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mercredi 30 septembre 2015

Horizon 2050 n° 3 ( Pour préparer la COP 21)

Au moment où la France s’apprête à accueillir la COP 21 qui devra prendre des décisions importantes pour l’avenir de l’humanité, il paraît utile de rappeler quelques repères permettant d’appréhender la transition écologique dans sa globalité.


AVANT LA COP 21 : LES POINTS ESSENTIELS 

La transition écologique est l’affaire de tous les citoyens. Alors que nous entrons dans la phase capitale des négociations internationales pour la lutte contre le dérèglement climatique, nous devons avoir en tête la faillite du développement durable, 23 ans après la conférence de Rio.

La récupération du concept par les grands groupes industriels, sa dénaturation par de nombreux responsables politiques ont conduit à la situation actuelle.
Ne nous laissons pas tromper une nouvelle fois ; c’est la raison pour laquelle tous les citoyens du monde, avec l’appui d’organisations sérieuses comme Oxfam et Greenpeace et d’associations locales engagées concrètement depuis plusieurs années dans le processus de transition, doivent agir pour que  sortent de la COP 21 des décisions  efficaces.


Nous devons tenir compte du fait que la transition écologique n’est pas  une question qu’on pourrait résoudre par des solutions techniques concernant l’énergie et le climat : la transition est une question globale non compatible avec le modèle de développement actuel. 

Cette affirmation n’est pas un positionnement idéologique, elle découle des objectifs de la transition. Prenons deux exemples pour illustrer ce propos :

Aujourd’hui un aliment ( fruit, légume, plat préparé....) peut faire 10 000 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Si l’on veut réduire la production de gaz à effet de serre, la seule solution est de privilégier les produits locaux. La relocalisation de l’économie a par ailleurs l’avantage de créer des emplois et de dynamiser les régions en difficulté.

Deuxième exemple : le traitement des déchets, assuré  par de grands groupes, occasionne de nombreux déplacements. Le traitement sur place des déchets  évite cet inconvénient et il permet de créer des activités nouvelles sur tous les territoires.
Dans tous les cas, l’option écologique est favorable à l’environnement et à l’emploi. 


Le mot transition est clair :  il annonce un passage vers quelque chose de différent, vers une société qui fonctionnera autrement et qui aura pour but de rétablir les  équilibres sociaux et économiques tout en respectant l’environnement.

C’est la raison pour laquelle toutes les activités humaines sont concernées par le changement : l’habitat, l’agriculture et l’alimentation, la santé, les transports, le numérique, l’économie, l’éducation, la culture, la démocratie,  les solidarités mondiales ( faim dans le monde, migrations...).
La prise en compte de l’environnement demande, dans toutes ces activités, de veiller particulièrement à la sobriété énergétique,  à la question de l’eau, à la réduction maximale des déchets ; il faut par ailleurs anticiper la fin prochaine du pétrole programmée pour la seconde moitié de ce siècle.

Tels sont les points qu'il me semble important de défendre ces prochaines semaines ( et après). 










lundi 28 septembre 2015

Carnet de bord ( semaine 40)

Le Carnet de Bord livre chaque semaine des réflexions sur notre époque, inspirées par mes activités, mes loisirs, mes sorties et l'actualité. Ces libres cheminements ont pour but de faire entendre « la rumeur du temps présent ».


TRICHERIES, DERAPAGES ET DERIVES

Nous vivons une époque de transition et celle-ci est prévue pour durer plusieurs décennies.
Si la date de 2050 a été retenue pour ce qui concerne les aspects écologiques, pour d’autres aspects - la crise morale par exemple - il me semble nécessaire de retrouver au plus vite les repères indispensables.

On disait autrefois que « l’oisiveté est mère de tous les vices ». En ce qui concerne la société moderne, l’appât du gain et la haine de l’autre conduisent aux pires errements.

Quand Wolkswagen, le numéro un de l’automobile mondiale se permet de tromper ses clients en installant un système lui permettant de ne pas respecter les normes environnementales, la firme démontre qu’elle se moque complètement du dérèglement climatique et de la morale : l’argent gagné l’emporte sur les autres critères.
Bien sûr, la tricherie a toujours existé, et dans tous les domaines ( le cycliste Armstrong a bâti sa carrière sur ce principe) mais  avec le cas Wolkswagen, la tricherie prend une autre ampleur : elle concerne des millions de personnes.

Quant à la haine de l’autre ( l’étranger, celui qui est différent, qui a une autre religion...) elle constitue un élément capable de conduire à de graves dérives. Là encore, le phénomène n’est pas nouveau.
Dans les années 1960-70, Roger Garaudy était un brillant intellectuel, homme politique - membre du PC, philosophe ; il avait écrit des  essais proposant des pistes intéressantes pour penser le futur, en particulier son ouvrage Pour un dialogue des civilisations (1977) quand soudain  sa pensée s’égara et passa d’une dénonciation du sionisme à la négation des chambres à gaz.
C’était dans les années  90 et Garaudy n'était pas invité sur tous les plateaux pour propager ses délires.

En 2015, la haine de l’autre qui aveugle et fait prendre à des intellectuels des positions pour le moins curieuses s’amplifie. La plupart du temps, c’est une appréciation très subjective de la religion musulmane qui entraîne ces hommes et ces femmes - parmi lesquels certains se disent de gauche - à émettre des jugements fondés sur l’amalgame, la contrevérité ou la manipulation. Et leur parole est largement relayée...
Dérives et dérapages  sont devenus courants de nos jours. Certains journaux, certaines chaînes de télé y contribuent régulièrement. Il faut dire que le fait d’appartenir à des propriétaires à la tête de grands groupes ne facilite pas la recherche d’une information indépendante des puissances économiques.
Quelle tristesse par exemple de voir l’évolution de Canal +, la chaîne inventive qui maniait si bien la dérision à ses débuts, et qui aujourd’hui fait, par l’intermédiaire de sa présentatrice du Grand Journal, la promotion d’un parti fondé sur la haine des étrangers, en laissant entendre que celui-ci est « le parti de la vérité » !

samedi 26 septembre 2015

Une photo, une phrase : Afrique





J'aime fixer l’instant que j'ai apprécié ou qui m'a ému. C'est pourquoi lors de mes promenades, de mes déplacements, de mes voyages, j’emporte  presque toujours  avec moi  un appareil photo, outil idéal pour garder  les images que la mémoire aurait pu oublier.

 AFRIQUE
En 1997, j’arrivais à Dakar. Après avoir loué une voiture à l’aéroport, je prenais la route de Saint-Louis-du-Sénégal ( à 264 km de là) où m’attendaient des artisans-pêcheurs locaux. Je  découvrais l’Afrique qui depuis si longtemps m’avait fait rêver...



La phrase :
S’il y a dans mes souvenirs une image pour définir l’Afrique, c’est bien celle du premier   regard jeté sur la plage de Saint-Louis, cette ville dont j’avais appris l’existence à l’âge de dix ans en lisant les exploits de Mermoz au temps  de l’Aéropostale et que Malik, un artisan-pêcheur, me faisait découvrir avec fierté ; marchant sous une chaleur étouffante dans l’odeur forte du poisson en train de sécher, je voyais l’impressionnant alignement coloré des pirogues dressées devant nous, esquifs qui me semblaient si chétifs pour affronter les colères de l’océan.

vendredi 25 septembre 2015

Ecole : les nouveaux programmes

Ecole * : Retour aux fondamentaux


La plupart des ministres chargés de l’éducation essaient de laisser une trace de leur passage. C’est ainsi que les réformes se succèdent sans produire de réelle amélioration. 

LIVRE D'HISTOIRE AU DEBUT DU 20e SIECLE


Au contraire, on a noté ces dernières années une augmentation des échecs scolaires liés aux inégalités sociales ;   le peu d’attention portée à la formation des enseignants a conduit à une dégradation du service public.

Les déclarations récentes de l’actuelle ministre, Najat Vallaud-Belkacem contiennent des intentions intéressantes, ( notamment la nécessité de donner aux enseignants une formation sérieuse, le retour aux programmes par cycles, l’interdisciplinarité).

On ne peut pas dire qu’il y a dans ce projet beaucoup de nouveautés, mais on y voit surtout, dans une période  où la pensée conservatrice domine, la volonté de rassurer l’opinion et en particulier les parents.

C’est dans cette intention que la communication de la ministre a mis en valeur le retour aux savoirs fondamentaux : la dictée, la lecture, le calcul, auxquels il faut ajouter les valeurs républicaines ( la citoyenneté, la laïcité).

En ce qui concerne les trois premières matières, il serait injurieux de dire que les enseignants les avaient délaissées. Mais il faut plutôt savoir quel rôle on veut leur donner. 

Cela nous conduit à revenir sur les deux grands courants qui traversent les sciences de l’éducation depuis des siècles : d’un côté, ceux qui privilégient l’apprentissage de connaissances pour leur utilité ( souvent dans une ambiance austère) ; de l’autre, ceux qui privilégient la réflexion. 
Ou si l’on préfère, il y a d’un côté un enseignement basé sur l’autorité magistrale et l’accumulation de savoirs, de l’autre des méthodes actives qui demandent la participation de chaque élève et dont le but essentiel est d'apprendre à apprendre et à comprendre.

Ces précisions étant faites, quelle est l’utilité d’une dictée quotidienne ?
La dictée est un exercice qui permet de contrôler des connaissances faisant appel au vocabulaire, à la grammaire, à la compréhension d’un texte. La façon dont elle est notée est une sanction des « fautes » commises. L’élève faible n’est pas encouragé. 

La dictée en elle-même a peu d’intérêt ; les connaissances en orthographe doivent essentiellement  être acquises tous les jours et dans toutes les matières ( français, calcul, sciences, histoire, etc...)

Si je fais partie de ceux qui pensent que l’orthographe doit être respectée, je relativise sa place dans l’étude de la langue. C’est le sens des textes qui a le plus d’importance.

Quelles que soient les matières, l’école doit contribuer à encourager la réflexion, à développer la curiosité, apprendre à observer, à déduire, à créer...L'école instruit en formant des êtres libres.

* Pour aller plus loin : dans ce blog 12 articles sont consacrés à l'école ( rubrique : éducation )

mercredi 23 septembre 2015

Horizon 2050 n°2 : Les enjeux de la COP21

Au moment où la France s’apprête à accueillir la COP 21 qui devra prendre des décisions importantes pour l’avenir de l’humanité, il paraît utile de rappeler quelques repères permettant d’appréhender la transition écologique dans sa globalité.


Les enjeux 

Pour éviter dans les prochaines années de multiples catastrophes - notamment la montée des eaux qui inonderait de nombreuses régions -  il faut s’attaquer fermement au dérèglement climatique en limitant la hausse de température à 2 degrés.
Cela ne peut être obtenu seulement par des mesures techniques, il est nécessaire de changer nos modes de vie afin de réduire les déséquilibres causés par la surconsommation dans les pays développés.

Pour réussir, la transition écologique doit  s’appuyer  sur des principes éthiques  ( le respect du vivant, le partage, la solidarité ) et sur les règles  définies par l’écologie scientifique : celle-ci nous a permis de comprendre le fonctionnement des écosystèmes ; elle a mis en évidence les interactions qui se jouent entre les êtres vivants et leur environnement. 
Le désordre écologique dû aux activités humaines ne peut être totalement réparé. Il s’agit de le limiter au maximum pour stopper l’appauvrissement de la biodiversité et préserver une planète vivable.

Parmi le changement des habitudes, il y a les rapports avec les êtres vivants. Ceux-ci ont été bâtis depuis longtemps sur l’idée de domination qui a  entraîné une exploitation des hommes et de la nature. 
En ce qui concerne les humains, toutes les civilisations se valent et toutes les personnes ont droit au respect et à une vie décente ; en ce qui concerne les êtres non-humains, leur sensibilité, leur intelligence sont enfin reconnues : c’est ce qui explique que certains ont fait le choix du végétarisme.
S’il n’est pas question d’imposer celui-ci à tout le monde, chacun doit prendre en compte l’impact très négatif de l’élevage (surtout industriel) sur l’environnement ; la réduction de la consommation de viande s’inscrit ainsi dans les objectifs de la transition.

Il y a dix ans, l’idée de décroissance - malgré l’ambiguïté du mot - avait eu quelque succès et avait fait la une de plusieurs magazines. 
Ce succès était dû à la conjonction de quatre crises‭ ‬:‭ 

-‭ ‬une crise environnementale majeure marquée par le dérèglement du climat et l’épuisement des ressources naturelles,‭ 

-‭ ‬une crise sociale mondiale qui a vu monter les inégalités entre individus et nations et que la crise financière de 2008 a amplifiée.

-‭ ‬une crise politique‭ (‬désaffection du politique,‭ ‬perte de souveraineté,‭ ‬dérive de la démocratie‭)

 -‭ ‬une crise de la personne  (‬perte des identités individuelles,‭ ‬développement des psychopathies,‭ ‬etc‭)‬.‭ 
  
Les partisans de  la décroissance ont eu  le mérite de poser la question du modèle économique et de montrer la nécessité de réduire la consommation dans les pays riches ; ils ont défendu les principes de sobriété - ou simplicité volontaire - et de solidarité ( permettre aux populations des pays du Sud et aux exclus des pays riches d’avoir accès aux besoins vitaux :eau, nourriture, santé, éducation, logement...) 


La COP 21 sera réussie si ces trois principes - respect du vivant, sobriété et solidarité - sont inscrits dans les décisions et sont accompagnés des mesures concrètes permettant d’être  mises en applications sans tarder.

lundi 21 septembre 2015

Carnet de bord : que retenir de cette semaine ?

Le Carnet de Bord livre chaque semaine des réflexions sur notre époque, inspirées par mes activités, mes loisirs, mes sorties et l'actualité. Ces libres cheminements ont pour but  de faire entendre « la rumeur du temps présent ».



De cette semaine riche en évènements, que retenir ?

C’est bien sûr la question des réfugiés qui attire à nouveau l’attention car la fuite vers des pays plus cléments ne cesse de prendre de l’ampleur. C’est une  question dont la complexité n’échappe à personne et on sait qu’elle ne pourra être résolue que par des décisions prises au niveau mondial.

Cependant, si les initiatives individuelles ou associatives ne peuvent apporter une solution durable, il est intéressant d’observer les réactions des uns et des autres ; on peut y voir les deux visages de l’humanité :
- il y a ceux qui compatissent au sort des réfugiés, tels  ces citoyens anglais, allemands, français... qui se mobilisent pour leur apporter vêtements et nourriture ou pour les  accueillir
-  et puis il y les autres, les xénophobes, les racistes, qui déversent leurs mensonges sur les ondes et  les réseaux sociaux afin d’effrayer les peureux et d’en tirer un bénéfice lors des prochaines élections.
Dans ce domaine, les pires scénarios deviennent possibles.

Deux sondages réalisés dans la région Nord - Pas-de-Calais - Picardie prévoient la victoire du Front national. Ce qui paraissait inimaginable il y a vingt ans est devenu possible. Les petits arrangements politiciens de dernière minute ne changeront rien au fond du problème : il y a beaucoup de pauvreté dans cette région et ceux qui souffrent se sont sentis abandonnés par ceux à qui leur avaient fait confiance pour améliorer leur sort.
C'est en redonnant à ces gens des raisons d’espérer qu'on pourra inverser la tendance actuelle. Cela risque de prendre du temps !

On nous a annoncé cette semaine une nouvelle  réforme scolaire touchant les élèves du CP à la 3e, basée sur un retour aux « fondamentaux» qui se veut rassurant. Le sujet est trop sérieux pour être traité en quelques lignes. J’en reparlerai bientôt.

Les journées du patrimoine sont des manifestations que je suis chaque année avec intérêt car elles permettent de découvrir, souvent près de chez soi, des lieux, des bâtiments, témoignages du passé qui nous aident à mieux appréhender l’avenir. Autour de ceux-ci, les divergences s’effacent : l’athée admire la beauté d’une église, le riche propriétaire ouvre à tout le monde son manoir.
Ces journées ont toujours beaucoup de succès : à Boulogne, ce samedi, une longue file s’était formée devant la cathédrale pour visiter la crypte récemment rénovée ( c’est l’une des plus grandes de France, avec 1400m2 de surface). Ailleurs, ce fut la même chose.
C'est un des aspects non négligeables de la culture : permettre le rassemblement de personnes que tout oppose.

vendredi 18 septembre 2015

Peintres du 19e siècle : Berthe Morisot

Berthe MORISOT, l’art du portrait

BERTHE MORISOT par E.MANET
Pour clore la série de billets consacrés aux peintres impressionnistes, j’ai choisi d’évoquer la vie et l’œuvre d’une femme, Berthe Morisot.
Quand celle-ci est née, au milieu du 19e siècle, le destin de  la femme était tracé selon un schéma duquel il était difficile de sortir : se marier,  avoir des enfants, s’occuper des tâches ménagères...
Celles qui choisissaient la voie artistique devenaient actrices, chanteuses, modèles et - on l’a vu dans un billet précédent - vivaient dans la pauvreté.
Pour se lancer vers une activité créatrice ( la littérature, la musique, la peinture...), il fallait avoir un tempérament sortant de l’ordinaire : ce fut le cas de Georges Sand, de Louise Michel, romancière et femme politique.

L'OMBRELLE VERTE - 1873

JOUR D'ETE -1879

Berthe Morisot est l’une des rares femmes impressionnistes dont le talent a été reconnu.
D’abord élève de Corot, elle rencontre en 1868 - elle a alors 27 ans - Edouard Manet qui devient son professeur et la prendra à plusieurs reprises comme modèle.
Elle expose avec les Impressionnistes en 1874, année de son mariage avec Eugène Manet, le frère d’Edouard.
Grande voyageuse, elle visite l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie...
Elle meurt à 54 ans, après avoir connu une série de deuils.

Il y a dans ses tableaux une touche de douceur et de légèreté exprimée par l’emploi de teintes claires;
Bien qu’elle ait choisi des thèmes variés, c’est surtout dans le portrait qu’elle a excellé : portraits d’enfants ( dont ceux de sa propre fille), portraits de femmes, comme dans les deux tableaux présentés aujourd’hui.

Le premier, intitulé curieusement L’ombrelle verte ( laquelle occupe peu d’espace) représente une jeune femme dont la robe blanche tranche avec le paysage champêtre qui l’entoure.Le sous-titre du tableau est : Madame Pontillon assise dans l’herbe. Cette toile a été réalisée en 1873.
Le second tableau - Jour d’été - a été peint en 1879. On y voit deux jeunes femmes dans une barque ; elles sont élégamment vêtues. Celle aux habits clairs a le regard d’une personne perdue dans ses pensées ; la seconde regarde l’eau du lac ( il s'agit du bois de Boulogne).

En observant ces deux tableaux que six années séparent, on est frappé par l’évolution de la peinture de Berthe Morisot. Alors que le premier est d’une facture plutôt classique, dans le second, la technique n’est plus la même : comme Degas, Manet et Van Gogh, Berthe Morisot  s’est libérée de la tradition, sa peinture s’épanouit, devient de plus en plus inventive.
Son talent et sa forte personnalité lui ont valu la reconnaissance de ses amis impressionnistes. 

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