Devant le Puy de Dôme



Rêverie devant le Puy de Dôme

   La nuit tombait sur Volvic. Pour passer la nuit, nous avions choisi un hôtel dont certaines chambres permettaient d’avoir une belle vue sur la chaîne des Puys. En effet, dès que l’obscurité se fit plus intense, derrière la rangée d’arbres qui entouraient l’hôtel, le Puy de Dôme apparut, reconnaissable à la grande antenne qui se dresse sur son sommet.

    Son énorme masse se détachait sur le ciel que la lune éclaircissait.

  Ce Puy de Dôme, je l’avais vu des dizaines de fois et pourtant je le regardais toujours avec la même curiosité. À sa vue, tant de souvenirs revenaient.
  Nous avions marché quelques décennies auparavant jusqu’à son sommet, nous avions dormi dans la vallée, sous une tente, et nous sentions sa présence, près de nous, à l’horizon ; maintes fois, sur la route des vacances, nous étions passés près de lui…
   Et puis, il y avait les souvenirs d’enfance. Quand le Tour de France était encore une épreuve haletante et que les coureurs devaient escalader le Puy de Dôme, les grands champions – Coppi, Bahamontès, Anquetil, Poulidor – s’affrontaient impitoyablement mais loyalement. Cela semble si loin aujourd’hui, tant le monde a changé.

   Je restais là un long moment devant le vieux volcan devenu muet qui a vu passer tant de générations. Il était là,devant moi, immuable et majestueux.

Prochain billet : lundi 22 août (La Bride sur le cou)



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