Chiens et chats (3e partie)



LES CHATS



   «Il a inspiré Baudelaire, Verlaine, Jules Laforgue, Apollinaire, Colette, Brassens... Le chat ne passionne pas seulement les poètes, il est le compagnon de beaucoup de gens, de toutes conditions sociales. Les plus snobs ont sans doute une préférence pour les chats de race, mais ceux qui aiment les animaux accueillent chez eux des chats sans pedigree, chatons nés dans une famille heureuse de leur offrir un gîte, chats abandonnés qu’on fait sortir d’un refuge ou qu’on trouve simplement un matin, miaulant sur le seuil d’une porte.»

    Ces lignes ont été écrites en 2010. Elles contiennent deux éléments qui me semblent essentiels. Le premier concerne la connivence qui existe entre les poètes et les chats; elle s’explique par leur attachement commun à la liberté.
Jean Cocteau le disait avec humour :
« Si je préfère les chats aux chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier.»
On réussit à dresser les chiens, le chat, animal domestique qui accepte la compagnie des humains et aime communiquer avec eux, ne se laisse pas dompter. S’il vient vers vous quand vous l’appelez c’est parce qu’il le veut bien et c’est pour vous faire plaisir.
   Il faut rappeler aussi que  les poètes apprécient le côté mystérieux du chat. Baudelaire a très bien décrit ce qu’il ressentait en voyant  le regard du chat:
« Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.»
Il a aussi évoqué le langage du félin et a cherché à comprendre ses miaulements:
« Pour dire les plus longues phrases
Elle (la voix)n’a pas besoin de mots.» 


   Quant à la seconde phrase, elle était là  pour rappeler au passage que les chats - comme tous les animaux non humains - ne sont pas des marchandises. L’idée d’acheter un chat m'a toujours offusqué. Pendant près de vingt ans, il y a eu deux chats dans notre maison:  le premier, Charlie, et la deuxième, Mona que nous avons accueillie sept ans plus tard. Tous deux étaient des chatons abandonnés. Au cours de ces années, j’ai pu observer les signes de tendresse qu’ils nous ont donnés, les gestes d’entraide dont l’un et l’autre étaient capables, les preuves de leur intelligence, la douleur  de la plus jeune quand l’aîné est mort (pendant plus d’une semaine elle mangeait à peine). Chacun avait son caractère, ses habitudes.

   « La nuit est venue. Allongés près de moi sur le canapé, mes deux chats somnolent, plongés dans des rêves impénétrables.» Je terminais ainsi le texte évoqué plus haut. 
Aujourd’hui qu'ils ne sont plus là, ils restent présents dans mes souvenirs.

Commentaires

  1. Et bien chez moi qui ai au bas mot une trentaine de chat partout ou je vais il me suive si je les appelle et qu'ils viennent je pense que c'est qu'ils attendent quelque chose soit une animation un jeu ou a manger si on écoute les chats que on leur parle que on sen occupe la relation devient différente on devient presque un des leur le chef..

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  2. J'ai trois chats eux aussi recueillis. Je ne peux que te rejoindre dans cette analyse �� Philippe

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