De la misère ( 2 )




Nous approchons des fêtes de fin d’année et les grandes marques déversent chaque jour leurs catalogues dans les boîtes aux lettres pour pousser le consommateur à acheter toujours plus. Beaucoup se laisseront tenter, quitte à s’endetter un peu plus.
Il y en a qui n’auront pas l’esprit à la fête. Ils luttent en ce moment contre le froid, le ventre creux et  dorment dans la rue à même le sol, parfois dans une vieille voiture.
Il y a toujours eu des pauvres, des gens sans domicile fixe. Autrefois, pour certains, c’était un choix de vie. Ces marginaux — parmi eux, des artistes, des poètes — rejetaient la société et ils pensaient, en vivant ainsi, connaître la liberté.
Aujourd’hui, la misère a changé de visage. Entendre dire que dormir dans la rue est un choix ( un ancien président de  la  République l’a  suggéré dernièrement à la télévision) est insoutenable. De nos jours, toute personne bien insérée dans la vie peut se retrouver brutalement dans la rue :  des jeunes gens mis à la porte de chez eux par leurs parents, des personnes perdant leur travail ( certains ayant un emploi n’arrivent même pas à payer des loyers devenus exorbitants) ; un changement de situation familiale suffit parfois pour basculer dans la pauvreté.


Et puis il y a cette pauvreté extrême dans les pays du Sud.
Une situation insoutenable !

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