manifeste d’un groupement culturel qui a une réelle dimension politique.
(Je suis persuadé que la politique, dans son sens noble d’organisation des affaires publiques, intéresse encore beaucoup de monde aujourd'hui).

  Ce congrès littéraire est l’occasion de rencontrer des femmes, des hommes, dont je lis régulièrement les textes, et de discuter avec eux. Les conversations montrent que ceux qui constituent ce groupe ont des opinions très variées, sur la poésie d’abord ( il y a les partisans de la poésie classique et ceux qui sont résolument modernes), sur la société aussi. Je constate que les propos du révolutionnaire, de l’anarchiste et du « modéré»  se mêlent dans la bonne humeur).
   Arrive l’heure du banquet. Celui-ci est présidé par Wilfrid Lucas *, poète normand qui vient d’avoir 92 ans. Ce grand poète   a été couronné en 1950 par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre , des poèmes de forme classique inspirés par la foi catholique.
  Je regarde, admiratif, ce vieillard au beau sourire qui malgré les épreuves - il a en particulier perdu l’ouïe pendant la première guerre mondiale - qui parle de poésie avec enthousiasme ; il  s’enflamme et montre son amour de la vie.
Il est un homme heureux.

Je pense ce matin à cette rencontre de poètes car j’ai entrevu ce jour-là l’image d’une société fraternelle, ouverte, respectueuse des autres, toutes générations confondues. Un groupe comme il en faudrait  beaucoup pour changer le cours des choses.

* Wilfrid Lucas : 1882- 1976

lundi 17 novembre 2014

Sur mon bloc-notes (47)


À la manière d'un journal qui permet de noter régulièrement des réflexions diverses ou de brefs comptes rendus, de choses marquantes, d'activités, ces Pensées éparses et Brèves sont une autre façon de faire entendre la rumeur du temps présent. 



Semaine 47

La mission  Rosetta  
Depuis qu’il est sur la terre, l’Homme  ne cesse de chercher à comprendre le monde qui l’entoure, comment celui-ci s’est formé, comment est apparue la vie, 
En faisant preuve d’intelligence, pas à pas, avec l’aide de machines qu’il a conçues, il a apporté des réponses scientifiques à des questions essentielles.
L’homme moderne a plus de connaissances que son lointain ancêtre mais il sait que de nombreux faits lui échappent encore. Il s’est aventuré dans l’immensité de l’espace, il côtoie dans ses recherches les temps les plus lointains - au-delà des quatre milliards d’années -  avec la mission Rosetta dont le but est de mieux  comprendre la formation et l’évolution du système solaire.  
Le long voyage de la sonde Rosetta qui a duré plus de dix ans, la perfection de sa trajectoire et de l’attterrissage ( malgré un petit ennui à l’arrrivée qui empêchera de faire quelques mesures), tous ces succès techniques ont étonné le monde entier.
À quoi  ces prouesses vont-elles servir  ?
- À répondre à des questions que les hommes se posent depuis longtemps, à mieux connaître cet univers qui  peu à peu se dévoile.
Dans deux mille ans, et bien plus tard, il y aura encore des mystères à découvrir et  des hommes curieux qui poursuivront la tâche des ancêtres.

Le choix des mots
1. Préjugés
La langue française révèle, dans le choix de certains mots, de très vieux préjugés. C’est à partir de cette observation que Hubert Reeves  propose, dans un article récent, de revoir certaines expressions qu’on attribue aux animaux telles que « se conduire comme une bête» ou « cruauté bestiale». 
Après avoir rappelé l’intelligence des animaux et le comportement  étonnant de beaucoup d’entre eux, il invite  à exclure de nos écrits et nos paroles des termes blessants qui  ne sont plus adaptés.
Les progrès de l’éthologie méritent qu’on adapte notre vocabulaire à la réalité.

2. Manque de mesure
Le patron de la FNSEA (agriculteurs productivites) n’appécie pas l’action des écologistes auxquels ils s’opposent souvent sur la  défense de l’environnement. Est-ce une raison  pour qualifier ceux-ci de  « djihadistes verts » ?
Une certaine mesure s’impose  quand on parle de personnes. Dans le cas présent, la comparaison avec des djihadistes capables de commettre les crimes les plus horribles et infamantes.
Elle montre par ailleurs la nature de celui qui s’exprime ainsi.

Conseil à un jeune homme sérieux.
Au jeune homme qui  aimerait avoir  la gravité d’un vieux notable de province, que faut-il souhaiter ?
- De réveiller l’enfant qui est en lui, de retrouver sa part de rêve et ses paradis imaginaires.
On a envie de lui dire :
- Oublie de te prendre trop au sérieux. 

samedi 15 novembre 2014

Repères : les journalistes

Repères : une série de billets qui présentent de manière synthétique les questions de notre temps ; des réflexions basées sur l'observation, l'expérience, les souvenirs  personnels et la théorie.

n° 22


Dans l’esprit du jeune qui souhaite devenir journaliste, ce métier  représente l’aventure, l’ouverture sur le monde, la liberté. La réalité aujourd’hui est sans doute bien moins séduisante.
Journaliste est un métier qu'il est difficile de définir car il a multiples visages. Il y a peu de points communs entre le reporter de guerre et celui -ou celle - qui lit sur un prompteur des nouvelles concernant des faits dont il n'a rien vu.

C'est aussi  un métier que certains pratiquent, curieusement, sans avoir fait les études adaptées. Imagine-t-on un médecin, une infirmière qui n’auraient pas de diplôme ?

C’est un métier difficile  car nous vivons dans un monde sans repères, sans morale, sans respect. 
Autrefois, sur le terrain,  les reporters de guerre bénéficiaient de certaines règles qui les protégeaient plus ou moins ; de nos jours, ils sont à la merci de la barbarie de certains combattants : parfois pris en otages, assassinés sauvagement dans l’accomplissement de leur mission qui consiste à observer, témoigner, interroger pour  porter une information honnête dans le monde entier.
C’est un métier dans lequel  celui qui fait sérieusement son travail peut brutalement être remercié pour avoir déplu au prince.
Il y a quelques mois, Hervé Kempf qui suivait pour le Monde le dossier  de l'aéroport de Notre Dame des Landes, se vit reprocher les   investigations qui l'avaient poussé légitiment à critiquer ce projet. Son journal ne voulut pas qu'il continue l'enquête.
Hervé Kempf  décida de cesser sa collaboration au Monde. 
D'autres journalistes ont fait le même choix dans le passé. Mais la plupart - qu'ils travaillent dans la presse écrite, à la radio ou à la télé - subissent des pressions qui viennent du monde politique ou économique. Ils cessent de faire un véritable travail d'investigation qui permet d'apporter à ceux qui les lisent ou les écoutent les éléments qui les aideront à se forger leur propre opinion. Cela donne un journalisme aseptisé, uniformisé, qui consiste à présenter en quelques minutes, voire quelques secondes, des faits qui  défilent les uns après les autres, sans être approfondis.
Peut-on encore appeler cela du journalisme ?
Hélas non. Et pourtant, une démocratie vivante a besoin d'une information non tronquée.
L’idée de  liberté de la presse est née en France avec la Révolution de 1789, elle a été établie officiellement en 1881. En ce début de siècle, elle rencontre encore de nombreux obstacles.
On voit ainsi différents métiers ( les instituteurs, les journalistes...) qui auparavant bénéficiaient du respect  des gens  et sont de nos jours victimes de menaces, d’injures, parfois de coups.
Cette évolution négative des mœurs est un mauvais signe pour l’avenir de la démocratie.



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