Discriminations, dérapages, racismes






La  vérité scientifique a balayé  les croyances passées qui divisaient l'humanité en races et affirmaient la supériorité de l'homme blanc sur les autres, croyances sur lesquelles on s'est appuyé pour pratiquer l'esclavage, le colonialisme, la
ségrégation ( l'apartheid), et la discrimination dans de nombreux pays , cette stigmatisation de l'autre atteignant le comble de l'horreur avec le génocide des Juifs et des Tziganes.
Cette vérité n'a pas suffi à enrayer les manifestations du racisme. Si celui-ci constitue aujourd'hui un délit dans les régimes démocratiques, il n'affiche plus son nom mais continue d'exister sous des formes larvées. Il s'agit parfois de discriminations difficiles à prouver, comme celles que subissent certains demandeurs d'emploi lors des entretiens d'embauche.
Il s'agit aussi de propos présentés à tort comme des " dérapages", comme ceux tenus ces derniers temps par des personnalités de la politique et du sport...
Il s'agit encore d'attitudes et de jugements s'inscrivant dans le prolongement du colonialisme. La coopération internationale a ainsi montré que l'Européen n'avait pas complètement abandonné le sentiment de supériorité hérité des siècles passés.
La haine de l'autre qui cause tant de mal continue d'exister. Le débat malvenu sur l'identité nationale a été l'occasion, à propos de discussions sur l'immigration, sur la laïcité et les religions, d'entendre des affirmations honteuses.
Entretenir un climat de suspicion vis-à-vis d'une partie de la population est inadmissible dans une démocratie qui prône la fraternité.


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