Un pays engourdi




Dimanche 14 mars. Dernier week-end d'hiver.
Malgré le froid qui persiste, les premiers signes
du printemps sont là : au jardin les crocus
offrent aux plates-bandes leurs belles teintes
bleues et jaunes. Les bourgeons apparaissent
timidement dans le verger. La nature est encore
engourdie, comme semble l'être le pays qui
s'apprête à voter. Combien seront-ils à se déplacer
vers leur bureau de vote ? Les pronostics sont
pessimistes.
Il faut dire que la campagne qui vient de s'achever
n'a pas donné l'occasion de s'enthousiasmer.
Elle a été médiocre ; l'invective et la calomnie l'ont
emporté sur la présentation des programmes.
Dans un contexte où les promesses non tenues
finissent par lasser les citoyens, cette campagne
n'a pas su expliquer le rôle important des Régions
responsables notamment de la gestion des lycées,
de la formation professionnelle, des transports.
Beaucoup de gens ne croient plus au pouvoir
venu des urnes. Blasés, certains se recroquevillent
sur eux-mêmes. D'autres espèrent encore pouvoir
changer la société par d'autres moyens, en
particulier en s'investissant dans des associations
citoyennes. Leur but : réhabiliter le politique.
Abdiquer serait une erreur. Tant d'actions nous
attendent ces prochains mois.

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